Feu Mohamed Khider, RIP


Tarik Khider nous parle de l’assassinat de son père

Entrevue avec le fils de Mohamed Khider, l’un des chefs historiques de la guerre d’indépendance….

Ci dessous le lien vers la vidéo de l’ interview à la radio, et un autre lien vers un article qui rend compte de cette interview. 

Plus de liens concernant des interventions radio et télévisés en Algérie sur la chaîne KBC et Radio M ainsi qu’un interview de Mme Khider dans le journal El Watan et un commentaire effectué par Algérie Part.
Mohamed Khider, l’un des chefs historiques de la guerre d’indépendance. 

Dans son livre paru aux éditions Koukou, son fils, Tarik,  met la lumière sur l’assassinat de son père et son parcours.

Cinquante ans après son assassinat, Mohamed Khider continue de hanter la mémoire des responsables algériens.  L’ancien dirigeant de la révolution algérienne est assassiné en janvier 1967, abattu par balles à Madrid, en Espagne.
Durant longtemps, la vérité sur l’assassinat de l’homme est restée un tabou. Mais un demi-siècle après ce meurtre, les langues se délient. Ainsi, son fils Tarik khider, qui avait 13 ans au moment de l’assassinat de son père, a écrit un livre « l’affaire Khider » dans lequel il raconte ce qu’il a découvert sur cette affaire.
Invité de la radio M, Tarik Khider (http://radio-m.net/emissions/l-entretien/594-tarik-khider-nous-parle-de-l-assassinat-de-son-pere) a livré les noms du meurtrier de son père. Il s’appelait Dekhmouche Youcef, un « truand » qui était obligé de se « saouler » pour commettre « la besogne». L’homme n’était donc que le « porte-flingue ». mais il avait des « appuis ». C’est ainsi qu’il a pu s’extraire des griffes de la police espagnole avant de traverser es frontières de la France, l’Italie, puis la Suisse d’où il est exfiltré. Devenu sans doute encombrant, l’homme mourra quelques mois plus tard « écrasé par un char » lors d’un défilé militaire à Sidi-Belabbès.
En plus de l’exécutant, le « commanditaire » des autorités algériennes de l’époque s’appelait Rabah Boukhalfa. L’homme était officiellement « attaché culturel » de l’ambassade d’Algérie à Madrid. Les services espagnols l’avaient interpellé. Mais le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Abdelaziz Bouteflika, proteste de manière véhémente contre « une atteinte à l’immunité diplomatique». Rabah Boukhalfa ne sera plus jamais inquiété.
Le fils de Khider ne se limitera pas à l’assassinat. Il a balayé les accusations indiquant que Mohamed Khider, secrétaire général du FLN, avait touché le trésor du FLN. Selon lui, l’ancien dirigeant du FLN n’avait jamais touché à cet argent. L’homme avait en réalité utilisé cet argent pour acheter une banque au nom de l’Etat algérien. Pour vivre après la mort du père, la famille a dû demander de l’aide auprès du Roi Fayçal d’Arabie saoudite. Ce qui n’empêchera pas la famille d’être surendettée une fois arrivée au Maroc pour s’y établir. « La facilité aurait voulu que nous puisions de l’argent du FLN. Mais cela n’a jamais été le cas », indique Tarik Khider. Des témoignages qui interpellent les historiens.
Saïd Sadia

http://algeriepart.com/2017/06/06/151715/

Festival de la Terre 9-10-11 JUIN 2017 – LAUSANNE



Comment résister ?

13ème édition du Festival de la Terre 

9-10-11 JUIN 2017


ESPLANADE DE MONTBENON – LAUSANNE


Vendredi 16h-25h | Samedi 10h-25h | Dimanche 10h-18h

Entrée libre 

*****
Marché éthique
Restauration respectueuse
Plantes sauvages
Animations enfants
Scène solaire
Scène acoustique
Œuvre collective participative artistique « Immortels »
Installation « Immersion »
Ateliers Do It Yourself
Eco-construction
Energies renouvelables
Construction en terre crue
Jardin & Nature
Soins et ateliers thérapeutiques
Vinothèque bio

http://www.festivaldelaterre.ch/toutes-les-activites-concerts-et-stands/

Notamment:

Accompagnement à la naissance

Arthenia

Arthur Henry

Association Naît-Sens

Atelier “Explorer notre lien au vivant”

Atelier “Surprenez-vous!”

Atelier de didgeridoo avec Romandidge

Atelier-découverte en soins énergétiques

Automassage et réflexologie

Awhupa Serge Mellioret

Banque Alternative Suisse

Bilan bioénergétique

Biodanza

Biodanza

Bioénergie, retour à son intériorité

Bivouac découverte

Bob Buckets

Brahma Kumaris Association for Spiritual Learning

Cembra

Cercle de Djembé avec Nathalie Borgnana

Cérémonie de la Pleine lune

Chakra danse & Sound healing

Chamanisme

Chant alchimique, chant de la source

Chi Nei Tsang: automassage taoïste du ventre

Chromothérapie

Cie Raconte!

Coaching par le corps

Communication animale

Concert de harpe Anne-Marie Joy

Conférence d’André Stern “L’écologie de l’enfance”

Constellation familiale

Contraception écologique/naturelle

Dans la puissance de l’énergie d’amour

Danse africaine Sabar

Danse butô

Danse pour la terre et chant végétal

Danse sacrée

Do-in shiatsu

Dodjoma

El Cabildo

Espace Vitalité Santé

Esprit Sage-femme et Esprit-famille

Etre Artiste de sa Vie, c’est possible: de l’Intuition à la Co-Cré-Action, jouons !

Eutonie

Eutonie Gerda Alexander

Femmes, de coeur à coeur

Foca-Lucia

Formation Get UP Imp!act

Four papier-cuisson au moufle Aude Weber

Frequence terre 432Hz

GondiSan

Hang Brothers

Hatha Vinyasa Yoga Flow

heartfulness (atelier + film HUMAN)

Hypnose et Tambour : Puissance de Vie

Hypnose et Tambour : Vrai Grand Soi

ID Terrasse et Jardin Etienne Grosshans

Immersion – Une expérience sonore et photographique au fil de l’Eau

Installation collective participative “Immortels”

Iokai Shiatsu

Jeux Coopératifs

Kha

Kimera Gems

Kinésiologie

Kinésiologie

Kundalini Yoga avec relaxation aux gongs

L’Apothèque du Jorat

L’Artisan Savonnier

L’Artiste-Cueilleur & Les Ateliers Holistiques

L’Atelier de Zera

L’engagement sociétal de la Mobilière

L’équilibre du corps et des émotions

L’institut La Branche et le chanteur K

La Ferme aux Saveurs d’autrefois

La Ferme de Rovéréaz

La Suppa

La Vagabonde

Le Panier Bio à Deux Roues

Le Petit Four

Lecture d’aura et soin holistique

Les ateliers de l’imaginaire

Les Frères Dupont

Les Incroyables Comestibles

Les jus d’Opaline: de la Terre à la Bouteille

Les Verts

Libération vocale et émotionnelle

Maison Eden Symptothermie

Marc-Antoine Zufferey

Massages au clair de lune

Matinée ciné-rencontre et projection du film “Alphabet”

Méditation du coeur avec Valérie Borloz

Méthode des 4 D

Méthode Margaret Morris

Musiquezag

Naturo-alimentation

Om Sat Yoga

Osho Heart Chakra Meditation

Parfum d’éveil

Permaculture et vie économique

Polarity

Projection du film “Révolution Silencieuse”

Récital méditatif de sons harmoniques pour la Terre

Réflexologie – Reiki – Bols tibétains

Reflexothérapie plantaire

Respiration alchimique

Respiration alchimique

Retrouver la joie de vivre et s’épanouir

Retrouver la paix de l’esprit grâce à la méditation

Santé par le toucher

Savonnerie Kaolin

Soins sonores « Relie-toi à ta source Intérieure »

Sois le changement que tu veux voir dans le monde

Sois le changement que tu veux voir dans le monde

Somogo

Son Cafetero

Sortir du Nucléaire Suisse Romande

Spirit Adventure

Stop OGM

Sur la route des étoiles filantes

Swing High

T3KA

Tableau de visualisation – Svea Nielsen

Tao de l’Amour pour Femme, Homme et Couple

Universal Healing Tao Switzerland

VAUCHERIC-MPS (Murs Pierre Sèche)

Veganopolis Café

Voyage chamanique au son du tambour et de la voix

Voyage chamanique au tambour harmonique

Yoga du son et méditation Swara

Zikunik

Votations, des tricheries partout


Suisse, Jura, Moutier…:

  Tout le processus, l’imprimerie, le matériel sur-numéraire de réserve, la poste sont sous le contrôle des maîtres… 

Les urnes ne sont même pas transparentes …

Les urnes des votes par correspondance sont à Berne, sic…

Moutier: le scrutin du 18 juin sous haute surveillance ? Vraiment ?

Des sceaux et des chaînes seront utilisés pour éviter le bourrage des urnes et une prévention dans les EMS pour éviter les manipulations.

Voilà la preuve : les autorités bernoises sont bien conscientes que les administrations communales peuvent falsifier le matériel de vote à grand échelle.
Et pourquoi? Parce que de nombreuses administrations ouvrent le matériel de vote des semaines avant le dimanche de la votation. Chez nous, le droit à ouvrir le matériel de vote appartient exclusivement aux députés des bureaux de vote et ceci seulement le dimanche de la votation.
À la suite de cet état de choses intenables, des falsificateurs, dans chaque administration majeure, peuvent remplacer des dizaines de milliers de bulletins de vote et listes des partis par le matériel de réserve préparé (enveloppes intérieures avec des bulletins et listes falsifiées).
Les bureaux de vote, les observateurs de vote et nous les électeurs n’ont aucune chance de découvrir les manipulations; ce qui est une invitation à tout ceux, qui n’ont pas de scrupules en ce qui concerne l’exercice d’une influence dans leurs sens sur le destin de notre pays.

Moutier: le scrutin du 18 juin sous haute surveillance




François de Siebenthal: Fraudes démocratiques vaudoises

29 avr. 2017 – Fraudes démocratiques vaudoises et suisses, ça continue … responsables du bureau de vote n’ont aucune possibilité de détecter les fraudes.

François de Siebenthal: Porrentruy, fraudes démocratiques …

24 oct. 2013 – Vidéos par François de Siebenthal sur youtube, dailymotion ou https://vimeo.com/ … Porrentruy, fraudes démocratiques généralisées.

Politique – Famille de Siebenthal

Trois coins, 3 points… la démocratie et la justice sont impossibles avec des ….. 7) Traitement de la plainte pour fraude électorale déposée par M. Burdet.

François de Siebenthal – Google+

François de Siebenthal. Public… 9h · Jura: fraudes démocratiques ! Jura: fraudes démocratiques !desiebenthal.blogspot.be. no plus ones. no comments.

François de Siebenthal – RSSing.com

Fraudes démocratiques massives, le système est fait pour tricher. Nachricht in …. 22 mai 2016 – François de Siebenthal: Loi pour une démocratie économique …

U.S., everywhere, interferes with electoral campaigns

Russian Leader Addresses Charges of Vote Hacking in First Western Interview

By AFP Staff
In his first interview with a U.S. journalist, Russian President Vladimir Putin disputed allegations made by NBC news host Megyn Kelly that the Russian military and intelligence service hacked U.S. elections systems to help get Republican Donald Trump Elected.


In perhaps one of the best come-backs, Putin told Ms. Kelly: “You people are so creative over there. Good job. Your lives must be boring.”
When asked about Russia tampering in Western elections, Putin quipped: 

“I will tell you something you already know. . . . The U.S., everywhere, all over the world, actively interferes with the electoral campaigns of other countries. Put your finger anywhere on the map of the world, and everywhere you will hear complaints that American officials are interfering in internal electoral processes.”
You can watch video of the whole interview below.



Poutine: la CIA fraude les élections


Russian Leader Addresses Charges of Vote Hacking in First Western Interview

By AFP Staff
In his first interview with a U.S. journalist, Russian President Vladimir Putin disputed allegations made by NBC news host Megyn Kelly that the Russian military and intelligence service hacked U.S. elections systems to help get Republican Donald Trump Elected.


In perhaps one of the best come-backs, Putin told Ms. Kelly: “You people are so creative over there. Good job. Your lives must be boring.”
When asked about Russia tampering in Western elections, Putin quipped: 


“I will tell you something you already know. . . . The U.S., everywhere, all over the world, actively interferes with the electoral campaigns of other countries. Put your finger anywhere on the map of the world, and everywhere you will hear complaints that American officials are interfering in internal electoral processes.”
You can watch video of the whole interview below.



Grâces de jubilation selon Bardet

Gaston Bardet et l’expérience mystique

Au cours des années 1980, je correspondis à plusieurs reprises avec Gaston Bardet (1907 1989). Après sa mort en mai 1989, son épouse, Annie, m’envoya sa photographie que je publie donc. Ses livres sur la langue hébraïque et la Kabbale sont complexes et demandent un long développement. Arrêtons-nous sur un autre aspect de son œuvre concernant les observations mystiques. Gaston Bardet traite du sujet en s’inspirant beaucoup du ” Château de l’âme” selon Sainte Thérèse d’Avila. Ce château contient sept demeures. Il s’agit de différentes étapes avec des termes bien spécifique tels :”oraison de quiétude” “union de volonté”, “suspension de l’entendement” et. Tout cela mène à la contemplation divine soit “l’union tranformante”. L’originalité profonde de Gaston Bardet est de réaliser des expériences religieuses en laboratoire. Il est architecte de renommée mondiale effectue une carrière internationale. La rigueur de son raisonnement est absolue et il parait a priori absurde de le soupçonner d’illuminisme. En 1953, il revient du Brésil. La France est paralysée par une grève des chemins de fer. Il cherche un logement et dans une auberge et découvre par “hasard” sur une table un article de journal au sujet d’un appareil utilisé à la Clinique Psychothérapique de Salins dans l’Isère. Cet appareil a été conçu par le docteur Alphonse Gay qui est également psychanalyste. Il a pour nom le “gayographe électronique” et a été testé à l’hôpital du Vinatier à Bron.. A l’origine, son invention était destinée à détecter les états psychiques des malades mentaux. Gaston Bardet se rend chez le docteur Alphonse Gay. Leur rencontre permet de nouvelles observations appelées “scopies” sur des mystiques chrétiens en état d’oraison. Un tracé para sinusoïdal apparait sur l’écran d’un tube cathodique. Il est différent de celui relevé dans les syndromes psychiatriques. Le physicien Gay découvre ainsi des “ondes basses” inconnues. Jean Gaston Bardet et Alphonse Gay s’aperçoivent que les sujets observés en état d’oraison, reçoivent une “énergie psychique infusée” dix fois supérieure à la normale. Dans ses ouvrages Gaston Bardet commente de nombreux graphiques avec divers types d’ondulation cérébrale variant selon le rythme de la prière. Il s’agit d’un état vibratoire entrainant une surélévation générale de tous les sens. Une telle observation nous renvoie aux théories de Pierre Janet (1859-1947). Celui-ci fonde son œuvre sur les notions de tension et de forces psychologiques dont l’insuffisance conduit à la psychasthénie, Les états de dépression et d’incomplétude proviennent selon lui d’une insuffisance de dynamisme mental. Le malade doit mobiliser sa vigueur pour combattre les idées subconscientes parasitaires. On observe le phénomène contraire dans l’état mystique. Selon Gaston Bardet, “toutes les cellules du corps sont en fête”. Les opérations intellectuelles sont fulgurantes. Dans la dévotion, les sensations physiques sont ineffables. Il s’agit des “grâces de jubilation” avec des répercussions assez étonnantes sur le corps exactement à l’inverse de celles suscitées par la mélancolie. Cet état mystique provient-il à l’inverse d’une phase d’excitation pathologique dite “maniaque” ? C’est une éventualité. Cependant, dans cette hypothèse, l’efficacité pratique est en principe nulle. Notre auteur, a expérimenté les états qu’il décrit. Sa réputation est telle que le cardinal Roncalli, futur Jean XXIII, le prend pour conseiller.

