Aimer les ennemis ?

Ayant été elle-même une personne difficile, la “petite fleur” maîtrisait l’art de l’empathie.

Sainte Thérèse de Lisieux a la réputation d’avoir été une femme calme et modeste. Cette description s’applique parfaitement à elle : après tout, on ne donne pas le surnom de « petite fleur » à quelqu’un qui se répand en invectives sur Twitter ou qui fait des reproches aux gens. Non, Sainte Thérèse a développé la capacité de traiter avec les personnes désagréables avec tant de douceur, que ces personnes pensaient à tort qu’elle les affectionnait particulièrement.
On a tous des personnes antipathiques dans notre vie, celles avec qui on ne s’entend tout simplement pas, ou qui donnent l’impression de n’exister que pour nous ennuyer, ou encore celles qui nous font grincer des dents. Il y a toujours cette personne qui nous fait soupirer quand on apprend qu’elle sera à la même fête que nous, ou celle avec qui on évite tout contact visuel, sortant soudainement notre téléphone pour faire semblant de regarder nos messages quand on la croise.
Or on ne peut échapper complètement à ces personnes, car comme le montre l’expérience de Sainte Thérèse, elles sont partout, même dans les couvents remplis de religieuses. Elle a rapidement maîtrisé l’art de traiter avec ces personnes difficiles et a appris à manifester de l’empathie à leur égard. Peut-être est-ce parce que Thérèse était elle-même une personne difficile étant jeune.
Contrairement à sa réputation, Sainte Thérèse de Lisieux est née avec une nature violente. Sa mère disait : « [elle] se met dans des furies épouvantables ; quand les choses ne vont pas à son idée, elle se roule par terre comme une désespérée croyant que tout est perdu, il y a des moments où c’est plus fort qu’elle, elle en est suffoquée. « Elle avoue elle-même dans son autobiographie Histoire d’une âme que son caractère aurait pu facilement l’amener à « devenir très méchante » si elle n’avait pas eu de si bons parents qui l’ont aidée à remédier à ce défaut.
Alors qu’elle était religieuse depuis peu, elle a écrit : « Tout dans ce couvent m’a charmé », mais elle a vite appris que, de la même façon qu’elle avait des tendances antipathiques et qu’elle devait encore progresser, il en allait de même pour les autres femmes avec qui elle vivait. Elle avait surtout des problèmes avec sa nouvelle supérieure, la prieure, qui était sévère avec elle.
« Je ne pouvais pas la rencontrer sans recevoir quelque reproche », raconte Thérèse. Elle affirme que le simple fait de faire le ménage devenait une occasion d’être humiliée : « Une fois, je me rappelle qu’ayant laissé dans le cloître une toile d’araignée, elle m’a dit devant toute la communauté : « On voit bien que nos cloîtres sont balayés par une enfant de quinze ans ! » »
Cette humiliation publique fait partie d’une longue série d’accusations de paresse, et la prieure proclamait souvent : « Cette enfant ne fait absolument rien ! » Toutefois, Thérèse a dû apprendre à cohabiter avec la prieure car, pour le meilleur ou pour le pire, elles passaient la plus grande partie de leur vie l’une près de l’autre. Avant que la situation ne s’améliore, elle s’est aggravée, et Sainte Thérèse raconte que les choses avaient tellement empirées, qu’elle s’inquiétait d’avoir réellement un problème impossible à régler.
Avec le temps, elle s’est rendu compte que le problème ne venait pas d’elle et qu’elle allait devoir apprendre à vivre avec une personne antipathique dans sa vie. Voici ses conseils.

Cherchez votre véritable valeur

Les personnes antipathiques sont inlassablement négatives. Elles trouvent quelque chose qui leur déplaît, que ce soit vrai ou pas, et se concentrent dessus. La prieure, par exemple, avait décrété que Thérèse était paresseuse et le lui rappelait continuellement. Après un certain temps, il est impossible de ne pas se demander si toutes ces critiques sont fondées car on vous les répète continuellement, et même si cela est totalement faux, vous êtes victime de ce flot constant de négativité.
Thérèse a résolu ce problème en arrêtant de donner de l’importance à ce que sa détractrice pensait et en cherchant sa vraie valeur intérieure. Elle a décidé de faire son travail tranquillement et sans attirer l’attention, pour satisfaire sa propre estime et honorer Dieu. En réalité, elle donnait souvent le crédit de son travail à d’autres car elle savait que cela les rendrait heureux. Quant elle a arrêté de s’inquiéter de savoir si la prieure avait remarqué son travail ou si elle l’avait qualifiée de paresseuse, elle s’est soudainement libérée de la négativité.

Ne dépensez pas votre énergie en vain

Par cela, Thérèse ne veut pas dire qu’il faut se laisser faire, mais que lorsque l’on est accusé ou catalogué à tort, on ne doit pas se laisser aller à livrer bataille. Quand la prieure accusait constamment Thérèse d’être paresseuse, elle aurait pu lui répondre et commencer une altercation verbale, mais elle savait que rien de ce qu’elle aurait pu dire n’allait changer la situation. Par exemple, elle raconte l’anecdote d’un vase qui avait été cassé dans le couvent et comment elle avait été accusée à tort de ne pas avoir ramassé les morceaux. Elle s’est rendu compte qu’il importait peu de savoir qui l’avait laissé là (ce n’était pas elle), et qu’il ne valait pas la peine de faire des efforts pour prouver son innocence pour un vase cassé, alors elle n’a rien dit et l’a ramassé. Avec le temps, les actes en disent plus que les paroles, et même les gens antipathiques se laissent convaincre par la constance d’une personne qui déploie son énergie à défier ses attentes.

Perfectionnez votre capacité à aimer

C’est facile d’aimer sa famille et ses amis, mais c’est difficile d’aimer la personne qui ne fait preuve d’aucune qualité de rédemption, et ce quoi qu’il arrive. Thérèse parle d’une religieuse pour qui elle avait une aversion naturelle et de la manière dont elle s’est rendu compte que, parce que l‘amour est un acte et non un sentiment, cette religieuse allait lui apprendre à aimer mieux. Rappelez-vous, Thérèse avait elle-même changé grâce à l’amour et à la patience de ses parents, donc elle connaissait le pouvoir d’aimer quelqu’un qui paraissait détestable.
Elle dit : « Je tâchais de lui rendre tous les services possibles et quand j’avais la tentation de lui répondre d’une façon désagréable, je me contentais de lui faire mon plus aimable sourire. « Après un certain temps, elle confie que ses sentiments ont véritablement commencé à changer.
En fin de compte, une personne difficile ne peut nous nuire que dans la mesure où nous la laissons nous nuire. Comme Thérèse l’a montré, il y a toujours une alternative. Cela peut être difficile, et même paraître impossible, mais son propre exemple nous révèle que même la personne la plus antipathique a le potentiel de devenir un saint.
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SAINTE THERESE DE LISIEUX


1- Le monastère invisible _ Première partie – YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=HjB5egpxAsY

7 juin 2010 – Ajouté par pourlunite

Première partie Témoignage de Martial Codou, diacre permanent du diocèse de Fréjus-Toulon (83) sur le …

Le Monastère Invisible de Jean-Paul II

lemonastereinvisible.com/

Le monastère invisible est un vaste mouvement qui réuni les plus faibles. D’un côté tous les petits enfants et les saints innocents, de l’autre toutes la masse de …

Avec mes meilleures salutations

François

Nouvelle adresse: 23, Av. Edouard Dapples, CH 1006 LAUSANNE. SUISSE

Tél: international ++ 41 21 616 88 88

FATIMA, UN MESSAGE POUR NOTRE TEMPS ? Samedi 4 .11 dès 14h

FATIMA, UN MESSAGE POUR NOTRE TEMPS ?


Samedi 4 novembre dès 14h (salle Notre-Dame et sous-sol de l’École
Catholique) petits et grands, familles ou personnes seules, venez à
notre Temps Fort en compagnie du Père Nicolas Buttet.



À 16h30,
procession, adoration du Saint-Sacrement, bénédiction des familles,
18h messe avec le Chœur des Jeunes. Flyers avec le programme
détaillé vient sous peu…


«À la fin, mon Coeur Immaculé triomphera» – Marie à Fatima

Écrit par Alain Pilote le dimanche, 01 mai 2016. Publié dans Éditorial
Le Pape François devant la Vièrge de FatimaLe Pape François doit se rendre à Fatima en 2017.
Le centenaire des apparitions de Marie à Fatima approche à grand pas, et le messagede la Très Sainte Vierge a une importance toute spéciale pour l’humanité aujourd’hui. La Vierge Marie avait dit, entre autres, aux trois enfants: «Priez beaucoup et faites des sacrifices pour les pécheurs, car beaucoup d’âmes vont en enfer parce qu’elles n’ont personne qui se sacrifie et prie pour elles.»
Quel est le rôle de Marie dans l’histoire du salut? Pourquoi Marie apparaît-elle dans tant d’endroits depuis les 150 dernières années — Lourdes, La Salette, Kibeho au Rwanda, et tout dernièrement, en Argentine? Marie est le dernier cadeau que Jésus nous laissé avant de mourir sur la croix, quand il nous l’a donné comme Mère. Et le seul désir de Marie, c’est d’accomplir la volonté de Dieu («Faites tout ce qu’Il vous dira», disait-elle aux serviteurs lors des noces de Cana), de nous conduire à son fils Jésus, qui est le Chemin, la Vérité et la Vie. Dans sa miséricorde infinie, Dieu a même permis que Sa Mère avertisse une religieuse du 17e siècle des erreurs et périls du 20e siècle et de nos temps actuels. (Voir l’article sur Notre-Dame du Bon Succès.)
C’est ce qu’avait bien compris un grand saint français, Louis-Marie Grignion de Montfort, dont nous célébrons en 2016 le tricentenaire de son décès. Et c’est de lui que le fondateur de Vers Demain, Louis Even – a hérité sa dévotion à Marie. Dans son Traité sur la vraie dévotion à Marie, saint Louis-Marie de Montfort expliquait l’importance de se consacrer à Marie.
Louis Even a fait remarqué qu’il est providentiel que le Crédit Social ait été conçu par C.H. Douglas en 1917, la même année que les apparitions de Fatima. En effet, si le message de Marie aux trois petits bergers apporte comme une solution spirituelle contre le communisme (qui, selon les mots de la Vierge, répandrait ses erreurs à travers le monde si on ne se convertissait pas), le Crédit Social est comme une solution temporelle, technique, pour stopper le communisme, en faisant de chaque citoyen un véritable capitaliste, copropriétaire des richesses naturelles et du progrès. En parlant de la solution du Crédit Social, Louis Even avait déclaré: «Une lumière sur mon chemin», et c’est aussi ce que déclarent tous ceux qui participent à nos sessions d’étude à Rougemont, dont la prochaine aura lieu du 21 au 29 juillet. L’argent n’est rien d’autre qu’un chiffre, un instrument de distributionMaurice Allais, prix Nobel en économie, est même allé jusqu’à comparer la création du crédit monétaire par les banques à la fausse monnaie des faux-monnayeurs.
Le message de l’Évangile et de l’enseignement de l’Église est exigeant, mais si ce message se conformait à l’esprit du monde, ce ne serait plus l’Église du Christ.
Cependant, malgré toutes les menaces qui planent sur le monde aujourd’hui – guerres, crises économiques, attaques contre la famille – Marie a fait à Fatima une promesse qui nous remplit d’espérance: «À la fin, mon Coeur Immaculé triomphera.» Lors de son pèlerinage à Fatima le 13 mai 2010, le Pape Benoît XVI avait même déclaré, à la toute fin de son homélie: «Puissent ces sept années qui nous séparent du centenaire des Apparitions hâter le triomphe annoncé du Cœur Immaculée de Marie à la gloire de la Très Sainte Trinité.»

