BIEN COMMUN ? Invitation ces 13 et 14 mai à Paris

La monnaie, le bien commun primordial privatisé à 99 % par et pour une infime minorité d’initiés, plus de 33’000 milliards d’ €, sic, 33 mille milliards d’ Euros !





Les 13 et 14 mai à Paris.


Colloque “Refonder le Bien Commun”, invité d’honneur le prince Jean de France; et cortège traditionnel en hommage à Jeanne d’Arc.

L’intérêt général n’est pas la somme des intérêts particuliers. 




L’intérêt du moment n’est pas celui de l’avenir. Comment déterminer, aujourd’hui, dans le contexte actuel mais pour les générations à venir, ce qui est bien, juste, bon, durable, efficace, légitime ? Et comment s’assurer que la société mettra en œuvre les moyens nécessaires pour atteindre le but fixé ? Comment surtout ne pas tendre vers l’utopie mais s’inscrire dans la réalité, forcément mobile, de la nature, des êtres, des gens, des communautés, des peuples, des nations ?

Introduction :

François Marcilhac, directeur politique de l’Action Française

Table ronde 1 : BIEN COMMUN ET GOUVERNEMENT IDÉAL

Comment définir le Bien commun et peut-il être mieux servi par une forme de gouvernement que par une autre ? La participation politique des sujets sociaux à la vie de la Cité est-elle une condition, une marque du Bien commun ? Et quels sont ces sujets sociaux : personnes, familles, entreprises, associations, régions, peuples ? Ont-il tous un rôle à jouer ?

Animateur : Stéphane Blanchonnet, président du Comité Directeur de l’Action Française

https://www.actionfrancaise.net/evenement/colloque-refonder-bien-commun/

– Guillaume Bernard, maître de conférences à l’ICES : le bien commun.

https://ices.fr/

– Pierre-Yves Rougeyron, directeur de la revue Perspectives Libres, Président du Cercle Aristote : les sujets sociaux.

http://cerclearistote.com/tag/perspectives-libres/

Table ronde 2 : SUBSIDIARITE ET SOLIDARITE

Le bon gouvernement ménage la liberté de chacun dans le cadre du bien commun poursuivi. Comment les individus conçoivent-ils leurs propres actions en fonction de ce bien commun, comment exercent-ils leur liberté, quelle réciprocité de services peuvent-ils ou doivent-ils mettre en place ?

Animateur : Guillaume de Prémare, directeur-général d’Ichtus

http://www.ichtus.fr/
– Jacques de Guillebon, écrivain et journaliste La Nef : être un sujet libre.
https://www.lanef.com/
– Gauthier Bes, co-fondateur des Veilleurs : être un sujet engagé.

https://www.facebook.com/LesVeilleursOfficiel

INTERVIEW DU PRINCE JEAN

Table ronde 3 : BIENS COMMUNS IMMÉDIATS

Si le bien commun doit être refondé, si la promotion de ce bien commun est nécessaire, si les formes du politique doivent être réinventées, il y a simultanément à ce chantier primordial une urgence sociale. C’est aujourd’hui que le bien commun de demain est menacé. S’engager dès maintenant, sans l’assurance de la meilleure forme politique et sans la légitimité du consentement des personnes et des communautés, est-ce déjà poser les bases, refonder ?

Animateur : Philippe Mesnard, rédacteur-en-chef de L’Action française

– Charles de Meyer, président de SOS Chrétiens d’Orient : l’urgence diplomatique.

http://www.soschretiensdorient.fr/

– Gabrielle Cluzel, écrivain et journaliste Boulevard Voltaire : l’urgence culturelle.

http://www.bvoltaire.fr/

Conclusion :

M° Jacques Tremolet de Villers, avocat et écrivain.

https://www.facebook.com/cercle.de.flore/?hc_ref=PAGES_TIMELINE
Réservations :

https://www.actionfrancaise.net/evenement/colloque-refonder-bien-commun/


François de Siebenthal: Formes d’usures voraces et mortelles

22 avr. 2016 – Et des progrès techniques à venir. F. de Siebenthal,. Plateforme diocésaine œcuménique « Dignité et développement ». Lausanne, Suisse.

François de Siebenthal: Invitation, Genève, 15.01.2016

desiebenthal.blogspot.com/2015/12/invitation-geneve-15012016.html

31 déc. 2015 – Membre notamment de la plate-forme chrétienne ” Dignité et développement” créée sous les auspices de l’ Évêque du diocèse de Lausanne, …

Économie et Finance mondiale: analyses et opinions page 4

meteopolitique.com/Fiches/Economie-Finance/…/Economie-finance-analyse-4.htm

… à la dignité humaine; désarmer la guerre, cette négation de la vie et du vivre ensemble; … François de Siebenthal, économiste et banquier, explique comment … de l’Organisation de coopération et dedéveloppement économiques OCDE, …

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/08/universite-de-fribourg-la-monnaie-bien.html

Mots-clefs :
Bien Commun,
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intérêt général,
Paris,
Politique,
Prince Jean,
Réservations :

https://www.actionfrancaise.net/evenement/colloque-refonder-bien-commun/


Quelques monnaies suisses !

Local ou virtuel, l’argent change de visage

MonnaieDu léman au bitcoin, de la micro-monnaie purement régionale à sa version cryptée et intraçable, les formes de paiement évoluent. Décryptage.

A Lausanne, de plus en plus de commerces acceptent des lémans.

Vidéo: Anetka Mühlemann


Bitcoin, bilur (gagée sur le pétrole), Ethereum, Zcash ou encore à une échelle locale le léman et le farinet… Les monnaies alternatives n’ont cessé de se multiplier au cours des dernières années. Qu’est-ce qui explique un tel engouement? Décryptage.
Soutien à l’économie locale
«Favoriser les circuits courts et promouvoir l’économie locale». C’est l’argument clé à l’origine des initiatives de micromonnaie qui se multiplient actuellement en Suisse. De Genève au Tessin en s’arrêtant par le Chablais ou le Gros-de-Vaud, tous semblent vouloir leur monnaie locale. En Valais, par exemple, le lancement du farinet est prévu pour le 13 mai. A l’origine de ce projet, l’envie de «relocaliser tout ce qui peut l’être, notamment dans l’alimentaire, et être moins dépendant des ressources étrangères».
Le léman est certainement le projet aujourd’hui le plus abouti étant donné que son lancement remonte au mois de septembre 2015. Moins de deux ans plus tard, quelque 400 sociétés acceptent d’être payées avec cette monnaie. En tout, cela représente 110’000 francs de contrepartie déposée à la Banque Alternative Suisse. «Un succès plus grand que prévu», selon Jean Rossiaud, président de l’association Monnaie Léman.
Le léman est aujourd’hui disponible dans six «bureaux de change». L’objectif est de développer son réseau pour atteindre la cinquantaine d’endroits où il serait possible de s’en pourvoir. A noter que la monnaie valdo-genevoise aura son pendant numérique, le e-léman. «Une forme de bitcoin, mais sans la spéculation», selon son président.
Une forte spéculation
Si les promoteurs de monnaies locales cherchent à éviter toute spéculation – le léman, par exemple, n’est pas convertible –, la donne est différente pour les nombreuses monnaies virtuelles apparues ces dernières années.
Prenez le bitcoin, cette pionnière des devises virtuelles. Depuis son lancement, en 2009, son cours n’a cessé de jouer au yo-yo. Ces derniers jours, il enchaîne les records. Sa valeur a ainsi dépassé mardi les 1800 dollars le bitcoin. A titre de comparaison, l’or terminait la journée à 1220 dollars l’once. Selon un classement réalisé par Coinmarketcap.com, la capitalisation boursière de la célèbre crypto-monnaie frôlerait les 30 milliards de dollars (voir infographie).
L’engouement pour ces alternatives monétaires ne semble pas prêt à s’interrompre, puisque de nouvelles venues continuent d’arriver sur le marché, à l’exemple du Zcash depuis l’automne dernier. Sa valeur a d’ailleurs connu un parcours aussi chaotique que le bitcoin avec une valeur qui n’a cessé de passer d’un extrême à l’autre. Après avoir frôlé les 1000 dollars, la valeur du Zcash est retombée à moins de 100 dollars.
Crypto-monnaie et criminalité
Contrairement aux monnaies locales, qui ont plutôt bonne presse, l’image du public sur les crypto-monnaies reste plutôt négative. Le plus souvent anonymes, voire pour certaines intraçables, elles sont très souvent assimilées aux trafiquants actifs notamment sur le Darknet, face cachée d’Internet. Echappant aux régulations classiques des banques centrales (émettrices des monnaies traditionnelles), les crypto-devises serviraient notamment à blanchir de l’argent, à acquérir n’importe quel type de produits illégaux, à financer le terrorisme, voire même à servir de moyen simplifiant l’évasion fiscale. Aux Etats-Unis, une enquête menée par les agents de l’IRS (fisc américain) est par exemple en cours suite à de tels soupçons.
En Suisse, les autorités ne savent pas trop comment se positionner face à l’émergence de ces monnaies virtuelles. En juin 2014, un rapport concluait qu’il s’agissait d’un «phénomène marginal» et qu’il n’était pas nécessaire de légiférer. «Le Conseil fédéral entend néanmoins suivre de près l’évolution de la situation, afin de distinguer en temps utile l’apparition d’une telle nécessité.» Selon le Secrétariat d’Etat aux questions financières internationales, la position officielle n’a pas changé depuis, la surveillance de ce domaine relève de la FINMA.
Des coûts moins élevés
La question des coûts en jeu entre également dans la balance et contribue au succès de ces monnaies alternatives. Le comité du léman a ainsi imaginé le Lemanex pour permettre à une société en manque provisoire de liquidités par exemple de prendre un crédit à taux zéro.
L’intérêt financier est d’ailleurs le même pour les crypto-monnaies. «Elles sont moins coûteuses à utiliser en comparaison des prestations offertes par les acteurs traditionnels comme PayPal ou MasterCard», explique Arturo Bris, professeur de finance à l’IMD. Certains sont d’ailleurs convaincus qu’une monnaie comme le bitcoin débouchera sur une réduction drastique des coûts liés aux transactions, à l’exemple de Daniel Haudenschild, partenaire chez EY. Ce dernier évoquait dans une chronique parue dans Le Temps les fortes incitations financières en jeu, à commencer par «le caractère captif des transactions par carte de paiement».
Les Suisses restent fortement attachés à l’argent sous forme liquide
Mercredi matin, la Banque nationale suisse présente son tout nouveau billet de 20 francs. Dès le 17 mai, il rejoindra son grand frère vert dans les porte-monnaie… pour autant que les Suisses en utilisent encore. Face aux moyens de paiement digitaux à l’exemple de Paymit ou de Twint, aux 16 millions de cartes qui circulent dans le pays et aux crypto-monnaies qui se multiplient de plus en plus, l’avenir de l’argent sous forme liquide se pose.
Fin avril, la banque Mirabaud organisait une table ronde consacrée à cette thématique et concluait prudemment que les deux systèmes de paiement (cash et mobile) devraient être amenés à se côtoyer. En tout cas durant encore un certain laps de temps. D’autres osent être plus affirmatifs, à l’exemple du CEO de la Deutsche Bank, John Cryan, qui affirmait à Davos il y a un an que l’argent physique n’existerait plus d’ici un laps de temps de dix ans. Pour le patron allemand, «il est quelque chose de terriblement inefficace et cher». Dans un bouquin paru l’année dernière, The Curse of Cash (La malédiction de l’argent liquide), l’économiste de Harvard, Kenneth Rogoff, abondait dans ce sens. «Un pays sans liquidités est une idée dont le temps est venu», affirme-t-il. Les statistiques actuelles leur donnent toutefois tort. Une récente enquête de MasterCard contredit en effet tous ceux qui imaginent la mort prochaine et surtout rapide de l’argent liquide. D’après l’émetteur de cartes de crédit, 85% des transactions des consommateurs du globe se font en cash.
En ce qui concerne la Suisse, la masse de monnaie en circulation augmenterait de manière constante d’année en année. D’après Cashless, une communauté regroupant les prestataires de cartes bancaires, seulement 23% des personnes interrogées lors d’un sondage seraient prêtes à renoncer définitivement aux pièces de monnaie et billets de banque.
Sur le long terme toutefois, la technologie pourrait finir par changer la donne et mettre bel et bien un terme à l’attachement des Suisses pour leur monnaie. Les smartphones et les montres sont en effet en train de s’imposer plus rapidement que prévu en Suisse comme porte-monnaie électroniques. Biberonnée au paiement mobile sans contact, la prochaine génération pourrait ainsi sonner le glas des bonnes vieilles coupures. (24 heures)