Le célèbre neuropsychiatre Henri Baruk professeur à Charenton a, selon Gaston Bardet, guéri certains de ses patients considérés comme atteints de délire religieux en refusant les traitements barbares de l’époque tels la lobotomie ou les électrochocs.

Considérait-il alors l’expérience expérience mystique comme d’un processus naturel aspirant à venir à maturation ? Le discernement reste difficile entre pathologie et authenticité. Nous en reparlerons

Christian Paul

Le Pentagramme sacré
י ה ש ו ה
Ecrivant aux chrétiens de la ville de Philippes, Paul proclame que le Christ s’est anéanti en subissant, par obéissance, l’infamant supplice de la Croix, et : « c’est pourquoi Dieu l’a souverainement exalté et lui a donné le Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au Nom de JESUS tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue proclame que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père ! » (Ph 2, 7 à 11). Le Nouveau Testament ne cesse d’insister sur le Nom de Jésus. Ainsi (Ac 2, 38) « …et que chacun de vous se fasse baptiser au Nom de Jésus Christ… » ; (Ac 8, 12) « … la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu et du Nom de Jésus Christ… » ; (Ac 10, 48) « Et il ordonna de les baptiser au Nom de Jésus Christ ».
Pour l’apôtre, le Christ paraît avoir deux noms : celui qu’il portait durant sa vie terrestre et celui qu’il possédait de toute éternité, manifesté lors de sa glorification.
Quand l’ange de Dieu ordonne à Joseph, le charpentier de Nazareth, d’appeler « Jésus » le fils que Marie son épouse mettra bientôt au monde, il explique : « Car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés » (Mat 1, 21). En hébreu biblique, Jésus se dit « Yéshoua », יהשוע nom formé sur la racine ישע qui signifie : sauver, salut, délivrance. Il est très courant chez les hébreux d’alors. Le plus connu est Josué, en hébreu « Yehôshoua » : יהושע qui est construit sur la même racine. יהושע est présent 218 fois dans le texte hébreu.
Josué, au sortir des années d’errance dans le désert, fera entrer les hébreux en Terre promise. C’est pourquoi, selon la tradition chrétienne, il est appelé « le premier Jésus », car – en faisant entrer le peuple de Dieu dans le Royaume des Cieux – Jésus achèvera en quelque sorte la mission de Josué ; ce qui fait de Jésus, le fils de Marie, un « second Josué » ou le « Josué achevé ». Or nous savons qu’en hébreu, l’achèvement est indiqué par le déplacement de la lettre Wav vers la fin du mot, selon les précisions apportées par J-G. Bardet. Si le premier Josué conquiert la terre « terreuse », le second, Jésus, conquiert la Terre « célestielle » comme disaient les hommes du Moyen-âge. Sa graphie devrait normalement être :
י ה ש ו ע
C’est une conjecture car cette graphie n’est pas documentée dans la Bible hébraïque, mais annoncée en deux passages (Dt 3, 21 et Jg 2,7) par une anomalie graphique dans le nom de Josué, écrit avec deux Wav : יהושוע. Josué (יהוה-est-salut) y apparaît à la fois comme le conducteur du peuple hébreu, et le signe prophétique du Messie à venir, à la manière du Rocher auquel les hébreux avaient bu au désert, qui était aussi l’image du Dieu Sauveur. Saint Paul dira même : « c’était le Christ » en (1 Co 10,4).
Observons que dans la Bible et la tradition juive, l’expression hébraïque « hashem » השם, c’est-à-dire « le Nom » n’est employée que pour יהוה, le Nom propre de Dieu, révélé à Moïse. C’est là le seul et unique Nom strictement au-dessus de tout nom. Si donc Jésus ressuscité a reçu « le Nom au-dessus de tout nom », cela veut dire qu’il a reçu le Nom propre יהוה et que ces quatre lettres doivent obligatoirement se retrouver en son Nom nouveau. (Isaïe 62, 2 et 65, 15 ainsi qu’Ap 2, 17).
En insérant au cœur du Tétragramme sacré, la lettre Shin : ש symbolisant la nature humaine du Christ, assumée par le Verbe sur terre, nous avons :

י ה ש ו ע
Jésus sur terre

י ה ש ו ה
Jésus glorifié
Nous constatons que la lettre : chA Y N : ע qui désigne « l’œil », est bien présente dans le Nom de Jésus sur terre. Cela nous permet de dire que le Verbe incarné, grâce à son corps conçu du Saint Esprit et né de la Vierge Marie, fut l’image visible sur terre du Dieu invisible (Col 1, 15). Par contre, cette lettre a disparu dans le Nom de Jésus glorifié. En effet, Jésus glorifié lors de sa Résurrection, va disparaître aux yeux de ses disciples le jour de l’Ascension. C’est saint Luc qui le souligne : « Sous leurs yeux, il s’éleva et une nuée vint le soustraire à leurs regards ». Jésus devait disparaître aux yeux des siens avant d’envoyer son Esprit (Lc 21, 51), Souffle d’amour : « Si je ne pars pas, le Paraclet ne viendra pas ; au contraire, si je pars, je vous l’enverrai » (Jn 16, 7).
Pour conclure, il est à remarquer que la valeur numérique du Nom de Jésus glorifié (47) et celle de la conjecture du Nom terrestre de Jésus (58) sont en étroite relation.

Le texte hébreu en contient plusieurs échos numériques dont certains ont été relevés par Jean-Gaston Bardet dans son livre : Le Trésor sacré d‘Ishraël ».

Eléments d’exégèse numérale selon Jean-Gaston Bardet

Jean-Gaston Bardet donne, dans la plupart des livres qu’il a publiés, plusieurs éléments de ce qu’il appelle l’« exégèse numérale » qu’on peut résumer en disant que c’est une interprétation des Ecritures par le biais des nombres. Ces éléments d’exégèse numérale viennent en quelque sorte compléter les exégèses littérales en proposant une autre voie d’entrée dans l’intelligence des Ecritures.
Partant du fait, bien connu, qu’à chaque lettre de l’alphabet hébraïque est associé un nombre entier naturel, il rappelle l’importance de cette unité qu’il désigne sous l’appellation de lettre-nombre. L’ordre des 22 lettres ordinaires de l’alphabet hébraïque a été fixé par les Phéniciens. Esdras rapporte de l’exil de Babylone un nouveau script de l’hébreu. En effet, l’hébreu n’a pas toujours été « carré ». C’est Esdras qui va remplacer le paléo-hébreu par l’hébreu dit « carré ». C’est aussi lui qui ajoute aux 22 lettres ordinaires, les 5 lettres dites finales du fait qu’elles ont une forme différente lorsqu’elles sont en fin de mot. Ceci porte donc à 27 signes l’alphabet hébraïque adopté après Esdras.
Jean-Gaston Bardet fournit une association entre les lettres de cet alphabet et les nombres entiers naturels basée sur le principe d’égalité Ordinal-Cardinal, c’est-à-dire que chaque lettre a pour nombre cardinal son nombre ordinal, en d’autres termes, son numéro d’ordre dans l’ordonnancement des lettres fixé par les Phéniciens. Par exemple, la première lettre : Aleph (א) a pour nombre cardinal : 1, la dix-septième lettre : Phé (פ) a pour nombre cardinal : 17.
L’unité lettre-nombre fixe en quelque sorte le système d’association adopté par Jean-Gaston Bardet, système que les talmudistes et les cabalistes appellent la « petite numération ». Jean-Gaston Bardet fournit l’alphabet hébraïque sous une forme structurée contrairement à ce qui est fait habituellement. Il en propose deux structures :
  • la première en trois colonnes de 9 lettres (signes) correspondant à la Très Sainte Trinité associée aux trois lettres distinctes du Tétragramme qui est le nom de l’Essence divine fourni à Moïse, suivre ce lien : Alephbeth-3 colonnes
  • la deuxième en cinq colonnes associées à ce qu’il appelle les cinq modalités trinitaires qui correspondent au Pentagramme sacré représentant le Nom de Jésus glorifié, suivre ce lien : Alephbeth-5 colonnes.
En plus des deux éléments de base de cette exégèse, il fournit un système d’association mots-nombres. Par analogie avec l’espace tridimensionnel matériel classique, il propose un espace « spirituel » dont les trois axes correspondent aux Trois Personnes de la Sainte Trinité. Les mots hébraïques dans cet espace possèdent donc trois coordonnées appelées coordonnées trinitaires :
  • une coordonnée de l’Esprit qui correspond à la somme des nombres associés aux lettres composant le mot,
  • une coordonnée du Fils correspondant à la somme des racines des nombres associés aux lettres du mot,
  • une coordonnée du Père correspondant à la racine de la coordonnée de l’Esprit ou à celle de la coordonnée du Fils.
Nous donnons ci-après, pour illustration, les coordonnées trinitaires de quelques mots hébraïques (sans les points-voyelles), écrites en remontant de la troisième (Esprit) à la première (Père). Nous avons choisi les noms des quatre personnages bibliques que certains talmudistes disent composer les quatre roues du Chariot divin : Abraham, Isaac, Jacob et David :
Abraham (אברהם) : 52.16.7
  • Coordonnée de l’Esprit (E) : 1+2+20+5+24 = 52
  • Coordonnée du Fils ou coordonnée médiane (F) : 1+2+2+5+6 = 16
  • Coordonnée du Père ou coordonnée principielle (P) : 7
Isaac (יצחק) : 55.19.1
  • E : 10+18+8+19 = 55
  • F : 1+9+8+1 = 19
  • P : 1
Jacob (יעקב) : 47.11.2 ou en écriture pleine (יעקוב) : 53.17.8
  • E : 10+16+19+2 = 47
  • F : 1+7+1+2 = 11
  • P : 2
David (דוד) : 14.14.5 ou en écriture pleine (דויד) : 24.15.6
  • E : 4+6+4 = 14
  • F : 4+6+4 = 14
  • P : 5
Ce système de coordonnées trinitaires des mots, ou d’ensemble de mots, permet d’établir des résonances ou des échos numériques entre mots ou phrases du texte sacré qui fournissent des éléments d’interprétation de l’Ecriture, basée sur les nombres associés. Par exemple, la définition de Dieu par lui-même donnée à Moïse en Exode 3:14 (אהיה אשר אהיה) possède les mêmes coordonnées trinitaires que l’expression « Mâle et femelle » de Genèse 1:27 (זכר ונקבה).
« Résonance numérique » entre Exode 3:14 et Genèse1:27 : n’est-il pas dit que l’homme et la femme ont été créés à l’image et à la ressemblance de Dieu ?
« Je Suis Celui qui Suis » (אהיה אשר אהיה) : 84.30.3
  • E : (1+5+10+5) + (1+21+20) + (1+5+10+5) = 84
« Mâle et femelle » (זכר ונקבה) : 84.30.3
  • E : (7+11+20) + (6+14+19+2+5) = 84
Ce système de coordonnées trinitaires permet aussi de mettre en évidence le fait que les deux principaux noms de Dieu sont des multiples du nombre 13 qui est le nombre de « UN » (אחד) et de l’« Amour » (אהבה). Ce nombre est en quelque sorte l’unité de mesure, le quantum des noms divins.
« UN » (אחד) : 13.13.4
  • E = 1+8+4 = 13
« Amour » (אהבה) : 13.13.4
  • E = 1+5+2+5 = 13
Ces résonances numériques permettent d’oser l’interprétation du nom propre de Dieu, le Tétragramme, en disant que Dieu est 2 fois « Amour » : Amour éternel du Père et du Fils dans l’Unité de l’Esprit.
Quelques exemples de coordonnées trinitaires de noms attribués à Dieu :
  • Adonaï (אדני) : 29.11.2
  • El (אל) : 13.4.4
  • Elohim (אלהים) : 52.16.7
  • Nom propre (יהוה) : 26.17.8
Nous vous fournissons par ce lien : Alephbeth-Aide, l’alphabet en cinq colonnes comme aide à l’attribution des coordonnées trinitaires aux mots hébraïques.
A vous de jouer maintenant ! Osez l’utilisation des coordonnées trinitaires pour interpréter les passages de l’Ancien Testament et comparez ce système à celui de la Guematria classique. Pourquoi ne pas s’essayer sur les noms des cinq premiers livres de l’Ancien Testament ? N’hésitez pas à utiliser l’Alephbeth-Aide fourni plus haut
  • Genèse (בראשית)
  • Exode (שמות)
  • Lévitique (ויקרא)
  • Nombres (במדבר)
  • Deutéronome (דברים)
Suivez ce lien pour la réponse :
2 commentaires sur “Eléments d’exégèse numérale selon Jean-Gaston Bardet
  1. bernard gaffori dit :
    Bonjour
    Je crois qu’une erreur s’est glissée dans le texte.
    Concernant Isaac (יצחק) : 55.28.1 et Jacob (יעקב) : 47.20.2 , ne faut’ il pas lire
    Isaac (יצחק) : 55.19.1 et Jacob (יעקב) : 47.11.2
    • ibokna dit :
      Bonsoir,
      Vous avez raison, je viens de faire la modification des coordonnées d’Isaac et de Jacob.
      Bien cordialement
      Le Groupe Bardet

LE SUPER-MÉCANISME CONCENTRATIONNAIRE










Extrait de: DEMAIN, C’EST L’AN 2000! de Jean-Gaston BARDET (éd. Jacques Petit, Angers, 1950)



Jean-Gaston BARDET (1907-1989) architecte et urbaniste, professeur international, il fut en poste dans de nombreux endroits du monde, Europe, Afrique, Moyen-Orient, les Amériques, en particulier l’Amérique Latine, dont le Mexique, où il travailla à six reprises.



LE SUPER MÉCANISME CONCENTRATIONNAIRE

Mais parmi tous les mécanismes concentrationnaires, il en est un plus subtil et plus puissant, dont l’ignorance était quasi totale il y a trente ans (NDLR, écrit en 1950, donc en 1920). Aussi suis-je bien obligé de l’exposer en détail. C’est le mécanisme bancaire qui multiplie les méfaits de l’usure et du crédit. En effet, d’un côté, par l’addition des intérêts il double, puis quadruple toute dette en quinze puis trente ans, d’un autre côté, par le subterfuge du crédit et de la monnaie scripturale, il vampirise toutes les richesses mobilières et surtout immobilières d’une nation, puis du monde.

