Comment faire baisser le niveau des mers ?

Etudes urgentes, faire fleurir les déserts ?

Dépressions libyennes, tunisiennes, algériennes, californiennes… de la Mer Morte, est-ce possible d’ouvrir des canaux, d’en réguler le débit, de faire des mers intérieures dans toutes les dépressions existantes, de favoriser l’évaporation de faire fleurir les déserts, de faire passer l’eau douce à travers les montagnes ou les continents vers les zones désertiques ( Andes, Californie, Gobi, Kalahari, Sahara, Equateur…) ?

Un abaissement du niveau de la Méditerranée, combiné à de massifs aménagements hydrologiques en Afrique, furent envisagés dans les années 30. Voir Atlanropa. Il va s’en dire que cela impliquerait des travaux de génie civil d’une ampleur titanesque, combinant émersion et submersion de pays entiers.


A noter que les russes puis soviétiques avaient très sérieusement envisagé de détourner les eaux de fleuves sibériens vers les plaines arides de l’Asie centrale. Ce fut un des rares utilisations expérimentales d’explosifs atomiques à des fins de civils.


Comme dans ces projets, la diversion d’eau douce devrait se faire à très grande distance, car ces zones sont par définition déficitaires en eau (l’évaporation est supérieure aux précipitations, ce qui amène également le problème de la salinisation des sols). De telles diversions, comme celles venant d’une source maritime ou océaniques nécessiteraient des travaux de génie civils colossaux, voire une importante dépense d’énergie en pompage.


Les eaux fossiles ont déjà été exploitées en divers endroits, mais vu leur coût et disponibilité, une utilisation à des fins agricoles rencontre quantité de difficultés, cela fut tenté et abandonné en Arabie Saoudite, et est plus ou moins subventionné en Libye. Voir la Grande Rivière Artificielle en Libye.


L’idée d’inonder les dépressions Sahara remonte à la seconde moitié du XIXe siècle. Le but était de détourner les eaux de la mer Méditerranée dans les dépressions du Sahara en Tunisie et en Algérie via un canal. L’espoir était que remplir ces dépressions modifierait le climat de la région. L’histoire du régime est décrit dans une publication globale par Letolle et Bendjoudi (1997). Ils décrivent la géographie, la géologie, l’hydrologie et les conditions socio-économiques de la zone du projet. La brève description suivante est basée sur leur travail.
Il ya une vaste dépression dans le Sahara allant de l’ouest de Gabès, sur la côte méditerranéenne de la Tunisie au sud-est de Biskra, avec une pente descendante générale de l’est à l’ouest (Figure E.1). Chott Melrhir et Chott Rharsa dans la partie ouest de cette dépression, avec une superficie d’environ 8000 km2, ont été proposées pour les inondations. On croyait que cette dépression faisait autrefois partie de l’ancienne baie de Triton. Hérodote (485-425 avant JC) et d’autres historiens de l’antiquité décrits ses rives comme étant très riche et fertile.
Martins (1864) décrit que le dernier des Chotts à l’Est est à seulement 16 km de la mer. En brisant la crête Gabès, le bassin des Chotts pourrait devenir une mer intérieure. Lavigne (1869) a décrit ses observations de la région en tant que journaliste, et a évoqué la possibilité de créer une mer intérieure.

exemple: http://ebooks.cambridge.org/chapter.jsf?bid=CBO9780511535697&cid=CBO9780511535697A260 

The idea of flooding the Sahara depressions goes back to the second half of the nineteenth century. The aim was to divert waters of the Mediterranean Sea into the Sahara depressions in Tunisia and Algeria via a canal. The hope was that filling these depressions would alter the climate of the area. The history of the scheme is described in a comprehensive publication by Letolle and Bendjoudi (1997). They describe the geography, geology, hydrology and the socio-economic conditions of the project area. The following brief description is based on their work.

There is a vast depression in the Sahara running from the west of Gabès on the Mediterranean coast of Tunisia to the south-east of Biskra, with a general downward slope of east to west (Figure E.1). Chott Melrhir and Chott Rharsa in the western part of this depression, with an area of about 8000 km2, were proposed for flooding. It was believed that this depression was once part of the ancient Bay of Triton. Herodotus (485–425 bc) and other historians of antiquity described its shores as being highly rich and fertile.
Martins (1864) described that the last of the Chotts in the east is only 16 km away from the sea. By breaking through the Gabès ridge, the basin of the Chotts could become an inland sea. Lavigne (1869) described his observations of the area as a journalist, and raised the possibility of creating an inland sea.

exemple: http://ebooks.cambridge.org/chapter.jsf?bid=CBO9780511535697&cid=CBO9780511535697A260

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