Didier Burkhalter témoigne

Les quatre qui font la majorité mais ne respectent pas leur serment ?


Le serment, base de la vraie Suisse.

 Le serment, la vraie Suisse.

Les suisses lèvent la main droite, 3 doigts dressés en l’honneur de la Sainte Trinité, et deux doigts pliés en l’honneur des deux natures du Christ, divine et humaine.



La formule officielle, historique et actuellement légale du serment est la suivante: 


«Je jure devant Dieu tout-puissant d’observer la Constitution et les lois et de remplir en conscience les devoirs de ma charge.» 

Assemblée fédérale, loi sur http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20010664/201311250000/171.10.pdf



Art. 3
Serment et promesse solennelle
1
Chaque membre de l’Assemblée fédérale prête serment ou fait la promesse solennelle avant d’entrer en fonction.
2
Les personnes élues par l’Assemblée fédérale (Chambres réunies) prêtent serment
ou font la promesse solennelle devant l’Assemblée fédérale (Chambres réunies)
immédiatement après leur élection, sauf disposition contraire de la loi.
3
Tout élu qui refuse de prêter serment ou de faire la promesse solennelle renonce à sa fonction.
4
La formule du serment est la suivante: 
«Je jure devant Dieu tout-puissant d’observer la Constitution et les lois et de remplir en conscience les devoirs de ma charge.»
5
La formule de la promesse solennelle est la suivante: «Je promets d’observer la
Constitution et les lois et de remplir en conscience les devoirs de ma charge.» 




Le Conseil fédéral renie ses prédécesseurs et fait la politique de l’autruche !

Précieux témoignage de Didier Burkhalter


“Il a toujours été reconnu qu’il serait souverainement
       imprudent de mettre dans les mains d’une oligarchie
       financière un instrument de crédit tel que celui d’une banque
       d’émission, de lui en abandonner les ressources et de
       permettre ainsi que l’intérêt public puisse être asservi et
       sacrifié à des intérêts privés.”
Ne dirait-on pas une “fake
       news” sortie tout droit d’un obscur site complotiste ?
Sauf que cette phrase, d’une actualité brûlante,
       est un extrait du message du Conseil fédéral suisse de 1904 à
       l’attention de l’Assemblée fédérale suisse à l’époque de la création de
       la Banque nationale suisse ( cf Archives fédérales).


“Je n’étais plus en phase avec le Conseil fédéral sur des valeurs essentielles”

Extrait de Didier Burkhalter dans Pardonnez-moi

Extrait de Didier Burkhalter dans Pardonnez-moi L’actu en vidéo / 2 min. / hier à 18:19
L’ex-conseiller fédéral Didier Burkhalter expose dans un entretien à la RTS certaines raisons qui l’ont poussé à quitter le collège gouvernemental. “Sur plusieurs thèmes, j’ai ressenti que je n’étais pas sur la même longueur d’onde.”

Didier Burkhalter révèle qu’il ne s’est plus senti “en phase sur des valeurs essentielles” avec “l’autorité collégiale” du Conseil fédéral. Parmi ses points de divergences, “les exportations d’armes dans des zones de conflits” et la “question de l’égalité des salaires entre les hommes et les femmes”.
Le Conseil fédéral avait dû se prononcer notamment sur la poursuite des exportations vers l’Arabie saoudite.

Les difficiles retours en Suisse

Didier Burkhalter décrit une forme de distance créée par ses voyages et sa découverte de drames humains “en Ukraine et en Jordanie” contrastant avec les séances du mercredi au Conseil fédéral. “En rentrant, c’est comme si vous vous heurtiez à une vitre”, dit-il.
Didier Burkhalter se confie dans un livre d’entretien signé par José Ribeaud, journaliste et ancien présentateur du Téléjournal: “Didier Burkhalter, humaniste et homme de convictions”. L’ouvrage revient sur le parcours privé et politique du conseiller fédéral neuchâtelois et notamment sur son plan de négociation avec l’Union européenne, sur lequel il avait été minorisé au gouvernement.
>> L’intégralité de l’interview de Didier Burkhalter dans “Pardonnez-moi”:


Nous vous remercions de prendre note du communiqué du comité d’initiative Monnaie pleine ci-dessous. Le comité dénonce la politique d’information incomplète et délibérément trompeuse du Conseil fédéral dans le livret de votation officiel.

Cordiales salutations.