L’usure a toujours été interdite par le Droit canon romain, puis par le Coran. Le catéchisme du concile de Trente est formel: “Tout ce qu’on prend au delà de ce qu’on a donné est usure… c’est pourquoi le prophète Ézéchiel (18-17) dit que Celui-là sera juste qui n’aura rien pris au-delà de ce qu’il aura prêté . Et Notre Seigneur nous ordonne, dans Saint-Luc (6-35), de prêter sans en rien espérer. Ce péché a toujours été considéré, même par les païens, comme un crime très grave et très odieux” et le concile ajoute, “c’est ce qui fait dire à Cicéron que prêter à usure ou tuer un homme c’est la même chose. Et en effet, ceux qui prêtent à usure vendent deux fois une même chose, ou ils vendent ce qui n’est point”.

Il faudrait bien peu connaître l’histoire des civilisations pour s’imaginer qu’il ne s’agit là que d’un principe de morale et non pas d’un principe fondamental de bonne organisation de la société civile… car il n’y a qu’une seule clé pour les Deux Royaumes (celui de la Terre et celui du Ciel).

La civilisation égyptienne a duré quelques cinq mille ans; elle ignorait la monnaie. Les diverses civilisations mésopotamiennes se sont effondrées les unes après les autres, au bout de quelques siècles, s’entre-déchirant, s’entre-détruisant. Elles connaissaient non seulement le trafic des lingots, mais l’usure, c’est-à-dire le “croît de l’argent” comme l’appelle le code d’Hammourabi. L’intérêt pouvait légalement atteindre 25% et montait jusqu’à 100 et 140%…

L’Encyclopaedia Britanica (article Money, édition de 1929) souligne que l’écroulement de la Grèce au VIème siècle comme l’effondrement de l’Empire romain sont également dus à l’usure. Ainsi que l’a montré G. Ferrero dans: la Grandeur et le déclin de Rome, Jules César fut brisé pour s’être montré incapable de résoudre “la gigantesque accumulation d’intérêts inaliénables qui avaient concentré toute la richesse en quelques mains, réduisant les petits propriétaires en esclavage”.

Vous commencez à soupçonner pourquoi Cicéron est plus dur dans ses jugements que les Pères de l’Église!

Précisons que le mot usure ne s’applique pas au taux pratiqué mais au caractère du prêt (Il n’en est pas de même du mot : usurier. Cependant les auteurs anglais qualifient d’usure le prêt à la production de l’argent qui n’existe pas, de l’argent négatif). Le prêt de consommation est seul qualifié d’usure dans les textes canoniques, le prêt à la production n’est pas un prêt, mais un apport de capital à une entreprise dont l’activité fournit des bénéfices. Ce prêt à la production n’est-il pas licite? Oui, dans certaines limites du taux de l’intérêt, mais non quand celui-ci atteint 50% à 60%, tel est cependant le taux réel des avances bancaires modernes.

Pour le comprendre, il faut étudier la constitution et le développement de la Banque d’Angleterre, type du système bancaire moderne, né en pays protestant où l’usure avait été autorisée par Elisabeth.

En 1694, Guillaume d’Orange, devenu Guillaume III d’Angleterre, n’avait plus d’argent pour payer son armée. Ce Hollandais, dont le succès avait été financé par les banquiers protestants de son pays, va — juste retour des choses — être pris dans l’engrenage des usuriers anglo-hollandais. Un syndicat d’usuriers, dirigé par William Paterson, lui proposa la combinaison suivante: a) Le syndicat privé avancera au gouvernement un prêt en or de 1 200 000 livres, au taux de 6%, le capital et l’intérêt étant garantis par l’État et payés en or; b) en récompense, le syndicat privé a le droit de s’appeler Banque d’Angleterre; c) comme le syndicat se démunissait ainsi de tout son capital pour financer le prêt, il avait en échange (?) le droit d’émettre et de négocier des billets à ordre jusqu’à la concurrence des 1 200 000 livres prêtées en or, à l’Etat.

Jusque-là, seul l’Etat avait le droit régalien de battre monnaie, c’est lui qui aurait pu et dû émettre ces billets gagés sur l’or qu’il avait emprunté. Le syndicat, abusant de son titre de Banque d’Angleterre, fit imprimer des billets reconnus valables à Londres, puis dans tout le pays, sous caution morale du roi et matérielle du prêt en or. C’était génial, le public avait confiance en des papiers que la Banque — n’ayant plus de capital — était incapable de rembourser. Ainsi est né le crédit moderne en argent-papier, véritable contrefaçon du Credo.

Par cet abus de confiance envers le peuple anglais, doublé de haute trahison envers le roi, dit Thomas Robertson (1), le clan des usuriers doubla d’un trait de plume sa fortune. Elle fit même plus que doubler, puisqu’il touchait non seulement l’intérêt sur son prêt en or, mais l’intérêt sur les billets en papier qu’il se mit à prêter — le 6% sur le capital initial devenant du 12%, en huit ans il doublait à nouveau (2).

Ainsi la Banque avait créé une double dette, l’une du gouvernement — lequel, après tout, empochait l’or — l’autre du peuple anglais. L’endettement simultané du gouvernement et du peuple ne fera que croître sans cesse, le gouvernement faisant évidemment tout retomber sur le peuple par le système des impôts. Telle est l’origine de la Dette nationale anglaise, nulle avant Guillaume III et qui atteignait, en 1948, 24 milliards de livres. Le mécanisme comporte trois stades: usure, dette, impôts, dont 60% servent à payer les intérêts de la dette.

Guillaume III continua à emprunter à la Banque jusqu’à concurrence de 16 millions de livres-or. Et celle-ci émit la même somme en billets. Bien plus, comme les billets avaient cours au même titre que l’or, même à l’étranger, la Banque avança désormais au gouvernement du papier… cautionné par lui, et non plus en or. Le tour était joué. Il est évident qu’à ce moment-là le gouvernement aurait pu reprendre son droit régalien et décider d’imprimer lui-même, les billets; il n’aurait ainsi jamais eu d’intérêts à verser ni de dette nationale en boule de neige.

Au début, la banque n’émit des billets que jusqu’à concurrence de l’or prêté, et conserva une réserve-or destinée à couvrir les demandes de remboursement. Petit à petit, elle s’aperçut que les gens préféraient manier des billets plus légers que l’or, et qu’on pouvait émettre des billets en se contentant de garder une réserve de 10%.

Mises en goût par une opération aussi fructueuse, les banques se multiplièrent comme des champignons. Entre 1694 et 1830, on trouve dans les îles Britanniques 684 banques privées, émettant chacune ses propres billets.

En dehors de toute considération morale le prêt à la production suffit à déséquilibrer toute économie qui n’est pas purement agricole ou pastorale, c’est à dire la seule économie où le “croît biologique”, don de Dieu, éternellement renouvelé, peur dépasser le “croît de l’argent” lorsque le taux est faible. L’industrie, elle, ne fait que transformer, et par l’extraction, épuiser

Tout d’abord, c’est l’inflation. Il y a dix fois plus de signes monétaire légaux en 1836 qu’en 1694. Or cette monnaie-papier n’est pas seulement prêtée mais dépensée directement par les banques, qui jouent ainsi le rôle de commerçants. Elles peuvent ainsi faire marcher leur commerce, avec seulement 10% du capital réel, tandis que les industriels qui veulent lancer une usine ou constituer un stock empruntent aux banques, au taux de 6%, des billets qui ne représentent quasi rien et hypothèquent leurs moyens réels de production pour du vent. Cela explique le peu de faillites des banques et la vampirisation des industries et du commerce par les “banques d’affaires”.

Toutefois, en 1836, le gouvernement britannique eut conscience du danger. Après une enquête secrète, le chancelier Robert Peel prit l’initiative du Bank Charter Act de 1844. Cette lois retira aux quelques 600 banques privées le droit d’émettre des billets en ne reconnaissant qu’à la -seule- Banque d’Angleterre, obligée cette fois d’avoir une couverture-or de 100% — ce qui dura jusqu’en 1914…— Aujourd’hui, la couverture n’est plus que symbolique.

Pauvre gouvernement! Les 600 banquiers se réunirent en un nouveau syndicat, le Joint Stock Banks- et -remplacèrent l’émission des billets interdits par l’émission de chèques facilitant l’avance bancaire, c’est à dire l’ouverture de crédit en compte courant. Ce n’était qu’une émission camouflée de billets, et d’autant plus avantageuse qu’elle allait servir principalement à enfler la production des gros emprunteurs et non à faciliter la consommation des petits, comme la monnaie légale.

C’était un nouveau coup de génie. Cette fois, ce n’est plus le roi qui cautionnera l’émission, ce sont les déposants, par suite d’une confusion habilement entretenue.

Le secret de la toute-puissance bancaire dans le monde entier, précise Robertson, réside dans le fait suivant: “Lorsqu’un individu dépose aujourd’hui 1 000 £ en espèces à la banque, celle-ci ne prête pas ces 1 000 £ à un autre client, mais les garde en réserve, et prête en avance bancaire, ou par chèque 9 000 £, c’est à dire neuf fois le montant du dépôt qu’elle a reçu”. C’est le premier client qui constitue la réserve de 10%… alors que le bon public croit que toute Banque n’est qu’un intermédiaire qui avance l’argent mis chez elle en dépôt, soit 1 000 £ pour 1 000 £. C’est d’ailleurs ce qui est déclaré dans tous les traités orthodoxes, et qui était officiellement inscrit dans l’ Encyclopaedia Britanica jusqu’en 1910; mais dans l’édition de 1929, vous lisez que “les banques prêtent en créant du crédit, elles créent leurs moyens de paiement ex nihilo” précise M. R. Hawtrey, secrétaire adjoint au Trésor.

En général, l’emprunteur a déposé des garanties. S’il ne peut rembourser son emprunt, la banque saisit les garanties et fait là un bénéfice absolu, pendant que l’emprunteur, lui, fait faillite. S’il rembourse, la banque touche 6% sur 9000 £, soit 54% sur les 1 000 £ qui lui avait été déposées jadis, joli bénéfice pour avoir fait un simple jeu d’écriture. L’opération est annulée, la somme inscrite est rentrée dans la colonne Avoir, elle annule le montant porté en sortie dans la colonne Doit. Les 9 000 £ se dissolvent dans le vent, d’où elles étaient venues!…

De là le pouvoir quasi magique des banques. Non seulement elles créent et détruisent de la monnaie, mais des affaires. Elles provoquent des booms, des crises artificielles, des périodes de suractivité ou de chômage, suivant que — comme une coquette — elles accordent ou non leurs faveurs, c’est-à-dire des crédits de compte courants. Elles sont maîtresses du “cycle du commerce”. Leur pouvoir est invincible, quel que soit le parti qui triomphe temporairement. Elles concentrent progressivement tout entre leurs mains, sur la ruine des nations.

Lorsqu’en 1919, Vincent C. Vickers — gouverneur de la Banque d’Angleterre depuis 1910 — s’apercevra de cette destruction irrémédiable, il démissionnera et commencera à dénoncer cet engrenage implacable (3). Il en résultera l’Official Governmental Report on Finance and Industry, dit MacMillan Report (4), au Parlement anglais de 1931, puis le Canadian Government Report of the Committee on Banking and Commerce, de 1939 (5), qui confirmèrent tous ces faits et révélèrent que le mot: dépôt bancaire est une escroquerie verbale, il fait croire à un actif alors qu’il représente au contraire un passif, une dette des emprunteurs. Il faut lui substituer l’expression “crédit financier” ou mieux “argent négatif”.

Avec ce système une banque peut tout acheter, tout faire passer entre ses mains, puisqu’elle peut doubler en deux ans non seulement son capital réel mais l’argent qu’on lui dépose. Elle réalise l’idéal concentrationnaire, n’ayant besoin ni de déplacer des hommes, ni de rassembler des machines, quelques traits de plume suffisent. C’est la reine des machines-en-papier! (ndlr, les ordinateurs)

Pas de concentration sans destruction

Le mécanisme moderne du Crédit, portant sur la production va conduire au même effondrement que la simple usure de l’antiquité, portant sur la consommation , car il ne possède plus d’autorégulation venant des signes monétaires légaux, de l’argent accumulé ou thésaurisé, de l’épargne.

Lorsque des consommateurs investissent leur épargne, tout d’abord, le taux d’intérêt réel reste limité, inférieur à 10% mais surtout, l’industrie qui emprunte ne peut se développer qu’en fonction de cette épargne, de ce surplus qui n’a pas été dépensé pour la consommation. À moins de fabriquer des objets superflus, cette industrie risque peu de surproduire, c’est-à-dire de produire au-delà des possibilités d’achat des consommateurs. Tandis que dans le cas du financement par les banques, qui émettent une monnaie scripturale anticipée , basée sur l’hypothèse de la vente des objets produits, les exploitations de la production s’enflent à une vitesse dépassant les pouvoirs d’achat réels qui sont désormais négligés et ignorés.

Il s’en suit une hystérie de la production qui offre l’alternative: chômage ou guerre pour la destruction des biens qui encombrent le marché.

Il y a donc deux financements possibles de caractères totalement opposés: l’un provenant de l’épargne, de l’argent en supplément et l’autre projeté par anticipation . Dans le premier cas, l’autorégulation doit venir de l’offre des capitaux existants, dans le second, de la demande en besoins primaires les plus certains.

Ainsi le financement bancaire — mis en lumière — est tout indiqué pour la construction et l’équipement immobilier profitant à l’ensemble du pays. Là où il n’y a point à craindre de surproduction, c’est vraiment la demande qui fixe l’émission. Ce sont les besoins en logements, en routes, en ponts, en hôpitaux, en écoles, en forêts, qui cette fois, deviennent les régulateurs de la monnaie scripturale anticipée, si dangereuse dans ses anticipations. Mais dans ce cas, seuls des offices régionaux — et non une banque de crédit centralisée (6) — permettraient d’avoir la confiance du public de la région et le contrôle effectif des besoins proches. Comme là, il s’agit de prêt de consommation et non plus de production, il ne peut plus être question d’intérêt. La Région ne peut être usurière. Le mécanisme bancaire, en tant que mécanisme , est utilisé sans compromission avec l’usure, il possède son autorégulation organique: la connaissance de la communauté dans ses besoins propres. C’est le seul cas où posant le Bien au départ, nous le récoltons à l’arrivée.

Lorsque s’ajoutent les méfaits de prêt à intérêt de taux scandaleux, de la monnaie scripturale non freinée par les besoins et de l’hystérie de la production, on dévale à roue libre vers la destruction obligatoire.

La ruine vient, d’une part de la Dette nationale et de ses intérêts reportés sur le peuple par l’impôt qui n’est plus “juste”, ne répondant pas à un service rendu. Aussi se pose la question: faut-il rendre à César ce qui est à Mammon?

La ruine est augmentée par l’inflation qui déprécie les biens du travail et qui est telle qu’en juillet 1945, les banques réunies des îles Britanniques possédaient en caisse 600 millions de £ et avaient accepté environ 5 400 millions de £, soit neuf fois plus, en reconnaissances de dettes, prêts, avances, investissements. Ces 5 400 millions n’ayant aucune existence réelle ont été créés par les banques, à partir de rien, depuis 1844, au taux de 1 million par semaine (7).

