Renseignements généraux : plus c'est gros, plus ça passe

Brigitte Henri, le soldat de l'ombre

C'était la Mata Hari d'Yves Bertrand. La commissaire Brigitte Henri, " BH ", comme il l'appelle dans ses carnets, apportait du " biscuit " sur les affaires politico-financières : des HLM de la ville de Paris à la MNEF en passant par les frégates de Taïwan ou l'affaire Elf… C'est elle qui accrochait les casseroles financières dans les enquêtes commandées par le patron des RG sur telle ou telle personnalité. Après la mise à l'écart de son mentor, Brigitte Henri a préféré quitter la police. Depuis 2007, cette célibataire endurcie qui vit avec sa mère fait profiter une banque d'affaires de son savoir-faire acquis aux RG. Le Point l'a rencontrée dans un café du quartier de la gare de Lyon. La cinquantaine, une allure un peu surannée, l'ex-commissaire commande un double café et tourne nerveusement sa cuillère quand on prononce devant elle le nom d'Yves Bertrand.

Le Point : Dans les carnets, vos initiales sont accolées à des informations sensibles sur des personnalités, notamment le Premier ministre Lionel Jospin. Faisiez-vous partie du cabinet noir de Bertrand ?

Brigitte Henri :

Il n'y a jamais eu de cabinet noir. Tout mon travail a été archivé, tout ce que j'ai fait est légal. Mon travail sur Lionel Jospin s'est fait dans le cadre de la MNEF. J'étais alors directrice départementale des RG à Grenoble. Tous les vendredis soir, je remontais à Paris pour rendre compte directement à Yves Bertrand.

Quand Bertrand note, sous vos initiales, que la soeur de Lionel Jospin aurait été rémunérée pour un scénario bidon commandé par le producteur Marin Karmitz, on est loin de la MNEF…
Non, à l'époque j'ai enquêté sur la MNEF. Cela a donné lieu à une note blanche. On soupçonnait Marin Karmitz d'être mêlé à l'affaire.

Quel usage Bertrand faisait-il de ces notes ? Pensez-vous qu'il pouvait les remettre au ministre de l'Intérieur, ami de Jospin ?
Non, effectivement, cela devait plutôt aller à l'Élysée.

Comment expliquez-vous la fréquence des rencontres entre Yves Bertrand et le secrétaire général de l'Élysée d'alors, Dominique de Villepin ?
Je savais qu'ils se voyaient. Ce n'était pas pour les affaires de terrorisme, comme ils le disent, mais pour évoquer la politique. On était en pleine guerre. Moi, je n'étais pas au coeur de la bataille. Mais, aux RG, la tension était palpable. Bertrand me demandait beaucoup de notes.

En 2001, le nom de Lahoud apparaît dans les carnets de Bertrand, avec ce commentaire : " pourrait travailler contre Lionel Jospin ". Comment l'expliquez-vous ?
C'est incompréhensible. J'ai rencontré Lahoud la première fois début 2003, à Grenoble. Un ami journaliste m'avait dit qu'il pouvait m'aider à adopter un enfant. J'ai très vite compris que c'était un escroc. Je l'ai rencontré à six ou sept reprises, la dernière fois fin 2004. Je n'ai fait aucune note sur ces rencontres avec Lahoud, mais j'en ai rendu compte à Yves Bertrand.

La note blanche sur Lahoud datée du 9 avril 2001, ce n'est donc pas vous qui l'avez rédigée ?
Bien sûr que non. Aux RG, Lahoud avait un officier traitant qui s'appelait François Casanova. C'est sûrement lui.

Vous dites que c'est un escroc, mais vous dînerez chez lui et vous lui dédicacerez votre livre en décembre 2004 (1) ?
Il voulait me présenter ses enfants, je suis venue avec ma petite mère, elle décèle mieux que moi la personnalité des gens. C'était le 27 novembre 2003. Quant à la dédicace… Mais dans les dédicaces, vous savez, on dit un peu n'importe quoi.