Cet article a été publié par

François de Siebenthal: Russie & Fatima !

desiebenthal.blogspot.com/2016/06/russie-fatima.html

Vidéos par François de Siebenthal sur youtube, dailymotion ou … Russie & Fatima ! La III ème guerre mondiale …. Posted by François de Siebenthal at 11:43:00 …

Famille de Siebenthal

www.de-siebenthal.com/

La vie de Jean de Siebenthal. Conversion. Au début. Je suis né le 26 juin 1917 à Lausanne, soit 13 jours après la seconde apparition de la Vierge à Fatima, par …

Fatima, les 3 secrets. Regarder KTO en direct à la télévision … 16:05 …

https://plus.google.com/117421548238726599207/posts/S2EjNADdzXh

Il y a 7 jours – Fatima, les 3 secrets. Regarder KTO en direct à la télévision … 16:05 Les apparitions de Fátima À l’occasion du centenaire de la fin des apparitions, le 13 octobre …

Investissements dans les bombes nucléaires ?



“Payer” viendrait du latin “pacare”, “pacifier, apaiser, faire la paix”. 


A ne pas prendre ici pour argent comptant !


http://aaapositifs.ch/pour-une-gestion-ethique-des-actifs-de-la-bns-3a2017-02/


l’organisation ICAN a reçu cette année le Prix Nobel de la paix. Découvrez ses porte-paroles et le détail de ses engagements dans notre documentaire distribué par la Coopérative DHR. Le Mouvement de la Paix, Femmes Solidaires, Observatoire des Armements, MAN Mouvement pour une Alternative Nonviolente, IDN, Pugwash Conferences on Science and World Affairs, Pugwash, Femmes Solidaires Dordogne, Femmes Solidaires National

https://www.facebook.com/coopDHR/videos/1771325136220241/

https://www.facebook.com/la.bombe.et.nous/videos/1771280792891342/

Un documentaire de Xavier-Marie Bonnot – Coopérative DHR

Les négociations portant sur le nucléaire iranien, la crise ukrainienne et les fréquentes rodomontades de la Corée ont mis sur le devant de la scène les grands questionnements stratégiques contemporains. Au cœur même du débat, la dissuasion nucléaire. La bombe atomique et la terreur qu’elle inspire.

La bombe et nous, cibles que nous sommes. Que sait-on d’elle au juste ? Comment est-elle née ? Qui appuie sur le fameux bouton rouge qui n’a jamais existé ? Pourquoi des sous-marins armés de missiles thermonucléaires patrouillent-ils, tapis au fond des océans ? Pourquoi l’état d’alerte permanent ?

Ce film a une ambition : mettre l’histoire au service du présent de l’arme atomique, de sa création jusqu’à nos jours, pour mieux comprendre les équilibres stratégiques d’aujourd’hui. Car rien n’est plus actuel que le passé de la bombe…



Le Pape et le terrorisme… qui émane …de l’argent

…. Dans un discours aux participants à la 3e rencontre mondiale des mouvements populaires, donné au Vatican le 5 novembre 2016, le Pape François déclarait:

«Il existe un terrorisme de base qui émane du contrôle global de l’argent sur la terre et menace l’humanité tout entière… 

Il y a près de cent ans, le pape Pie XI prévoyait l’émergence d’une dictature économique mondiale qu’il appelait “l’impérialisme international de l’argent” (Encyclique Quadragesimo anno, 15 mai 1931, n. 109). 
Je parle de l’année 1931! La salle où nous sommes réunis maintenant est appelée “Paul VI”, et ce fut Paul VI qui a dénoncé il y a près de cinquante ans, la «nouvelle forme abusive de domination économique dans le domaine social, culturel et même politique» (Lettre apostolique Octogesima adveniens, 14 mai 1971, n. 44). Année 1971… L’ensemble de la doctrine sociale de l’Eglise et le magistère de mes prédécesseurs se rebelle contre l’argent idole qui règne au lieu de servir, tyrannise et terrorise l’humanité…»
Le pape concluait son discours avec ces paroles tirées de son exhortation apostolique Evangelii gaudium (La joie de l’Évangile), paragraphe 202: «Tant que ne seront pas résolus radicalement les problèmes des pauvres, en renonçant à l’autonomie absolue des marchés et de la spéculation financière, et en attaquant les causes structurelles de la disparité sociale, les problèmes du monde ne seront pas résolus, ni en définitive aucun problème.»
Dans une lettre adressée au président du sommet des pays du G8, en juin 2013, le Pape François écrivait: «Toute théorie ou action économique et politique doit commencer par fournir à chaque habitant de la planète les ressources minimum pour vivre dans la dignité et la liberté, ainsi que la possibilité de subvenir aux besoins d’une famille et à l’éducation des enfants, de louer Dieu et de développer son potentiel humain. C’est le principal; en l’absence d’une telle vision, l’activité économique n’a pas de sens.»
«Il existe un terrorisme de base qui émane du contrôle global de l’argent sur la terre et menace l’humanité tout entière… La doctrine sociale de l’Eglise se rebelle contre l’argent idole qui règne au lieu de servir, tyrannise et terrorise l’humanité»
– Pape François
Pape François
Tous les prédécesseurs du pape François se sont exprimés de manière semblable sur le système économique actuel. Par exemple, dans sa première encyclique (Redemptor hominis, 4 mars 1979), le pape saint Jean-Paul II parlait «d’indispensables transformations des structures économiques… de la misère en face de l’abondance qui met en cause les structures et mécanismes financiers… l’homme ne peut devenir esclave des systèmes économiques…» Et nous n’ajouterons ici que cette autre citation de saint Jean-Paul II:
«Je tiens à aborder une question délicate et douloureuse. Je veux parler du tourment des responsables de plusieurs pays, qui ne savent plus comment faire face à l’angoissant problème de l’endettement… Une réforme structurelle du système financier mondial est sans nul doute une des initiatives les plus urgentes et nécessaires.» (Message du pape à la 6e Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement, Genève, 26 septembre 1985.)
L’Église catholique romaine présente les principes moraux sur lesquels doit être jugé tout système économique et financier. Et afin que ces principes soient appliqués de manière concrète, l’Église fait appel aux fidèles laïcs — dont le rôle propre, selon le Concile Vatican II, est justement de renouveler l’ordre temporel et de l’ordonner selon le plan de Dieu — pour travailler à la recherche de solutions concrètes et à l’établissement d’un système économique conforme à l’enseignement de l’Évangile et aux principes de la doctrine sociale de l’Église.

Le Crédit Social

C’est pour cette raison que Louis Even, le fondateur du journal Vers Demain, décida de propager la doctrine du Crédit Social – un ensemble de principes et de propositions financières énoncés pour la première fois par l’ingénieur écossais Clifford Hugh Douglas, en 1918. Les mots «crédit social» signifient «argent social», un argent émis par la société, en opposition à l’argent actuel qui est un «crédit bancaire», un argent émis par les banques. Lorsque Louis Even découvrit la grande lumière du Crédit Social en 1935, il comprit immédiatement jusqu’à quel point cette solution appliquerait à merveille l’enseignement de l’Église sur la justice sociale. (Nous ne prétendons pas que ce soit la seule solution, mais pour qui l’étudie attentivement, elle appliquerait en effet de façon très efficace les demandes des papes.)

Non au communisme

La doctrine sociale de l’Église se situe au-dessus des systèmes économiques existants, puisqu’elle se confine au niveau des principes. Un système économique sera bon ou non dans la mesure où il applique ces principes de justice enseignés par l’Église. C’est la raison pour laquelle saint Jean-Paul II écrivait en 1987, dans son encyclique Solicitudo rei socialis, que l’Eglise «adopte une attitude critique vis-à-vis du capitalisme libéral et du collectivisme marxiste… deux conceptions du développement imparfaites et ayant besoin d’être radicalement corrigées.»
Il est facile à comprendre pourquoi l’Église condamne le communisme, ou collectivisme marxiste qui, comme le rappelait le Pape Pie XI, est «intrinsèquement pervers» et anti-chrétien, puisque son but avoué est la destruction complète de la propriété privée, de la famille, et de la religion. Mais pourquoi l’Église condamnerait-elle le capitalisme? Le capitalisme ne vaudrait pas mieux que le communisme?

Oui à un capitalisme corrigé

Non, ce que l’Église condamne, ce n’est pas le capitalisme en soi (propriété privée, libre entreprise). Au contraire, loin de souhaiter la disparition de la propriété privée, l’Église souhaite plutôt sa diffusion la plus large possible pour tous, pour que tous soient propriétaires d’un capital, soient réellement «capitalistes»:
«La dignité de la personne humaine exige normalement, comme fondement naturel pour vivre, le droit à l’usage des biens de la terre; à ce droit correspond l’obligation fondamentale d’accorder une propriété privée autant que possible à tous… Il faut mettre en branle une politique économique qui encourage et facilite une plus ample accession à la propriété privée des biens durables: une maison, une terre, un outillage artisanal, l’équipement d’une ferme familiale, quelques actions d’entreprises moyennes ou grandes.» (Jean XXIII, Mater et Magistra, nn. 114-115.)
«Ce pouvoir est surtout considérable chez ceux qui gouvernent le crédit et le dispensent selon leur bon plaisir. Par là, ils distribuent le sang à l’organisme économique dont ils tiennent la vie entre leurs mains, si bien que, sans leur consentement, nul ne peut plus respirer.»
– Pie XI
Pie XI

Le capitalisme a été vicié par le système financier

Les maux du système capitaliste ne proviennent donc pas de sa nature (propriété privée, libre entreprise), mais du système financier qu’il utilise, un système financier qui domine au lieu de servir, qui vicie le capitalisme. Le Pape Pie XI écrivait dans son encyclique Quadragesimo anno, en 1931: «Le capitalisme n’est pas à condamner en lui-même, ce n’est pas sa constitution qui est mauvaise, mais il a été vicié.»
Ce que l’Eglise condamne, ce n’est pas le capitalisme en tant que système producteur, mais, selon les mots du Pape Paul VI, le «néfaste système qui l’accompagne», le système financier:
«Ce libéralisme sans frein conduit à la dictature à bon droit dénoncée par Pie XI comme génératrice de ‘l’impérialisme de l’argent’. On ne saurait trop réprouver de tels abus, en rappelant encore une fois solennellement que l’économie est au service de l’homme. Mais s’il est vrai qu’un certain capitalisme a été la source de trop de souffrances, d’injustices et de luttes fratricides aux effets durables, c’est à tort qu’on attribuerait à l’industrialisation elle-même des maux qui sont dus au néfaste système qui l’accompagnait. Il faut au contraire en toute justice reconnaître l’apport irremplaçable de l’organisation du travail et du progrès industriel à l’œuvre du développement.» (Encyclique Populorum progressio, sur le développement des peuples, 26 mars 1967, n. 26.)