Le système est très exactement satanique. L’homme ne peut rien créer ex-nihilo. L’argent-négatif ou dette peut, et doit, être détruit par un jeu d’écritures sur le grand Livre: la colonne Avoir équilibrant la colonne Doit. Mais subsiste l’intérêt à payer, qui ne le peut être que grâce à une nouvelle création ex-nihilo d’argent-négatif et ainsi de suite… Il se produit une boule de neige de dettes, une marée d’argent-négatif, de néant, qui augmente sans cesse et entraîne à la destruction obligatoire des biens réels.

Le chaos économique qui conduit chaque pays à l’alternative: révolution ou guerre, provient d’une méconnaissance de vérités élémentaires, tant des marxistes d’ailleurs, que des économistes libéraux. Marx, en effet, n’a nullement soupçonné le mécanisme de l’argent-négatif, et a reporté ses attaques contre le profit et la propriété. Ces derniers ayant toujours été défendus — dans de justes limites — par l’Église, mère des Pauvres, la sagesse commandait de chercher une autre explication.

La voici. Pour qu’il n’y ait pas coexistence de surproduction et de sous-consommation, il faut que le revenu national puisse acheter la production nationale donc lui soit égal (8) — la soupape des exportations étant de plus en plus réduite dans un monde qui s’unifie (9).

Or tout prix comporte deux parts: l’une de travail, l’autre de capital, l’une a) de salaires personnels (directs ou indirects mais versés à des personnes pour leur consommation), l’autre b) de rémunération des capitaux engagés, qui sont des capitaux d’argent-négatif en majeure partie — la monnaie légale servant à peine à 5% des échanges (avoua lors de l’enquête précitée M. C. Towers, gouverneur de la Banque du Canada). Tel est le phénomène a + b découvert expérimentalement par le major Douglas en 1920 et au sujet duquel M. de Valera déclarait en 1942: “Malgré mes demandes réitérées, aucun économiste n’a pu me démontrer la fausseté de ce théorème”.

Si donc les producteurs touchent un total a, ils ne peuvent, en aucune façon, acheter un total a + b ; le revenu national reste toujours inférieur à la production nationale. Il y aura toujours des surplus et les consommateurs seront toujours en état de sous-consommation. Telle l’origine du phénomène surabondance-misère qu’aucun dirigisme ne peut réduire.

Faut-il souligner que plus la structure productrice est concentrée, plus les investissements dans d’énormes machines sont gigantesques, plus b croît aux dépens de a dans l’équation, moins les salarié peuvent acheter leur production, plus la misère augmente, ce qui se vérifie depuis un siècle, quelle que soit l’augmentation continue des salaires (10).

Le remède financier — dont nous avons déjà montré dans nos autres chapitres la valeur économique — consiste d’une part dans le micro-machinisme et la décentralisation diminuant b. Et d’autre part, dans le retour à l’Etat de son droit régalien de battre monnaie, enfin dans l’utilisation de crédit public retrouvé, sans intérêt , pour la construction des services publics nationaux, régionaux (routes et hôpitaux, écoles et forêts) où la part de salaires personnels est maxima et qui sont en dehors du circuit Production, dans lequel doit jouer seulement la monnaie légale (11).

Faut-il faire remarquer que, quelle que soit la Distribution: structure du commerce et répartition des biens parmi les citoyens, cela ne joue qu’à l’intérieur de a . Il peut y avoir des injustices, des bénéfices scandaleux ou un gaspillage dû à une cascade d’intermédiaires, mais les Salaires totaux, plus ou moins bien répartis, doivent d’abord permettre d’acheter la Production totale.

Le système bancaire actuel, autrement dit l’usure-à-l’argent-négatif ne peut rien créer de positif, il est très exactement inverti. Il prospère en temps de guerre, s’épanouit, apporte la prospérité matérielle aux ouvriers requis en usine, aux fournisseurs de l’État et aux fabricants de munitions, pendant que la fleur de la nation est tuée ou mutilée. Il languit en temps de paix, se contracte, apporte le rétrécissement du pouvoir d’achat, les faillites, banqueroutes, le chômage et toutes les misères à la clé. Pourquoi ce paradoxe?

Il y a toujours assez de pouvoir d’achat pour les buts de guerre PARCE QUE les biens créés sont détruits. Ainsi la sous-consommation peut être ordonnée au nom du patriotisme, tandis que la surproduction est liquidée.

Il ne s’agit point de mettre au pilori les banquiers actuellement inconscients, mais de considérer les faits. Les faits sont les suivants, ils crèvent les yeux: l’usure-à-l’argent négatif conduit à fournir toujours assez d’argent pour la guerre, la mort et la destruction et jamais assez pour la paix, la vie et la construction. Plus la guerre est terrible, dévastatrice, plus de pouvoirs d’achat sont créés, plus le flot d’argent-négatif s’enfle ainsi que les bénéfices des usuriers. Mais ce gonflement ne peut avoir lieu avec des biens qui encombreraient le marché, puisque les salaires sont toujours insuffisants pour les acheter, et ne peut avoir lieu que dans un seul cas, celui de la destruction délibérée des stocks. Le système ne fonctionne avec efficacité ( efficiency ) que si l’on détruit des biens réels (12). Il conduit implacablement à la guerre.

Jean Gaston BARDET (1950)

(1) In -Human Ecology-, (Maclellan ed. 240 Hope Street, Glasgow), admirablement documenté mais dont nous n’acceptons pas le remède.

(2) Savoir doubler l’intérêt fait partie de la science bancaire… Ainsi en est-il de la vente à crédit -mensuel- à 8%, qui est en réalité à 16%, et qu’on tente de généraliser en Europe (en 1950)

(3) Economic Tribulations (Badley Heat, 1941).

(4) Publié par H. M. Stationary Office (Londres, 1931)

(5) Publié par Hing’s Printer (Ottawa, 1939)

(6) Dont les méfaits sont dénoncés par Robertson, -op. cit-, et le thomiste irlandais R. P. Denis Fahey in -Money manipulation and Social Order-, (Brown and Nolan. Dublin).

(7) Tel est le montant de l’impôt secret perçu sur toute la communauté de l’espace financier britanique, qui le paie non avec du vent mais avec son travail et ses propres biens réels. Et ce chiffre de 5 400 millions ne comporte pas toutes les acquisitions et investissements dans les affaires nationales ou internationales qui se montent au moins à 5 000 autres millions.

(8) Molotov, longtemps ministre des affaires étrangères de l’URSS, avoua que la seule chose qu’il craignait était que cette égalité soit réalisée en Occident…

(9) La recherche des grands espaces financiers, les accords financiers entre plusieurs nations n’ont, au fond (et peut-être inconsciemment), pour but que de trouver… chez les autres, de l’argent que l’on ne peut trouver chez soi; mais le théorème reste inéxorablement valable pour l’espace considéré!

(10) Le personnel de certaines usines s’appauvrit au fur et à mesure que s’accroît leur modernisation. Il pouvait acheter, en 1947, environ la moitié de la production, et deux ans après seulement le quart, car la modernisation entraîne un accroissement des charges du capital et une diminution des pouvoirs d’achat. Cf. l’article de Georges Levard, in “revue d’Action Populaire” de décembre 1950.

(11) L’abîme qui sans cesse augmente entre le “progrès” matériel et le progrès moral, vient de ce que la production matérielle n’est plus organique. Elle n’est plus financée par le croît naturel, par les propres réserves des industries, mais par anticipation, par dettes d’argent-négatif. Elle s’enfle à une vitesse qui dépasse toute maturation possible des individus. Cela est fondamental pour comprendre l’hystérie de la production.

(12) Aussi les faillites des industries sont-elles acceptées avec complaisance par les banques, c’est une des soupapes de sûreté qui empêchent la chaudière d’éclater. Par contre, les bons “Serra” émis sans intérêt au Kenya, vers 1921, ou les “billets coopératifs” sans intérêt, J.A.K., au Danemark en 1931, furent stoppés par les banques nationales, car les professeurs d’économie démontrèrent (!!) “que c’était un gros -désavantage- pour tout le monde (!) d’emprunter sans intérêt”. Qu’en pensent les constructeurs de petites maisons familiales… qui paient deux fois leur maison ?

https://issuu.com/rmounet/docs/demain_c_est_l_an_2000

Argent du néant, ex nihilo, une usure vorace, cause des crises.

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24 mars 2016 – Ça s’appelle ex nihilo en technique bancaire. Ça ne vient de nulle part, ça ne vient pas des réserves du banquier, ça ne vient pas de la …

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françois de siebenthal | ANTIBANQUE

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FRANçOIS DE SIEBENTHAL, LAUSA

Agir ensemble, sur une convergence de volonté n’est en fait, rien d’autre que notre devise suisse, inscrite dans nos gènes, notre constitution et gravée sous la coupole fédérale à quelques centaines de mètres d’ici :

« Un pour Tous, Tous pour Un ».

Je vous remercie de votre attention et de votre écoute.