Créé: 10.05.2017, 06h58

Le léman encore au stade militant

Après la région genevoise et la France voisine, le léman s’installe timidement à Lausanne depuis son lancement, il y a un an. On trouve pourtant de quoi utiliser cette monnaie dans des domaines tels que les vêtements en tissus bio, les médecines alternatives, des établissements publics et même des entreprises de services. Ce n’est toutefois pas dans cette dernière catégorie que les affaires prospèrent le mieux en monnaie lémanique. Chez BrainyBiz, Sébastien Bergin est un spécialiste des installations domotiques. Il n’a pas encore eu l’occasion d’encaisser un seul léman pour son travail. «Mes factures se montent à quelques milliers de francs et ce n’est pas l’idéal pour cette monnaie», témoigne-t-il. Qu’importe, la démarche militante est là: il avait auparavant tenté la même aventure avec le WIR. «C’est un engagement pour que l’économie reste à un niveau local plutôt que de se concentrer chez les plus riches», dit-il.

Les bistrots de plein air semblent plus accessibles aux usagers du léman. A la place de la Riponne, la Grenette dit accueillir «entre deux et trois clients par jour». Pas de quoi fouetter un chat pour le patron, Joshua Rohrer, qui indique avoir encaissé «quelques centaines de lémans» depuis l’an dernier. «Je les garde en attendant que d’autres commerces commencent à les accepter», confie le tenancier. Du côté de l’association I Lake Lausanne, qui gère la Galicienne et la Jetée de la Compagnie, l’objectif militant est bien présent: l’association favorise les produits de proximité. Vincent Rossi, membre de l’association, indique lui aussi avoir encaissé quelque 600 lémans.

Des efforts semblent encore nécessaires pour que la monnaie lémanique se généralise. Le naturopathe Patrick Lenoir figure sur le site Internet www.monnaie-leman.org comme professionnel acceptant cette devise. Au téléphone, il indique ne pas avoir encore franchi le cap: «Malheureusement, toutes les séances d’information se passent à Genève et je n’ai pas encore pu m’y rendre.» A.DZ.

Comment ça marche

Lancé en septembre 2015 et arrivé sur Lausanne un an plus tard, le léman est certainement le projet de monnaie locale le plus abouti à ce jour. Mais comment ça marche?

Bureaux de change

Huit lieux existent actuellement pour changer ses francs en lémans, dont trois sont basés sur Vaud.

Commerces affiliés

Quelque 400 entreprises acceptent à ce jour d’être payées avec des lémans.

Valeur d’un léman

La parité avec le franc (et l’euro) est totale, donc pour 100 francs vous obtenez 100 lémans. Pour éviter la spéculation, ils ne sont pas reconvertibles. Les coupures sont de 1, 5, 10 et 20 lémans.

Monnaie garantie

Tous les lémans en circulation sont aujourd’hui garantis, les fonds étant déposés auprès de la Banque Alternative Suisse. En gros, si le système venait à s’effondrer, les détenteurs de lémans devraient pouvoir être remboursés.

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Maxi intérêts sur le “micro” crédit !

Encore pire à plus de 30 %

La lutte contre la dette et le microcrédit s’organise en Asie du Sud


Muhammad Yunus a créé la « fameuse » institution de micro-finance Grameen Bank. Le modèle du microcrédit s’est généralisé dans le pays, avec une pratique de taux d’intérêt réels autour de 35 % voire plus, provoquant bien sûr des situations de surendettement aux conséquences dramatiques.

François de Siebenthal: Microcrédit, mais dangers des intérêts !

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27 mars par Renaud Vivien , Nathan Legrand , Sushovan Dhar

Sushovan Dhar (Inde), Monower Mostafa (Bangladesh), Eric Toussaint (Belgique) à Dacca le 3 mars 2017
Les 3 et 4 mars 2017 s’est tenu l’Atelier du CADTM Asie du Sud à Dacca, au Bangladesh. Cette rencontre internationale a réuni des activistes, des journalistes et membres d’organisations venant du pays hôte, d’Inde et du Népal |1actifs contre les dettes publiques et privées, comme le micro-crédit, et contre les projets financés par les bailleurs de fonds qui détruisent l’environnement et les moyens de subsistance de la population.
Soulignons que le Bangladesh est l’une des principales victimes du réchauffement climatique. Les inondations, les cyclones et les tempêtes sont ici monnaie courante avec des conséquences terribles notamment pour les paysans. En zone urbaine aussi, les conditions de travail sont extrêmement difficiles. Rappelons l’effondrement de l’immeuble industriel Rana Plaza, le 24 avril 2013, qui avait provoqué la mort de 1138 ouvriers du textile (en grande majorité des femmes) et gravement blessé 2500 personnes. Depuis cette catastrophe, la situation sociale s’est très peu améliorée tandis que l’État continue à payer la dette rubis sur ongle, à mener des politiques alignées sur les prescriptions mortifères du FMI. C’est dans ce pays que Muhammad Yunus a créé la « fameuse » institution de micro-finance Grameen Bank. Le modèle du microcrédit s’est généralisé dans le pays, avec une pratique de taux d’intérêt réels autour de 35 % voire plus, provoquant bien sûr des situations de surendettement aux conséquences dramatiques.
Cette réunion de travail, à laquelle ont également participé des délégués du CADTM Belgique en tant que représentants du co-Secrétariat International du réseau CADTM, était justement l’occasion de débattre du micro-crédit, de revenir sur les conditionnalités des créanciers qui se servent, comme partout ailleurs, de la dette pour imposer des réformes anti-sociales et financent des projets néfastes tels que les centrales de charbon. Nous revenons ci-dessous sur les grandes lignes de cet Atelier qui a permis d’aborder la situation politique, économique et sociale dans les pays représentés, les problèmes liés à l’endettement (public et privé), les projets nuisibles financés par la dette et enfin de lancer des pistes d’actions concrètes à mettre en œuvre par le réseau CADTM et ses alliés dans les mois à venir.
Avant d’aborder la situation par pays, Sushovan Dhar (membre du CADTM Inde actif dans l’ensemble du réseau Asie du Sud) et Éric Toussaint (fondateur et l’un des porte-parole du CADTM International) sont revenus sur le genèse du CADTM, créé en 1990 en Belgique, et sur son extension à différentes parties du globe. Le réseau est aujourd’hui présent dans une trentaine de pays dont quatre sont situés en Asie : Inde, Pakistan, Japon et Bangladesh |2|. Ils ont rappelé les principes directeurs du réseau, tels que l’horizontalité (les organisations membres sont en effet souveraines, conformément à la Charte de fonctionnement et dans les limites de la Charte politique du réseau |3|). Ils ont ensuite développé les enjeux liés au « système-dette » et expliqué en quoi le combat contre les dettes illégitimes converge avec d’autres luttes et permet de s’attaquer aux systèmes capitaliste et patriarcal. Ils ont conclu leur intervention en expliquant le changement de nom du CADTM décidé lors de la dernière Assemblée mondiale du réseau en 2016. Le CADTM porte désormais le nom de « Comité pour l’abolition des dettes illégitimes », englobant ainsi à la fois les dettes publiques et privées du Sud et du Nord.