Jean-Marc Heim, 076 422 45 32, bureau@monnaie-pleine.ch

 
Communiqué de presse du 15 avril 2018
Information trompeuse du Conseil fédéral
Le livret de votation est un livret de confusion

Alors que les initiants envisagent déjà une plainte contre l’Administration fédérale, le livret de votation officiel accessible en ligne pose également un problème. Le Conseil fédéral y peint une fausse image de l’initiative qui désoriente l’électorat plutôt que de l’éclairer. Ce faisant, le Conseil fédéral viole le principe selon lequel la Confédération doit maintenir l’intégralité, l’objectivité et la transparence de l’information en s’abstenant de faire de la propagande. Une action judiciaire des initiants est également à l’examen.

Lors de son séminaire du 4 avril 2018, l’Administration fédérale des finances (AFF) a déjà tenté de désinformer les représentants des médias avec des déclarations manifestement fausses. Le comité d’initiative a donc envisagé une action contre l’AFF. Mais cela ne s’arrête pas là : dans son livret de votation, le Conseil fédéral utilise la même méthode pour brosser un tableau déformé de l’initiative. Pas moins de 20 erreurs grossières ont été relevées par les initiants. Selon le porte-parole de l’initiative, le Dr oec. Reinhold Harringer, « il y a une telle quantité de demi-vérités, de raccourcis et de fausses corrélations que l’initiative Monnaie pleine n’est plus reconnaissable. Celui qui vote sur la base du livret officiel, vote sur une autre initiative que celle qui est réellement soumise au vote du 10 juin ». L’initiative Monnaie pleine demande qui doit créer notre argent : la Banque nationale soumise à un contrôle démocratique, ou les banques commerciales privées telles que UBS ?

Fausse représentation du système monétaire
La représentation que le Conseil fédéral donne du système bancaire et monétaire actuel ne correspond pas à la réalité. Il écrit que les banques « peuvent allouer des crédits de deux manières : d’une part, elles peuvent employer à cet effet l’argent que les clients ont déposé sur leur compte ; d’autre part, elles peuvent aussi créer de l’argent » (p. 9). Or, actuellement la première possibilité n’existe pas !

En réalité, dans le système actuel les banques ne prêtent pas l’argent des épargnants. Bien au contraire, ce n’est que si l’initiative Monnaie pleine était acceptée que cela deviendrait possible. Ce que dit le Conseil fédéral contredit totalement les banques centrales du monde entier, ainsi que certaines banques commerciales suisses comme la Banque cantonale d’Argovie et la Freie Gemeinschaftsbank Basel : chaque fois qu’une banque accorde un prêt, elle crée du nouvel argent scriptural.

Confusion sur la création monétaire
Déjà dans son introduction ”Sur quoi vote-t-on ?” (p. 3), le Conseil fédéral ne mentionne qu’une seule des deux possibilités qu’offre le texte de l’initiative pour créer de l’argent. Il ne parle absolument pas de la possibilité qu’aurait la Banque nationale de faire des crédits aux banques, en plus de la mise en circulation ”sans dette” du nouvel argent par des distributions à la Confédération, aux cantons et aux citoyens. C’est pourtant un élément essentiel de l’initiative, comme son texte le mentionne explicitement, que la BNS puisse continuer à faire des prêts aux banques, tel qu’elle le fait aujourd’hui. Cette possibilité a été purement et simplement ignorée dans le résumé de l’initiative. Cela laisse entendre au lecteur du livret que l’initiative ne permet à la BNS que de créer de la nouvelle monnaie sans dette par distribution à la Confédération, aux cantons et aux citoyens. Et c’est sur cette fausse représentation de l’initiative que le Conseil fédéral construit ses autres arguments, par conséquent tout aussi erronés.

En fait, la Banque nationale pourra, comme aujourd’hui, faire des prêts aux banques et acheter des devises et d’autres actifs. Elle restera libre, en fonction de sa politique monétaire de stabilité, de choisir quelle variante est la plus adéquate, et dans quelle proportion.

Fausse évaluation du secteur bancaire
Le Conseil fédéral inclut tout le secteur financier – par exemple les assurances et les autres services financiers (p. 7) – pour évaluer le nombre d’employés du secteur bancaire en Suisse. 