EL SUPER MECANISMO DE CONCENTRACIÓN

Jean Gaston Bardet
Texte en français tout en bas.
Sólo se puede añadir las computadoras en lugar del estilógrafo del banquero. Sólo la tecnología evoluciona y hace cada vez más poderoso y rápido el sistema financiero, pero nada, absolutamente nada en el sistema bancario actual modifica los mecanismos bancarios de creación de la moneda por los bancos comerciales privados como se lo explica con claridad total en este texto y las consecuancias temibles así acarreadas.
Se agrava la situación desde le principio (2008) de la crisis actual cuando los bancos centrales crean la moneda apartir de la nada unicamente para salvar el sistema de credito bancario actual. Si los bancos centrales, pues complices de todo el sistema financiero actual, acabarían sus creaciones de moneda a partir de la nada * sería el colaspso general del sistema y el hundimiento inmediato del sistema financiero. Este último, moribundo avanzado, es mantenido artificialmente para salvar todos los mercados financieros y sus burbujas financieras que existen sólo en los balances de los bancos más grandes, incluído los valores bursátiles cuyo las cotizaciones no tienen ya nada que ver con las realidades económicas y sociales…
(*lo llamamos -quantitative easing-, o QE. Actualmente, en los EE.UU, son un promedio má o menos de 50 billones de dólares que salen de la nada “creado” -cada mes- por le Federal Reserve.Podemos decir: 1,5 billón cada día creado de la nada con una tasa de 0,15%, casí nada, como regalo a los bancos más grande para sostener un sistema endemoniado cuando la pobreza aumenta de todas partes para el enrequicimiento de una pandilla que es una plutocracia riquisima…)
Renaud
_____________________________________________________________________________________
— TEXTO BÁSICO —
Difundir en todo lo posible. Este texto ya está en varios sitios Hispanos Americanos
*
EL SUPER MECANISMO DE CONCENTRACIÓN
Quien controla el dinero, controla las naciones, hasta el mundo entero
por Jean-Gaston BARDET
Entre todos los mecanismos de concentración, existe uno de ellos más sutil y más poderoso, ignorado casi totalmente hace unos decenios. Por eso, tengo que exponerlo detalladamente. Es el mecanismo bancario que multiplica las fechorías de la usura y del crédito. En efecto, por un lado, la adición de los intereses, dobla, y luego cuadruplica cualquier deuda en quince y luego treinta años, por otro lado, a través del subterfugio del crédito y de la moneda escrituraria (scriptural), vampiriza todas las riquezas mobiliarias y, sobre todo, inmobiliarias, de una nación, y luego del mundo.
La usura siempre fue prohibida por el derecho canónico romano y luego por el Corán. El catecismo del Concilio de Trento es clarísimo: “Todo lo que se toma allende de lo que se ha dado es usura…” es por ello que el profeta Ezequiel (18-17) dice que ‘Aquel será justo quien no habrá prestado con usura y quien no habrá tomado nada allende lo que hubiere prestado. Y Nuestro Señor nos manda, en San Lucas (6-35), prestar sin esperar nada’. Este pecado siempre fue considerado, igualmente por los paganos, como un “crimen muy grave y odioso” y el concilio añade, “es lo que hace decir a Cicerón que prestar con usura o matar a un hombre resulta la misma cosa. En efecto, aquellos que prestan con usura venden dos veces una misma cosa, o, venden lo que no es”.
Habría que conocer muy poco de la historia de las civilizaciones para imaginarse que solo se trata de una pauta moral y no de un principio FUNDAMENTAL de buena organización de la sociedad civil… porque solo hay una sola clave para los Dos Reinos (el de la Tierra y el del Cielo).
La civilización egipcia duró unos cinco mil años; ignoraba la moneda. Las diversas civilizaciones mesopotámicas se desplomaron las unas después de las otras al cabo de unos siglos, desgarrándose, destruyéndose mutuamente.
Practicaban no solo el tráfico de lingotes, sino la usura, es decir el “crecimiento del dinero” como lo llama el código de Hammurabi. El interés podía legalmente alcanzar un 25% y podía subir hasta 100% y 140%.
La Enciclopedia Británica (artículo Money, edición de 1929) apunta que el hundimiento de Grecia durante el siglo VI e igualmente el hundimiento del Imperio Romano, se debieron de la misma manera a la usura. Así como lo mostró G. Ferrero en Grandeza y Decadencia de Roma, Julio César resultó destrozado por mostrarse incapaz de solucionar “la gigantesca acumulación de intereses inalienables que habían concentrado toda la riqueza en pocas manos, reduciendo los pequeños propietarios a la esclavitud”.
Empiezan ustedes a sospechar por qué Cicerón en sus juicios resulta más severo que los Padres de la Iglesia.
Precisemos que la palabra usura no se aplica a la tasa utilizada sino a la índole del préstamo. El préstamo de consumo solamente es calificado como usura en los textos canónicos, el préstamo para la producción no es un préstamo, sino un aporte de capital a una empresa cuya actividad trae ganancias (beneficios). ¿Este préstamo para la producción es lícito? Si, dentro de ciertos límites en la tasa de interés, pero no cuando esta última sube hasta el 50% o 60%, y que sin embargo es la tasa real de los préstamos bancarios modernos.
Para entenderlo, hace falta estudiar la constitución y el desarrollo del Banco de Inglaterra, prototipo del sistema bancario moderno, nacido en un país protestante donde la usura había sido autorizada por la reina Isabel.
En 1694, Guillermo de Orange, llegando a ser Guillermo III de Inglaterra, no tenía ya dinero para pagar su ejército. Este rey, holandés, cuyos éxitos habían sido financiados por los banqueros protestantes de su país, va a ser atrapado, lo cabal de las cosas, en el engranaje de los usureros anglo-holandeses. Un grupo (guilda) de usureros, dirigido por William Paterson, le propuso la combinación siguiente:
a) El grupo privado anticipará al gobierno un préstamo en oro de 1,200,000 libras con tasa de 6%, capital e interés estando garantizados por el Estado y pagados en oro;
b) como recompensa, el grupo privado tiene el derecho de llamarse Banco de Inglaterra;
c) y como el grupo se despojaba así de todo su capital para pagar el préstamo, exigía a cambio (si ya recibirían intereses, ¿a cambio de qué otra cosa esa exigencia?) el derecho de emitir y de negociar pagarés hasta la suma de las 1,200,000 libras prestadas en oro al Estado.
Hasta entonces, solo el Estado tenía el derecho de regalía para acuñar la moneda, es él quien hubiera podido y debido emitir tales billetes teniendo como prenda el oro que había tomado prestado. El grupo abusando de su título Banco de Inglaterra, hizo imprimir billetes considerados como válidos en Londres, y luego en todo el país, bajo la fianza moral del rey y la fianza material del préstamo de oro. Todo resultaba genial, el público tenía confianza en papeles que el Banco – no teniendo ya capital- era incapaz de reembolsar. Así nació el crédito moderno con dinero de papel, verdadera falsificación del Credo.
Mediante este abuso de confianza sobre el pueblo inglés, duplicado por alta traición respecto al rey, dice Thomas Robertson (1), el clan de los usureros duplicaba, con una plumada, su fortuna. Esta lograba aún más que duplicarse ya que el clan cobraba no solo el interés de su préstamo en oro, sino además el interés cobrado por sus billetes de papel que se puso a prestar – el 6% del capital inicial tornado en 12%, y al cabo de ocho años, duplicaba de nuevo (2).
Así, el Banco había creado una deuda doble, una del gobierno – el cual, después de todo, embolsaba el oro – la otra, del pueblo inglés. El endeudamiento simultáneo del gobierno y del pueblo crecerá sin parar, el gobierno, obviamente, haciendo todo recaer sobre el pueblo con el sistema de impuestos. Aquí está el origen de la Deuda nacional inglesa, inexistente antes de Guillermo III, y que totalizaba, en 1948, 24 mil millones de libras. El mecanismo consta de tres grados: usura, deuda, impuestos (60% de estos asignados a pagar los intereses de la deuda).
Guillermo III siguió tomando prestado del Banco hasta la suma de 16 millones de libras-oro. Y este último emitió el mismo monto en billetes. Aún más, como los billetes circulaban como si fueran oro, igualmente en el extranjero, en adelante el Banco entregó desde entonces papel al gobierno… fiado por él y no ya por el oro. La jugada era completa. Es evidente que en aquel momento, el gobierno hubiera podido retomar su derecho de regalía y decidir imprimir él mismo los billetes; así nunca habría tenido que pagar intereses ni deuda nacional creciendo como bola de nieve.
Al inicio, el banco solo emitió billetes hasta la suma del oro prestado, y conservó una reserva-oro prevista para cubrir las demandas de reembolso. Poco a poco, se dio cuenta que la gente prefería el manejo de los billetes más livianos que el oro y que se podía emitir billetes contentándose con conservar una reserva de 10%.
Atraídos por una operación tan fructuosa, los bancos se multiplicaron como hongos. Entre 1694 y 1830, hubo en las Islas Británicas 684 bancos privados, emitiendo cada uno un crecido número de sus propios billetes.
Fuera de toda consideración moral, el préstamo para la producción basta para desequilibrar toda economía que no es puramente agropecuaria o pastoral, es decir, la única economía donde las “creces (crías) biológicas”, don de Dios, siempre renovadas, pueden dejar atrás las “creces del dinero” cuando la tasa es baja. La industria, por su parte, no hace sino transformar, y por la extracción, agotar.
Antes que todo, es la inflación. Hay diez veces más signos monetarios legales en 1836 que en 1694. Ahora bien, esta moneda-papel no solo resulta prestada sino gastada directamente por los bancos, que así juegan el papel de mercaderes. Los bancos pueden así manejar su negocio con solo 10% de capital real, mientras que los industriales que quieren iniciar una fábrica o constituir un almacén, o stock, toman prestado a los bancos, con tasa del 6%, billetes que representan casi nada e hipotecan sus medios reales de producción a cambio de ‘viento’ o nada. Esto explica las pocas quiebras de bancos y la vampirización de las industrias y del comercio por los “negocios bancarios”.
No obstante, en 1836, el gobierno británico tuvo conciencia del peligro. Después de una investigación secreta, el canciller Robert Peel tomó la iniciativa del Bank Charter Act de 1844. Aquella ley retiró a unos 600 bancos privados el derecho a emitir billetes y reconociendo solo al Banco de Inglaterra, obligado por esta vez a tener una cobertura en oro del 100% – lo que duró hasta 1914… Hoy día la cobertura resulta solamente simbólica.
¡Pobre gobierno! Los 600 banqueros se reunieron formando un nuevo grupo, el Joint Stock Banks y reemplazaron la emisión de billetes prohibidos con la emisión de cheques facilitando las entregas bancarias, es decir la apertura de crédito en cuentas corrientes. Solo se trataba de una emisión disfrazada de billetes, cuanto más peligrosa ya que iba a ser, como moneda legal, el principal factor hinchando la producción de los grandes tomadores de préstamos y no facilitando el consumo de los pequeños.
Era una nueva chispa genial. Esta vez no es el rey quien garantizará la emisión, son los depositantes, como consecuencia de una confusión mantenida con habilidad.
El secreto de la omnipotencia bancaria en el mundo entero, precisa Robertson, radica en el hecho que sigue: “Hoy día, cuando alguien deposita 1,000 libras de dinero constante en el banco, este último no presta aquellas 1,000 libras a otro cliente, sino las conserva en reserva y presta como anticipo bancario, o con un cheque, 9,000 libras, es decir nueve veces el monto del depósito que recibió”. El primer cliente constituye solo un reserva de 10%… mientras que el bueno del público cree que cualquier banco solo es el intermediario que anticipa el dinero puesto en sus bóvedas, esto es 1,000 libras por 1,000 libras. Por otra parte es lo que todos los tratados ortodoxos declaran y que estaba oficialmente inscrito en la Enciclopedia Británica hasta 1910; p ero en la edición de 1929, se lee que “los bancos prestan creando crédito, crean sus medios de pago ex-nihilo (a partir de la nada)” precisa M. R. Hawtrey, secretario suplente del erario público (3).
En general el que toma prestado ha depositado garantías. Si no puede reembolsar su préstamo, el banco embarga sus garantías haciendo ahí una ganancia absoluta, mientras quien tomó prestado se declara en quiebra. Si reembolsa, el banco cobra 6% de 9,000 libras, esto es 54% de las 1,000 libras de dinero constante que habían sido depositadas previamente. Ganancia magnífica por haber efectuado un mero juego de escritura. La operación queda anulada, el importe inscrito es llevado a la columna Haber, que anula el importe llevado como salida en la columna Debe. ¡Las 9,000 libras se disuelven en el viento, o la nada, de donde habían salido!…
He allí el poder casi mágico de los bancos. No solo crean y destruyen moneda sino negocios. Provocan expansiones formidables, “booms”, crisis artificiales, períodos de superactividad o de paro, según que – como una coqueta – otorgan, o no, sus favores, es decir créditos de cuenta corriente. Son dueños del “ciclo del comercio”. Su poder es invencible, cualquiera que sea el partido que triunfe temporalmente. Concentran poco a poco todo en sus manos, sobre la ruina de las naciones.
En 1919, cuando Vincent C. Vickers, – gobernador del Banco de Inglaterra desde 1910 – se dio cuenta de esa destrucción irreparable, él dimitió y comenzó a denunciar este engranaje implacable (4). Resultó de esto el Official Government Report on Finance and Industry, conocido como el MacMillan Report (5) y luego el Canadian Government Report of the Committee on Banking and Commerce, de 1939 (6) que confirmaron todos esos hechos y revelaron que la palabra: ‘depósito bancario’ es una estafa verbal, hace creer en un activo cuando representa al contrario un pasivo, una deuda de los que toman prestado. Hace falta substituirla con la expresión “crédito financiero”, o mejor: “dinero negativo”.
Con ese sistema un banco puede comprar todo, hacer pasar todo a sus manos, ya que puede duplicar en dos años no solo su capital real sino el dinero que se le deposita. Realiza el ideal del sistema de concentración, no necesita ya trasladar hombres, ni juntar máquinas, unas plumadas bastan. Es la reina de las máquinas de papel (hoy en día, con computadoras)
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– NO HAY CONCENTRACION SIN DESTRUCCION –
El mecanismo moderno del Crédito orientado a la producción conducirá al mismo hundimiento que la mera usura de la antigüedad orientada al consumo, pues no tiene autorregulación por parte de los signos monetarios legales, es decir el dinero acumulado o atesorado del ahorro.
Cuando consumidores invierten su ahorro, en primer lugar la tasa de interés real queda limitada, inferior a 10%, pero sobre todo la industria que toma prestado solo se desarrolla en función de dicho ahorro, de ese excedente que no ha sido gastado en consumo. Salvo que fabrique objetos superfluos, dicha industria no corre el riesgo de producir demasiado, es decir producir allende las posibilidades de compra de los consumidores. Mientras que en el caso de la financiación mediante los bancos, los cuales emiten una moneda escrituraria anticipada, basada en la hipótesis de la venta de los objetos producidos, las explotaciones y la producción se hinchan con una velocidad que deja atrás los poderes de compra reales que, en adelante, quedan abandonados e ignorados.
Resulta una histeria de la producción que plantea la alternativa: desempleo o guerra para la destrucción de los bienes que inundan el mercado.
Así pues, hay dos financiaciones posibles de índole totalmente opuesta: una que proviene del ahorro, es un dinero de suplemento y la otra proyectada por anticipación.. En el primer caso, la autorregulación debe provenir de la oferta de los capitales ya existentes, en el segundo, del pedido de necesidades primarias las más ciertas.
Así la financiación bancaria – expuesta a la luz pública – es muy indicada para la construcción y el equipamiento inmobiliario en beneficio del conjunto del país. Allí donde no se temen los excesos de producción (sobreproducción), es verdaderamente la demanda quien determina la emisión. Son las necesidades de alojamiento, carreteras, puentes, hospitales, escuelas, bosques, que esta vez, se tornan en reguladores de la moneda escrituraria anticipada, tan peligrosa en sus anticipos. Notar bien que en este caso, solo las oficinas regionales – y no un banco de crédito centralizado (7) – permitirían tener la confianza del público de la región y el control efectivo de las necesidades inmediatas. Notar que se trata de un préstamo de consumo y no de producción, no puede ser cuestión de intereses. La Región o la Provincia no pueden ser usureras. El mecanismo bancario, como mecanismo, es utilizado sin compromiso con la usura, posee su autorregulación orgánica: el conocimiento de la comunidad en sus necesidades específicas. Es el único caso donde: colocando el Bien en la salida lo cosecharemos en la llegada.
Cuando se añaden las fechorías del préstamo con interés y tasas escandalosas, de la moneda escrituraria, no frenada por las necesidades, y de la histeria de la producción, se desciende rápida y desenfrenadamente hacia una destrucción obligatoria.
La ruina proviene, por una parte, de la Deuda nacional y sus intereses trasladados a cargo del pueblo mediante el impuesto que no resulta “justo”, sin implicar la prestación de ningún servicio. También se plantea la pregunta: ¿Hace falta devolver a César lo que pertenece a Mamón (*)?
La ruina es aún mayor por la inflación que deprecia los bienes del trabajo de tal manera que en Julio 1945, los bancos reunidos de las Islas Británicas tenían en sus cajas 600 millones de libras y habían aceptado en reconocimientos de deudas, préstamos, anticipos, inversiones más o menos 5,400 millones de libras, o sea nueve veces más. Esos 5,400 millones sin tener ninguna existencia legal han sido creados por los bancos a partir de la nada, desde 1844 con tasa de 1 millón por semana (8).
El sistema resulta exactamente satánico. El hombre no puede crear a partir de la nada (ex-nihilo). El dinero-negativo o deuda creada puede, y debe, ser destruido con un juego de cuentas en el Gran Libro: la columna Haber equilibrando la columna Debe. Pero subsiste el interés por pagar, y que no podrá efectuarse sino con una nueva creación ex-nihilo (a partir de la nada) y así sucesivamente… Se produce una bola de nieve de deudas, una marea de dinero-negativo, de la nada, que aumenta sin parar y acarrea la destrucción obligatoria de bienes reales.
El caos económico que lleva a cada país hacia el dilema: revolución o guerra, radica en un desconocimiento de verdades elementales, tanto de los marxistas como de los economistas liberales. En efecto, Marx no sospechó de ningún modo el mecanismo del dinero-negativo y concentró sus ataques contra la ganancia y la propiedad. Estos últimos siempre han sido amparados – en límites justos – por la Iglesia, madre de los pobres; la cordura recomendaba buscar otra explicación.
Hela aquí. Para que no haya coexistencia de sobre producción con sub-consumo, hace falta que el ingreso nacional pueda comprar la producción nacional, esto es, que sea igual (9) – la válvula de las exportaciones estando cada vez más reducida en un mundo que se unifica. (10)
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Ahora bien, cualquier precio incluye dos partes: una, de trabajo, otra, de capital. Una, (A), de sueldos o salarios (directos o indirectos pero entregados a personas para su consumo), otra, (B), de remuneración de capitales involucrados en la producción y la venta del objeto comprado, que son capitales de dinero negativo en la mayor parte – la moneda legal apenas representa el 5% de las transacciones (confesó M. C. Towers gobernador del Banco de Canadá durante la investigación precitada, en aquella época Canadá estaba bajo control hacendista de Gran Bretaña). Tal resulta el teorema (A+B) descubierto en 1918 por el Mayor Douglas y acerca del cual M. de Valera (Primer ministro de Irlanda) declaró en 1942: “A pesar de mis demandas reiteradas, ningún economista pudo demostrarme la falsedad de este teorema”.
Esto es, cuando los productores cobran un total (A), no pueden, de ninguna manera, comprar un total (A + B) ; el ingreso nacional queda SIEMPRE inferior a la producción nacional. Habrá SIEMPRE demasía en la producción (surplus) y los consumidores estarán SIEMPRE en estado de sub-consumo. He aquí el origen del fenómeno superabundancia-miseria que parece no poder ser reducido por ninguna manera de dirigir.
Es necesario subrayar que tanto más la estructura productiva está concentrada, tanto más las inversiones en máquinas enormes son gigantescas, cuanto más (B) crece en detrimento de (A) en la ecuación, es cuánto menos los sueldos pueden comprar dicha producción, o, más aumenta la miseria, lo que se verifica desde hace un siglo, cualquiera que sea el aumento continuo de los sueldos.
El remedio financiero – radica por una parte en el micro-maquinismo y la descentralización, disminuyendo (B). Y por otra parte, con el retorno al Estado de su derecho de regalía para acuñar moneda (y hoy emitir dinero), en fin, en la utilización del crédito público recuperado, sin intereses, por la construcción de servicios públicos nacionales, regionales o locales (carreteras, hospitales, escuelas, bosques) donde la parte de sueldos personales resulte máxima y que están afuera del circuito Producción, en el cual solo tiene que desempeñarse la moneda legal (11)
Hace falta señalar que cualquiera que sea la Distribución: estructura de comercio y reparto de bienes entre los ciudadanos, eso funciona solo dentro de (A). En (A), se puede hallar injusticias, ganancias escandalosas o derroche debido a series de intermediarios, pero los Sueldos e ingresos totales más o menos bien repartidos, deben primero permitir la compra de la producción total.
El sistema bancario actual, dicho de otra manera, la usura con dinero negativo, no puede crear nada de positivo, es exactamente lo opuesto. Prospera en tiempo de guerra, se dilata, lleva prosperidad material a los obreros militarizados en las fábricas, a los abastecedores del Estado y a los fabricantes de armamentos, mientras que lo mejor de la nación, en lo social, en el pueblo, resulta matado o mutilado. Languidece en tiempo de paz, se estrecha, acorta el poder de compra, resultan quiebras, bancarrotas, paro y todas las miserias imaginables. ¿Por qué esa paradoja?
Siempre hay bastante poder de compra para las metas de guerra PORQUE los bienes creados son destruidos. Así la reducción del consumo puede ser impuesta en “nombre del patriotismo”, mientras que la sobreproducción resulta liquidada
No se trata de poner en picota a los banqueros actualmente inconscientes sino de considerar los hechos. Los hechos son los siguientes, son enceguecedores: la usura de dinero-negativo provee siempre bastante dinero para la guerra, la muerte y la destrucción y nunca bastante para la paz, la vida y la construcción. Cuánto más temible resulta la guerra, más devastadora, más poderes de compra resultan creados, más el se hincha el raudal de dinero con las ganancias de los usureros. Pero esta hinchazón no puede tener lugar con bienes que embarazarían (abultarían, congestionarían) el mercado, ya que los sueldos resultan siempre insuficientes para comprarlos y no puede tener lugar más que en un solo caso, el de la destrucción deliberada de los stocks o depósitos. El sistema funciona solo con “efficiency” si se destruyen bienes reales (12). Desemboca implacablemente hacia la guerra.
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(*) MAMMON, PRINCIPE DE LA CODICIA. “Profundo en cada corazón de los hombres yace el amor por el dinero”. En los tiempos antes de la caída, Mammon era un Serafín al servicio de Marc. Pero su corazón se llenó con el deseo del dinero y se unió a Lucifer en la rebelión contra Dios. Cuando la guerra en el Cielo terminó, Los pecados de Mammon eran peores que cualquiera de los caídos. El Príncipe de la Codicia, un Balseraph, es uno ! de los más poderosos Príncipes Infernales. Pero posee pocos enemigos debido a que sus favores pueden ser comprados por un precio justo. Gran cantidad de Príncipes tienen deudas con Mammon y el no esperará unos pocos milenios para cobrar dichas deudas.
(1) En Human Ecology, (Maclellan ed. 240 Hope Street. Glasgow) admirablemente documentado (pero cuyo remedio no aceptamos: G. B.).
(2) Saber duplicar el interés es parte de la ciencia bancaria… Así es en la venta a crédito mensual con el 8%, lo que, de verdad, es 16%, que se intenta generalizar en Europa (en 1950).
(3) Precisó M. R. Hawtrey, secretario auxiliar del Tesoro.
(4) Economic Tribulations (Badley Heat, 1941).
(5) Publicado por H. M. Stationary Office (Londres, 1931).
(6) Publicado por Hing’s Printer (Ottawa, 1939).
(7) Cuyas fechorías son denunciadas por Robertson y el tomista irlandés R. P. Denis Fahey en Money manipulations and Social Order (Growne and Nolan, Dublin).
(8) Tal es el monto del impuesto secreto percibido sobre toda la comunidad del espacio financiero británico, que lo paga no con el viento sino con su trabajo y sus propios bienes reales. Además, esta cifra de 5,400 millones no implica todas las adquisiciones e inversiones en negocios nacionales e internacionales que suben, al menos, hasta otros 5,000 millones.
(9) Molotov (que fue por largo tiempo ministro de los asuntos extranjeros de la URSS) declaró en 1945 que la sola cosa que temía era que esta igualdad esté realizada en Occidente…
(10) La búsqueda de los grandes espacios financieros, los acuerdos financieros entre varias naciones, no tienen en el fondo (tal vez inconscientemente) otro objetivo que el de encontrar… en otras partes el dinero que no se puede encontrar en casa; pero el teorema queda valedero inexorablemente para el espacio considerado.
(11) El abismo que aumenta sin parar entre el “progreso” material y el progreso moral, proviene del hecho que la producción material no es ya orgánica. No es más financiada por el crecer natural, por las propias reservas de las industrias, sino por la anticipación, por deudas de dinero negativo. Se abulta con una velocidad que rebasa cualquier maduración posible de los individuos. Esto es fundamental para comprender la histeria de la producción.
(12) Las quiebras de las industrias son aceptadas con complacencia por los bancos, son una de las válvulas de seguridad que impiden que la caldera estalle. En cambio, los bonos “Serra” emitidos sin interés en Kenya en 1921, o los “billetes cooperativos” sin interés, J.A.K., en Dinamarca en 1931, fueron bloqueados por los bancos nacionales porque los profesores de economía demostraron (!!) “que era una desventaja grande para todo el mundo (!!) tomar prestado sin interés”. ¿Qué piensan de ellos los que pagan dos veces (o más) por su casa?
*Autor: Jean-Gaston BARDET (1907-1989), arquitecto y urbanista francés.
– Texto tomado del libro “Demain, C’est l’An 2000!”, “¡Mañana Es el Año 2000!” – (Ediciones Jacques Petit, Angers, Francia, 1950), la mayor parte escrita en Argentina en 1949-1950, publicado en 1950 y republicado por cuarta ocasiónes en 1958 – Trabajó en varias partes del mundo, África del Este, Oceano Índico, Estados Unidos y sobre todo en América Latina. En particular estuvo varias veces y por largo tiempo en México, en la Universidad de Monterrey, donde su enseñanza queda vigente en su departamento de arquitectura y urbanismo. – Más de medio siglo después de su publicación, “Demain, C’est l’An 2000!” se revela ¡PROFÉTICO! porque lo esencial de los más grandes y agudos problemas que aplastan a la humanidad en el principio del siglo XXI están aquí expuestos y documentados con RARA CLARIDAD. Lo ESENCIAL socio-económico está apuntado aquí abajo.