Situations politiques globale et régionale
Après cette présentation générale, Éric Toussaint s’est concentré sur l’évolution des dettes au niveau mondial depuis l’éclatement de la dernière crise du système capitaliste en 2007. Rappelant que les dettes des banques privées sont devenues des dettes publiques suite aux sauvetages bancaires par les pouvoirs publics au Nord, Éric Toussaint a souligné que l’Europe est aujourd’hui l’épicentre de la crise mondiale, continent sur lequel l’offensive du capital sur le travail est plus importante qu’ailleurs. Il a également pointé le danger d’une nouvelle crise de la dette au Sud, qui touche déjà plusieurs pays comme l’Algérie, le Venezuela, le Mozambique ou encore le Nigeria, et a mis en cause les prêteurs occidentaux mais aussi la Chine, nouvelle puissance impérialiste créancière. Face au diktat de la dette, Éric Toussaint a insisté sur la nécessité de prendre des actes unilatéraux de suspension de paiement à l’instar de l’Équateur en 2007-2009, l’Islande en 2008-2010, l’Argentine en 2001-2005 ou encore la Norvège en 2006. De telles décisions souveraines légitimées par le droit international ont permis de renverser le rapport de force au bénéfice des populations. C’est pourquoi les créanciers et la presse dominante n’en parlent absolument pas.
Dans la foulée, Nathan Legrand (CADTM Belgique/Secrétariat international partagé du réseau) a expliqué en quoi la capitulation du gouvernement Syriza en Grèce démontre que l’Union européenne ne peut pas être réformée et que les États ont dès lors intérêt à s’attaquer aux dettes illégitimes à travers des actes unilatéraux pour rompre avec l’austérité |4|. Pour illustrer ces dettes illégitimes, Nathan a développé l’impact en Europe des sauvetages bancaires sur les dettes publiques que les populations sont sommées de rembourser aujourd’hui. D’après la Commission européenne, ces sauvetages ont coûté plus de 745 milliards d’euros et ont été accompagnés de garanties à hauteur de plus de mille milliards d’euros |5| ! Les pays de la périphérie de l’UE qui n’avaient pas les moyens financiers de pouvoir sauver les banques ont été contraints de conclure des memoranda avec la Troika (BCE, Commission européenne et FMI), plaçant ces États directement sous la coupe de ces créanciers. Nathan a conclu son intervention en rappelant que nos luttes pour la justice économique et sociale sont aussi des luttes contre les politiques réactionnaires, sécuritaires, migratoires.
Après un débat avec les participants sur la stratégie à adopter à l’égard de l’UE, l’Atelier s’est poursuivi sur la situation au Népal avec un exposé de Ratan Bhandari (membre de l’organisation Jal Sarokar Manch). Ratan a d’abord insisté sur le fait que le Népal, pays de 26,6 millions d’habitants qui est classé parmi les plus pauvres de la planète, a en réalité été appauvri par la mal-nommée « aide » extérieure. Retraçant l’histoire de son pays, il a rappelé qu’en 1934 après un important séisme, le Népal avait refusé tout prêt international. L’ « aide » étrangère a débuté seulement pendant la période de la guerre froide et provenait aussi bien de l’URSS que des États-Unis. Les dons ont été progressivement remplacés par des dettes. Le premier emprunt du Népal date de 1964. Ratan a ensuite développé sur le prêt de la Banque mondiale de 1994 mis en échec par la population. Destiné à financer le projet hydroélectrique Arun III dans l’est du pays, ce prêt était assorti de 44 conditionnalités imposées par la Banque mondiale ! Face au puissant mouvement populaire contre ce projet, la Banque mondiale a finalement dû jeter l’éponge. L’intervenant a ensuite donné la composition actuelle de la dette du Népal. 63% des dettes publiques sont dues à des créanciers externes, principalement les institutions financières internationales. Le premier créancier est la Banque mondiale, suivie de la Banque asiatique de développement. Ces deux organisations n’accordent aucun don au Népal. Ce sont par exemple des prêts qui ont été octroyés au Népal à la suite des séismes dévastateurs d’avril et mai 2015. Concernant les créanciers bilatéraux, le plus important est le Japon via sa banque d’investissement, la Japan Bank for International Cooperation.
Tsutomu Teramoto, membre d’ATTAC-CADTM Japon, a présenté la situation dans son pays. Depuis 2012, le Japon est dirigé par le gouvernement de droite de Shinzo Abe. Abe s’est récemment distingué par sa proximité affichée avec le nouveau président des États-Unis Donald Trump, et ce malgré le fait que ce dernier se soit retiré du traité de libre-échange Trans-Pacific Partnership (TPP). Le mandat de Shinzo Abe est marqué par la mise en œuvre de sa politique économique nommée « Abenomics » (mot-valise formé par « Abe » et « economics »), sensée maintenir le poids du Japon en tant que puissance économique, notamment face au poids grandissant de la Chine. Cette politique consiste notamment à attaquer le droit du travail et à réduire les dépenses sociales. Les grandes entreprises ont vu leurs profits augmenter tandis que le chômage et les inégalités s’accroissent. Actuellement, les perspectives ne sont pas réjouissantes : il existe un risque de crise économique dans un futur proche. Tsutomu a abordé la politique commerciale du Japon : puisque les États-Unis se sont retirés du TPP, Abe essaye maintenant d’accélérer la mise en œuvre du Partenariat économique régional global (RCEP) avec des pays d’Asie du Sud, d’Asie du Sud-Est et d’Océanie. Le Japon favorise une participation de l’Inde afin de diminuer le poids de la Chine dans l’économie indienne et dans la région. Dans le même temps, Shinzo Abe mène des politiques nationalistes et militaires inquiétantes et encourage la xénophobie. En 2015, le gouvernement a autorisé les interventions extérieures des forces armées, ce qui lui permet depuis juillet 2016 d’accroître le rôle de l’armée japonaise au Sud-Soudan. Une nouvelle base militaire étatsunienne est en construction sur l’île d’Okinawa, malgré l’opposition des habitant-e-s.
Le Japon est l’un des plus importants créanciers du Sud. Les investissements japonais se concentrent notamment dans des projets et mégaprojets d’infrastructure, tels que des centrales nucléaires. Pour le gouvernement, les investissements dans les projets d’infrastructures donnent des résultats visibles sur le court terme, à l’inverse de ceux dans les domaines de la santé et de l’éducation qui sont donc délaissés.
Avec une dette publique s’élevant à plus de 200 % du PIB (soit une dette d’environ 10 000 milliards de dollars), le Japon bat des records d’endettement. La Banque centrale a racheté la plupart des titres détenus par des banques étrangères, si bien que la dette publique est détenue dans sa quasi-totalité par des créanciers nationaux.
Témoignant de la mauvaise situation économique, les dettes privées étudiantes posent d’importants problèmes. La moitié des étudiant-e-s a une dette qui s’élève en moyenne à 30 000 dollars par étudiant, remboursée sur 20 ou 30 ans. Ce phénomène est d’autant plus grave qu’il y a peu de perspectives d’emploi. Si les étudiant-e-s font défaut sur leur crédit, ils sont pénalisés, par exemple en devenant interdits bancaires ou en se voyant refuser un crédit hypothécaire. Il y a un risque de « piège de l’endettement ».
Il y a un important renouveau des luttes antinucléaires au Japon, avec une forte participation de jeunes. Alors que le gouvernement cherche à maintenir l’énergie nucléaire en raison de la profitabilité du secteur pour les entreprises, les résistances populaires sont inédites depuis les années 1970. En 2015, le Japon a également connu une forte mobilisation contre la loi autorisant les interventions extérieures de l’armée. De même, se déroule en ce moment une mobilisation importante contre la construction de la nouvelle base militaire états-unienne à Okinawa. Mais ces combats ne sauraient cacher le fait que de manière générale, les luttes sont de moins en moins importantes, tandis que l’on assiste à un vieillissement des militant-e-s. Ce sont des défis auxquels les organisations progressistes doivent répondre.
Sushovan Dhar, membre du CADTM en Inde, a décrit la détresse vécue par une écrasante majorité de la population indienne. La croissance est de moins en moins forte dans le pays et l’économie est dans une très mauvaise posture. En réalité, la recherche de la croissance se concentrait sur le renforcement des capacités de consommation d’à peine 15 à 25 % de la population. Les inégalités continuent à augmenter, tandis que la création d’emplois passe surtout par la création d’emplois précaires. La tendance est par ailleurs à la précarisation du secteur formel. La force de travail indienne (400 à 500 millions) est située à 93,5 % dans le secteur informel. Sur les 6,5 % restants, 70 % de la force de travail bénéficient d’emplois contractuels : en réalité, seulement 2 % des travailleurs et travailleuses ont donc accès à une couverture sociale.
Le néolibéralisme, projet de la classe dominante, a créé des inégalités énormes avec une toute petite minorité de gagnants et une énorme majorité de perdants. À côté de quelques symboles comme des centres commerciaux énormes, quelques voitures de luxe et des autoroutes neuves, dominent une précarité extrêmement importante et un chômage élevé (pour lequel il n’existe pas de chiffre officiel, qui serait de toute façon sous-évalué puisque beaucoup de chômeurs sont répertoriés comme travailleurs indépendants). Le développement de la sécurité sociale est basé sur des compagnies d’assurance privées. Les quelques régulations sur le travail sont démolies par le nouveau gouvernement d’extrême droite du Bharatiya Janata Party (BJP).
Il existe en Inde une grande détresse dans la population paysanne. Celle-ci conduit à un exode rural pour aller travailler en zones urbaines dans des secteurs dangereux. Cette détresse provoque également des suicides massifs de paysans. Plus de 300 000 suicides ont été rapportés depuis 1995, un chiffre qu’il faut revoir à la hausse puisque les suicides ne sont rapportés que s’ils sont commis par des propriétaires de terres (donc les suicides de paysans sans terre et de femmes ne sont pas rapportés). Or, cette détresse des paysans est liée notamment à leur surendettement, lui-même provoqué par des facteurs tels que les modèles d’agriculture introduits par les institutions financières internationales ou encore les mauvaises conditions climatiques elles-mêmes renforcées par le modèle industriel. L’endettement des paysans se transforme par ailleurs en surendettement en raison des pratiques des institutions de microfinance.
Les dépenses de sécurité sociale en Inde représentent moins de 1,5 % du budget : c’est encore moins qu’au Sri Lanka, connu pour ses faibles dépenses sociales. Le nombre de cliniques privées augmente : l’accès aux soins est limité à ceux qui en ont les moyens.
Swaraj Das, un syndicaliste indien, a développé le lien entre la dépossession des terres et l’extractivisme. Il existe de nombreuses mines à ciel ouvert en Inde qui détruisent tout l’écosystème et aggravent le réchauffement climatique. La pollution liée à cette industrie est tellement intense qu’à Delhi, les centrales à charbon ainsi que les transports publics ont récemment dû être fermés pendant sept jours. Malgré ces dégâts, le gouvernement indien continue sa politique extractiviste avec le soutien des grands bailleurs de fonds, Banque mondiale en tête. Il promeut la construction d’une centrale thermique dans la collectivité de Rampal, située dans la zone des Sundarbans au Bangladesh. Ce projet est une initiative commune aux gouvernements du Bangladesh et de l’Inde. C’est aussi une tentative du gouvernement indien d’exporter son charbon de qualité inférieure au Bangladesh afin de soutenir l’exploitation minière, qui est de plus en plus sous le contrôle du secteur privé. Il existe contre ce projet une lutte commune au Bangladesh et en Inde, que le CADTM soutient au nom de la lutte contre l’extractivisme et les institutions financières internationales dans la région.
Monower Mostafa, chercheur au Development Synergy Institute de Dacca et membre du CADTM, a ensuite pris la parole. Au Bangladesh, tandis que les décideurs politiques se félicitent de l’accomplissement de changements structurels dans l’économie, la croissance est stable à environ 6 % par an, le chiffrage de la pauvreté indique que la proportion de pauvres diminue, et l’on assisterait à un changement dans les conditions de vie des personnes défavorisées. Mais un changement dans quelle direction ?
On connaît les travers du chiffrage mathématique de la pauvreté, qui ne reflète pas les conditions de vie des populations dans les pays du Sud (car basé simplement sur des montants de dépense – par ailleurs faibles – et ne prenant pas en compte le patrimoine, l’accès à des besoins de base tels que la nourriture, les soins, l’éducation). En réalité, les inégalités augmentent au Bangladesh : les indicateurs économiques positifs reflètent l’enrichissement d’une minorité, au détriment des besoins humains fondamentaux de la majorité. Si 2,2 millions de personnes accèdent au marché du travail chaque année, seul 1,3 million concerne des emplois nationaux, les 900 000 personnes restantes constituant des travailleurs émigrant à l’étranger. De plus, les emplois précaires et le manque d’emplois dans des secteurs productifs de l’économie constituent des problèmes majeurs. L’accès des plus pauvres aux services essentiels, et la qualité de ces services, restent considérablement limités. Seule une personne « pauvre » sur trois a accès aux faibles services sociaux. Par ailleurs, les impacts du changement climatique sont extrêmement néfastes sur les conditions de vie des populations.
La dette publique du Bangladesh se situe à un peu plus de 13 % du PIB, et est constituée à un tiers d’emprunts extérieurs et à deux tiers d’emprunts intérieurs. Le pays ne fait pas face à un risque de défaut de paiement, mais le remboursement de la dette constitue indéniablement un frein aux dépenses de santé, d’éducation, de sécurité sociale. Par ailleurs, les prêts bilatéraux et multilatéraux accordés au Bangladesh restent soumis à d’importantes conditionnalités qui ne sont jamais débattues au parlement, et encore moins dans la société en général. Ainsi le FMI a pu imposer la mise en œuvre d’une taxe sur la valeur ajoutée (TVA), un impôt profondément injuste qui ne peut que conduire à l’augmentation des difficultés pour les populations les plus pauvres. Les prêts des institutions financières internationales, notamment de la Banque mondiale et de la Banque asiatique de développement (BAD), sont souvent destinés à imposer des projets d’infrastructures peu utiles et des modèles d’industrie extractive détruisant l’environnement, accélérant le changement climatique et ayant des effets néfastes pour les populations. Par ailleurs, le Bangladesh ayant connu deux dictatures militaires, une partie de sa dette publique est évidemment odieuse.
Les dettes privées sous la forme de microcrédits sont particulièrement préoccupantes au Bangladesh. Face à l’ampleur du problème, les militants du CADTM Bangladesh ont établi qu’un audit citoyen des dettes publiques comme privées pourrait constituer un important outil afin de lutter contre la dépendance vis-à-vis des institutions financières internationales, des États créanciers et des institutions de microfinance. Les discussions qui ont suivi au sein de l’atelier ont fait état des expériences de luttes dans les autres pays représentés ainsi qu’au niveau mondial, et ont permis aux militants du Bangladesh de dégager des pistes de stratégie et d’actions en lien avec les réalités du pays.