Le vice du système: l’argent est créé par les banques sous forme de dette

Le système financier n’accomplit pas son rôle, car il a été détourné de sa fin. L’argent devrait être un instrument de service, mais les banquiers, en s’en réservant le contrôle de la création, en ont fait un instrument de domination:
«Ce pouvoir est surtout considérable chez ceux qui, détenteurs et maîtres absolus de l’argent et du crédit, gouvernent le crédit et le dispensent selon leur bon plaisir. Par là, ils distribuent le sang à l’organisme économique dont ils tiennent la vie entre leurs mains, si bien que, sans leur consentement, nul ne peut plus respirer.»(Pie XI, encyclique Quadragesimo anno.)
Aucun pays ne peut rembourser sa dette dans le système actuel, puisque tout argent est créé sous forme de dette: tout l’argent qui existe vient en circulation seulement lorsqu’il est prêté par les banques, à intérêt. Et chaque fois qu’un prêt est remboursé, cette somme d’argent cesse d’exister, est retirée de la circulation.
Le défaut fondamental dans ce système est que lorsque les banques créent de l’argent nouveau sous forme de prêts, elles demandent aux emprunteurs de ramener à la banque plus d’argent que ce que la banque a créé. (Les banques créent le capital qu’elles prêtent, mais pas l’intérêt qu’elles exigent en retour.) Puisqu’il est impossible de rembourser de l’argent qui n’existe pas, la seule solution est d’emprunter de nouveau pour pouvoir payer cet intérêt, et d’accumuler ainsi des dettes impayables.
Cette création d’argent sous forme de dette par les banquiers est leur moyen d’imposer leur volonté sur les individus et de contrôler le monde:
«Parmi les actes et les attitudes contraires à la volonté de Dieu et au bien du prochain et les ‘structures’ qu’ils introduisent, deux éléments paraissent aujourd’hui les plus caractéristiques: d’une part le désir exclusif du profit et, d’autre part, la soif du pouvoir dans le but d’imposer aux autres sa propre volonté.»(Jean-Paul II, encyclique Sollicitudo rei socialis, n. 37.)
Même s’il n’existait qu’un seul dollar en circulation dans le pays, ce dollar devrait d’abord être prêté par une banque afin d’exister. Supposons que la banque prête ce dollar à un taux d’intérêt de 6%. Alors, à la fin de l’année, il faut rembourser à la banque un dollar plus 6% d’intérêt, soit 6 cents. Le fait est qu’il n’existe qu’un dollar dans le pays, pas 1,06$. Il est impossible de rembourser à la fois capital et intérêt, puisque l’intérêt n’a jamais été créé.
Pour qu’il y ait de l’argent en circulation, les dettes (et faillites) doivent nécessairement s’accumuler, car la dette totale ne peut en aucun cas être remboursée. Cette façon de créer l’argent sous forme de dette pour le pays est la chose la plus absurde qui puisse exister. Et le pire dans tout cela, c’est que les gouvernements s’obstinent à emprunter à intérêt des banques privées l’argent qu’ils pourraient créer eux-mêmes, sans intérêt, obligeant ainsi les citoyens à payer des intérêts sur une dette astronomique, alors qu’il ne devrait pas y avoir de dette du tout! Le premier devoir de tout gouvernement souverain est de créer, d’émettre sa propre monnaie selon les besoins de sa population. L’abandon de cette fonction à des compagnies privées (banques à charte) est la plus grande trahison de l’histoire.
Ce n’est pas le banquier qui donne la valeur à l’argent qu’il a créé, mais la production du pays. Le banquier ne produit absolument rien, il ne fait que créer des chiffres qui permettent au pays de faire usage de sa propre capacité de production, de sa propre richesse. Le gouvernement peut donc très bien, au moyen de sa banque centrale, créer lui-même ces chiffres, sans passer par les banques, et sans s’endetter.
Puisque l’argent est un instrument essentiellement social, la doctrine du Crédit Social propose que l’argent soit émis par la société, et non par des banquiers privés pour leur profit:
«Il y a certaines catégories de biens pour lesquelles on peut soutenir avec raison qu’ils doivent être réservés à la collectivité lorsqu’ils en viennent à conférer une puissance économique telle qu’elle ne peut, sans danger pour le bien public, être laissée entre les mains de personnes privées.» (Pie XI, encyclique Quadragesimo anno.)

Les effets de l’intérêt composé

Les institutions comme le FMI (Fonds Monétaire International) et la Banque Mondiale prétendent venir en aide aux pays en difficultés financières avec leurs prêts, mais à cause des intérêts que ces pays doivent payer, ces prêts les appauvrissent encore davantage. En voici quelques exemples frappants:
En dix ans, de 1980 à 1990, les pays d’Amérique latine ont payé 418 milliards $ d’intérêt sur un emprunt original de 80 milliards $… et ils doivent encore le capital, même s’ils l’ont remboursé plus de cinq fois!
Pour 1 dollar prêté, 8 dollars doivent être remboursésSelon la Coalition pour le Jubilé 2000, pour chaque dollar versé en aide aux pays pauvres, 8 dollars sont remboursés par ces mêmes pays en intérêts.
Ce sont des exemples semblables qui ont amené Saint Léon à écrire: «C’est une avarice injuste et insolente que celle qui se flatte de rendre service au prochain alors qu’elle le trompe… Celui-là jouira du repos éternel qui entre autres règles d’une conduite pieuse n’aura pas prêté son argent à usure… tandis que celui qui s’enrichit au détriment d’autrui, mérite en retour la peine éternelle.» Saint Jean Chrysostome écrivait aussi: «Rien n’est plus honteux, ni plus cruel que l’usure.»

Les dettes doivent être effacées

Toute personne la moindrement sensée réalisera qu’il est criminel et immoral d’exiger des pays de continuer à payer des intérêts sur des dettes dont le capital a déjà été remboursé plusieurs fois par l’intérêt. On peut donc comprendre pourquoi l’Église condamne si fortement l’usure (le prêt d’argent à intérêt), et demande l’effacement des dettes. Lorsqu’on comprend que l’argent prêté par les banques est littéralement créé à partir de rien, d’un simple trait de plume, alors il est facile de comprendre que les dettes peuvent être effacées de la même manière, sans que personne ne soit pénalisé.
Le Pape Jean-Paul II écrivait dans son encyclique Centesimus annus (n. 35.): «Il n’est pas licite de demander et d’exiger un paiement quand cela reviendrait à imposer en fait des choix politiques de nature à pousser à la faim et au désespoir des populations entières. On ne saurait prétendre au paiement des dettes contractées si c’est au prix de sacrifices insupportables. Dans ce cas, il est nécessaire — comme du reste cela est en train d’être partiellement fait — de trouver des modalités d’allégement de report ou même d’extinction de la dette, compatibles avec le droit fondamental des peuples à leur subsistance et à leur progrès.»
Une fois les dettes effacées, la seule façon d’empêcher les pays de s’endetter de nouveau est de créer eux-mêmes leur propre argent, sans intérêt et sans dette, car si vous laissez aux banques le pouvoir de créer l’argent, les dettes s’accumuleront de nouveau. C’est ce qui faisait dire à Sir Josiah Stamp, alors qu’il était gouverneur de la Banque d’Angleterre:
Sir Josiah StampSir Josiah Stamp
«Le système bancaire fut conçu dans l’iniquité et né dans le péché… Les banquiers possèdent la planète. Enlevez-leur, mais laissez-leur le pouvoir de créer l’argent, et d’un trait de plume, ils créeront assez d’argent pour racheter la planète et en devenir les propriétaires… Si vous voulez continuer d’être les esclaves des banquiers et de payer le prix de votre propre esclavage, alors laissez les banquiers continuer de créer l’argent et de contrôler le crédit.»

Les systèmes au service de l’homme

Les systèmes mis au service de l’homme, la primauté de la personne humaine, c’est précisément là le principe de base de la doctrine sociale de l’Eglise. Le Pape Jean XXIII écrivait dans son encyclique Mater et Magistra, en 1961 (nn. 219 et 226):
«La doctrine sociale chrétienne a pour lumière la Vérité, pour objectif la Justice et pour force dynamique l’Amour… Son principe de base est que les êtres humains sont et doivent être fondement, but et sujets de toutes les institutions où se manifeste la vie sociale.»
Le Crédit Social partage la même philosophie. Clifford Hugh Douglas écrivait au début de son tout premier livre, Economic Democracy: «Les systèmes sont faits pour l’homme, et non pas l’homme pour les systèmes, et l’intérêt de l’homme, qui est son propre développement, est au-dessus de tous les systèmes.»
Tous les systèmes doivent être au service de l’homme, y compris les systèmes financiers et économiques:
«En tant que société démocratique, veillez attentivement à tout ce qui se passe dans le puissant monde de l’argent! Le monde de la finance est aussi un monde humain, notre monde, soumis à la conscience de nous tous; pour lui aussi il y a des principes éthiques. Veillez donc surtout à ce que vous apportiez une contribution au service du monde avec votre économie et vos banques, et non une contribution — peut-être indirecte — à la guerre et à l’injustice!» (Jean-Paul II, Fluëli, Suisse, 14 juin 1984.)

Le but de l’économique: la satisfaction des besoins humains

Donc, le but des systèmes économique et financier, selon l’Eglise, est aussi le service de l’homme. Le but du système économique, c’est la satisfaction des besoins humains. C’est ce que Pie XI rappelle dans son encyclique Quadragesimo anno:
«L’organisme économique et social sera sainement constitué et atteindra sa fin alors seulement qu’il procurera à tous et à chacun de ses membres tous les biens que les ressources de la nature et de l’industrie, ainsi que l’organisation vraiment sociale de la vie économique, ont le moyen de leur procurer.
«Ces biens doivent être assez abondants pour satisfaire aux besoins d’une honnête subsistance et pour élever les hommes à ce degré d’aisance et de culture qui, pourvu qu’on en use sagement, ne met pas d’obstacle à la vertu, mais en facilite au contraire singulièrement l’exercice.»

Les biens de la terre sont destinés à tous

Le Pape parle de «tous et chacun» des membres de la société qui ont droit aux biens matériels. Il rappelle là cet autre principe de base de la doctrine sociale de l’Église: les biens de la terre sont destinés à tous:
«Dieu a destiné la terre et tout ce qu’elle contient à l’usage de tous les hommes et de tous les peuples, en sorte que les biens de la création doivent équitablement affluer entre les mains de tous, selon les règles de la justice, inséparables de la charité.» (Concile Vatican II, Constitution Gaudium et Spes, n. 69.)
Ce que l’Eglise reproche au système capitaliste, c’est que tous et chacun des êtres vivants sur la planète n’ont pas accès à un minimum de biens matériels, permettant une vie décente, et que même dans les pays les plus avancés, il existe des milliers de personnes qui ne mangent pas à leur faim. C’est le principe de la destination universelle des biens qui n’est pas atteint: la production existe en abondance, mais c’est la distribution qui est défectueuse:
«Dieu a donné la terre à tout le genre humain pour qu’elle fasse vivre tous ses membres, sans exclure ni privilégier personne. C’est là l’origine de la destination universelle des biens de la terre… C’est un strict devoir de justice et de vérité de faire en sorte que les besoins humains fondamentaux ne restent pas insatisfaits et que ne périssent pas les hommes qui souffrent de ces carences.» (Jean-Paul II, encyclique Centesimus annus, nn. 31 et 34.)
«L’homme, par son travail, hérite d’un double patrimoine: de ce qui est donné à tous les hommes, sous forme de ressources naturelles, et de ce que tous les autres ont déjà élaboré à partir de ces ressources, en réalisant un ensemble d’instruments de travail toujours plus parfaits.»
– Jean-Paul II
Jean-Paul II

Le dividende du Crédit Social

Cela serait rendu possible par le dividende du Crédit Social, un revenu garanti versé à chaque citoyen du pays, qui ferait en sorte que tous soient réellement capitalistes et aient au moins le nécessaire pour vivre, sans prendre dans la poche des riches, ni voler ou taxer personne. Ce dividende est basé sur deux choses: l’héritage des richesses naturelles et des inventions des générations précédentes:
«L’homme, par son travail, hérite d’un double patrimoine: il hérite d’une part de ce qui est donné à tous les hommes, sous forme de ressources naturelles et, d’autre part, de ce que tous les autres ont déjà élaboré à partir de ces ressources, en réalisant un ensemble d’instruments de travail toujours plus parfaits. Tout en travaillant, l’homme hérite du travail d’autrui.» (Jean-Paul II, encyclique Laborem exercens, sur le travail humain, 15 septembre 1981, n. 12.)

La machine: alliée ou ennemie?

Dans le système actuel, seulement ceux qui sont employés dans la production ont droit à un revenu, qui est distribué sous forme de salaire. Cela est contraire aux faits, puisque grâce aux nouvelles inventions, à la technologie, au progrès, on a de moins en moins besoin de labeur humain, de travailleurs, pour produire les biens: ce sont les ordinateurs, les robots, qui font le travail à notre place.
La technologie est-elle un mal? Faut-il se révolter et détruire les machines parce qu’elles prennent notre place? Non, si le travail est fait par la machine, tant mieux, cela permet à l’homme de se consacrer à d’autres activités, des activités libres, des activités de son choix. Mais cela, à condition de lui donner un revenu pour remplacer le salaire qu’il a perdu avec la mise en place de la machine. Sinon, la machine, qui devrait être l’alliée de l’homme, devient son adversaire, puisqu’elle lui enlève son revenu, et l’empêche de vivre:
«La technologie a tant contribué au bien-être de l’humanité; elle a tant fait pour améliorer la condition humaine, servir l’humanité et faciliter son labeur. Pourtant, à certains moments, la technologie ne sait plus vraiment où se situe son allégeance: elle est pour l’humanité ou contre elle… Pour cette raison, mon appel s’adresse à tous les intéressés… à quiconque peut apporter une contribution pour que la technologie qui a tant fait pour édifier Toronto et tout le Canada serve véritablement chaque homme, chaque femme et chaque enfant de ce pays.» (Jean-Paul II, Toronto, Canada, 17 septembre 1984.)