En réalité, l’initiative Monnaie pleine ne concerne que les banques commerciales. Par conséquent, seul 3%, et non pas 5.6% des emplois seraient prétendument touchés, soit presque la moitié de ce qu’affirme le Conseil fédéral. En outre, la monnaie pleine ne provoquera aucune suppression d’emplois, puisque les banques continueront à fournir exactement les mêmes prestations qu’aujourd’hui. Ce sont bien plutôt les nouvelles technologies Fintech 2.0 qui risquent de menacer les emplois, mais en aucun cas l’initiative Monnaie pleine. Au contraire, si la Suisse saisit cette opportunité en assumant un rôle de pionnière en matière de politique monétaire, on peut même s’attendre à ce que la place financière suisse en soit renforcée.

Les initiants envisagent une action judiciaire
Les informations officielles du Conseil fédéral, concernant la votation sur l’initiative Monnaie pleine, violent les exigences du Tribunal fédéral en matière d’explications des objets soumis à votation. Selon le Tribunal fédéral (ATF 138 I 61, p. 83), « au sens de l’intégralité de l’information, l’exigence d’objectivité interdit de supprimer des éléments importants dans les explications de vote pour la décisions des électeurs, de dissimuler des faits importants pour la formation d’opinions ou de relater faussement les arguments des comités référendaires ou d’initiative. »

Sur cette base, les initiants envisagent une action judiciaire contre le Conseil fédéral. Ils sont également déçus que celui-ci refuse d’aborder les questions fondamentales que pose l’initiative. Ce faisant, le Conseil fédéral méprise manifestement l’institution de l’initiative populaire, ce qui heurte profondément notre démocratie directe.

Autres informations

Bon à savoir – Initiative Monnaie pleine

L’initiative Monnaie pleine demande que l’argent électronique (dit monnaie scripturale) devienne identique aux pièces et aux billets, c’est-à-dire un moyen de paiement légal. L’argent électronique ne doit plus être créé par les banques commerciales privées, mais par la Banque nationale suisse dans l’intérêt général du pays.

L’initiative Monnaie pleine ”pour une monnaie à l’abri des crises : émission monétaire uniquement par la Banque nationale” a abouti en décembre 2015 avec le dépôt de plus de 110’000 signatures. 
Elle sera votée par le peuple et les cantons le 10 juin 2018.

Son Conseil scientifique, constitué de 23 membres, comprend notamment Philippe Mastronardi, Pr ém. de droit public, Sergio Rossi, Pr de macroéconomie et d’économie monétaire et Peter Ulrich, Pr ém. d’éthique économique.

Association “Modernisation Monétaire” (MoMo)
case postale 3160, 5430 Wettingen
Tel.: +41 (0)44 58 66 994, +41 (0)79 77 33 450
info@monnaie-pleine.ch
www.initiative-monnaie-pleine.ch

 Bonjour à chacun d’entre vous,




Continuons d’oser dire la vérité, cela encourage d’autres personnes à suivre cet exemple. 

C’est avec un grand bonheur que j’ai pris connaissance, hier,  des propos de Didier Burkhalter, ancien Conseiller fédéral, qui ne se sentait plus en phase avec le Conseil fédéral sur des valeurs essentielles.


C’est bien de cela qu’il s’agit puisque le Système ne prend plus en considération les besoins physiologiques, psychologiques et spirituels des individus, qu’il considère uniquement comme étant une valeur marchande. 
Il s’agit d’un crime envers l’Humanité toute entière. 


Je précise que la dimension spirituelle est le lien que l’on entretien avec soi-même et nos semblables. Raison pour laquelle la Dimension divine, qui guide le développement de notre croissance individuelle et de nos actions, au sein de la société,  à travers les textes sacrésauquel s’ajoute des enseignements de qualité issus du monde profane, sont fondamentaux, primordiaux, et vitaux afin de rester des Êtres avec une âme nourrie sainement. Se nourrir des textes sacrés, et bénéficier d’enseignements de qualité issus du monde profane, nous permettent de développer notre intelligence permettant de nous percevoir comme un être unique, indivisible, vivant en interdépendance avec nos semblables sur toute la planète. Notre cœur est ainsi maintenu ouvert envers notre prochain et nous acquérons progressivement la capacité de remise en question de soi et de nos pratiquesNous devenons ainsi  psycho-affectivement et spirituellement mature, au fil de nos expérience de vie et professionnelle, agissant avec des paroles et des actes adaptés, dans un esprit  de vérité. Nos connaissances, nos aptitudes, nos dons, nos talents et nos compétences, nous servent à maintenir l’environnement dans lequel nous nous mouvonsqui est en perpétuel changement dans “l’ ici et maintenant”dans un état d’équilibre, en fonction des besoins spécifiques de chaque individu et de l’environnement dans lequel il se trouve. Prendre de l’âge permet d’acquérir la sagesse, issue de l’expérience de vie et professionnelle. Nos aînés doivent garder la place qui est la leur pour nous transmettre ce qu’ils ont appris d’utile au cours de leur vie et pour pouvoir partager un temps relationnel de qualité, qui nous ressource de manière réciproque.
Le Système, a inversé les principes et les concepts de vie universels et fondamentauxne respecte pas les lois naturelles, ni les lois en vigueur au sein des Nations. Ce qui engendre inévitablement le chaos au sein de celles-ci, avec des conséquences dramatiques,délibérément mortifères à l’échelle de la planète entièreJuifs, chrétiens et musulmans authentiques, il est primordial de rester unis corps, âmes et esprit, avec des actes concrets, concertés, cohérents et adaptés pour vaincre le mal absolu, dont des individus au seul service du mensonge sont emprisonnés dans cette dynamique mortifère. Ceci n’est pas une fatalité, la Vérité vaincra le mal. La Dimension Divine, dans ses textes sacrés nous en a fait la promesse.
Voici le précieux témoignage de Didier Burkhalter: 