Quel audit citoyen de la dette au Bangladesh ?
Renaud Vivien, membre de la Commission d’audit pour la vérité sur la dette grecque, a exposé les principes de l’audit citoyen de la dette. Celui-ci a vocation à apporter la vérité sur les causes de l’endettement, interne et externe (ou bien celui des individus). Dans quels buts les prêts ont-ils été contractés ? Dans quelles circonstances ? À quelles conditions ? Qui sont les prêteurs ? Le droit national et le droit international ont-ils été respectés ? Quelles ont été les conséquences de l’endettement ? Cette liste de questions auxquelles doit répondre l’audit n’est pas exhaustive.
La dette n’est pas neutre, c’est un mécanisme de domination. L’audit apporte les arguments nécessaires à la répudiation des dettes illégitimes, illégales, odieuses, insoutenables. L’audit est aussi un outil pour questionner le budget de l’État (et donc ses décisions politiques) et avancer des alternatives pour que soient satisfaits les droits humains fondamentaux. L’audit est un droit civique et politique (donc un droit humain). L’audit citoyen doit pousser à la reconnaissance de l’illégitimité des dettes par les décideurs politiques.
La discussion a évolué autour des objectifs et des modalités d’un audit citoyen des dettes au Bangladesh. L’examen des conditions attachées aux prêts est important. Ces conditions sont indiquées noir sur blanc dans des documents tels que les lettres d’intention envoyées aux institutions financières internationales – quand ces documents ne sont pas directement accessibles au public, il s’agit de réclamer leur déclassification au nom du droit à l’information. L’audit doit par ailleurs remettre en question les définitions de soutenabilité et d’insoutenabilité des institutions financières internationales, qui se basent sur des aspects techniques : si, au Bangladesh, la dette publique est techniquement « soutenable », elle n’en est pas moins remboursée sur le dos des populations, au détriment de leur accès aux soins de santé ou à l’éducation. En ce sens, la dette est donc insoutenable puisqu’elle ne peut être remboursée sans nuire aux droits humains fondamentaux. Il a été souligné les impacts environnementaux négatifs provoqués par certains projets d’infrastructures inutiles et par les mégaprojets extractivistes. Ces impacts doivent également être examinés et dénoncés à travers l’audit.
Il a été proposé qu’un audit citoyen de la dette soit rapidement lancé au Bangladesh. Celui-ci devra d’abord se concentrer sur quelques cas précis emblématiques de l’endettement illégitime, tels que le projet de barrage du Gange qui menace les populations vivant dans la région (projet décidé dans les années 1960 par le gouvernement central du Pakistan qui traitait le Pakistan oriental – aujourd’hui le Bangladesh – comme une quasi colonie), ou encore le projet de centrale au charbon dans la région de Rampal menaçant les Sundarbans, c’est-à-dire la plus grande mangrove du monde. D’autres prêts ont été contractés pour des projets précis qui n’ont jamais été finalisés. Il s’agira également de remettre en cause les prêts contractés sous les dictatures militaires.
Étant donné le poids du microcrédit au Bangladesh, un audit devra nécessairement s’attaquer aux dettes privées. Cela pourra commencer par la réalisation d’entretiens avec des victimes du microcrédit pour recueillir leurs témoignages et révéler les pratiques des institutions de microfinance, qui réalisent d’énormes profits par l’appauvrissement de millions de personnes. Un tel audit pourrait d’abord se concentrer sur une ou deux institutions parmi les plus importantes, telles que la Grameen Bank ou la BRAC Bank.
Plusieurs chercheurs et activistes reconnus du Bangladesh, ainsi que le porte-parole du réseau international du CADTM Éric Toussaint, ont apporté leur soutien à l’initiative d’audit citoyen qui doit permettre de démontrer les conséquences réelles de l’endettement public comme du microcrédit. Outre des éléments qui ont été mentionnés ci-dessus, ils ont souligné l’importance de la sortie du modèle de l’endettement afin que le Bangladesh soit en capacité de choisir librement ses politiques. Cette lutte contre la dette passera nécessairement par la mobilisation la plus large possible par le bas, ce qui implique de chercher à nouer des alliances avec d’autres organisations, comme par exemple celles luttant contre la corruption. Si l’audit doit être mis en œuvre avec une large participation, il ne faut pas négliger cependant l’aide que peuvent apporter des chercheurs à ce processus. L’utilité des approches comparatives avec les autres pays de la région devrait amener les acteurs de l’audit à nouer des liens avec des militants dans les pays proches, ce à quoi cet atelier régional a par ailleurs contribué. Enfin, il a été affirmé que l’initiative de l’audit par le bas doit permettre de créer une pression assez forte sur les décideurs politiques pour qu’ils remettent en cause l’endettement illégitime, comme cela a été le cas en Équateur en amont de l’élection de Rafael Correa. Sans cette pression, les autorités ne seront pas amenées à questionner la dette et continueront à mettre en œuvre les politiques menées actuellement.

Agenda du CADTM dans la région
L’Atelier s’est conclu par l’élaboration collective d’un calendrier d’actions pour le CADTM au Bangladesh et dans la région. Les participants souhaitent réunir les conditions pour réaliser un audit citoyen du microcrédit et de la dette publique au Bangladesh, selon les modalités proposées lors des discussions précédentes (c’est-à-dire en analysant en priorité quelques projets emblématiques des institutions financières internationales, notamment dans les domaines de la santé et de l’extractivisme). Cet audit s’inscrit dans la lutte contre les institutions financières internationales, une des priorités du CADTM pour les militants d’Inde et du Bangladesh. L’Atelier a également marqué une nouvelle étape dans la collaboration et le rapprochement entre le CADTM et des militants du Népal impliqués dans des luttes similaires. Cette collaboration doit se renforcer dans les prochains mois. Le réseau du CADTM en Asie du Sud prépare collectivement une participation au mouvement dénonçant les activités de la Banque asiatique de développement à l’occasion de son 50e sommet annuel qui aura lieu du 4 au 7 mai à Yokohama, au Japon.



Notes
|1| Malheureusement, aucun délégué du Sri Lanka n’a pu venir tandis que celui du Pakistan a dû renoncer en dernière minute à faire le déplacement. Les relations diplomatiques entre le Bangladesh et le Pakistan viennent de se dégrader fortement suite au procès et à la condamnation de criminels de guerre soutenus par le gouvernement du Pakistan. Ils ont été condamnés pour des faits datant de la guerre de libération nationale du Bangladesh en 1971.
|2| L’association du CADTM au Bangladesh est en instance d’adhésion. Conformément à la Charte de fonctionnement du CADTM, l’adhésion d’une organisation au réseau est validée par l’Assemblée mondiale du réseau. La prochaine se tiendra en 2019.

Renaud Vivien

Co-secrétaire général du CADTM Belgique, juriste en droit international. Il est membre de la Commission pour la Vérité sur la dette publique de la Grèce créée le 4 avril 2015.


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Nathan Legrand

Permanent au CADTM Belgique


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La démocratie de la Landsgemeinde: plus de possibilités…

La Landsgemeinde, mieux que les médias sociaux

La Landsgemeinde (littéralement en suisse-allemand : … « Assemblée du pays ») est une institution de démocratie directe que l’on trouve encore dans deux cantons suisses et de nombreuses communes suisses. Son objectif est de résoudre des problèmes collectifs en réunissant les citoyens de la commune ou du canton.