Le matérialisme du plein emploi

Le dividende du Crédit Social est la seule solution logique au remplacement du labeur humain par la machine. Mais si l’on veut persister à tenir tout le monde, hommes et femmes, employés dans la production, même si la production pour satisfaire les besoins de base est déjà toute faite, et cela, avec de moins en moins de labeur humain, alors il faut créer de nouveaux emplois complètement inutiles, et dans le but de justifier ces emplois, créer de nouveaux besoins artificiels, par une avalanche de publicité, pour que les gens achètent des produits dont ils n’ont pas réellement besoin. C’est ce qu’on appelle «la société de consommation».
De même, on fabriquera des produits dans le but qu’ils durent le moins longtemps possible, dans le but d’en vendre plus, et faire plus d’argent, ce qui entraîne un gaspillage non nécessaire des ressources naturelles, et la destruction de l’environnement.
Dans son encyclique Populorum progressio sur le développement des peuples, le pape Paul VI écrivait «Plus que quiconque, celui qui est animé d’une vraie charité est ingénieux à découvrir les causes de la misère, à trouver les moyens de la combattre, à la vaincre résolument.»
Louis Even a découvert la cause de la pauvreté du peuple – la création et le contrôle de l’argent par les banques privées – et aussi le moyen de combattre cette escroquerie: l’éducation du peuple. C’est pourquoi il a fondé le journal Vers Demain, pour éduquer le peuple. Alors, que tous ceux qui ont soif de justice se mettent donc à étudier et à répandre le Crédit Social, en faisant connaître Vers Demain autour d’eux.

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Le Pape dénonce «l’économie qui tue» !