LE SUPER-MÉCANISME CONCENTRATIONNAIRE
                                        
Mais parmi tous les mécanismes concentrationnaires, il en est un plus subtil et plus puissant, dont l’ignorance était quasi totale il y a QUELQUES ANNéES…. Aussi suis-je bien obligé de l’exposer en détail. C’est le mécanisme bancaire qui multiplie les méfaits de l’usure et du crédit. En effet, d’un côté, par l’addition des intérêts il double, puis quadruple toute dette en quinze puis trente ans, d’un autre côté, par le subterfuge du crédit et de la monnaie scripturale, il vampirise toutes les richesses mobilières et surtout immobilières d’une nation, puis du monde.

   L’usure a toujours été interdite par le Droit canon romain, puis par le Coran. Le catéchisme du concile de Trente est formel: “Tout ce qu’on prend au delà de ce qu’on a donné est usure… c’est pourquoi le prophète Ézéchiel (18-17) dit que  Celui-là sera juste qui n’aura rien pris au-delà de ce qu’il aura prêté . Et Notre Seigneur nous ordonne, dans Saint-Luc (6-35), de  prêter sans en rien espérer. Ce péché a toujours été considéré, même par les païens, comme un crime très grave et très odieux” et le concile ajoute, “c’est ce qui fait dire à Cicéron que  prêter à usure ou tuer un homme c’est la même chose. Et en effet, ceux qui prêtent à usure vendent deux fois une même chose, ou ils vendent ce qui n’est point”.

   Il faudrait bien peu connaître l’histoire des civilisations pour s’imaginer qu’il ne s’agit là que d’un principe de morale et non pas d’un principe fondamental de bonne organisation de la société civile…  car il n’y a qu’une seule clé pour les Deux Royaumes (celui de la Terre et celui du Ciel).

   La civilisation égyptienne a duré quelques cinq mille ans; elle ignorait la monnaie. Les diverses civilisations mésopotamiennes se sont effondrées les unes après les autres, au bout de quelques siècles, s’entre-déchirant, s’entre-détruisant. Elles connaissaient non seulement le trafic des lingots, mais l’usure, c’est-à-dire le “croît de l’argent” comme l’appelle le code d’Hammourabi. L’intérêt pouvait légalement atteindre 25% et montait jusqu’à 100 et 140%…

   L’Encyclopaedia Britanica  (article Money, édition de 1929) souligne que l’écroulement de la Grèce au VIème siècle comme l’effondrement de l’Empire romain sont également dus à l’usure. Ainsi que l’a montré G. Ferrero dans: la Grandeur et le déclin de Rome, Jules César fut brisé pour s’être montré incapable de résoudre “la gigantesque accumulation d’intérêts inaliénables qui avaient concentré toute la richesse en quelques mains, réduisant les petits propriétaires en esclavage”.

   Vous commencez à soupçonner pourquoi Cicéron est plus dur dans ses jugements que les Pères de l’Église!

   Précisons que le mot usure ne s’applique pas au taux pratiqué mais au caractère du prêt (Il n’en est pas de même du mot : usurier. Cependant les auteurs anglais qualifient d’usure le prêt à la production de l’argent qui n’existe pas, de l’argent négatif). Le prêt de consommation est seul qualifié d’usure dans les textes canoniques, le prêt à la production n’est pas un prêt, mais un  apport de capital  à une entreprise dont l’activité fournit des bénéfices. Ce prêt à la production n’est-il pas licite? Oui, dans certaines limites du taux de l’intérêt, mais non quand celui-ci atteint 50% à 60%, tel est cependant le taux réel des avances bancaires modernes.

   Pour le comprendre, il faut étudier la constitution et le développement de la Banque d’Angleterre, type du système bancaire moderne, né en pays protestant où l’usure avait été autorisée par Elisabeth.
   En 1694, Guillaume d’Orange, devenu Guillaume III d’Angleterre, n’avait plus d’argent pour payer son armée. Ce Hollandais, dont le succès avait été financé par les banquiers protestants de son pays, va — juste retour des choses — être pris dans l’engrenage des usuriers anglo-hollandais. Un syndicat d’usuriers, dirigé par William Paterson, lui proposa la combinaison suivante:  a) Le syndicat privé avancera au gouvernement un prêt en or de 1 200 000 livres, au taux de 6%, le capital et l’intérêt étant garantis par l’État et payés en or; b) en récompense, le syndicat privé a le droit de s’appeler Banque d’Angleterre;  c) comme le syndicat se démunissait ainsi de tout son capital pour financer le prêt, il avait en échange (?) le droit d’émettre et de négocier des billets à ordre jusqu’à la concurrence des 1 200 000 livres prêtées en or, à l’Etat.

   Jusque-là, seul l’Etat avait le droit régalien de battre monnaie, c’est lui qui aurait pu et dû émettre ces billets gagés sur l’or qu’il avait emprunté. Le syndicat, abusant de son titre de Banque d’Angleterre, fit imprimer des billets reconnus valables à Londres, puis dans tout le pays, sous caution morale du roi et matérielle du prêt en or. C’était génial, le public avait confiance en des papiers que la Banque — n’ayant plus de capital — était incapable de rembourser. Ainsi est né le crédit moderne en argent-papier, véritable contrefaçon du Credo.
   Par cet abus de confiance envers le peuple anglais, doublé de haute trahison envers le roi, dit Thomas Robertson (1), le clan des usuriers doubla d’un trait de plume sa fortune. Elle fit même plus que doubler, puisqu’il touchait non seulement l’intérêt sur son prêt en or, mais l’intérêt sur les billets en papier qu’il se mit à prêter — le 6% sur le capital initial devenant du 12%, en huit ans il doublait à nouveau (2).

  Ainsi la Banque avait créé une double dette, l’une du gouvernement — lequel, après tout, empochait l’or — l’autre du peuple anglais. L’endettement simultané du gouvernement et du peuple ne fera que croître sans cesse, le gouvernement faisant évidemment tout retomber sur le peuple par le système des impôts. Telle est l’origine de la Dette nationale anglaise, nulle avant Guillaume III et qui atteignait, en 1948, 24 milliards de livres. Le mécanisme comporte trois stades: usure, dette, impôts, dont 60% servent à payer les intérêts de la dette.

   Guillaume III continua à emprunter à la Banque jusqu’à concurrence de 16 millions de livres-or. Et celle-ci émit la même somme en billets. Bien plus, comme les billets avaient cours au même titre que l’or, même à l’étranger, la Banque avança désormais au gouvernement du papier… cautionné par lui, et non plus en or. Le tour était joué. Il est évident qu’à ce moment-là le gouvernement aurait pu reprendre son droit régalien et décider d’imprimer lui-même, les billets; il n’aurait ainsi jamais eu d’intérêts à verser ni de dette nationale en boule de neige.

   Au début, la banque n’émit des billets que jusqu’à concurrence de l’or prêté, et conserva une réserve-or destinée à couvrir les demandes de remboursement. Petit à petit, elle s’aperçut que les gens préféraient manier des billets plus légers que l’or, et qu’on pouvait émettre des billets en se contentant de garder une réserve de 10%.

   Mises en goût par une opération aussi fructueuse, les banques se multiplièrent comme des champignons. Entre 1694 et 1830, on trouve dans les îles Britanniques 684 banques privées, émettant chacune ses propres billets.

   En dehors de toute considération morale le prêt à la production suffit à déséquilibrer toute économie qui n’est pas purement agricole ou pastorale, c’est à dire la seule économie où le “croît biologique”, don de Dieu, éternellement renouvelé, peur dépasser le “croît de l’argent” lorsque le taux est faible.  L’industrie, elle, ne fait que transformer, et par l’extraction, épuiser.

   Tout d’abord, c’est l’inflation. Il y a dix fois  plus de signes monétaire légaux en 1836 qu’en 1694. Or cette monnaie-papier n’est pas seulement prêtée mais dépensée directement par les banques, qui jouent ainsi le rôle de commerçants. Elles peuvent ainsi faire marcher leur commerce, avec seulement 10% du capital réel, tandis que les industriels qui veulent lancer une usine ou constituer un stock empruntent aux banques, au taux de 6%, des billets qui ne représentent quasi rien et hypothèquent leurs moyens réels de production pour du vent. Cela explique le peu de faillites des banques et la vampirisation des industries et du commerce par les “banques d’affaires”.

   Toutefois, en 1836, le gouvernement britannique eut conscience du danger. Après une enquête secrète, le chancelier Robert Peel prit l’initiative du Bank Charter Act de 1844. Cette lois retira aux quelques 600 banques privées le droit d’émettre des billets en ne reconnaissant qu’à la  -seule- Banque d’Angleterre, obligée cette fois d’avoir une couverture-or de 100% — ce qui dura jusqu’en 1914…— Aujourd’hui, la couverture n’est plus que symbolique.

   Pauvre gouvernement! Les 600 banquiers se réunirent en un nouveau syndicat, le Joint Stock Banks-  et  -remplacèrent l’émission des billets interdits par l’émission de chèques facilitant l’avance bancaire, c’est à dire l’ouverture de crédit en compte courant. Ce n’était qu’une émission camouflée de billets, et d’autant plus avantageuse qu’elle allait servir principalement à enfler la production des gros emprunteurs et non à faciliter la consommation des petits, comme la monnaie légale.

   C’était un nouveau coup de génie. Cette fois, ce n’est plus le roi qui cautionnera l’émission, ce sont les déposants, par suite d’une confusion habilement entretenue.