La vraie démocratie suppose d’assumer son opinion et de la confronter à celle des autres
Chacun peut voir comment et pour qui vote son fils, son voisin ou son employé. Le talent oratoire d’un Landamman peut influencer l’avis de l’assemblée. Le décompte d’une courte majorité est presque impossible lors d’un vote à main levée.
On se souvient encore de l’entêtement des Appenzellois des Rhodes-Intérieures qui ont refusé à plusieurs reprises le droit de vote à leurs femmes. Il a fallu qu’une poignée de vaillantes Appenzelloises portent la cause jusqu’au Tribunal fédéral pour obtenir en 1990 les droits politiques dont les autres Suissesses bénéficiaient depuis longtemps. A cette époque, j’aurais voté comme les Nidwaldiens et les Appenzellois des Rhodes-Extérieures qui ont aboli leur Landsgemeinde dans les années 90.
Aujourd’hui, seuls les cantons de Glaris et d’Appenzell Rhodes-Intérieures connaissent encore une assemblée annuelle du corps électoral qui élit ses autorités, se prononce sur les finances et sur les questions importantes – telle l’interdiction de la burka, refusée dimanche 7 mai 2017. Seraient-ils donc les derniers à célébrer ce folklore et à tenir à cette vieille tradition n’ayant plus de place à notre époque?
Mes premiers doutes sont apparus il y a une dizaine d’années lors d’une discussion avec Marianne Kleiner, première conseillère d’Etat d’Appenzell Rhodes-Extérieures, puis conseillère nationale (PRD). Celle-ci s’est battue sans succès pour réintroduire la Landsgemeinde à Trogen et Hundwil (AR), échouant malgré un argumentaire remarquable. Et en 2006, à Glaris, une motion de jeunes socialistes proposant la fusion des 25 communes du canton en trois nouvelles communes fut acceptée par la Landsgemeinde. Une année plus tard, la même assemblée faisait de Glaris le premier canton – et toujours le seul – à connaître le droit de vote à 16 ans.
Il s’agissait donc de bien autre chose que de folklore. Par la suite, deux travaux de recherche menés sous ma direction à l’Institut de science politique de l’Université de Berne ont parachevé mon revirement d’opinion.
Le premier, la thèse de doctorat de Hanspeter Schaub, compare la qualité de la démocratie telle que pratiquée dans la Landsgemeinde d’une part, et par le vote dans les urnes d’autre part, dans six cantons; le second travail interroge un millier de citoyens glaronnais sur leur expérience de la Landsgemeinde, afin de savoir de quelle manière les débats à l’assemblée ont contribué à former leur propre opinion. De plus, il s’agissait de vérifier l’intensité du soutien à la démocratie d’assemblée.
Les deux travaux montrent une image nouvelle et fascinante de cette institution. Le vote dans les urnes voit l’initiative et le référendum contre les décisions du parlement se substituer à l’assemblée des citoyens. Un tel système permet une plus grande indépendance de la justice et accroît la capacité d’action du gouvernement. Par contre, la démocratie «radicale» de la Landsgemeinde élargit les possibilités de choix du peuple et permet aux citoyennes et aux citoyens de véritablement décider sur un plus grand nombre de dossiers. La Landsgemeinde permet également de mieux clarifier la responsabilité du gouvernement. Mais le plus surprenant est la qualité démocratique des débats tenus dans l’enceinte de la Landsgemeinde, révélée par les deux études.
Certes, un quart seulement du corps électoral participe à l’assemblée. Mais les Glaronnais sont fiers de leur institution et perçoivent les décisions prises comme particulièrement crédibles. Et à raison, car l’assemblée est le théâtre de réels et vifs débats sur les questions de politique cantonale. L’étude détaillée de deux objets soumis à votation a montré qu’une bonne partie des participants ont formé leur avis au cours de l’assemblée. Les nouveaux arguments lancés dans le débat ont influencé la formation de l’opinion. Les personnes interrogées accordent une forte crédibilité aux propositions formulées par les personnes directement concernées par le problème discuté et par des citoyens sans mandat électif. Si leur point de vue est bien argumenté, il peut emporter l’adhésion.
Une étude plus ancienne, portant sur la révision du plan général d’affectation des sols dans 60 communes du canton de Zurich, arrive à des conclusions similaires: les propositions véritablement nouvelles émergent lors de l’assemblée communale censée adopter le nouveau plan, soit à la fin du processus de révision, et non lors des étapes précédentes qui passent par la consultation des partis ainsi que des associations et des groupes d’intérêts concernés.
Ces avantages devraient contribuer à expliquer pourquoi certaines communes suisses alémaniques ont aboli les conseils communaux introduits dans les années 1970. Dans les villes, le vote à l’urne devrait rester, pour des raisons pratiques, la seule solution possible. Mais les communes pour qui l’assemblée fonctionne bien n’ont pas de raison de se «moderniser» en lui substituant un conseil élu. En outre, nous devrions éviter de monter les systèmes l’un contre l’autre. Selon Schaub, les deux ont leurs avantages et leurs inconvénients et s’avèrent en de nombreux points comparables en termes de qualité du système démocratique local. L’absence de secret lors du vote en assemblée générale pose encore un réel problème – que le recours au smartphone permettrait de résoudre.
Mais quelles sont, alors, les raisons de la grande qualité des débats dans une démocratie d’assemblée, non seulement dans les Landsgemeinde mais également dans les centaines d’assemblées communales à travers le pays? Tout d’abord, se lever pour soumettre une proposition à une assemblée requiert du courage: son auteur sait qu’elle ne va pas plaire à tout le monde. Ce courage ne va pas de soi; j’ai participé à des assemblées où j’en ai moi-même manqué, ce que j’ai regretté ultérieurement. Ce courage se retrouve dans la plupart des assemblées où les propositions de ces valeureux intervenants sont probablement appréciées tout comme dans le «ring» glaronnais.
En outre, la liberté d’expression dans le cadre d’une assemblée publique ne constitue pas seulement un droit mais impose un devoir envers soi-même. On doit répondre de ce qu’on dit. Voilà la grande différence avec l’anonymat de ces médias sociaux où règnent scandales et fausses informations et où se mobilise une communauté virtuelle d’individus partageant des opinions analogues – mais dont personne ne répond ni de ses propres affirmations ni des «informations» qu’il partage généreusement. Enfin les propositions présentées en assemblée se doivent d’être justifiées dans les faits. Elles aboutissent à une discussion du pour et du contre, indispensable pour une décision démocratique où ne s’impose aucune certitude, ni du bien, ni du juste.
Une première version de cet article a paru en allemand dans l’hebdomadaire Die Weltwoche.

https://www.admin.ch/opc/fr/federal-gazette/2014/3589.pdf

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Donner à chacun ce qui lui est dû par un dividende social à tous!
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La BNS viole la constitution suisse

Interventions à la BNS 

En rouge… L’argent pour les armes tue…
diffusion mondiale


Texte préparé notamment pour les traducteurs.

Monsieur le Président du Conseil de Banque, 
Madame et Messieurs les membres du Conseil de banque et de la Direction générale,
Mesdames et Messieurs les confédérés, surtout les représentants des Cantons car la Confédération n’a aucune action de la BNS. 
Jeunes étudiants, collégiens et élèves présents à la tribune, avenir de notre pays

Mon nom est François de Siebenthal de Lausanne et de Gstaad / Gessenay alias Saanen, diplômé HEC, du Collectif AAA+ et de l’initiative « Monnaie Pleine », où, comme Winkelried, on m’a poussé en tant que premier signataire du comité d’initiative. Je suis aussi membre de la plateforme Dignité et développement du mon diocèse et je travaille à l’étranger avec l’institut Louis Even pour fonder de petites démocraties économiques pour les plus pauvres, une synergie de banques Raiffeisen et Wir. Le Conseil fédéral m’a aussi décoré de la médaille Carnegie, ainsi que la Société Suisse de Sauvetage pour acte de bravoure, le sauvetage d’une jeune fille qui se noyait dans le Rhône glacé, un 8 décembre, à Genève..
Je vais parler des réponses de M. Thomas Jordan que je remercie déjà, notamment pour les traductions. Le rapport annuel et le site internet  sont excellents. Mais nous nous étonnons des courtes réponses que M. Jordan nous a faites, en moins de 8 minutes. Je ne vais pas toutes les reprendre mais me concentrer sur les faits les plus importants. 


M. Jordan nous a répondu l’année dernière qu’il doit obéir à la constitution et aux lois, notamment monétaires et étudier leurs effets de manière ouverte ! Ouvertes pour qui ? Et que tout le monde sait comment les banques commerciales créent les francs suisses, un pour un, par exemple un franc UBS pour un franc suisse ! Et bien, ce n’est pas le cas. La discussion à la TV de nos deux Sergio, Ermotti, PDG UBS et Rossi, Prof. À Fribourg, le prouve. 
http://desiebenthal.blogspot.ch/2017/03/ermotti-pdg-dubs-ne-sait-pas-dou-vient.html

Dans cette salle avertie, la plupart ne savent pas que ce sont les crédits qui créent la monnaie des dépôts. Les politiques de rigueur des cantons détruisent en fait la monnaie, même l’équipe de Trump ne le comprend pas.  La Constitution fédérale (dès 1891 l’article 36, dit « La monnaie relève de la compétence exclusive de la Confédération »). aujourd’hui l’article 99, toujours en vigueur, mais pas respecté… 1 La monnaie relève de la compétence de la Confédération; le droit de battre monnaie et celui d’émettre des billets de banque appartiennent exclusivement à la Confédération….Les banques commerciales ne devraient pas créer et détruire des francs suisses, la Constitution n’est pas respectée, ni son esprit, ni les considérants qui interdisaient à toutes les banques commerciales d’émettre leurs propres billets ( ce qu’ils font en fait à chaque crédit de facto, en catimini… ), nous sommes face à des abus inadmissibles, des vols qualifiés en bandes organisées de notre souveraineté monétaire, pour plus de 3 billions francophones, 3 suivi de douze (12) zéros, sic, des milliers de milliards, ou des millions de millions…Distribuons l’abondance, au moins le nécessaire, maintenant techniquement possible, à tous.
Le total du bilan des comptes suisses et étrangers des banques en Suisse en 2015… est de 3’026’125,8 en millions, sans compter et les nouvelles technologies, notamment les nano-transactions, Source: selon la bns https://data.snb.ch
Le bilan de la seule BNS se rapproche de mille milliards pour 8 millions d’habitants, sic, alors que celui de la FED est proche de 4’000 milliards pour 324 millions d’habitants  et qu’ils veulent le réduire, au risque d’une dépression mondiale gravissime. La seule solution est monnaie-pleine fédéraliste à la suisse, en tenant compte des 3C suisses, les Citoyens en familles et Communes, les Cantons et la Confédération. Avec monnaie-pleine, la vérité est faite, elles ne seront dès lors plus autorisées à créer et détruire leur propre argent; elles ne pourront prêter que l’argent-titre qu’elles auront reçu des épargnants, ou, en cas de besoin, de la Banque nationale. Commentaires de Maurice Allais, prix Nobel d’économie. « Il s’agit de réformes fondamentales qui intéressent la vie de tous les jours de millions de citoyens. Ces réformes indispensables n’ont été réalisées, ni même envisagées, ni par les libéraux justement préoccupés de favoriser l’efficacité de l’économie, ni par les socialistes justement attachés à l’équité de la distribution des revenus… Les uns et les autres n’ont cessé d’être aveuglés par la répétition incessante de toutes parts de pseudo vérités et par des préjugés erronés. » “Les bonus élevés sont une bêtise”, selon Johann Schneider-Ammann, Conseiller féd. M. T. Jordan a dit l’année passée qu’il ne voulait pas de débat moral, sic… Qu’il fallait faire comme les autres, à l’international… Et bien NON, nous ne voulons pas de ça, pas de juges étrangers. Nous ne sommes pas naïfs, ils organisent des guerres atroces depuis des millénaires. La vocation de la Suisse est morale, la paix, la neutralité. Nous sommes un Sonderfall, un cas spécial. Tout ce qui est possible, apparemment légal n’est pas nécessairement bon et moral. Ces créations monétaires du néant par les banques commerciales, “ex nihilo” en technique bancaire, violent la bonne foi et la réalité économique par un grave abus de la marque suisse, au contraire des francs wir, qui reconnaissant honnêtement leur caractère privé. Les gens croient que ce sont des francs suisses mais c’est un pur mensonge et un viol de leur confiance. Ce sont de “faux” francs “suisses”, un abus de langage et de titres. Le conseil fédéral écrit diplomatiquement “des substituts monétaires”… comme les points cumulus, les miles des compagnies aériennes, au risque des clients… En résumé, on est face à des abus de confiance, de fausses représentations économiques, des comptabilités frauduleuses, des substituts astucieux de monnaie, donc de la fausse monnaie comme le reconnaît un prix Nobel, Maurice Allais, des complots financiers par astuce en bande, de la concussion et la corruption, des abus de biens sociaux… Ces contrats sont iniques, odieux et impossibles à honorer, comme en Grèce, vu les exponentielles d’intérêts devenues verticales ( 1+ i puissance le nombre des années ) donc nuls pour la plupart ( il faut distinguer ces créations folles de la vraie épargne )… Le dernier rapport annuel de la BNS montre que les autorités commencent à comprendre sur quel volcan on est tous assis et admettent que seulement en 2019, si tout va bien, nous pourrions mettre en œuvre leurs recommandations de prudence ! Et Trump veut changer la donne !
Nous sommes pour une Banque Nationale vraiment Suisse en coopérative intégrale, une BNS 3.0, sans juges étrangers ! Les lois suisses doivent appliquées ( neutralité., pollutions des gaz de schistes notamment.). Mervyn King, PDG de la Banque d’Angleterre, a écrit que le système bancaire est le pire imaginable. Les risques sont énormes ! Vos réponses sont trop partiales. Nous voulons de vrais francs suisses, mais pas dans un système trop centralisé, ce qui serait encore pire ! On veut exactement ce que beaucoup pensent être déjà la réalité aujourd’hui, notamment que seule la Banque nationale produise les francs suisses, y compris tous les francs suisses de l’argent électronique et des crédits, distribués à tous, en décentralisation maximum. 