François Documents

Le Pape dénonce «l’économie qui tue» dans une lettre à l’évêque d’Assise

(RV) «Tu as ajouté une perle au panorama religieux de la “Cité séraphique”, offrant à la communauté chrétienne et aux pèlerins une autre grande opportunité dont on peut justement espérer recueillir des fruits spirituels et pastoraux.» C’est avec ces mots que le Pape François remercie, dans une lettre rendue publique ce dimanche 16 avril 2017, l’évêque d’Assise-Nocera Umbra-Gualdo Tadino, Mgr Domenico Sorrentino, pour la création du sanctuaire du Dépouillement. Ce nouveau lieu de prière sera officiellement inauguré le 20 mai prochain. Il se trouve dans l’église de Sainte-Marie-Majeure, ancienne cathédrale d’Assise. C’est dans ces lieux que «saint François se dépouilla, jusqu’à la nudité, de tous ses biens terrestres pour se donner entièrement à Dieu».
Dans cette lettre très personnelle, le Pape rappelle sa première visite à Assise, en tant que souverain pontife. «La salle du dépouillement me faisait revivre avec une intensité particulière ce moment de la vie du saint», écrit-il. François souligne que le saint qui lui inspira son nom de règne, renonça au «dieu-argent» et se rappela qu’un «baptisé doit mettre l’amour pour le Christ au-dessus des affections les plus chères».
L’Église doit se dépouiller «de la mondanité» et revêtir «les valeurs de l’Évangile»
Lors de cette visite, le pape argentin rencontra, selon son souhait, des personnes pauvres, «témoignage de la réalité scandaleuse d’un monde encore si marqué par l’écart entre le très grand nombre des indigents, souvent privés du nécessaire, et la portion minuscule des possédants qui détiennent la majeure partie des richesses et qui prétendent déterminer les destinées de l’humanité». Le Pape dénonce alors «l’inégalité globale» et «l’économie qui tue», se souvenant de la disparition, la veille de sa venue à Assise, de plusieurs dizaines de migrants au large de l’île italienne de Lampedusa. «Je sentais toute la vérité de ce qu’avait témoigné le jeune François: c’est seulement quand il s’approcha des plus pauvres, représentés à son époque surtout par des lépreux, et faisant preuve envers eux de miséricorde, qu’il éprouva “la douceur d’âme et de corps”», écrit le Saint-Père.
Il décrit ainsi le nouveau sanctuaire comme «la prophétie d’une société plus juste et solidaire, en même temps qu’il rappelle à l’Église son devoir de vivre, sur les traces de François, en se dépouillant de la mondanité et en revêtant les valeurs de l’Évangile». «Aujourd’hui il est plus que nécessaire que les paroles du Christ caractérisent le chemin et le style de l’Église. Si dans tant de régions du monde traditionnellement chrétiennes, on perçoit un éloignement de la foi, et si on est par conséquent appelés à une nouvelle évangélisation, le secret de notre prédication ne réside pas tant dans la force de nos paroles mais dans la fascination du témoignage, soutenu par la grâce,» Le Pape poursuit, estimant que l’Église «est sainte par les dons qu’elle reçoit d’en haut, mais elle est formée de pécheurs, et par conséquent, elle a toujours besoin de pénitence et de renouvellement».
Se dépouiller «de soi-même»
«Le dépouillement est un mystère d’amour», continue le Pape François, expliquant qu’on «doit se dépouiller, en somme, plus que de choses, de soi-même, mettant à part l’égoïsme qui nous fait nous accrocher à nos intérêts et à nos biens, nous empêchant de découvrir la beauté de l’autre et la joie de lui ouvrir notre cœur».
Pour conclure sa lettre, le Pape évoque la figure de l’évêque Guido qui accueillit saint François et qui symbolise, aux yeux du Saint-Père, «l’image d’une maternité de l’Église qui mérite d’être redécouverte, tandis que la condition de la jeunesse, dans le cadre général de crise de la société, pose de sérieuses questions» qu’il a voulu partager en convoquant un synode dédié à ces jeunes. «Il ne faut pas avoir peur de leur proposer le Christ et les idéaux exigeants de l’évangile», assure-t-il à l’évêque d’Assise.
(SBL-XS)
Un autre discours à Gênes
Le pape François :
Bonjour à tous !
C’est la première fois que je viens à Gênes, et être aussi proche du port me rappelle d’où est parti mon père… Cela m’émeut profondément. Et je vous remercie de votre accueil. Monsieur Ferdinando Garré, je connaissais les questions, et pour certaines, j’ai mis par écrit quelques idées pour y répondre ; et je garde aussi mon stylo à la main pour noter ce qui pourrait me venir à l’esprit sur le moment. Mais j’ai voulu penser de manière approfondie à ces interrogations sur le monde du travail pour bien répondre, car aujourd’hui, le travail est en danger. Nous sommes dans un monde où le travail n’est pas considéré dans toute sa dignité, qu’il a et qu’il donne. C’est pourquoi je répondrai par certaines idées auxquelles j’ai pensé, et par d’autres qui me viendront sur le moment.
Tout d’abord un préambule : le monde du travail est une priorité humaine. Il est donc une priorité chrétienne, une priorité pour nous, et également une priorité du pape. Car il vient du premier commandement que Dieu a donné à Adam : « Va, fais croître la terre, domine-la ». Il y a toujours eu une amitié entre l’Église et le travail, à partir de Jésus travailleur. Là où se trouve un travailleur, se trouvent l’intérêt et le regard d’amour du Seigneur et de l’Église. Je pense que cela est clair. Cette question qui vient d’un entrepreneur, d’un ingénieur, est très belle ; de sa manière de parler de l’entreprise ressortent les vertus propres à l’entrepreneur. Et comme cette question est posée par un entrepreneur, nous parlerons d’eux. La créativité, l’amour pour son entreprise, la passion et l’orgueil pour l’œuvre des mains et de l’intelligence qui est la sienne et celle des travailleurs. L’entrepreneur est une figure fondamentale de toute bonne économie, il n’y a pas de bonne économie sans un bon entrepreneur. Il n’y a pas de bonne économie sans de bons entrepreneurs, sans votre capacité de créer, de créer du travail, de créer des produits. Dans vos paroles, on sent également l’estime pour votre ville – et on le comprend –, pour votre économie, pour la qualité des personnes des travailleurs, et également pour l’environnement, la mer… Il est important de reconnaître les vertus des travailleurs et des travailleuses. Leur besoin – des travailleurs et des travailleuses – est celui de bien faire le travail parce que le travail doit être bien fait. On pense parfois qu’un travailleur ne travaille bien que parce qu’il est payé : c’est un grave manque d’estime des travailleurs et du travail, parce que cela nie la dignité du travail, qui commence précisément dans le fait de bien travailler, par dignité, par honneur. Le véritable entrepreneur – je chercherai à tracer le profil du bon entrepreneur – le véritable entrepreneur connaît ses travailleurs, parce qu’il travaille à leurs côtés, il travaille avec eux. N’oublions pas que l’entrepreneur doit être avant tout un travailleur. S’il n’a pas cette expérience de la dignité du travail, il ne sera pas un bon entrepreneur. Il partage les difficultés et les joies du travail, de résoudre les problèmes ensemble, de créer quelque chose ensemble. Si et quand il doit licencier quelqu’un, c’est toujours un choix douloureux et s’il pouvait, il ne le ferait pas. Aucun bon entrepreneur n’aime licencier son personnel – non, celui qui pense résoudre le problème de son entreprise en licenciant les personnes, n’est pas un bon entrepreneur, c’est un commerçant, aujourd’hui il vend son personnel, demain il vend sa propre dignité –, il en souffre toujours, et parfois de cette souffrance naissent de nouvelles idées pour éviter le licenciement. Tel est le bon entrepreneur. Je me souviens, il y a presque un an, un peu moins, à la messe à Sainte-Marthe, à 7 heures du matin, je saluais les gens qui sortaient, et un homme s’est approché. Il pleurait. Il m’a dit : « Je suis venu demander une grâce : je suis à bout et je dois déclarer faillite. Cela signifierait licencier une soixantaine de travailleurs, et je ne veux pas, parce que je sens que je me licencie moi-même ». Et cet homme pleurait. Cet homme-là est un bon entrepreneur. Il luttait et il priait pour ses employés, parce que c’était « les siens » : « C’est ma famille ». J’y suis attaché…
Une maladie de l’économie est la transformation progressive des entrepreneurs en spéculateurs. L’entrepreneur ne doit absolument pas être confondu avec le spéculateur, ce sont deux personnes différentes. L’entrepreneur ne doit pas se confondre avec le spéculateur, le spéculateur est une figure semblable à celle que Jésus dans l’Évangile appelle « mercenaire », pour l’opposer au Bon Pasteur. Le spéculateur n’aime pas son entreprise, il n’aime pas les travailleurs, mais il voit l’entreprise et les travailleurs seulement comme un moyen pour faire du profit. Il utilise l’entreprise et les travailleurs pour faire du profit. Licencier, fermer, délocaliser l’entreprise ne lui crée aucun problème, parce que le spéculateur utilise, instrumentalise, « mange » les personnes et les moyens pour ses objectifs de profit. Quand l’économie est, en revanche, aux mains de bons entrepreneurs, les entreprises sont amies des personnes et également des pauvres. Quand elle passe entre les mains des spéculateurs, tout se détruit. Avec le spéculateur, l’économie perd son visage et perd les visages. C’est une économie sans visages. Une économie abstraite. Derrière les décisions du spéculateur, il n’y a pas des personnes et on ne voit donc pas les personnes à licencier et à éliminer. Quand l’économie perd contact avec les visages des personnes concrètes, elle devient elle-même une économie sans visage et donc une économie impitoyable. Il faut craindre les spéculateurs, pas les entrepreneurs ; non, il ne faut pas craindre les entrepreneurs, parce qu’il y en a tant qui sont de bonnes personnes ! Non. Craindre les spéculateurs.
Mais, paradoxalement, le système politique semble quelquefois encourager celui qui spécule sur le travail et non celui qui investit et croit dans le travail. Pourquoi ? Parce qu’il crée la bureaucratie et les contrôles en partant de l’hypothèse que les acteurs de l’économie sont des spéculateurs, et ainsi, ceux qui ne le sont pas sont désavantagés, et ceux qui le sont réussissent à trouver les moyens pour éluder les contrôles et atteindre leurs objectifs. On sait que les règlements et les lois pensées pour les malhonnêtes finissent par pénaliser ceux qui sont honnêtes. Et aujourd’hui, il y a tant de véritables entrepreneurs, des entrepreneurs honnêtes qui aiment leurs travailleurs, qui aiment leur entreprise, qui travaillent à côté d’eux pour faire avancer l’entreprise, et ce sont les plus désavantagés par ces politiques qui favorisent les spéculateurs. Mais les entrepreneurs honnêtes et vertueux vont de l’avant, à la fin, malgré tout. J’aime citer à ce propos une belle phrase de Luigi Einaudi, économiste et président de la République italienne. Il écrivait : « Des milliers, des millions d’individus travaillent, produisent et économisent malgré tout ce que nous pouvons inventer pour les déranger, les freiner, les décourager. C’est la vocation naturelle qui les pousse, pas seulement la soif de gain. Le goût, l’orgueil de voir sa propre entreprise prospérer, acquérir du crédit, inspirer confiance à une clientèle toujours plus vaste, développer les installations, constituent un élan de progrès tout aussi puissant que le gain. S’il n’en était pas ainsi, on ne s’expliquerait pas comment il existe des entrepreneurs qui, dans leur entreprise, prodiguent toutes leurs énergies et investissent tous leurs capitaux pour obtenir souvent des profits beaucoup plus modestes que ceux qu’ils pourraient certainement et facilement obtenir avec d’autres engagements ». Ils ont cette mystique de l’amour…
Je vous remercie pour ce que vous avez dit, parce que vous êtes un représentant de ces entrepreneurs. Faites attention, vous qui êtes entrepreneurs, et vous aussi, travailleurs : faites attention aux spéculateurs. Et également aux règles et aux lois qui, à la fin, favorisent les spéculateurs et non les véritables entrepreneurs. Et à la fin laissent les gens sans travail. Merci.
Micaela, représentante syndicale :
On parle aujourd’hui à nouveau d’industrie grâce à la quatrième révolution industrielle ou industrie 4.0. Bien : le monde du travail est prêt à accepter de nouveaux défis productifs pouvant apporter le bien-être. Notre préoccupation est que cette nouvelle frontière technologique et la reprise économique et productive, n’apportent pas avec elles de nouveaux emplois de qualité, mais contribuent au contraire à l’augmentation de la précarité et des difficultés sociales. Aujourd’hui, la véritable révolution serait en revanche précisément de transformer le mot « travail » en une forme concrète de rachat social.
Le pape François :
Pour commencer, j’ai envie de répondre par un jeu de mots… tu as fini par le mot « rachat social » et il me vient à l’esprit le « chantage social » (ndlr : en italien riscatto/ricatto). Ce que je dis à présent et une chose réelle, qui est arrivée en Italie il y a environ un an. Il y avait une queue de personnes au chômage pour trouver du travail, un travail intéressant, de bureau. La jeune fille qui me l’a racontée – une jeune fille instruite, elle parlait plusieurs langues, ce qui était important pour cet emploi – s’est entendue dire : « Oui, vous pouvez faire l’affaire… ; ce sera 10-11 heures par jour… » – « Oui, oui ! », a-t-elle dit immédiatement, parce qu’elle avait besoin de travailler – « Et on commence avec – je crois qu’on lui a dit, je ne veux pas me tromper, mais pas plus – 800 € par mois ». Et elle a dit : « Mais… 800 € seulement ? Pour 11 heures ? ». Et le monsieur – le spéculateur, ce n’était pas un entrepreneur, l’employé du spéculateur – lui a dit : « Mademoiselle, regardez la queue derrière vous, si cela ne vous plaît pas, allez-vous en ». Ce n’est pas un rachat, mais un chantage !
À présent, je dirai ce que j’avais écrit, mais ton dernier mot m’a inspiré ce souvenir. Le travail au noir. Une autre personne m’a raconté qu’elle a un travail, mais de septembre à juin, elle est licenciée en juin et reprise en octobre, en septembre. Et ainsi, on joue… le travail au noir.
J’ai accepté cette rencontre aujourd’hui, dans un lieu de travail et de travailleurs, parce que ce sont aussi des lieux du peuple de Dieu. Les dialogues dans les lieux de travail ne sont pas moins importants que les dialogues que nous avons dans les paroisses ou dans les salles de congrès solennelles, car les lieux de l’Église sont les lieux de la vie, et donc aussi les places et les usines. Quelqu’un pourrait dire : « Mais ce prêtre, qu’est-ce qu’il vient nous dire ? Qu’il aille à la paroisse ! ». Non, le monde du travail est le monde du peuple de Dieu, nous sommes tous Église, tous peuple de Dieu. Beaucoup de rencontres entre Dieu et les hommes, dont nous parlent la Bible et les Évangiles, ont eu lieu alors que les personnes travaillaient : Moïse entend la voix de Dieu qui l’appelle et lui révèle son nom alors qu’il paissait le troupeau de son beau-père ; les premiers disciples de Jésus étaient des pêcheurs, et ils sont appelés par lui alors qu’ils travaillaient sur les rives du lac. Ce que vous dites est très vrai, le manque de travail est beaucoup plus que le manque d’une source de revenus pour pouvoir vivre. Le travail est aussi cela, mais il est beaucoup, beaucoup plus. En travaillant, nous devenons davantage des personnes, notre humanité fleurit, les jeunes ne deviennent adultes qu’en travaillant. La doctrine sociale de l’Église a toujours considéré le travail humain comme une participation à la création qui continue chaque jour, également grâce aux mains, à l’esprit et au cœur des travailleurs. Sur la terre, il y a peu de joies plus grandes que celle dont on fait l’expérience en travaillant, comme il y a peu de douleurs plus grandes que les douleurs du travail, quand le travail exploite, écrase, humilie, tue. Le travail peut faire beaucoup de mal, parce qu’il peut faire beaucoup de bien. Le travail est ami de l’homme et l’homme est ami du travail, c’est pourquoi il n’est pas facile de le reconnaître comme ennemi, parce qu’il se présente comme une personne familière, même quand il nous frappe et nous blesse. Les hommes et les femmes se nourrissent du travail : avec le travail, ils sont « oints de dignité ». C’est pour cette raison qu’autour du travail s’édifie tout le pacte social. Tel est le cœur de la question. Parce que quand on ne travaille pas, ou que l’on travaille mal, que l’on travaille peu ou que l’on travaille trop, c’est la démocratie qui entre en crise, c’est tout le pacte social. C’est également le sens de l’article 1 de la Constitution italienne : « L’Italie est une République démocratique fondée sur le travail ». Sur la base de cela, nous pouvons dire qu’ôter le travail aux gens, ou exploiter les gens par un travail indigne ou mal payé, est anticonstitutionnel. Si elle n’était pas fondée sur le travail, la République italienne ne serait pas une démocratie, parce que le poste de travail est occupé et a toujours été occupé par les privilèges, les castes, les rentes. Il faut alors considérer sans peur, mais avec responsabilité, les transformations technologiques de l’économie et de la vie et ne pas se résigner à l’idéologie qui prend pied partout, qui imagine un monde où seulement la moitié, ou peut-être les deux tiers des travailleurs, travailleront et les autres seront entretenus par une allocation sociale. Il doit être clair que le véritable objectif à atteindre n’est pas un « revenu pour tous », mais le « travail pour tous » ! Car sans travail, sans travail pour tous, il n’y aura pas de dignité pour tous. Le travail d’aujourd’hui et de demain sera différent, peut-être très différent – pensons à la révolution industrielle, il y a eu un changement ; ici aussi il y aura une révolution – il sera différent du travail d’hier, mais ce devra être du travail, pas une retraite, pas des retraités : du travail. Il faut aller à la retraite à un âge juste, c’est un acte de justice ; mais c’est contre la dignité des personnes de les envoyer à la retraite à 35 ou 40 ans, de donner un chèque de l’État, et arrange-toi. « Mais, ai-je à manger ? ». Oui. « Ai-je de quoi m’occuper de ma famille avec ce chèque ? » Oui. « Ai-je la dignité ? » Non ! Pourquoi ? Parce que je n’ai pas de travail. Le travail d’aujourd’hui sera différent. Sans travail, on peut survivre ; mais pour vivre, il faut du travail. Le choix est entre survivre et vivre. Et il faut du travail pour tous. Pour les jeunes… Vous connaissez le pourcentage des jeunes de moins de 25 ans au chômage en Italie ? Je ne le dirai pas, cherchez les statistiques. Et cela est une hypothèque sur l’avenir. Parce que ces jeunes grandissent sans dignité, parce qu’ils ne sont pas « oints » par le travail, qui est ce qui donne la dignité. Mais le cœur de la question est le suivant : un chèque de l’État, mensuel, qui te permet de t’occuper de ta famille ne résout pas le problème. Le problème doit être résolu par le travail pour tous. Je crois avoir répondu plus ou moins…
Sergio, un travailleur qui suit une formation promue par des aumôniers :
Il n’est pas rare que dans les milieux du travail prévalent la compétition, la carrière, les aspects économiques, alors que le travail est une occasion privilégiée de témoignage et d’annonce de l’Évangile, vécu en adoptant des attitudes de fraternité, de collaboration et de solidarité. Nous vous demandons des conseils pour mieux marcher vers ces idéaux.
Le pape François :
Les valeurs du travail changent très rapidement, et beaucoup de ces nouvelles valeurs de la grande entreprise et de la grande finance ne sont pas des valeurs en ligne avec la dimension humaine, et donc avec l’humanisme chrétien. L’accentuation de la compétition au sein de l’entreprise est non seulement une erreur anthropologique et chrétienne, mais est également une erreur économique, parce qu’elle oublie que l’entreprise est tout d’abord coopération, assistance mutuelle, réciprocité. Quand une entreprise crée scientifiquement un système de primes individuelles qui mettent les travailleurs en compétition entre eux, elle peut sans doute à court terme obtenir certains avantages, mais cela finit vite par miner le tissu de confiance qui est l’âme de toute organisation. Et ainsi, quand la crise arrive, l’entreprise se délite et implose, parce qu’il n’y a plus aucune corde qui la tient. Il faut dire avec force que cette culture compétitive entre les travailleurs au sein de l’entreprise est une erreur, et donc une vision qui doit être changée si nous voulons le bien de l’entreprise, des travailleurs et de l’économie. Une autre valeur qui, en réalité, est une non-valeur est la « méritocratie » si révérée. La méritocratie fascine beaucoup parce qu’elle utilise un beau mot : le « mérite » ; mais comme elle l’instrumentalise et qu’elle l’utilise de manière idéologique, elle le dénature et le pervertit. La méritocratie, au-delà de la bonne foi de nombreuses personnes qui l’invoquent, est en train de devenir une légitimation éthique de l’inégalité. Le nouveau capitalisme à travers la méritocratie donne une apparence morale à l’inégalité, parce qu’elle n’interprète pas les talents des personnes comme un don. Le talent n’est pas un don selon cette interprétation, c’est un mérite, qui détermine un système d’avantages et de désavantages cumulatifs. Ainsi, si deux enfants à la naissance sont différents par leurs talents ou leurs opportunités sociales et économiques, le monde économique lira les divers talents comme mérite, et les rémunérera différemment. Ainsi, quand ces deux enfants iront à la retraite, l’inégalité entre eux se sera multipliée. Une deuxième conséquence de la soi-disant « méritocratie » est la transformation de la culture de la pauvreté. Le pauvre est considéré sans mérite et donc coupable. Et si la pauvreté est la faute du pauvre, les riches sont exemptés de faire quelque chose. Cela est la vieille logique des amis de Job, qui voulaient le convaincre qu’il était coupable de son malheur. Mais cela n’est pas la logique de l’Évangile, ce n’est pas la logique de la vie : nous trouvons, par contre, la méritocratie dans l’Évangile sous la figure du frère aîné, dans la parabole du fils prodigue. Il méprise son frère cadet et pense qu’il doit rester un perdant parce qu’il l’a mérité ; en revanche, le père pense qu’aucun fils ne mérite de manger les glands des porcs.
Vittoria, au chômage :
Nous qui sommes au chômage, nous sentons les institutions non seulement éloignées, mais comme des marâtres, visant davantage à un assistanat passif qu’à créer les conditions qui favorisent le travail. Nous sommes réconfortés par la chaleur humaine avec laquelle l’Église est proche de nous et par l’accueil que chacun trouve à la Maison des aumôniers. Sainteté, où pouvons-nous trouver la force de croire toujours et de ne jamais abandonner malgré tout cela ?
Le pape François :
C’est exactement cela ! Celui qui perd son travail et ne réussit pas à trouver un autre bon travail, sent qu’il perd sa dignité, de même que celui qui est obligé par nécessité d’accepter des emplois ingrats et injustes perd sa dignité. Tous les emplois ne sont pas bons : il y a encore trop de mauvais emplois et sans dignité, dans le trafic illégal d’armes, dans la pornographie, dans les jeux de hasard et dans toutes les entreprises qui ne respectent pas les droits des travailleurs ou de la nature. De même que le travail de la personne qui est très bien payée pour ne pas avoir d’horaires, de limites, de barrières entre son travail et sa vie, pour que le travail devienne toute sa vie, est un mauvais travail. Un paradoxe de notre société est la présence simultanée d’une part croissante de personnes qui voudraient travailler et n’y arrivent pas, et d’autres qui travaillent trop, qui voudraient travailler moins, mais qui n’y arrivent pas, parce qu’elles ont été « achetées » par les entreprises. Le travail, en revanche, devient « frère travail » quand, à côté de celui-ci, il y a le temps du non-travail, le temps de la fête. Les esclaves n’ont pas de temps libre. Sans le temps de la fête, le travail redevient de l’esclavage même s’il est extrêmement bien payé ; et pour pouvoir faire la fête, nous devons travailler. Dans les familles où il y a des chômeurs, ce n’est jamais vraiment dimanche et les fêtes deviennent parfois des jours de tristesse, car le travail du lundi manque. Pour célébrer la fête, il est nécessaire de pouvoir célébrer le travail. L’un marque le temps et le rythme de l’autre. Ils vont de pair.
Je suis également d’accord sur le fait que le consumérisme est une idole de notre temps. La consommation est le centre de notre société, et donc le plaisir que la consommation promet. De grands magasins, ouverts 24 heures par jour, tous les jours, nouveaux « temples » qui promettent le salut, la vie éternelle ; des cultes de pure consommation et donc de pur plaisir. C’est également la racine de la crise du travail dans notre société : le travail est fatigue, sueur. La Bible le savait très bien et nous le rappelle. Mais une société hédoniste, qui voit et qui ne veut que la consommation, ne comprend pas la valeur de la fatigue et de la sueur et elle ne comprend donc pas le travail. Toutes les idolâtries sont des expériences de pure consommation, les idoles ne travaillent pas. Le travail est effort : ce sont des efforts pour ensuite pouvoir engendrer de la joie pour ce que l’on a produit ensemble. Si l’on ne retrouve pas une culture qui estime la fatigue et la sueur, nous ne retrouverons pas un nouveau rapport avec le travail et nous continuerons à rêver la consommation du pur plaisir. Le travail est le centre de chaque pacte social, ce n’est pas un moyen pour pouvoir consommer, non. C’est le centre de chaque pacte social. Entre le travail et la consommation, il y a tant de choses, toutes importantes et belles, qui s’appellent dignité, respect, honneur, liberté, droits, droits de tous, des femmes, des enfants, des personnes âgées… Si nous bradons le travail à la consommation, nous braderons bientôt également avec lui tous ses mots frères : dignité, respect, honneur, liberté. Nous ne devons pas le permettre, et nous devons continuer à demander du travail, à l’engendrer, à l’estimer, à l’aimer. Également à le prier : beaucoup des plus belles prières de nos parents et de nos grands-parents étaient des prières du travail, apprises et récitées avant, après et pendant le travail. Le travail est l’ami de la prière ; le travail est présent tous les jours dans l’eucharistie, dont les dons sont les fruits de la terre et du travail de l’homme. Un monde qui ne connaît plus les valeurs et la valeur du travail, ne comprend même plus l’eucharistie, la prière véritable et humble des travailleuses et des travailleurs. Les champs, la mer, les usines, ont toujours été des « autels » d’où se sont élevées des prières belles et pures, que Dieu a saisies et recueillies. Des prières dites et récitées par qui savait et voulait prier, mais également des prières dites avec les mains, avec la sueur, avec la fatigue du travail de celui qui ne savait pas prier avec la bouche. Dieu a également accueilli celles-ci et il continue à les accueillir, également aujourd’hui.
C’est pourquoi je voudrais terminer ce dialogue par une prière, une prière ancienne, le « Viens, Esprit Saint », qui est également une prière du travail et pour le travail :
« Viens, Esprit Saint, en nos cœurs et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière. Viens en nous, père des pauvres, père des travailleuses et des travailleurs. Viens, dispensateur des dons, viens, lumière de nos cœurs. Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur. Dans le labeur, le repos ; dans la fièvre, la fraîcheur dans les pleurs, le réconfort. Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé. Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé. Donne mérite et vertu, donne le salut final, donne la joie éternelle. Amen ».
Merci !
Et à présent, je demande au Seigneur qu’il vous bénisse tous, qu’il bénisse les travailleurs, les entrepreneurs, les chômeurs. Que chacun de nous pense aux entrepreneurs qui font tout ce qu’ils peuvent pour donner du travail ; pense aux chômeurs, pense aux travailleurs et aux travailleuses. Et que cette bénédiction descende sur nous tous et sur eux. Merci beaucoup !