Yves Bertrand dit avoir découvert l'existence de Lahoud par la presse quand celui-ci a été mis en cause dans l'affaire Clearstream.
Je suis très déçue par M. Bertrand. Il ment quand il dit qu'il ne savait pas que je rencontrais Lahoud. Qu'il fasse preuve d'un peu de courage, il n'y a rien à cacher.

Imad Lahoud affirme pourtant qu'il a rencontré six fois Bertrand…
Lahoud ment comme il respire. Ils ne se sont jamais rencontrés.

1. " Pour Imad Lahoud. Les secrets sont à la fois mystérieux et attirants. Ils sont essentiels pour protéger la démocratie ; il faut les combattre lorsqu'ils servent la tyrannie et l'arbitraire. Tout dire, tout révéler reste de toute façon un choix face aux désordres du monde. Avec toute mon amitié. Brigitte. 23/12/2004 "

Yves Bertrand et Brigitte Henri ont la mémoire qui flanche

Et puis ? Et puis rien, du moins jusqu'à l'hiver dernier, où, in extremis, les juges d'Huy et Pons, surnommés Zig et Puce, font perquisitionner le bureau et le domicile de ce grand flic devant l'éternel. Ce soudain excès de zèle s'explique simplement par la pression des avocats d'Alain Guilloux, partie civile dans le dossier. En effet, toujours pour leur client dans un autre dossier, celui de l'Angolagate, ils mènent un combat contre Yves Bertrand qu'ils soupçonnent d'avoir aidé la justice à traquer Alain Guilloux. Dans la foulée de ces perquisitions, les juges Zig et Puce font entendre successivement par les flics Yves Bertrand, le 11 février dernier, puis sa fidèle commissaire Brigitte Henri, le lendemain 12 février. À l'époque, déclare le premier, « quand j'étais directeur central des renseignements généraux, je ne savais pas que Brigitte Henri, au patron des RG de mes premières rencontres avec Imad Lahoud à partir du printemps 2003, jusqu'à cette ultime rencontre avec l'intéressé au début de 2004 ».
Henri avait rencontré Imad Lahoud. Je l'ai appris récemment de la bouche même de l'intéressée, il y a environ neuf à douze mois ». Ce que ne dit pas exactement « l'intéressée » aux mêmes enquêteurs. « J'ai rendu compte, explique

Rien à lire dans les carnets d'Yves Bertrand ???…

Et dans les carnets d'Yves Bertrand, que quelques rares avocats ont tenu à consulter, on lit qu'à la fin de 2001, le commissaire Bertrand notait, à propos d'Imad Lahoud, « PEUCLJ ». À savoir, après décryptage : « Peut être utilisé contre Lionel Jospin ». C'est toute une école graphologique qui est en train de disparaître avec le départ prématuré à la retraite de Philippe Rondot et Yves Bertrand, deux candidats pour le Goncourt ! Et puis ? Et puis rien. On aurait pu imaginer que Zig et Puce, pris de zèle, auraient provoqué une confrontation entre Yves B. et Brigitte H, avant la clôture du dossier. Et bien pas du tout. Circulez, il n'y a rien à voir. Heureusement, quelques parties, dont les défenseurs de maitre Guilloux, ont demandé aux deux magistrats de provoquer une confrontation entre les deux commissaires aux RG. Pour l'instant, on attend la décision des juges. À moins que ces deux là aient le sentiment que la pêche aux gros n'est plus de saison à l'Elysée, dont le locataire, Nicolas Sarkozy, est partie civile dans le dossier Clearstream. Il est urgent d'attendre.Commentaires de l'éditeur:
Liens confirmés avec l'affaire Ferraye, la vraie affaire Clearstream.

Yves Bertrand et Brigitte Henri ont la mémoire qui flanche.

Brigitte Henri, lors de plusieurs contacts, avait fait personnellement, au nom des plus hautes autorités et de l'État français, une proposition financière de plusieurs centaines de millions de dollars pour solde de tout compte à M. Ferraye.