Conclusion : « Dans l’histoire des peuples, la Suisse aura le dernier mot », selon Victor Hugo « … encore faut-il qu’elle le dise ». Selon Denis de Rougemont dans son livre… La Suisse ou l’Histoire d’un Peuple heureux.  Nous le disons maintenant, sinon, on risque une guerre nucléaire atroce…  La Suisse est pour la paix depuis des siècles, inspirons-nous de St Nicolas de Flüe dont on fête les 600 ans cette année et qui est représenté dans le palais fédéral et notre devise suisse. Un pour tous, tous pour un


— LA BATAILLE FINALE DE LA CHRÉTIENTÉ SE FERA AUTOUR DU
PROBLÈME DE L’ARGENT, ET TANT QUE CE PROBLÈME NE SERA PAS RÉSOLU, IL NE POURRA Y AVOIR L’APPLICATION UNIVERSELLE DU CHRISTIANISME —



                                                    (Honoré de Balzac)




                                USURE de L’USURE

 Restons donc vigilants et réclamons cette transparence à la suisse, démocratique et juste.   Je vous remercie.                                                      V.7

http://desiebenthal.blogspot.ch/2017/02/viols-de-la-constitution.html

https://www.youtube.com/channel/UCDPdU2vTR84W75rq5ucvgkQ

http://desiebenthal.blogspot.ch/2017/04/interventions-la-bns-de-ce-jour.html

Ce jour est à marquer d’une pierre noire !


Ce n’est pas la première fois qu’ils violent la volonté populaire… 

Exemple ci-dessous, des milliards distraits pendant des années…


Résistons et agissons immédiatement…

Monnaie-pleine, respect du Souverain ?


Les Suisses résistent, voir AAA+ http://aaapositifs.ch/ et www.monnaie-pleine.ch
La monnaie-pleine devrait déjà être en vigueur, ils trichent et ne respectent pas la volonté populaire à près de 60 %….
De vrais francs pour tous  !
L’initiative Monnaie Pleine ( Les francs suisses émis pour les habitants de la Suisse et pas pour les profits juteux et immérités de quelques banquiers et financiers, souvent à l’étranger ou de l’étranger ) veut exactement ce que beaucoup pensent être déjà la réalité aujourd’hui, notamment que seule la Banque nationale produise les francs suisses, y compris tous les francs suisses de l’argent électronique et des crédits. 
Nous respectons toutes les autres monnaies suisses ( plus de 100 ) , par exemple les francs wir, www.wir.ch , ou les Reka, Sels, Talents, Lémans, Farinets,  Tauschring… qui doivent être aussi des monnaies pleines…
Ceci est en adéquation avec l’intention initiale de la Constitution fédérale (dès 1891 l’article 36, « La monnaie relève de la compétence exclusive de la Confédération »). aujourd’hui l’article 99 : 
Toujours en vigueur, mais pas respecté…
  Art. 99 Politique monétaire
1 La monnaie relève de la compétence de la Confédération; le droit de battre monnaie et celui d’émettre des billets de banque appartiennent exclusivement à la Confédération.
2 En sa qualité de banque centrale indépendante, la Banque nationale suisse mène une politique monétaire servant les intérêts généraux du pays; elle est administrée avec le concours et sous la surveillance de la Confédération.
3 La Banque nationale constitue, à partir de ses revenus, des réserves monétaires suffisantes, dont une part doit consister en or.
4 Elle verse au moins deux tiers de son bénéfice net aux cantons.

Les banques commerciales ne devraient déjà pas créer de l’argent ou de la monnaie en francs suisses, la constitution n’est pas respectée, ni son esprit, ni les considérants qui interdisaient à toutes les banques commerciales d’émettre leurs propres billets ( ce qu’ils dont en fait à chaque crédit de facto, en catimini… ), nous sommes face à des abus inadmissibles, des vols qualifiés en bandes organisées de notre souveraineté monétaire, pour plus de 3 billions francophones, 3 suivi de douze (12) zéros, sic, des milliers de milliards, sic…

Postes du bilan: évolution de l’actif et du passif, ventilés en comptes suisses et en comptes étrangers des banques en Suisse

Actifs
Passifs
En Suisse
A l’étranger
En Suisse
A l’étranger
En millions de francs
En millions de francs
En millions de francs
En millions de francs
2014
1 612 981
1 428 738
1 578 365
1 463 354


Avec monnaie-pleine, la vérité est faite, elles ne seront dès lors plus autorisées à créer leur propre argent; elles ne pourront prêter que l’argent qu’elles auront reçu des épargnants, des autres banques ou, en cas de besoin, de la Banque nationale. 

Commentaires:
« Il s’agit de réformes fondamentales qui intéressent la vie de tous les jours de millions de citoyens. Ces réformes indispensables n’ont été réalisées, ni même envisagées, ni par les libéraux justement préoccupés de favoriser l’efficacité de l’économie, ni par les socialistes justement attachés à l’équité de la distribution des revenus… Les uns et les autres n’ont cessé d’être aveuglés par la répétition incessante de toutes parts de pseudo vérités et par des préjugés erronés. »

Maurice Allais, prix Nobel d’économie.

Tout ce qui est possible, apparemment légal n’est pas nécessairement bon pour le peuple et moral.
Ces créations monétaires du néant par les banques commerciales, “ex nihilo” en technique bancaire, violent la bonne foi et la réalité économique par un grave abus de la marque suisse, au contraire des francs wir, http://www.wir.ch/fr/ , qui reconnaissant honnêtement leur caractère privé. 
Les gens croient que ce sont des francs suisses mais c’est un pur mensonge et un viol de leur confiance. Ce sont de “faux” francs “suisses”, un abus de langage et de titres. Le conseil fédéral écrit diplomatiquement “des substituts monétaires”… comme les points cumulus, les miles des compagnies aériennes, au risque des clients…
http://desiebenthal.blogspot.ca/2014/12/le-conseil-federal-suisse-admet-le.html
En récapitulation, on est face à des abus de confiance, de fausses représentations économiques, des comptabilités frauduleuses, des substituts astucieux de monnaie, donc de la fausse monnaie comme le reconnaît un prix Nobel, Maurice Allais, des complots financiers par astuce en bande, de la concussion et la corruption, des abus de biens sociaux…
Ces contrats sont iniques, odieux et impossibles à honorer, comme en Grèce, vu les exponentielles d’intérêts devenues verticales( 1+ i puissance le nombre des années ) donc nuls pour la plupart ( il faut distinguer ces créations folles de la vraie épargne )…

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/05/les-epargnants-premiers-perdants.html

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DÉMOCRATIE DIRECTEDix manières de contourner la «volonté du peuple» suisse

Par Sibilla Bondolfi

CE CONTENU A ÉTÉ PUBLIÉ LE 28 SEPTEMBRE 2018 11:02

Restrictions à l’immigration, protection des Alpes, congé maternité: en Suisse, il ne suffit pas que le peuple vote pour que la loi change automatiquement. Quand la volonté du peuple ne se révèle pas appropriée, Conseil fédéral, Parlement, tribunaux et autorités rivalisent de créativité pour la contourner. Présentation des différentes stratégies adoptées.
Cet article fait partie de #DearDemocracyLien externe, la plateforme de swissinfo.ch pour la démocratie directe. En plus de celles de la rédaction, elle accueille aussi des contributions d’auteurs extérieurs. Leurs positions ne correspondent pas forcément à celles de swissinfo.ch.

Fin de l’infobox

Le Parlement et le Conseil fédéral s’opposent parfois à une votation, la jugeant problématique. Ce fut le cas de l’heure d’été: bien que la population ait clairement refusé son introduction, les Chambres fédérales et le gouvernement ont annulé cette décision et instauré la mesure en 1981, au motif que l’ensemble des pays voisins de la Suisse l’avaient adoptée.
Le gouvernement, le Parlement et les autorités agissent généralement de manière plus subtile lorsqu’ils veulent contourner des résultats de votations fâcheuses, problématiques ou contradictoires. Tour d’horizon des stratégies privilégiées.