“Je n’étais plus en phase avec le Conseil fédéral sur des valeurs essentielles [vidéo]. RTS INFO [en ligne].19 avril 2018. Dernière modification de la page, 19 avril 2018 à 23 :08. [Consultée le 20 avril 2018]. Disponible à l’adresse : https://www.rts.ch/info/suisse/9504161–je-n-etais-plus-en-phase-avec-le-conseil-federal-sur-des-valeurs-essentielles-.html

Annonce de sa démission au sein du Conseil Fédéral:
 Les parlementaires pris de court par la démission de Didier Burkhalter. RTS INFO. [en ligne]. 14 juin 2017. Modifié le 15 juin 2017. [Consultée le 14 juin 2017]. Disponible à l’adresse : https://www.rts.ch/info/suisse/8704505-les-parlementaires-pris-de-court-par-la-demission-de-didier-burkhalter.html


En Suisseà l’instar de la France, nous sommes dirigés par une caste d’ oligarques criminels, il est temps que cela cesse.


Cordialement


Nathalie Scheidegger, infirmière ES

https://www.7sky.life/de/mr-maurer-vous-ne-trouvez-pas-quil-est-temps-darreter-de-faire-la-politique-de-lautruche/

Congrès – Débat ce samedi


Congrès – Débat sur l’initiative
MONNAIE PLEINE, qui crée nos francs ?

Programme détaillé du samedi 21 avril 2018

Entrée libre à tous – Vous pouvez y venir à tout moment
Lieu: Les Ateliers de la Côte, LAC à Etoy / Aubonne / Morges, parc gratuit, https://www.lesateliersdelacote.ch/

Les Ateliers de la Côte SA

route de Pallatex 5, 1163 Etoy/VD
021 807 39 69

Près de la gare et d’un arrêt de bus

Sera retransmis en direct sur facebook et youtube.