En effet, en octobre 1999, sans qu'il la connût auparavant, quoiqu'elle fût en liaison permanente avec Daniel Levavasseur, il reçut un coup de téléphone de la commissaire des Renseignements Généraux, Brigitte Henri : de sa voix grave, celle-ci l'avertit qu'elle avait reçu instruction de tous les hauts responsables de l'Etat et du Président Chirac en particulier, de lui proposer 800 millions de dollars, sans imposition, pour qu'il retire sa plainte générale déposée le 29 janvier 1996 contre les commanditaires et les exécuteurs du complot. Joseph Ferrayé, auquel les conventions signées précédemment donnaient droit au moins à 17 milliards de dollars, et qui répugnait à se laisser acheter par une organisation criminelle, rejeta son offre. En février 2003, soit un mois avant son audition par Christine Junod, à qui Levavasseur avait en 1999 remis des documents bancaires concernant 24 milliards de dollars provenant de l'utilisation frauduleuse des systèmes Ferrayé au Koweït, cet enquêteur était assassiné dans le Var, près de Saint-Raphaël et son assassinat, probablement dû aux services secrets français, maquillé en accident de varappe. Christine Junod, bien qu'elle eût attesté devant témoins, que les documents de Levavasseur étaient en sa possession (Cf. déclaration de l'avocat André Clerc), s'empressa de les faire disparaître. Les investigations menées jusqu'à présent ont déjà permis d'identifier 14 000 sociétés de blanchiment d'argent, parmi lesquelles les réseaux financiers de l'organisation Al Qaïda qui tira profit d'une partie des fonds détournés, notamment à travers la BCCI et la financière suisse SBA, contrôlées par Khaled ben Mahfouz, le beau-père d'Oussama ben Laden, et via les comptes suisses de Yeslam bin Laden, le frère d'Oussama. Pour conclure, cette escroquerie a permis à ses auteurs de faire main basse sur l'économie mondiale en extorquant avec la complicité active de l'ONU plus de 100 milliards de dollars au peuple irakien, en outre de plusieurs centaines de milliards aux contribuables de tous les pays pétroliers. De plus, elle a rendu possible aux dirigeants d'Al Qaïda, dont les réseaux financiers servirent, en connaissance de cause, à blanchir une partie des sommes détournées, de financer leurs nombreux attentats, parmi lesquels ceux du 11 septembre 2001. Enfin, si l'on en croit les révélations de l'homme d'affaires américain, Tullio Ponzi à Joseph Ferrayé, elle ne serait pas non plus étrangère à la décision prise par l'administration américaine d'envahir l'Irak en 2003, comme la preuve lui en fut donnée, lorsque cet affidé de William Webster, pour se crédibiliser, l'avertit, plus de deux mois avant, de la date secrètement fixée pour l'entrée en guerre officielle des Etats-Unis en Irak, à savoir le 19 mars 2003. De tous ces crimes, association de malfaiteurs, escroquerie, corruption, falsification de documents, abus de pouvoir, homicides, jusqu'à l'impardonnable extorsion des ressources vitales de l'Irak, et jusqu'au financement du terrorisme islamiste, la preuve est faite que les responsables politiques français de gauche et de droite sont pleinement coupables et doivent en conséquence subir la juste sanction. POUR EN SAVOIR PLUS, vous trouverez à votre disposition sur la page internet : www.googleswiss.com/fr/geneve/f/index.html des centaines de documents officiels propres à donner à ceux qui le souhaitent les moyens de combattre les criminels qui nous gouvernent.
Lire aussi :

Affaire Clearstream : Imad Lahoud : "C'est moi qui ai ajouté le nom de Nicolas Sarkozy"

Plus c'est gros, plus ça passe

Le livre qui énerve déjà Yves Bertrand

Révélations : Renseignements généraux, les dossiers de la République




Admiration.
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Avec mes meilleures salutations.

François de Siebenthal
Krach ? Solutions…
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