Stratégie n°1: la mise en œuvre on ne peut plus édulcorée

Gif Verwässern

Gif
Le 9 février 2014, le corps électoral helvétique accepte de justesse l’initiative populaire dite «contre l’immigration de masse»Lien externe, qui vise à limiter les autorisations de séjour en Suisse par des plafonds et des contingents annuels.
Le Parlement fait face à un épineux dossier. La mise en œuvre de l’initiative est fixée à février 2017. Problème: l’introduction de quotas et de plafonds en matière d’immigration n’est pas compatible avec l’accord sur la libre circulation des personnes avec l’Union européenne (UE). Les Chambres fédérales n’entendent pas dénoncer cet accord. L’initiative ne prévoit pas non plus une résiliation, mais une simple renégociation. L’UE n’est, toutefois, pas prête à entrer en matière.
La solution trouvée: au lieu de limiter l’immigration par des contingents, comme le prévoit l’initiative, le Parlement mise sur une préférence indigène à l’embauche. Si l’immigration dépasse certains seuils, il oblige les entreprises à annoncer leurs postes vacants aux offices régionaux de placement, à convoquer les chômeurs inscrits pour un entretien et à justifier leur refus en cas de recrutement à l’étranger.
Cependant, comme l’ont souligné les médias suisses, quotas d’immigration et obligation d’annoncer les postes vacants n’ont pas grand-chose à voir l’un avec l’autre. Avec sa version édulcorée, le Parlement prétend avoir mis en œuvre une initiative problématique, mais il ne s’est pas véritablement préoccupé du fond.

Stratégie n°2: la tactique du salami

Salami

Gif
En cas de résultats fâcheux, il est possible de créer progressivement, dans la pratique, des faits accomplis et d’atteindre l’objectif visé par petites étapes. Un exemple: celui de la privatisation des centrales électriques détenues par l’État. En 2000, les Zurichois se prononcent contre la privatisation des Services électriques de la ville de Zurich (ewz) sous la forme d’une société anonyme. Néanmoins, ewz poursuit sa mue vers une entreprise privée et ne cache pas qu’elle sera privatisée dans un avenir proche. Rien d’étonnant: le Parlement et le gouvernement travaillent pas à pas dans cette direction en tentant de rendre la centrale électrique toujours plus compétitive via de petites modifications juridiques.

Stratégie n°3: l’attentisme

Gif Vertrödeln

Gif
Si le résultat d’une votation populaire n’est pas approprié, il suffit de jouer la montre. Depuis 1945 (!), un article constitutionnel accepté par l’électorat – masculin – prévoit la mise en place d’une assurance maternité. La gestation est longue. Le congé maternité est introduit en 2005 seulement, lorsque le peuple approuve une modification de la loi fédérale sur les allocations pour perte de gain. Pour ne pas répéter ce scénario, l’initiative «Pour un congé paternité» fixe délibérément un délai de mise en œuvre.
Acceptée en 1987, l’initiative pour la protection des marais («Initiative de RothenthurmLien externe») sera également mise en œuvre tardivement. Certains cantons, irrités par l’ingérence de la Confédération, ne respectent pas les délais.

Stratégie n°4: le refus

Gif Bocken

Gif
En 2004, la population dit oui à l’initiative «Internement à vie pour les délinquants sexuels ou violents jugés dangereux et non amendables»Lien externe. Sa mise en œuvre se révèle délicate, dans la mesure où ce texte porte atteinte aux droits humains.
La Commission des affaires juridiques du Conseil nationalLien externe recommande de ne pas entrer en matière, estimant l’application de cette initiative problématique. Le Parlement ne suit pas cette stratégie du refus. Les dispositions légales concernées entrent en vigueur en 2008.
Depuis, les préoccupations des initiants ne sont, toutefois, pas respectées par les tribunaux, en particulier par le Tribunal fédéral. Jusqu’ici, ce dernier a cassé les décisions d’internement à vie prononcées par les instances précédentes. Dans un arrêt daté de 2013, il décrète que «seul celui qui est véritablement inaccessible à un traitement sa vie durant peut être interné à vie». 
Les psychiatres légistes étant incapables de pronostiquer l’inaccessibilité à un traitement jusqu’en fin de vie, l’internement à vie a de très fortes chances de rester lettre morte. Un seul cas de détention à vie est devenu juridiquement contraignant à ce jour, l’accusé ayant accepté la décision en première instance.

Stratégie n°5: le nouvel emballage

Gif Neu verpacken

Gif
En 2008, le peuple rejette clairement une initiative populaire visant à légaliser le cannabisLien externe. La législation concernant son usage s’assouplit néanmoins par la suite. Depuis 2013, la possession de moins de dix grammes de cannabis n’est passible que d’une amendeLien externe, selon une décision du Parlement. Si le consommateur s’acquitte de cette amende – de l’ordre de 100 francs –, ni plainte ni procédure pénale ne sont engagées. S’appuyant sur un arrêt du Tribunal fédéral, les magistrats de Zurich et de Winterthour ainsi que la police cantonale de ZurichLien externe ont décidé, l’an passé, que la possession de moins de dix grammes de cannabis était désormais légale. Toute personne qui achète et consomme de petites quantités n’a donc pas d’inquiétude à avoir.
Depuis 2011, la vente et la consommation de chanvre ayant une teneur en THC inférieure à 1% est également autorisée. Les ventes de ce qu’on appelle le «cannabis CBD» sont en plein essor dans les magasins et les kiosques. Des projets pour une distribution contrôlée aux toxicomanes ou pour des évaluations scientifiques sont aussi débattus. Cette dernière est autorisée pour des raisons médicales, afin de traiter la douleur chez les patients atteints de cancer par exemple. Une récolte de signatures est, par ailleurs, en cours en vue d’une nouvelle initiative populaire visant à légaliser le cannabisLien externe. Si celle-ci aboutit, le peuple dira s’il veut maintenir ou non l’interdiction.

Stratégie n°6: les jérémiades

Gif Quengeln

Gif
Dès la mise en œuvre de certaines exigences, il est possible de se plaindre des effets engendrés et de proposer de nouvelles dispositions. Déposée en 2011, l’initiative populaire pour la «protection contre les chauffardsLien externe» prévoit une peine minimale d’un an d’emprisonnement pour les excès de vitesse sur la voie publique ainsi qu’un retrait prolongé du permis de conduire et la confiscation du véhicule. Une nouvelle loi prend en compte ces revendicationsLien externe en 2013 et les initiants retirent leur texte.
Toutefois, cinq ans seulement après un durcissement de la loi sur la circulation routière, celle-ci doit à nouveau être assouplie. Le Parlement veut supprimer la peine minimale: cette dernière est considérée comme disproportionnée et ne laisse aucune marge d’appréciation aux juges.

Stratégie n°7: le laisser-faire

Laisser-faire

Gif
La volonté du peuple peut aussi être contournée par le développement d’une pratique qui ne se réduit pas au droit écrit. En 1977, les Suisses refusent la légalisation de l’avortement et rejettent, un an plus tard, la loi dite des indications sociales, combattue par référendum. Le peuple accepte finalement la dépénalisation de l’avortement en 2002. Avant cette date, il est, dans les faits, possible d’avorter en Suisse en toute impunité: l’«indication médicale» est très largement interprétée, en tenant compte des «motifs psychologiques». Depuis 1988, nulle condamnation n’a été prononcée pour avortement.
De même, l’interdiction de l’absintheLien externe (boisson à haute teneur en alcool) introduite en 1908 à la suite d’une initiative populaire n’est appliquée que de manière lacunaire par les autorités. Dans la clandestinité, la distillation et la consommation se poursuivent de manière plus ou moins cachée. L’absinthe est à nouveau officiellement autorisée depuis 2005.

Stratégie n°8: le renvoi aux calendes grecques

Gif Lavieren

Gif
En 1994, la population accepte l’initiative des AlpesLien externe, qui vise à transférer le trafic marchandises à travers les Alpes de la route au rail dans un délai de dix ans. Estimant que l’initiative viole des accords internationaux, le Conseil fédéral tente d’atteindre les objectifs du texte par d’autres mesures qui permettent de résoudre les contentieux avec l’UE. Reste que l’initiative n’est toujours pas mise en œuvre intégralement.

Stratégie n°9: fermer les yeux

Augen zu Gif

Gif
Parfois, les autorités ferment les yeux. Un exemple: dans le canton de Berne, les rives des lacs doivent être accessibles au public depuis l’adoption d’une initiative en 1982. Mais certaines communes n’ont pris aucune mesure pendant plus de 30 ans jusqu’à ce que le canton les oblige à agir. Ce dernier manquant désormais d’argent, le gouvernement bernois estime qu’il faudra encore 30 à 40 ans avant un aménagement complet.

Stratégie n°10: les failles

Schlupflöcher Gif

Gif
Le peuple suisse plébiscite, en 2013, l’initiative populaire «contre les rémunérations abusives»,Lien externe appelée également initiative Minder du nom de son auteur. Ce texte entend empêcher le versement de salaires ou de bonus excessifs. Il prévoit notamment l’interdiction des indemnités de départ et des primes à l’embauche pour les dirigeants des sociétés cotées en bourse.
Selon l’initiative, il incombe au gouvernement d’édicter une ordonnance d’application d’ici au mois de mars 2014. Entrée en vigueur en 2015, cette dernière est soumise à une période transitoire. La mise en œuvre sera définitive lors de la révision de la loi sur les sociétés anonymes.
Même avec les nouvelles règles, les entreprises peuvent facilement éluder la décision du peuple. Il existe des failles. L’interdiction des prestations d’entrée peut, par exemple, être contournée en indemnisant la perte qu’un dirigeant subit via le délai d’interdiction de concurrence. L’initiative s’avère donc inefficace.

Bien commun et justice sociale



Chères personnes intéressées par la dynamique de la Plateforme Dignité et Développement,

A vous qui participez à cet atelier de lancement ou qui vous êtes d’ores et déjà excusé(e)s,
Chers membres,
Il y a quelques semaines, vous avez reçu(e)s une invitation de la Plateforme Dignité et Développement pour participer à son atelier de lancement, le lundi 8 mai 2017 à 18h30 à la salle paroissiale du Sacré-Cœur à Lausanne (Beau-Rivage 3).
Vous trouverez en pièce jointe le détail du programme. Cette soirée s’inscrit dans la dynamique de travail de la Plateforme qui entend avancer par cycle de trois à quatre ans. Elle en marque le premier jalon pour l’année 2017. Vous êtes toutes et tous invité(e)s à rejoindre ce processus participatif et à y apporter votre concours.
La participation est gratuite. Sandwichs et boissons seront mis à disposition.
(Inscription souhaitée auprès de pascal.ortelli@dignitedeveloppement.ch d’ici le 5 mai)
Dans la perspective de l’Enseignement social chrétien et dans un esprit de subsidiarité ouvert à une grande diversité d’approches, cet atelier participatif va se pencher sur la notion de relation : comment les relations viennent-elles questionner nos pratiques respectives et en quoi peuvent-elles nous aider, par nos échanges, à favoriser la promotion du bien commun et de la justice sociale en Suisse romande ?