Dialogue du réconfort dans les tribulations

SAINT THOMAS MORE

Dialogue du réconfort dans les tribulations

– Table des matières –

Introduction, par Marie Delcourt

Livre I (Introduction)

I- Le réconfort que nous apportent les philosophes païens ne peut nous suffire

II – La foi doit être la base de tout réconfort

III – Éprouver le désir d’être soutenu par Dieu nous est déjà un soutien

IV – L’épreuve est un moyen d’amener les hommes à désirer l’appui de Dieu

V – Comment, dans l’épreuve, trouver un premier réconfort

VI – Nous ne devons pas demander à Dieu d’écarter toutes les épreuves qu’il ous envoien

VII – Toute épreuve peut faire grand bien à notre âme, si nous le voulons

VIII – Considérations sur ceux qui subissent des épreuves par leur propre faute

IX – Même si nous ne comprenons pas clairement pourquoi nous subissons une épreuve, celle-ci peut nous être salutaire

X – Certaines épreuves nous sont envoyées en vue d’exercer notre patience

XI – Du bon usage des épreuves

XII – Objection

XIII – L’adversité peut nous être plus salutaire qu’un bonheur constant

XIV – Objection et réponse

XV – Autres objections

XVI – La fortune peut nous faire sombrer dans la folie

XVII – Réponse à la seconde objection

XVIII – Consolations divines ou consolations diaboliques

XIX – Une autre objection. Réponse

XX – Conclusion. Éloge de l’épreuve

Livre II (Introduction)

I- Si l’on peut, dans l’épreuve, chercher à se réconforter par des distractions

II – Du peu de temps qu’il reste à vivre aux personnes âgées ou malades

III – Trois sortes d’épreuves

IV – Dans la contrition, on est à la fois heureux et triste

V – Concernant ceux qui ne se tournent vers Dieu qu’au dernier moment

VI – Certains prétendent qu’il ne faut pas regretter ses péchés

VII – Où il est question de ceux qui ne peuvent trouver en leur cœur le regret de leurs fautes

VIII – De l’épreuve qu’on supporte avec patience

IX – De la tentation en général

X – Un réconfort qui peut se trouver quand on subit n’importe quelle tentation

XI – Quatre formes de tentations dont il est question dans les Psaumes

XII – La première des quatre tentations

XIII – La pusillanimité

XIV – La manie du scrupule

XV – Les terreurs de la nuit et la tentation du suicide

XVI – De ceux qui veulent se tuer poussés par le démon qui leur fait croire à une révélation divine

XVII – Du démon appelé « Negotium » ou « Trafic », se mouvant dans les ténèbres

Livre III (Introduction)

I – Il faut s’affermir par de bonnes résolutions

II – De la quatrième tentation qui est la tentation pour la foi

III – De la quatrième tentation (suite)

IV – Les armes du démon de midi

V – La perte des biens matériels

VI – Du peu de sécurité qu’offre la possession des terres et des bâtiments

VII – Deux façons de considérer les richesses

VIII – La fortune ne nous apporte que peu de commodités, et dans cette vie seulement

IX – Du peu d’agrément qu’apportent la bonne réputation, l’estime et l’honorabilité

X – De la flatterie

XI – Du peu d’agréments que trouvent dans les hautes charges ceux qui n’y cherchent qu’avantages superficiels

XII – Ces biens que nous désirons font peu de bien au corps et grand tort à l’âme

XIII – Les persécutions des Turcs permettront de déceler si ceux qui occupent des fonctions élevées sont intéressés ou non

XIV – C’est folie que de renier le Christ pour conserver richesses et honneurs

XV – La terreur qu’inspire cette épreuve éclairera les gens sur leurs propres imperfections

XVI – Encore un argument pour ne pas se décourager en cas de perte des biens terrestres

XVII – De la souffrance corporelle. Il ne faut pas perdre courage pendant une persécution

XVIII – Conseils pour lutter contre la crainte qu’inspire la douleur physique et spécialement la captivité

XIX – De l’emprisonnement

XX – De l’emprisonnement (suite)