   Le secret de la toute-puissance bancaire dans le monde entier, précise Robertson, réside dans le fait suivant: “Lorsqu’un individu dépose aujourd’hui 1 000 £ en espèces à la banque, celle-ci ne prête pas ces 1 000 £ à un autre client, mais les garde en réserve, et prête en avance bancaire, ou par chèque 9 000 £, c’est à dire neuf fois le montant du dépôt qu’elle a reçu”. C’est le premier client qui constitue la réserve de 10%…  alors que le bon public croit que toute Banque n’est qu’un intermédiaire qui avance l’argent mis chez elle en dépôt, soit 1 000 £ pour 1 000 £. C’est d’ailleurs ce qui est déclaré dans tous les traités orthodoxes, et qui était officiellement inscrit dans l’ Encyclopaedia Britanica jusqu’en 1910; mais dans l’édition de 1929, vous lisez que “les banques prêtent en créant du crédit, elles créent leurs moyens de paiement ex nihilo” précise M. R. Hawtrey, secrétaire adjoint au Trésor.

   En général, l’emprunteur a déposé des garanties. S’il ne peut rembourser son emprunt, la banque saisit les garanties et fait là un bénéfice absolu, pendant que l’emprunteur, lui, fait faillite. S’il rembourse, la banque touche 6% sur 9000 £, soit 54% sur les 1 000 £ qui lui avait été déposées jadis, joli bénéfice pour avoir fait un simple jeu d’écriture. L’opération est annulée, la somme inscrite est rentrée dans la colonne Avoir, elle annule le montant porté en sortie dans la colonne Doit. Les 9 000 £ se dissolvent dans le vent, d’où elles étaient venues!…

   De là le pouvoir quasi magique des banques. Non seulement elles créent et détruisent  de la monnaie, mais des affaires. Elles provoquent des booms, des crises artificielles, des périodes de suractivité ou de chômage, suivant que — comme une coquette — elles accordent ou non leurs faveurs, c’est-à-dire des crédits de compte courants. Elles sont maîtresses du “cycle du commerce”. Leur pouvoir est invincible, quel que soit le parti qui triomphe temporairement. Elles concentrent progressivement tout entre leurs mains, sur la ruine des nations.

   Lorsqu’en 1919, Vincent C. Vickers — gouverneur de la Banque d’Angleterre depuis 1910 — s’apercevra de cette destruction irrémédiable, il démissionnera et commencera à dénoncer cet engrenage implacable (3). Il en résultera l’Official Governmental Report on Finance and Industry, dit MacMillan Report (4), au Parlement anglais de 1931, puis le Canadian Government Report of the Committee on Banking and Commerce, de 1939 (5), qui confirmèrent tous ces faits et révélèrent que le mot: dépôt bancaire est une escroquerie verbale, il fait croire à un actif alors qu’il représente au contraire un passif, une dette des emprunteurs. Il faut lui substituer l’expression “crédit financier” ou mieux “argent négatif”.

   Avec ce système une banque peut tout acheter, tout faire passer entre ses mains, puisqu’elle peut doubler en deux ans non seulement son capital réel mais l’argent qu’on lui dépose. Elle réalise l’idéal concentrationnaire, n’ayant besoin ni de déplacer des hommes, ni de rassembler des machines, quelques traits de plume suffisent. C’est la reine des machines-en-papier! (ndlr, les ordinateurs)

                            Pas de concentration sans destruction

   Le mécanisme moderne du Crédit, portant sur la production  va conduire au même effondrement que la simple usure de l’antiquité, portant sur la consommation , car il ne possède plus d’autorégulation venant des signes monétaires légaux, de l’argent accumulé ou thésaurisé, de l’épargne.

   Lorsque des consommateurs investissent leur épargne, tout d’abord, le taux d’intérêt réel reste limité, inférieur à 10% mais surtout, l’industrie qui emprunte ne peut se développer qu’en fonction de cette épargne, de ce surplus qui n’a pas été dépensé pour la consommation. À moins de fabriquer des objets superflus, cette industrie risque peu de surproduire, c’est-à-dire de produire au-delà des possibilités d’achat des consommateurs. Tandis que dans le cas du financement par les banques, qui émettent une monnaie scripturale anticipée , basée sur l’hypothèse de la vente des objets produits, les exploitations de la production s’enflent à une vitesse dépassant les pouvoirs d’achat réels qui sont désormais négligés et ignorés.

   Il s’en suit une hystérie de la production qui offre l’alternative: chômage ou guerre pour la destruction des biens qui encombrent le marché.

   Il y a donc deux financements possibles de caractères totalement opposés: l’un provenant de l’épargne, de l’argent en supplément  et l’autre projeté par anticipation . Dans le premier cas, l’autorégulation doit venir de l’offre des capitaux existants, dans le second, de la demande en besoins primaires les plus certains.

   Ainsi le financement bancaire — mis en lumière — est tout indiqué pour la construction et l’équipement immobilier profitant à l’ensemble du pays. Là où il n’y a point à craindre de surproduction, c’est vraiment la demande qui fixe l’émission. Ce sont les besoins en logements, en routes, en ponts, en hôpitaux, en écoles, en forêts, qui cette fois, deviennent les régulateurs de la monnaie scripturale anticipée, si dangereuse dans ses anticipations. Mais dans ce cas, seuls des offices régionaux —  et non une banque de crédit centralisée (6) — permettraient d’avoir la confiance  du public de la région et le contrôle  effectif des besoins proches. Comme là, il s’agit de prêt de consommation et non plus de production, il ne peut plus être question d’intérêt. La Région ne peut être usurière. Le mécanisme bancaire, en tant que mécanisme , est utilisé sans compromission avec l’usure, il possède son autorégulation organique: la connaissance de la communauté dans ses besoins propres. C’est le seul cas où posant le Bien au départ, nous le récoltons à l’arrivée.

   Lorsque s’ajoutent les méfaits de prêt à intérêt de taux scandaleux, de la monnaie scripturale non freinée par les besoins et de l’hystérie de la production, on dévale à roue libre vers la destruction obligatoire. 

   La ruine vient, d’une part de la Dette nationale et de ses intérêts reportés sur le peuple par l’impôt qui n’est plus “juste”, ne répondant pas à un service rendu. Aussi se pose la question: faut-il rendre à César ce qui est à Mammon?

   La ruine est augmentée par l’inflation qui déprécie les biens du travail et qui est telle qu’en juillet 1945, les banques réunies des îles Britanniques possédaient en caisse 600 millions de £ et avaient accepté environ 5 400 millions de £, soit neuf fois plus, en reconnaissances de dettes, prêts, avances, investissements. Ces 5 400 millions n’ayant aucune existence réelle ont été créés par les banques, à partir de rien, depuis 1844, au taux de 1 million par semaine (7).

   Le système est très exactement satanique. L’homme ne peut rien créer ex-nihilo. L’argent-négatif ou dette peut, et doit, être détruit par un jeu d’écritures sur le grand Livre: la colonne Avoir équilibrant la colonne Doit. Mais subsiste l’intérêt à payer, qui ne le peut être que grâce à une nouvelle création  ex-nihilo  d’argent-négatif et ainsi de suite… Il se produit une boule de neige de dettes, une marée d’argent-négatif, de néant, qui augmente sans cesse et entraîne à la destruction obligatoire des biens réels.

   Le chaos économique qui conduit chaque pays à l’alternative: révolution ou guerre, provient d’une méconnaissance de vérités élémentaires, tant des marxistes d’ailleurs, que des économistes libéraux. Marx, en effet, n’a nullement soupçonné le mécanisme de l’argent-négatif, et a reporté ses attaques contre le profit et la propriété. Ces derniers ayant toujours été défendus — dans de justes limites — par l’Église, mère des Pauvres, la sagesse commandait de chercher une autre explication.

   La voici. Pour qu’il n’y ait pas coexistence de surproduction et de sous-consommation, il faut que le revenu national  puisse acheter la production nationale donc lui soit égal (8) — la soupape des exportations étant de plus en plus réduite dans un monde qui s’unifie (9).

   Or tout prix comporte deux parts: l’une de travail, l’autre de capital, l’une a) de salaires personnels (directs ou indirects mais versés à des personnes pour leur consommation), l’autre b) de rémunération des capitaux engagés, qui sont des capitaux d’argent-négatif en majeure partie — la monnaie légale servant à peine à 5% des échanges (avoua lors de l’enquête précitée M. C. Towers, gouverneur de la Banque du Canada). Tel est le phénomène a + découvert expérimentalement par le major Douglas en 1920 et au sujet duquel M. de Valera déclarait en 1942: “Malgré mes demandes réitérées, aucun économiste n’a pu me démontrer la fausseté de ce théorème”. 

   Si donc les producteurs touchent un total a, ils ne peuvent, en aucune façon, acheter un total + b ; le revenu national reste toujours  inférieur à la production nationale. Il y aura toujours des surplus et les consommateurs seront toujours en état de sous-consommation. Telle l’origine du phénomène surabondance-misère qu’aucun dirigisme ne peut réduire.

   Faut-il souligner que plus la structure productrice est concentrée, plus les investissements dans d’énormes machines sont gigantesques, plus b  croît aux dépens de  dans l’équation, moins les salarié peuvent acheter leur production, plus la misère augmente, ce qui se vérifie depuis un siècle, quelle que soit l’augmentation continue des salaires (10).

   Le remède financier  — dont nous avons déjà montré dans nos autres chapitres la valeur économique — consiste d’une part dans le micro-machinisme et la décentralisation diminuant b.  Et d’autre part, dans le retour à l’Etat de son droit régalien de battre monnaie, enfin dans l’utilisation de crédit public  retrouvé, sans intérêt , pour la construction  des services publics nationaux, régionaux (routes et hôpitaux, écoles et forêts) où la part de salaires personnels est maxima et qui sont en dehors du circuit Production, dans lequel doit jouer seulement la monnaie légale (11).

   Faut-il faire remarquer que, quelle que soit la Distribution: structure du commerce et répartition des biens parmi les citoyens, cela ne joue qu’à l’intérieur de a . Il peut y avoir des injustices, des bénéfices scandaleux ou un gaspillage dû à une cascade d’intermédiaires, mais les Salaires totaux, plus ou moins bien répartis, doivent d’abord  permettre d’acheter la Production totale.

   Le système bancaire actuel, autrement dit l’usure-à-l’argent-négatif ne peut rien créer de positif, il est très exactement inverti. Il prospère en temps de guerre, s’épanouit, apporte la prospérité matérielle aux ouvriers requis en usine, aux fournisseurs de l’État et aux fabricants de munitions, pendant que la fleur de la nation est tuée ou mutilée. Il languit en temps de paix, se contracte, apporte le rétrécissement du pouvoir d’achat, les faillites, banqueroutes, le chômage et toutes les misères à la clé. Pourquoi ce paradoxe?

   Il y a toujours assez de pouvoir d’achat pour les buts de guerre PARCE QUE les biens créés sont détruits. Ainsi la sous-consommation peut être ordonnée au nom du patriotisme, tandis que la surproduction est liquidée.

   Il ne s’agit point de mettre au pilori les banquiers actuellement inconscients, mais de considérer les faits. Les faits sont les suivants, ils crèvent les yeux: l’usure-à-l’argent négatif conduit à fournir toujours  assez d’argent pour la guerre, la mort et la destruction et jamais assez pour la paix, la vie et la construction. Plus la guerre est terrible, dévastatrice, plus de pouvoirs d’achat sont créés, plus le flot d’argent-négatif s’enfle ainsi que les bénéfices des usuriers. Mais ce gonflement ne peut avoir lieu avec des biens qui encombreraient le marché, puisque les salaires sont toujours insuffisants pour les acheter, et ne peut avoir lieu que dans un seul cas, celui de la destruction délibérée des stocks. Le système ne fonctionne avec efficacité  que si l’on détruit des biens réels (12). Il conduit implacablement à la guerre.

                                   Jean-Gaston BARDET (1950)

(1)  In -Human Ecology-, (Maclellan ed. 240 Hope Street, Glasgow), admirablement documenté mais dont nous n’acceptons pas le remède.

(2)  Savoir doubler l’intérêt fait partie de la science bancaire… Ainsi en est-il de la vente à crédit -mensuel-  à 8%, qui est en réalité à 16%, et qu’on tente de généraliser en Europe (en 1950)

(3)  Economic Tribulations (Badley Heat, 1941).

(4)  Publié par H. M. Stationary Office (Londres, 1931)

(5)  Publié par Hing’s Printer (Ottawa, 1939)
(6)  Dont les méfaits sont dénoncés par Robertson, -op. cit-, et le thomiste irlandais R. P. Denis Fahey in  -Money manipulation and Social Order-, (Brown and Nolan. Dublin).

(7)  Tel est le montant de  l’impôt secret perçu sur toute la communauté de l’espace financier britannique, qui le paie non avec du vent mais avec son travail et ses propres biens réels. Et ce chiffre de 5 400 millions ne comporte pas toutes les acquisitions et investissements dans les affaires nationales ou internationales qui se montent au moins à 5 000 autres millions. 

(8)  Molotov, longtemps ministre des affaires étrangères de l’URSS, avoua que la seule chose qu’il craignait était que cette égalité soit réalisée en Occident…
(9) La recherche des grands espaces financiers, les accords financiers entre plusieurs nations n’ont,  au fond (et peut-être inconsciemment), pour but que de trouver… chez les autres, de l’argent que l’on ne peut trouver chez soi; mais le théorème reste inexorablement valable pour l’espace considéré!

(10) Le personnel de certaines usines s’appauvrit au fur et à mesure que s’accroît leur modernisation. Il pouvait acheter, en 1947, environ la moitié de la production, et deux ans après seulement le quart, car la modernisation entraîne un accroissement des charges du capital et une diminution des pouvoirs d’achat. Cf. l’article de Georges Levard, in “revue d’Action Populaire” de décembre 1950.

(11)  L’abîme qui sans cesse augmente entre le “progrès” matériel et le progrès moral, vient de ce que la production matérielle n’est plus organique. Elle n’est plus financée par le croît naturel, par  les propres réserves des industries, mais par anticipation, par dettes d’argent-négatif. Elle s’enfle à une vitesse qui dépasse toute maturation possible des individus. Cela est fondamental pour comprendre l’hystérie de la production.

(12)Aussi les faillites des industries sont-elles acceptées avec complaisance par les banques, c’est une des soupapes de sûreté qui empêchent la chaudière d’éclater. Par contre, les bons “Serra” émis sans intérêt au Kenya, vers 1921, ou les “billets coopératifs” sans intérêt, J.A.K., au Danemark en 1931, furent stoppés par les banques nationales, car les professeurs d’économie démontrèrent (!!) “que c’était un gros  -désavantage-  pour tout le monde (!) d’emprunter sans intérêt”. Qu’en pensent les constructeurs de petites maisons familiales… qui paient deux fois leur maison ?

Extrait de: DEMAIN, C’EST L’AN 2000! de Jean-Gaston BARDET  (éd. Jacques Petit, Angers, 1950)

Jean-Gaston BARDET (1907-1989) architecte et urbaniste, professeur international, il fut en poste dans de nombreux endroits du monde, Europe, Afrique, Moyen-Orient, les Amériques, en particulier l’Amérique Latine, dont le Mexique, où il travailla à six reprises.