La première partie de l’atelier va permettre de réfléchir par tables thématiques à cette question. Elle sera complétée par un apport de Mathias Nebel, chargé de cours en théologie morale à l’Université de Fribourg et ancien directeur de la Fondation Caritas in Veritate. Son intervention introduira une mesure possible de la qualité des relations que crée une organisation. Plusieurs questions qui jalonneront cette soirée ont été déjà dégagées. Nous vous les transmettons en bas de ce message pour accompagner d’ici-là votre réflexion.

En vous remerciant de l’intérêt que vous porterez à cette invitation et confiant de l’accueil positif que vous lui ferez, je vous adresse, au nom du Bureau de la Plateforme et en mon nom, nos salutations les meilleures,
Pascal Ortelli
Animateur de la Plateforme Dignité et Développement
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Pascal Ortelli
Animateur de la Plateforme Dignité et Développement
Plateforme Dignité et Développement
Chemin du Ru 16
1041 Bottens

Liste non-exhaustive de questions qui seront abordées en table thématique lors de l’atelier participatif du 8 mai prochain

1. Peut-on juger de la valeur d’une entreprise par la qualité des relations qu’elle établit à l’interne (collaborateurs) et à l’extérieur (avec les parties prenantes) ?

2. La dette, l’épargne et les marchés financiers sont considérés par une approche relationnelle comme des institutions qui fragilisent les relations, qui créent de la distance relationnelle entre toutes les parties prenantes. Est-ce également votre avis ?

3. Si vous deviez évaluer la qualité des relations que créé votre organisation/votre engagement : que diriez-vous? Crée-t-elle de la proximité relationnelle ou au contraire creuse-t-elle une distance relationnelle ?

4. La qualité de l’éducation est habituellement mesurée à partir des savoirs et des compétences individuelles. Mais ne devrait-on pas mesurer aussi les capacités relationnelles des élèves ?

5. Nous consommons du lien social, mais savons-nous construire des relations, et surtout des relations de qualité ?

6. Quelle sorte de relations construisent les droits de l’homme entre les hommes ?

7. Que manque-t-il à la qualité des relations créées par le système suisse d’asile?

8. Nos sociétés ont socialisé les formes traditionnelles de solidarité et en ont chargé l’Etat. Quelle est à votre avis la qualité relationnelle de ces solidarités institutionnalisées (Assurance chômage, assurance santé, assurance vieillesse) ?

Si vous ne pouvez pas participer à cet atelier et souhaitez néanmoins réagir, apporter une réponse à l’une ou l’autre de ces questions, n’hésitez pas à nous envoyer vos réflexions que nous recevrons volontiers.


François de Siebenthal: Formes d’usures voraces et mortelles

https://desiebenthal.blogspot.com/2016/04/formes-dusures-voraces-et-mortelles.html?…

22 avr. 2016 – Et des progrès techniques à venir. F. de Siebenthal,. Plateforme diocésaine œcuménique « Dignité et développement ». Lausanne, Suisse.

François de Siebenthal: Invitation, Genève, 15.01.2016

desiebenthal.blogspot.com/2015/12/invitation-geneve-15012016.html

31 déc. 2015 – Membre notamment de la plate-forme chrétienne ” Dignité et développement” créée sous les auspices de l’ Évêque du diocèse de Lausanne, …

Économie et Finance mondiale: analyses et opinions page 4

meteopolitique.com/Fiches/Economie-Finance/…/Economie-finance-analyse-4.htm

… à la dignité humaine; désarmer la guerre, cette négation de la vie et du vivre ensemble; … François de Siebenthal, économiste et banquier, explique comment … de l’Organisation de coopération et dedéveloppement économiques OCDE, …

Une convertie tuée par un musulman

Allemagne : une réfugiée afghane convertie poignardée à mort par un migrant afghan

polizei
Cette tragédie s’est déroulée samedi 29 avril dernier tout près d’un supermarché dans le village de Prien am Chiemsee en Bavière. Une réfugiée afghane de 39 ans, convertie au christianisme, a été poignardée à mort, devant ses deux enfants, par un migrant afghan demandeur d’asile… Le meurtrier a continué à la poignarder à terre jusqu’à ce qu’un policier et des passants le maîtrisent. Il a été conduit dans un hôpital psychiatrique… Pour la police, très prudente au motif qu’on ne trouve pas d’interprète pour l’interroger, « il y a une preuve qu’un motif religieux » est la cause de cet assassinat. Selon Focus Online, l’agresseur avait déjà menacé de mort cette femme en raison de sa conversion survenue voici quelques années. Je n’ai pas grand-chose à ajouter… Cette jeune femme laisse deux orphelins âgés de 5 et 11 ans.

Sources : RT, 3 mai, Focus Online, 2 mai

Macron, Rothschild, Cahuzac & Cie


On ne peut pas considérer les rumeurs de façon isolées, dans le vide ! 

Macron n’a jamais expliqué de façon claire, nette et convaincante ce qu’il a fait de tout l’argent qu’il a gagné dans sa vie, notamment chez Rothschild.

Par exemple, Mr Macron était le responsable de la banque Rothschild pour le deal Nestlé/Pfizer à 9 Milliards. 

A quelle hauteur du deal est payée la banque habituellement? 

Le responsable des négociations reçoit-il ou non un bonus quand on a fait gagné sa banque dans une affaire aussi exceptionnelle ? 

Bien-sûr…

Si oui, dans quelle fourchette se situe-il vraisemblablement, 1%, 2%  ? Des millions jamais déclaré ?

2,885 millions ont été officiellement touchés par Macron chez Rothschild. 

Comprennent-ils la commission de la fusion-acquisition Pfizer/Nestlé ?

Je ne le crois pas car la somme totale serait trop faible pour la totalité de cette collaboration (commissions et salaires, sur 4 ans). 

Une somme (peut-être très élevée) semble avoir été dissimulée  ?….

Merci pour des réponses sérieuses des personnes travaillant en banque d’investissement ou ayant des connaissances réelles…

Et cette nouvelle (si elle est vraie) confirme ces interrogations:
Le deal Nestlé a été signé en avril 2012; 

et le compte EM aurait été ouvert (si ce n’est pas une fausse nouvelle!?) le 4 mai 2012…


Mais le thème essentiel dont presque personne ne parle est celui du vol des créations monétaires notamment en Europe.


 La Banque centrale européenne fabrique du néant 60 milliards d’euros par mois et donne cet argent gratuitement seulement à ses amis banquiers. 

Le sauvetage des banques espagnoles a coûté par exemple plus de 60 milliards d’euros aux seuls contribuables espagnols, selon les chiffres 2015.

Les banques NOTAMMENT italiennes  doivent être sauvées et l’Etat italien cherche plus de 20 milliards d’euros en plus – ce qui sera insuffisant selon les experts.

Même les banques allemandes sont sur la sellette…  Bâle III est bloqué. Les banquiers commencent déjà un Bâle IV pour nous exploiter encore plus et ils profitent honteusement des malheurs des peuples et des réfugiés qu’ils provoquent à dessein pour en exploiter les détresses sur le dos de toujours plus de dettes mises sur le dos des familles de contribuables…

La seule solution est de sortir les banquiers du jeu ( ils ont gaspillé plus de 33’000 milliards d’ € rien qu’en Europe… ) … et d’y introduire le revenu universel pour tous.

La banque est trop importante pour le bien commun pour la laisser aux seuls banquiers.

Ils trichent tout, les prix, les bourses, les contrats, les impôts, les taux, les mots, les vaccins, les médicaments, la nourriture, l’amour, l’eau, même les moteurs qui nous polluent ( VW, Renault, Fiat… )… Ils veulent des guerres atroces…

L’Europe n’est que mensonges, un tissu de mensonges plus gros les uns que les autres…

POUR UNE VÉRITABLE ÉCONOMIE COLLABORATIVE, 18 mai à 18h30

Madame, Monsieur, chers amis,


L’Association Espace Dickens est heureuse de vous inviter à sa prochaine conférence le jeudi 18 mai à 18h30 à l’Espace Dickens, av. Dickens 4, près de la gare de Lausanne:
MANIFESTE POUR UNE VÉRITABLE ÉCONOMIE COLLABORATIVE
Conférence organisée par la Fondation CL Mayer
, avec l’intervention de Michel Bauwens, de Peer-to-Peer Foundation, et de Frédéric Sultan, du Réseau francophone des communs.
http://www.espace-dickens.ch

Michel Bauwens, connu internationalement comme un des pionniers du mouvement des communs et de l’économie pair-à-pair, viendra présenter son nouveau livre-manifeste publié en avril 2017 aux Éditions Charles Léopold Mayer : “Manifeste pour une véritable économie collaborative : Vers une société des communs”, dont des exemplaires seront offerts à l’issue de la conférence.

Dans cet ouvrage, Michel Bauwens et Vasilis Kostakis décrivent et expliquent l’émergence d’une dynamique du peer-to-peer fondée sur la protection et le développement des communs. Cette nouvelle modalité de création et de distribution de la valeur favorise les relations horizontales et crée les conditions pour une transition vers une nouvelle économie respectueuse de la nature et des personnes, vers une véritable économie collaborative. Il s’agit d’une synthèse inédite articulant philosophie, politique, économie et culture dans une même stratégie concrète de changement de système.

Cette présentation sera suivie par l’intervention de Frédéric Sultan. Il présentera un état des lieux des mouvements et assemblées des communs en Europe.

La conférence et le débat se concluront par un apéritif convivial.Suivez l’actualité de l’Espace Dickens sur Facebook, et abonnez-vous à la chaine Youtube pour revoir toutes les conférences filmées ! www.youtube.com/c/espacedickenstvconferences 
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Entrée libre, dons bienvenus (boîte à la sortie de l’Espace Dickens).
Merci de vous annoncer par retour d’email. N’hésitez pas à diffuser cette invitation dans vos réseaux !

Si vous ne souhaitez plus recevoir d’annonce de la part de l’Espace Dickens, merci de nous le signaler 
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Association Espace Dickens
www.espace-dickens.ch
evenements@espace-dickens.ch
Tél. 078 811 40 82

Marine & Emmanuel ?

Les trente glorieuses, des milliers de milliards pour le peuple ou pour les initiés ?

« Ce que le général n’a pas fait et ce qu’il ne dépendait pas de lui de faire, c’est d’obliger à lâcher prise ces mains, ces quelques mains, oui ce petit nombre de mains qui tiennent les commandes secrètes de l’État, qui assurent les immenses profits de quelques-uns et qui font de chacun de nous les têtes d’un troupeau exploitable, exploité »
(Bloc-notes de François Mauriac, 23 septembre 1966, à propos du général de Gaulle)


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