La City de Londres (quartier financier et paradis fiscal de la capitale
britannique) se trouve de nouveau au coeur d’une grave polémique notamment suite à
l’implication de Barclays Bank, l’une des plus grande banques
britanniques et internationales, dans la manipulation des taux d’intérêts.
La Financial Services Authority (FSA), organe de régulation du secteur
bancaire britannique, a infligé à Barclays une première amende record de 59,9
millions de livres Sterling
pour avoir manipulé les taux d’intérêt liés
notamment aux prêts interbancaires, en oubliant les écritures hors bilan, ce qui est encore plus grave…
La FSA a également ordonné au président
de la banque Bob Diamond et à trois autres responsables de renoncer à
leurs bonus cette année.
Barclays Bank doit également payer aux
autorités américaines et britanniques d’autres amendes d’un montant
total de 290 millions de livres Sterling.
Selon les conclusions de
la FSA, Barclays a manipulé pendant des années le London Interbank
Offered Rate et l’Euro Interbank Offered Rate (Euribor), deux taux qui
servent de référence pour des milliers de milliards de livres Sterling
de transactions sur les marchés mondiaux.
Le scandale est
tellement grave que le Premier ministre britannique, David Cameron, a
été contraint de monter au créneau pour épingler la banque londonienne,
car, il y va, selon les analystes, de la crédibilité des efforts
britanniques de protéger la City face aux nouvelles exigences de
contrôle européennes, dictées par la crise financière dans la zone euro.
La
gestion de Barclays soulève de graves questions, a dit Cameron, au
moment où son ministre de l’Economie et des Finances, George Osborne, a
brandi la menace de poursuites judiciaires contre les banquiers
impliqués dans ce scandale.
Les pressions qui se sont intensifiées
sur la banque depuis mercredi ont eu comme effet une baisse de l’ordre
de 15 pc de la valeur de ses actions à la bourse de Londres jeudi matin.
Le
scandale risque de provoquer de nouveaux rebondissements d’autant plus
que les autorités britanniques et américaines ont décidé de lancer une
enquête sur le comportement d’autres banques.
D’après les
enquêteurs de la FSA, les agents de Barclays n’hésitaient pas, notamment entre
2005 et 2009, à donner des informations fallacieuses pour montrer que
la banque était à l’abri de la crise financière de 2008-2009, tout en
travaillant avec d’autres traders pour augmenter les bénéfices de leur
institution.
Toute la direction de la banque a des comptes à rendre au sujet de ces graves questions, a souligné David Cameron.
De
son côté, le Chancelier de l’Echiquier, qui a interpelé au sujet de ce
scandale aux Communes (chambre basse du parlement), a indiqué que les
conclusions de la FSA donnent une image choquante du comportement de
certaines banques comme Barclays à la veille de la crise financière.
De
2005 à 2007, nous avons vu des preuves montrant une cupidité
systématique au dépend de l’intégrité et de la stabilité financière,
a-t-il dit, ajoutant que les responsables de Barclays étaient
conscients de leurs agissements.
L’opposition travailliste a
appelé, par la voix de son chef de file Ed Miliband, à des poursuites
judiciaires contre les responsables de ces agissements.
Les islandais ont montré l’exemple.

http://desiebenthal.blogspot.ch/2012/05/finance-les-feux-clignotants-sont-tous.html

http://www.youtube.com/watch?v=M0cWH0aVqA0

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