   Mais parmi tous les mécanismes concentrationnaires, il en est un plus subtil et plus puissant, dont l’ignorance était quasi totale il y a trente ans (ndlr, écrit en 1950, donc en 1920). Aussi suis-je bien obligé de l’exposer en détail. C’est le mécanisme bancaire qui multiplie les méfaits de l’usure et du crédit. En effet, d’un côté, par l’addition des intérêts il double, puis quadruple toute dette en quinze puis trente ans, d’un autre côté, par le subterfuge du crédit et de la monnaie scripturale, il vampirise toutes les richesses mobilières et surtout immobilières d’une nation, puis du monde.

Confessions d’un banquier suisse.

https://www.facebook.com/LePeupleEstRoi/videos/465320713675905/

De la Vallée des 7 – Confessions d’un banquier Suisse – Entrevue avec François de Siebenthal (VOSTFR)

Vidéo Facebook :
https://www.facebook.com/LePeupleEstRoi/videos/vb.152656254942354/465320713675905/?type=3&theater

Confessions d’un banquier Suisse, un vidéo de 30 minutes avec le banquier Suisse François de Siebenthal qui discute de ses expériences aux plus hauts niveaux du système bancaire international, enregistré lors d’une conférence annuelle avec Les Pélerins de St-Michel à Rougemont, Québec, Canada. 


Eucharist Film y était pour documenter les débats et sessions de classe. Pendant qu’ils étaient là, ils ont été présenté à l’ancien banquier Suisse François de Siebenthal, un défenseur du concept d’une réforme monétaire mondiale connue sous le nom de “Crédit Social”, qui a accepté de livrer une entrevue de fond.

Producteur exécutif : Frank Maggio
Coordinateur de production : Brent Gardner
Cinématographie et montage : Joe Gaudet, de Tampa & St. Petersburg, Floride
Traduction et sous-titres : Adam Richard pour AIDEF-Télé



Vidéo originale en anglais: 
Confession of a swiss banker

From the valley of the seven

https://vimeo.com/channels/eucharistshinefilms/136794177

;-)


combat citoyen, je viens d’apprendre qu’à Bâle, les votes ne sont même pas dans une enveloppe interne !!!



Loool

Prévisualiser la vidéo YouTube Un banquier suisse explique en 36 minutes l’arnaque de la création monétaire (part. 1)

Prévisualiser la vidéo YouTube Francois de Siebenthal: Vollgeld in der Romandie – Pressekonferenz 3.6.2014

Prévisualiser la vidéo YouTube Jekyll Island – Official Trailer

Prévisualiser la vidéo YouTube Création monétaire : Un banquier suisse explique tout

Prévisualiser la vidéo YouTube Un banquier suisse explique en 36 minutes l’arnaque de la création monétaire (part.2)

Prévisualiser la vidéo YouTube Un banquier suisse explique en 53 minutes l’initiative “Monnaie Pleine”

Prévisualiser la vidéo YouTube Le Peuple Est Roi

Prévisualiser la vidéo YouTube Revenu de base – alias Dividende – Conférence François de Siebenthal – Mumble Ensemble – NPS Radio

Prévisualiser la vidéo YouTube American Free Press Interviews Swiss Monetary Reform Expert

“Un banquier suisse explique en 3 minutes l’arnaque de la création monétaire, avec le Canada comme exemple.”

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Version de 8 minutes :
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Version de 36 minutes :
“Un banquier suisse explique en 36 minutes l’arnaque de la création monétaire.”

Avec François de Siebenthal
Tiré de l’émission “Qu’est-ce qu’elle a ma girl” de becurioustv.com.

Montage de Adam Richard pour AIDEF-Télé

— Vidéo repris par Quenel+ via News360x.fr :
🙂 (Y)

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À voir :

– AUSTÉRITÉ – Le Grand Mensonge Néolibéral
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Survol rapide de la plus grande fraude fiscale à survenir au Canada au détriment du Peuhttps://www.facebook.com/groups/1592518277651702/1658780451025484/?ref=notif&notif_t=group_activityple, et qui est utilisée régulièrement dans les médias traditionnels pour justifier les mesures d’austérité, les hausses de tarifs et les coupures dans les services sociaux. Explications simples basées sur des réalités historiques démontrant hors de tout doute raisonnable l’origine réelle de la dette publique et des coupures budgétaires que celle-ci génère.

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“Comprendre ce monde qui ne fait pa$ de $en$ : Suivez l’argent!”

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– “Le Pouvoir Souverain du Peuple : Les fondements légaux de l’État Démocratique et de Droit”
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Présentement, les habitants de pratiquement chaque pays sur terre, mais surtout ceux des pays occidentaux et autres “démocraties” et “États de Droit”, font face à une montée croissante de la répression étatique parallèle à la prise de conscience globale par ces mêmes populations de la monumentale arnaque et crime contre l’Humanité de la création monétaire privée au profit des Banksters.

Cette arnaque est à la source de tous les autres symptômes de corruption généralisée observables au sein de nos sociétés dites “modernes”.

Partout, la situation est la même : l’État use et abuse de son prétendu “pouvoir souverain” face auquel le citoyen lambda est habituellement dépourvu d’arguments, confronté à un appareil légal et électoral qui à prétention de légitimer ce même “pouvoir souverain” par l’autorité de la Démocratie et de l’État du Droit, valeurs nobles et incontestables, et ce peu importe si ce citoyen lambda a voté ou non.

C’est la mise en place d’une véritable “Dictature du Peuple, par le Peuple, pour le Peuple”, en quelque sorte.

Pourtant, ce que l’État ne vous dit pas, c’est que l’appareil légal indique que c’est vous, chaque individu citoyen qui formez le Peuple, qui le détenez, ce “pouvoir souverain”, cette “légitimité” sur laquelle se fonde toute démocratie qui se respecte, qu’elle soit “représentative” ou “directe”, et qu’en tant que tel, vous n’avez pas à être soumis à votre gouvernement pour avoir le droit d’exister et de vivre en paix.

En voici la preuve, conformément aux principes du Droit International et démontré à l’aide des lois et législations en vigueur au Québec.

Ceci est également observé à travers l’ensemble des pays anglo-saxons, peu importe le régime politique propre à chaque pays.

Il est donc fortement conseillé à l’auditeur francophone hors-Québec, particulièrement en Europe et en Afrique, de porter soin aux principes généraux énoncés au sein de ce vidéo et ensuite d’effectuer des recherches au sein des textes de loi du pays concerné afin d’y retrouver les mêmes principes généraux, mais codifiés de manière différente.

L’oeil averti y reconnaîtra sûrement une référence avec les fameux secrets maçonniques et leur symbologie pyramidale particulière quant à ce système dont les origines sont très sûrements liées de près avec les Lumières, d’où sont issues les Droits de l’Homme et la République Française.

Ce n’est sûrement pas le fruit du hasard.

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“Les impôts au Québec expliqué pour que même un enfant comprenne (avec la participation de Passe-Carreau et Passe-Montagne) – Bande-Annonce”
Video Facebook :
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Vidéo YouTube :

Bande-annonce de “Le Royaume des Borgnes – Édition originale pour le Québec”
ou “Tout ce que vous avez toujours voulu savoir à propos de l’impôt sans même jamais oser l’imaginer”

Un vieux dicton populaire dit “Il y a deux choses d’inévitables dans la vie, la mort et les impôts”. Pourtant, nous savons tous en notre fort intérieur que cette phrase est fausse, les bulletins de nouvelles se chargeant régulièrement de nous rappeler l’existence des paradis fiscaux et autres moyens mis à la disposition des plus nantis pour se soustraire à cette soit-disant obligation tandis que le reste d’entre nous se voit imposer un fardeau fiscal de plus en plus lourd, et ce, malgré toutes les coupures budgétaires opérées par les gouvernements successifs, tous obsédés par la poursuite d’un objectif d’équilibre budgétaire inatteignable, objectif générateur d’austérité pré-programmée. Mais est-ce là tout ce qu’il y a à dire sur le sujet? Ou bien y a-t-il anguille sous roche laissant présager un mensonge encore plus gros dont la subsistance ne tient qu’à notre propre ignorance des lois, ignorance savamment cultivée par l’alliance mortifère entre les cartels bancaires, les médias et le monde politique? L’impôt sur le revenu sert-il à financer les services publics fournis par le gouvernement, ou bien s’agit-il simplement d’une arnaque élaborée dans le but de nous asservir et d’enrichir à nos dépens une petite clique de parasites? C’est à ces questions que tente de répondre le documentaire “Le Royaume Des Borgnes”.

Nous plongeons ici dans le coeur du coeur de la question, à savoir : “Devons-nous, oui ou non, payer de l’impôt?”, et nous y répondons en faisant ce que trop peu de gens ont fait, c’est-à-dire en allant consulter directement La Loi. Et ce n’est qu’une fois cet exercice effectué que l’on découvre des choses plutôt surprenantes et qui remettent profondément en question TOUT ce qu’on a toujours CRU savoir à propos de l’impôt sur le revenu, et nous fait prendre conscience de la nature réelle de l’arnaque : l’exploitation de notre propre ignorance contre nous-même, tout au long de notre vie jusqu’à ce jour, par une petite clique d’exploiteurs jouant une comédie politique de jour, mais tous “frères” (avec les banquiers) dans le secret des sociétés secrètes francs-maçonniques le soir; ignorance soigneusement cultivée par ces même réseaux d’influences maçonniques qui n’hésitent pas, par la même occasion, d’abuser de notre propension (naturelle ou programmée?) de faire aveuglément confiance à des personnes prétendant être en position d’autorité. Comme l’a déjà dit quelqu’un un jour, “La vérité vous rendra libre”.

Mettant en vedette
Loi de l’impôt sur le revenu (fédéral) http://laws-lois.justice.gc.ca/fra/lois/i-3.3/
et

Voir également : Le Code Général des Impôts (France) expliqué pour que même un enfant comprenne
(avec la participation de Passe-Carreau et Passe-Montagne)
Video Facebook :
Vidéo Vimeo :

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Sources, références et compléments :

AIDEF-Télé Chaîne Webtélé Vimeo :

AIDEF-Télé Chaîne Webtélé Vidme :

AIDEF-Télé Épisodes ”Le Peuple est Roi!”

Le Peuple Est Roi – Épisode 3 – Le Pouvoir Souverain du Peuple

Comment faire sauter un ticket sans se fatiguer

La Loi, le Gouvernement et Vous

Mise en demeure d’où est tirée la démonstration en 21 points contenue dans le vidéo, avec liens vers les sources de références

Kin mon P-6, din fesses!

Austérité – Le Grand Mensonge Néolibéral

L’Empire contre-attaque : Quelle mouche a piqué Jacques-Antoine Normandin?

Les visiteurs peuvent désormais consulter mon blog via une connexion chiffrée en se rendant sur https://desiebenthal.blogspot.com.

Invitations 2017
In English

en français:

Avec mes meilleures salutations

Nouvelle adresse: 23, Av. Edouard Dapples, CH 1006 LAUSANNE. SUISSE

Tél: international ++ 41 21 616 88 88

Mobilisation générale: épargnes, retraites…  volées légalement !

Donner à chacun ce qui lui est dû par un dividende social à tous!
à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

Vers un énorme scandale Macron
8:57
2

Un banquier suisse explique en 36 minutes l’arnaque de la création monétaire (part. 1)
36:03
3

Francois de Siebenthal: Vollgeld in der Romandie – Pressekonferenz 3.6.2014
9:37
4

Jekyll Island – Official Trailer
1:53 5

Création monétaire : Un banquier suisse explique tout
3:21 6

Un banquier suisse explique en 36 minutes l’arnaque de la création monétaire (part.2)
10:53 7

Un banquier suisse explique en 53 minutes l’initiative “Monnaie Pleine”
53:02 8

Le Peuple Est Roi
3:20 9

Revenu de base – alias Dividende – Conférence François de Siebenthal – Mumble Ensemble – NPS Radio
1:37:07 10

American Free Press Interviews Swiss Monetary Reform Expert
6:40 11

Le Royaume des Borgnes Partie 1 [Si censure criminelle : aidef-tele.org ]
2:59:09 12

Une introduction aux revenus de base
14:14 13

Wageless Economy Robotic – WE-R(c): Swiss Banker Siebenthal http://goo.gl/y8vtJ
30:34 14

Wageless Economy Robotic – WE-R(c): Swiss Banker Siebenthal http://goo.gl/y8vtJ
30:34 15

THESE 6 BIG BANKS ARE VERY RISKY; IMPORTANT VIDEO LINK INCLUDED
4:30 16

2016 04 20 Francois de Siebenthal BNS podcast
2:39:55 17

2016 01 21 – Conférence – François de Siebenthal – Revenu de base inconditionnel & Monnaie pleine
1:36:23 18

“La monnaie et la crise financière : le point de vue suisse. ”Solutions suisses aux crises”
2:51:41 19

Bold Swiss Ballot Plan Tries “Economic Democracy”
7:08 20

Ce que les médias ne montrent pas de l’AG de la Banque Nationale Suisse
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VIDEO : le point sur le Franc et la Banque Nationale de Suisse – EURCHF
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Marco Saba à l’assemblée 2016 de la BNS
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consecration perou sacre coeur 161021
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La tour n° 7 du World Trade Center ?, à Lausanne.

RÉSERVEZ LA DATE : SAMEDI 16 SEPTEMBRE, Conférence de Daniele Ganser sur “Les médias et la chute de la tour n° 7 du World Trade Center”, au théâtre de Montbenon à Lausanne.
L’historien bâlois sera l’invité de l’Association “le 11 septembre en question”.
Si vous ne connaissez pas encore le personnage, regardez et surtout écoutez l’extrait ci-dessous.
https://m.youtube.com/watch?v=ZyicdFoanSU

Terrorisme, Syrie, Afghanistan, Libye : pourquoi la France veut-elle la guerre ? 


Une interview de Daniele Ganser, professeur de l’histoire des ressources énergétiques à l’université de Saint-Gall (Suisse) avec Claire Schieffer. Expert en histoire des ressources énergétiques et activiste pour la paix, Daniele Ganser est habitué à rassembler lors de ses conférences dans le monde germanophone plusieurs centaines de spectateurs, mais se heurte à la frilosité du public français. Pourquoi cette réticence française face aux discours pacifistes qui, outre-Rhin, semble conquérir un public toujours plus nombreux ? Ne serait-ce pas dû, en partie, à l’absence de médias réellement indépendants en France, quand des groupes comme Lagardère et Dassault sont liés à la diffusion de l’information dans l’hexagone ? Le silence inhabituel des intellectuels français est-il seulement lié à la situation actuelle d’état d’urgence ? Daniele Ganser, en bon historien, rappelle l’importance de se souvenir de sa propre histoire et fait un parallèle entre la France de 1940, résistant à l’occupation allemande, et l’Afghanistan ou l’Irak d’aujourd’hui, résistants face à l’occupation américaine ou plus généralement occidentale. Il souligne l’importance du vocabulaire utilisé dans les médias occidentaux, un vocabulaire simpliste et binaire, qui place les bons et les méchants, en faisant s’affronter « rebelles » syriens (forcément du bon côté) et « terroristes ». Le professeur suisse place finalement ses espoirs dans la jeunesse d’aujourd’hui, qui s’informe par d’autres canaux que les médias officiels et ne veut plus entendre ce discours belligérant. Et qui se pose cette question fondamentale : est-ce qu’il faut faire la guerre en Afghanistan et en Syrie ? Une interview menée par : Claire Schieffer.
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