XXI – De la crainte qu’inspire une mort honteuse et pénible

XXII – La mort, considérée en soi-même, n’est qu’un départ de cette vie

XXIII – De la honte attachée à la mort dans la persécution pour la foi

XXIV – De la mort pénible qu’il faut subir à cause de la persécution des Turcs

XXV – Peines éternelles de l’enfer et douleur passagère de la mort

XXVI – Les encouragements qu’apporte la méditation sur les joies du ciel

XXVII – Méditation sur la mort du Christ

http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Thomas_More/table.htm

Monnaie et liquide

La baignoire de monnaie

Considérons que toute la monnaie existante remplit une baignoire.
baignoire de la monnaiebaignoire de la monnaie
Si une personne achète un objet ou un service à une autre personne, le niveau ne change pas, il n’y a ni plus ni moins de monnaie sur terre, c’est simplement une partie de cette monnaie qui change de propriétaire.
transaction commercialetransaction commerciale
Si Pierre achète des carottes à Paul, après l’achat, Pierre possède moins de monnaie et Paul en possède un peu plus. Mais Paul n’est pas plus riche (ou Pierre moins riche) pour autant, car un jour au l’autre Paul achètera à Pierre des ananas et chacun se retrouvera avec sa part initiale de monnaie.
La monnaie est juste un outil pour faciliter l’échange, dans les cas où il n’est pas ou difficilement possible d’échanger les marchandises en direct (les carottes ne murissent pas en même temps que les ananas).
Comment puis-je donc faire pour m’enrichir (si tel est mon souhait) ?
A) Par le biais d’une activité :
Si je plante des ananas, après un certain temps, mon travail (et celui de la terre) permettra de vendre ces ananas.
Si j’en produit plus que ce que je consomme (ou plus que j’en échange contre ce que je consomme), alors je suis plus riche.
création de richessescréation de richesses
B) Par la spéculation :
Si je spécule, en achetant des produits ici et en les revendant plus cher là (par exemple en privant des gens d’un produit de première nécessité, ils finissent par payer très cher pour pouvoir l’acquérir).
Ce moyens là de s’enrichir ne crée aucune richesse dans le monde.
C’est un moyen légal mais foncièrement malhonnête de littéralement s’approprier une part de la monnaie sans fournir en échange la moindre contre partie.
C’est par ce biais là que des multinationales stockent des céréales dans des silos en laissant la famine décimer des populations juste dans le but de revendre ces céréales bien plus cher que ce qu’elles ne valent en réalité.
Pas besoins d’avoir fait de grandes études (et surtout pas l’ENA) pour se rendre compte que c’est éminemment crapuleux.
On voit ici que la monnaie est une sorte de représentation des biens et services disponibles sur la planète.
Une quantité de monnaie permet d’acquérir une certaine quantité d’un bien … et inversement je peux échanger une certaine quantité d’un bien contre un certain montant de monnaie.
balance commercialebalance commerciale
C) En faisant de la fausse monnaie :
Je peux évidemment imprimer des faux billets. Créer de l’argent à partir de rien, sans aucune contrepartie réelle (bien ou service).
Notons au passage que c’est ce que font les banques en créant la monnaie ex-nihilo sans fournir la moindre contre partie du côté des biens.
Bien sur, elles justifient la ponction d’intérêts en prétextant rendre un service, mais dans la réalité, augmenter la masse monétaire indépendamment de la quantité de biens disponibles revient à créer un déséquilibre (injecter dans la baignoire de la monnaie qui n’a aucune contre partie sur le plateau des biens et services) et c’est l’exact opposé d’un service, c’est en réalité un problème :
Le niveau monte dans la baignoire, donc le prix des biens augmente (si il y a d’un côté 10 francs et de l’autre dix pommes, le prix d’une pomme est de un franc, si je rajoute dix franc dans la baignoire, une pomme coûte tout à coup 2 francs, ce qui est très utile à celui qui possède un stock de pommes). C’est l’inflation.
En théorie, lorsque les emprunteurs remboursent leurs dettes auprès des banques, celles-ci détruisent cette monnaie précédemment créée ex-nihilo.
Un peu comme le cafetier détruit le papier sur lequel il a noté que tu lui dois un café … quand tu reviens le lendemain pour le payer.
Création monétaireCréation monétaire
Mais les banques perçoivent un intérêt qui pour pouvoir être payé nécessite de nouveaux emprunts (sans contre valeur).
La baignoire se rempli plus vite que le plateau des biens, ce qui implique une croissance économique ou une inflation (ou un peu des deux).
Pire, les gens ont l’illusion de pouvoir faire fructifier leur argent, alors ils le placent en en attendant des intérêts …
illusion de faire fructifier l'argentillusion de faire fructifier l’argent
Intérêts qui provoquent une inflation qui est plus grande que les intérêts qu’ils touchent. Placer l’argent revient ainsi à le dévaluer (forcément, au passage les banques s’enrichissent sans fournir le moindre travail utile)
réalité de la fructification monétaireréalité de la fructification monétaire
A ce stade, il est possible de constater que les moyens d’enrichissement B et C sont crapuleux, qu’ils ont pour base commune ce qu’on appelle la rémunération du capital, et qu’ils ont pour conséquence l’enrichissement extrême d’une minorité ne fournissant rien d’utile à la communauté humaine au détriment d’une majorité qui n’a guère d’autre choix que de produire des trucs inutiles et prêts à jeter pour permettre la croissance dont se gavent les premiers.
Séparons la baignoire en deux parties :
1) la monnaie en possession de ceux qui empruntent (parce qu’ils n’ont pas assez d’argent) et
2) ceux qui prêtent (ex-nihilo parce que l’état les y a autorisé ou parce qu’ils ont déjà beaucoup de monnaie).
Bien sur, les “prêteurs” payent des salaires à leurs employés et consomment quelques biens produits par les vrais travailleurs. Mais cette part du mouvement monétaire est ridicule à côté du flot imposant des intérêts.
Les #DéjàTropRiches ne peuvent donc que s’enrichir encore plus sur le dos de ceux qui travaillent.
Pire, pour travailler, les gens doivent louer les terres et les installations et payer les riches rien que pour avoir le simple droit de vivre !
L'enrichissement inévitable déjà richesL’enrichissement inévitable déjà riches
Et de là, on peut facilement constater que cette rémunération du capital a un ensemble de conséquences désastreuses passant par la destruction aveugle des ressources de la terre, les inégalités sociales, la famine, la pauvreté, la pollution, les besoins croissants d’énergie, la main-mise de l’économie sur les gouvernements, la transformation des démocraties en moutoncratie etc. etc. …
En bref, c’est la cause commune de presque tous les maux dont l’humanité souffre encore en ce siècle qui devrait plutôt être caractérisé par le pouvoir libérateur des technologies !
La cause des causesLa cause des causes
Il n’y a pas mille solutions.
En réalité, il n’y en a qu’une.
Il faut interdire toute forme de rémunération sur le capital.
C’est de l’usure.
Que cette rémunération se fasse sous la forme de spéculation ou d’intérêt, c’est de l’usure.
La création monétaire devrait être la charge de l’état, un service payé par nos impôts (et surtout pas par des intérêts) et la monnaie ainsi créée doit être équitablement distribuée au peuple sous la forme d’un revenu de base (ou dividende universel) lui redonnant ainsi son véritable droit citoyen en le munissant du prodigieux pouvoir de choisir que donne la monnaie (plutôt que de le donner comme aujourd’hui à des investisseurs qui le serviront pour s’enrichir au mépris le plus total de l’humanité).


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7 commentaires
Commentaires
Bernard Gva
Bernard Gva Merci pour cette explication, je “bloque” sur un détail de vocabulaire au début, détail qui va pourtant jouer un grand rôle hélas dans l’illusion de la “monnaie bien”. Vous avez écrit “La monnaie est juste un outil pour faciliter l’échange,”
…la “mon
naie” est juste un jeton matériel sur lequel est écrit un nombre d’unités de comptes qui enregistre, qui témoigne, d’un “transfert” de bien ou de service. Un “échange” étant 2 transferts symétriques simultanés en un endroit donné, entre 2 biens ou services jugés de même valeur.
…..L’achat/vente avec la monnaie n’est pas un échange, c’est un enregistrement, de même qu’une carte n’est pas le territoire. Faire croire que le témoin, l’enregistrement, àa la même valeur que ce qui est enregistré, c’est une des bases psychologiques de l’escroquerie de la monnaie bien.

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Christos Nüssli
Christos Nüssli La monnaie ne vaut absolument rien en soi. Ce sont les biens et services qui valent quelque chose. La monnaie n’est qu’une unité de mesure de la valeur des biens (objets) et services (travail). Evidemment, il est toujours possible de tricher ou de marchander les valeurs: tel objet vaut 10 000 et ton travail ne vaut que 100 etc…

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Bernard Gva
Bernard Gva Exactement, Christos Nüssli, il n’y a donc aucune raison de payer pour acheter des unités de monnaie, pas plus que de payer pour mesurer une température 🙂

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Conscience et bonheur
Conscience et bonheur Oui, Bernard, le vocabulaire est devenu insaisissable :
Si j’utilise des termes précis, la majorité ne comprend plus de quoi je parle (ou alors se perds dans les longues explications que nécessite la précision) et si j’utilise les termes dans leur sens
 populaire ils ont imprécis.

De plus, je ne dis pas que la monnaie est l’unique outil, mais qu’il en est un.
Si je veux faire un échange par exemple décalé dans le temps, il est claire qu’une simple comptabilité peut suffire, mais la monnaie (pièces, billets ou digitale) est aussi un des outils permettant de facilité l’échange.

Mais c’est vrai qu’elle est devenu plus que ça … puisque actuellement elle est aussi un des outils d’asservissement des peuples.

En tous les cas, que les échanges soient réalisés avec n’importe quel outil ne changera rien au problème de la rémunération du capital !

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Bernard Gva
Bernard Gva Tout à fait d’accord pour le vocabulaire, quand je me suis confronté au problème je me suis rendu compte de la puissance de l’arme du “détournement” du sens des mots, l’idée de la “novlangue”… 🙁

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Conscience et bonheur
Conscience et bonheur Oui … extraordinairement puissant !

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Bernard Gva
Bernard Gva La rémunération du capital n’est pas un problème, quand la règle de base du “capitalisme” est respecté : chacun reçoit une part du bénéfice éventuel, au prorata de la valeur de ses apports.

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Bernard Gva
Bernard Gva Les problèmes arrivent quand on sort de cette règle égalitaires, quand certains veulent une rémunération à tous les coûts et avant la répartition (ce sont les intérêts sur un crédit qui court-circuitent le partage du bénéfice), ou quand d’autres refusent de donner une valeur au capital humain, savoirs-faire et savoirs, qui ne sont jamais rémunérés.

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André-Jacques Holbecq
André-Jacques Holbecq ” (injecter dans la baignoire de la monnaie qui n’a aucune contre partie sur le plateau des biens et services) ” … si, c’est un service. De la même manière qu’un Notaire enregistre un acte, une banque “monétise un actif non monétaire ” et c’est la seule structure réglementée qui puisse le faire et elle prends le risque de non remboursement (ce qui est une justification de l’intérêt)

 · Répondre · 1 h

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Conscience et bonheur
Conscience et bonheur Exactement de la même manière qu’un fabricant de fausse monnaie !

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Tao Robin
Tao Robin il y a une solution à méditer ICI : http://www.monnaiehumaine.org

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Conscience et bonheur
Conscience et bonheur Si tu t’inscris et que tu invites tes amis, d’ <<>>

ça pue l’arnaque ce genre de méthodes …
En tout cas cette petite phrase m’a dissuadé d’y aller vois …

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Diarrassouba Youssouf
Diarrassouba Youssouf se faire de l’argent alors qu’on n’a pas founis son équivalent en service! j’y vois en cela l’enrichissement par usurpation

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Christos Nüssli
Christos Nüssli L’explication est bonne mais certaines conclusions font délicieusement “XIXe siècle”. Par exemple, le “stockage des céréales dans des silos” est actuellement anecdotique et infinitésimal car il est beaucoup plus facile de s’enrichir en vendant des “barres énergétiques” à 30 ou 50 fois leur prix de revient, et en convaincant les consommateurs qu’ils en ont besoin que de se fatiguer à construire et à gérer des silos. Si vous cherchez d’autres idées pour vous enrichir, il y a aussi les smartphones, les montres de luxe les habits “griffés” ou les compétitions sportives.

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Conscience et bonheur
Conscience et bonheur Oui, en même temps, les exemples choisis sont de facto compréhensibles par tout le monde parce qu’ils sont suffisamment vieux pour être connus.

Et comment on fait pour s’enrichir avec les smartphones, les montres de luxe les habits “griffés” ou les compétitions sportives (si ce n’est en se servant d’un capital) ?

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Christos Nüssli
Christos Nüssli Voir ci-après (comment fait-on pour verser des revenus?) ou alors il y a la méthode Ceausescu.

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Conscience et bonheur
Conscience et bonheur votre “ci-dessus” ne répond pas du tout à la question …

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Christos Nüssli
Christos Nüssli Si, même si c’est un peu cynique. Par exemple, vendre des smartphones est une idée d’entreprise très rentable mais elle n’est possible que si des capitaux sont d’accord (contre intérêt) de s’investir dans l’idée et si le chef d’entreprise est sûr de recevoir des bénéfices et si des travailleurs acceptent (et sont capables) contre un salaire de travailler dans l’entreprise.

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Conscience et bonheur
Conscience et bonheur Ce n’est pas parce qu’un marché n’est possible qu’avec des capitaux que tout salaire doit obligatoirement être issu d’un capital. C’est une erreur de logique que de le penser.

Si je fais pousser des carottes, j’échange celles que je n’utilise pas sur Voir plus

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Conscience et bonheur
Conscience et bonheur Mathieu Bize moi je veux bien, mais je ne vois pas comment …

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Conscience et bonheur
Conscience et bonheur Lire c’est bien.
Penser c’est mieux !
😉

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Conscience et bonheur
Conscience et bonheur Toutes les innovations de ce monde ont été rêvées avant d’avoir été écrites !

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Conscience et bonheur
Conscience et bonheur Lire, c’est reproduire l’existant … un peu trop limité pour moi !

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Conscience et bonheur
Conscience et bonheur Mathieu Bize oui, mais croire qu’elle est unique est se limiter … il y a peut-être encore mieux !

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Conscience et bonheur
Conscience et bonheur Mais je le connais ton texte sacré que tu brandis tel un Imam qui brandit son coran en racontant des absurdités.

Je le connais et je n’y ai vu aucune démonstration d’unicité qui mérite ce nom.Voir plus

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Théo Zozo
Théo Zozo la connaissance est en toi Mathieu pas chez les autres.

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Théo Zozo
Théo Zozo chez les autres il n’y a qu’intérêts.

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Conscience et bonheur
Conscience et bonheur De mon côté, je développe des arguments, des vrais, pas des sophismes, et je ne me cache pas derrière des citations et encore moins derrière des textes abscons.

” de mauvaise foi, malveillant et développe posture au lieu d’aller chercher la connaissanVoir plus

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Conscience et bonheur
Conscience et bonheur Je veux bien lire une démonstration.
Vous refusez de (ou vous ne savez pas) la produire, en disant qu’elle est quelque-part dans un texte qui parle de plein d’autres sujets …
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Conscience et bonheur
Conscience et bonheur Et affirmer un truc sans relâche n’a jamais rendu le truc plus vrais que dans l’esprit des imbéciles.
Alors svpl, cessez de me prendre pour un imbécile !
Merci !

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Théo Zozo
Théo Zozo il est grave Mathieu 🙂 libérer la monnaie équivaut à libérer Dieu ou le Diable.

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Conscience et bonheur
Conscience et bonheur Toujours incapable de fournir la démonstration de l’unicité de la solution monnaie libre … et plutôt que de l’avouer, critiques personnelles des demandeurs …

Tu fais partie du FN, Mathieu 😉 ?

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Conscience et bonheur
Conscience et bonheur Tu agis vraiment comme un troll.
Je vais continuer de penser que c’est sans t’en rendre compte …
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Théo Zozo
Théo Zozo T’as une com mathieu ? ou tu fais ça gratos ?

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Conscience et bonheur
Conscience et bonheur Pour ma part, je laisse le lecteur juger de qui est ridicule.
Merci aussi de ne plus venir chier dans mon salon, sinon je serai obligé de t’en exclure.

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Conscience et bonheur
Conscience et bonheur C’est bien Mathieu, tu viens de montrer à tout le monde tes méthodes pour convaincre :

Pas d’arguments
Répéter inlassablement les mêmes choses
Sans jamais les étayer de manière précise
Puis insultes
Et finalement spam …

Et bien BRAVO !

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Théo Zozo
Théo Zozo il est balaise mathieu 🙂 ton truc je te l’ai déja passé dans ma moulinette 10 fois et ca ne peut fonctionner avec tout les arguments avancé ici, je ne comprend même pas pourquoi tu es aussi sur de toi.

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Conscience et bonheur
Conscience et bonheur Désolé, j’ai fini par le virer.

Déjà perdu beaucoup trop de temps avec ce lascar là.Voir plus

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Théo Zozo
Théo Zozo Bon ok, sinon j’ai fais un schéma simple avec le principe de la baignoire pour mieux comprendre l’usure, ça créait une fuite invisible, caché par les crédits.

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Richard Bouillet
Richard Bouillet .
Si le “stockage des céréales dans des silos” n’est plus trop d’actualité la spéculation sur ces produit, avant même leur récolte, est en plein boum. Le printemps arabe en est pour bonne part le résultat.

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Christos Nüssli
Christos Nüssli Quant à interdire “toute rémunération du capital” cela revient à créer une république à la Ceaușescu. Souvenez-vous: lorsque Ceaușescu est mort, la Roumanie n’avait aucune dette. Merveilleux n’est-ce pas?

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Conscience et bonheur
Conscience et bonheur Aucun rapport entre les deux !

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Conscience et bonheur
Conscience et bonheur C’est aussi faux que de dire que la télévision est la cause des accidents d’avions parce qu’il n’y avait pas d’accidents d’avions avant que la télévision n’existe !
Aucun rapport de cause à effet.
Non argument de type sophisme !

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Conscience et bonheur
Conscience et bonheur Ce n’est pas parce que tu tiens une solution qu’elle est l’unique !
Pour rappel : la preuve de l’unicité est impossible !

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Conscience et bonheur
Conscience et bonheur Il y a aussi une démonstration de l’impossibilité de faire voler un objet plus lourd que l’air …

Ce n’est pas parce que tu as trouvé un chemin dans le labyrinthe qu’il n’en existe pas d’autre.Voir plus

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Conscience et bonheur
Conscience et bonheur Désolé, mais je ne vois aucune démonstration au-dessus … juste des affirmations même pas argumentées !

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Conscience et bonheur
Conscience et bonheur Pour info, dire “ce truc ne peut être autrement que comme ça” n’est pas une démonstration !

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Conscience et bonheur
Conscience et bonheur Non, je ne veux pas lire tout ce qui a été écrit. 
Juste la démonstration (si elle existe)

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Conscience et bonheur
Conscience et bonheur Si non, je peux aussi vous citer des dizaines d’ouvrages reconnus démontrant l’impossibilité de la preuve de l’unicité … et on finira par lire tout ce qui a été écrit sur terre sans même plus se souvenir de ce qu’on cherchait …

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Théo Zozo
Théo Zozo Non mathieu refuser de lire, c’est vouloir créer.

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Ana Sailland
Ana Sailland Christos, les implications Caucescu=>pas_de_dette et pas_de_dette=>Caucescu sont à ne pas confondre.

La première est (peut être) une conséquence des orientations techniques du gouvernement Caucescu, tandis que la seconde est sans fondement.

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Christos Nüssli
Christos Nüssli Encore un rappel:
– tout travail mérite salaire, et ça n’est possible que si
– tout capital reçoit un intérêt et que
Voir plus

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Conscience et bonheur
Conscience et bonheur Dire que “ceci n’est possible que si cela existe” nécessite un minimum d’argumentation à défaut de preuves !

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Christos Nüssli
Christos Nüssli Si la masse monétaire est équivalente à la masse des biens, dans un système où chacun est libre d’agir à sa guise, on n’obtient une rémunération du travail que si une rémunération du capital existe. Ou alors il faut instaurer un système de contrôle de la masse monétaire comme dans les pays du bloc soviétique au milieu du XXe siècle.

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Conscience et bonheur
Conscience et bonheur Désolé, mais je ne vois vraiment aucune relation de cause à effet entre les deux.

Si la création monétaire est le fait de l’état (ce qu’elle devrait être) et que l’état distribue cette monnaie équitablement (et pas seulement aux plus riches investisseVoir plus

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Christos Nüssli
Christos Nüssli La création de monnaie n’est que partiellement le fait de l’État. Dans une multitude de situations, la monnaie peut naître sans contrôle de l’État: paquets de cigarettes dans les camps de prisonniers pendant la 2ème Guerre, bons d’achat émis par des magasins et circulant comme de la monnaie, chèques ou reconnaissances de dettes ou crédits bancaires sans intervention étatique.

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Bernard Gva
Bernard Gva Christos Nüssli, vos 3 affirmations sont des jeux de mots intéressants comme exemple de manipulation digne de la rhéthorique !
…”tout travail mérite salaire” c’est assez différent de “tout travail mérite rétribution” ou “tout travail nécessite rétrib
Voir plus

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Sébastien Pe
Sébastien Pe “Si j’en produit plus que ce que je consomme (ou plus que j’en échange contre ce que je consomme), alors je suis plus riche.” A condition de parvenir à les vendre. C’est un problème, des biens et services utiles ne sont comptabilisés que si ils ont été vendus en échange d’argent.

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Conscience et bonheur
Conscience et bonheur “A condition de pouvoir les vendre” 
Je ne crois pas … la richesse ne se mesure pas à la quantité d’argent, mais à la quantité de biens disponibles et/ou accessibles !

Gérer

Sébastien Pe
Sébastien Pe je partais de la supposition qu’elle était mesurée en argent, dans un système où n’est considéré avoir de la valeur que ce qui en rapporte.

Gérer

André-Jacques Holbecq
André-Jacques Holbecq Conscience et bonheur ” (injecter dans la baignoire de la monnaie qui n’a aucune contre partie sur le plateau des biens et services) ” … si, c’est un service. De la même manière qu’un Notaire enregistre un acte, une banque “monétise un actif non monétaire ” et c’est la seule structure réglementée qui puisse le faire et elle prends le risque de non remboursement (ce qui est une justification de l’intérêt)

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Genève: Rencontre des Monnaies Locales, 27,28,29.10.2017

Suite à la réunion de Bâle du 16 septembre, et comme promis, nous avons le plaisir de vous convier à la Rencontre des Monnaies Locales Complémentaires Citoyennes (MLCC) françaises et suisses. Durant 3 jours, venez participer aux ateliers, conférences et échanges sur nos experiences respectives.Vendredi dès 18h30, ce sera en particulier l’inauguration du Léman électronique et le lancement de son application électronique basée sur la technologie “Blockchain” articule les deux manières d’émettre de la monnaie complémentaire: Nantissement & Crédit mutualisé.


VOICI LE PROGRAMME DE LA RENCONTRE !
Début: 14h15 – 17h30 Filières économiques du Léman Atelier Translocalisme (1) | ESS & Monnaies locales

http://monnaie-leman.org/wp-content/uploads/2015/10/PROGRAMME-27-29-octobre.pdf

Plus de 30 monnaies locales françaises et suisses ont déjà répondu à l’appel ! Les discussions s’annoncent passionnantes 
NB: Que les personnes venant de (plus ou moins) loin n’oublient pas de remplir le formulaire d’inscription !

Afin que nous puissions préparer au mieux votre venue à Genève 

https://form.jotformeu.com/72692340595362

27 octobre – 29 octobre



du 27 octobre à 14:00 
au 29 au soir



Rencontre des Monnaies Locales Complémentaires Citoyennes

Public

Prochaines dates 2017 www.wir.ch en Suisse

Dates

  • Spreitenbach, JEU., 19 octobre 2017Umweltarena Spreitenbach, Programme débute à 17h00
    terminé

  • Langenthal, MAR., 24 octobre 2017Elemänt Langenthal, Programme débute à 17h00
  • Lausanne, JEU., 2 novembre 2017Le Musée Olympique, Programme débute à 18h00
  • Bâle, MER., 8 novembre 2017Markthalle Basel, Programme débute à 17h00
  • Warth, JEU., 16 novembre 2017Kartause Ittingen, Programme débute à 17h00

Alternative investments: ICOs and Altcoins

  • mardi 31 octobre 2017

    19:00 à 21:00

  • Gotham co-working

    rue d’ouchy 4, Lausanne (plan)
  • Hi Cryptoblockchainner, 
    You know, when Satoshi Nakamoto first envisioned bitcoin, it’s unlikely that he would have predicted the blockchain’s unit of account to be traded on global markets by thousands of speculators and eventually rival gold to become a new haven asset. The same could be said for the subsequent cryptocurrencies and blockchain tokens inspired by bitcoin’s technology. Today there are 950+ altcoins and close to 200 exchanges worldwide.
    Yay that’s pretty cool, but how to choose an altcoin to invest?
    Is ICO invest is eventually become an Asset? or is it a coin? or both?
    Does keeping BTC/Altcoins in my wallet is eventually an asset?
    WTF is FOMO, FUD, HODL?
    This time will try to cover all these questions, don’t hesitate to write more in comments!

     Cheers!

    SwissBorg Team

  • Next steps
  • Swiss Robotics Industry Day le 2 novembre, la Journée du digital le 21 novembre ou encore le CyberDay le 19 décembre.
    Digitalswitzerland veut aussi jouer un rôle au niveau politique, en mettant en place une sorte de livre blanc destiné aux politiciens et à encourager certaines modifications dans la loi pour faciliter la vie des start-up. Enfin, elle organise également des challenges, à savoir différents défis numériques à relever aussi bien par des entreprises, des pouvoirs publics ou des instituts universitaires.

https://www.letemps.ch/economie/2017/10/02/digitalswitzerland-une-plateforme-anticiper-tsunami-numerique

http://desiebenthal.blogspot.ch/2011/05/pour-un-capital-social-local-le.html


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Invitations 2017
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en français:

Avec mes meilleures salutations

Nouvelle adresse: 23, Av. Edouard Dapples, CH 1006 LAUSANNE. SUISSE

Tél: international ++ 41 21 616 88 88

Mobilisation générale: épargnes, retraites…  volées légalement ! 

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/projet-de-loi-dapplication-de-monnaie.html

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/swiss-positive-money-social-credit.html

Donner à chacun ce qui lui est dû par un dividende social à tous!
à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.


Monnaies en circulation[modifier | modifier le code]

Nom Lieu Nombre de prestataires Unités de monnaie en circulation Utilisateurs (hors prestataires) Date de lancement
Abeille3 Villeneuve-sur-Lot 100 14 000 (2012)3 100 2010 (janvier)
Agnel4 Rouen 65 2015 (13 novembre)
Bel monnaie Agglo de Valence Romans 67 66 000 (janvier 2017) 260 (janvier 2017) 2016 (19 janvier)
Bou’Sol5 Boulogne-sur-Mer et Boulonnais (Pas-de-Calais) 40 132 2013 (mai)
Doume6 Clermont-Ferrand 253 7 69 851 758 2015 (17 janvier)