dès 8h30
Vote préalable facultatif: OUI ou NON à Monnaie pleine ? Un même vote aura lieu lors des départs.
9h00
Accueil par les familles Thury et Schneiter puis introduction  par MM. Etienne Chouard, enseignant et blogueur, porte-parole du Non à la Constitution européenne 2005, militant pour une constitution écrite (et une monnaie gérée) par le peuple lui-même, François de Siebenthal, co-organisateur, auteur, économiste HEC, juriste, diplomate, du bureau de la plateforme dignité et développement du diocèse de Lausanne, Genève, Fribourg et Neuchâtel  M. Gérard Foucher, artiste et auteur de livres sur la monnaie qui présentera le Mouv. Monnaie Juste 
9h15 à 11h05
AU CHOIX :
Jeu de la monnaie : Recommandé pour tous. Mlle Chloé Frammery, enseignante de maths, MM. Mathieu Despont, ingénieur, Etienne Chouard … et M. Bernard Dugas, ingénieur : Don, troc, crédit à intérêts, comptabilité mutuelle. http://aaapositifs.ch/ 
OU, pour ceux ayant déjà joué:
Débats explicatifs des enjeux avec not.  MM. Philippe Bourcier de Carbon, Jean Rémy, ancien banquier intern.  Gérard Foucher, et le Dr. Dominique Baettig, psychiatre et a. Conseiller national avec M. Christian Sutter, conférencier gesticulant
TOUS: 11h10
Les dettes à Neuchâtel, conséquences humaines par le couple Hélène et Jacques Dederix-Silberstein.
11h20
Pour des monnaies locales simples  : Mlle Sonja Mletzkowsky et Christophe Place, les monnaies complémentaires et sociales en Suisse et présentation de la Swiss Currency Confédération
11h45
M. Marc Studer, Le Lobby des Citoyens: Monnaie Pleine sous l’angle citoyen. www.lldc.ch
12h00
Court historique : Me Patrick Dimier, avocat et député 12h10 M. David P. Vincent, informaticien.
12h20
Présentation  des œuvres des créatifs, votes de sélection de la meilleure oeuvre et repas:  Food trucks, pic-nic
13h20
L’état des lieux en perspective. M. Claude Reymond, secrét. syndical CGAS, Com. genev. act. syndicale.
13h30
Un vrai problème, l’écart entre les productions abondantes et le pouvoir d’achat trop restreint par Renaud Laillier, conférencier et formateur à l’Institut Louis Even en Afrique, Équateur, Canada….
13h40
Suivi de la situation actuelle et prospectives, démographie, tendances ? par M. Philippe Bourcier de Carbon (fondateur de l’Airama, chercheur à l’Institut national d’études démographiques, l’Ined, Dr, statisticien, économiste, disciple de Maurice Allais, Prix “Nobel” d’économie, voir http://allais.maurice.free.fr/AIRAMA/index.htm)
Monnaie pleine, une solution ? OUI :
14h00
Présentation de l’initiative “Monnaie pleine” par M. Hansruedi Weber, Président de l’initiative
14h15
Philippe Mastronardi, et la vision académique, Prof. em. Dr. iur., rédacteur de  www.monnaie-pleine.ch)
14h30
Mise en œuvre par M. Christian Gomez (ancien Directeur d’une grande banque française)
14h45
Versements directs aux personnes, cantons et à la confédération: M Mathieu Despont, du comité de http://bien.ch/fr
15h00 à 15h30
Pause
Monnaie pleine, une solution ? NON :
15h30
Mlle Eva Zaki, gestionnaire de patrimoines et cofondatrice de la monnaie alternative www.monnaie-leman.org
15h45
M. François Schallerjournaliste indépendant et ancien rédacteur en chef de l’ www.Agefi.ch 
16h00
M.  Jean-Pierre Roth, a. président de la direction générale de la BNS www.snb.ch, de 2001 à 2009, gouverneur du FMI www.imf.org , présid. du conseil d’admin. de la Banque des règlements intern. (BRI) à Bâle www.bis.org, admin. de www.nestle.ch/fr  et du www.swatchgroup.com .
16h30 à 18h30
Panel Questions du public avec l’ensemble des orateurs, animé par François de Siebenthal
18h30
Vote final : OUI ou NON à Monnaie pleine ? Les participants ont-ils changé d’avis ?
Interludes
Interludes offerts: Concert Récital Chant – Sonja Mletzkowsky, Mezzo Soprano, avec la pianiste Irena Todorova , Œuvres de Mozart, Saint-Saëns, Verdi, Massen et  moment poétique accompagné d’une merveilleuse musique de bal musette avec odeurs parfumées de “monnaies-pleines” vert-floral-muguet offertes à chacune in situ, puis dans un sachet d’organza par Marie-Anouch Sarkissian, musicienne et parfumeuse,  https://drive.google.com/open?id=0B-p0lmjLtiXzMkV6NWFnNUFNUlBuQkRuNExYWjB6eFFCaEtN 
Les prochaines étapes concrètes : M. Jean-Marc Heim (juriste), coordinateur romand
Apéritif. Food truck, pic-nic.
20h00-22h00
Suite des discussions si désiré, plus le dimanche qui suit pour ceux qui le veulent bien.
Entrée libre, chapeau pour vos dons qui couvrent nos frais.
Dons encouragés par CCP 17-407173-7 Initiative fédérale PPD-IMF, Lausanne   http://www.familiaplus.com/
Souscription pour les actes du congrès déjà ouverte au ccp ci-dessus en indiquant votre adresse complète.



Inscriptions RSVP pour aider à l’organisation. MERCI : https://goo.gl/forms/8bqtNrLpiuwZ6QOt1


Téléphones du jour si urgences: 079 261 41 54 ou 021 616 88 88 ou +41797065117 ou  021 807 39 69

Monnaie-pleine sur les ondes

https://www.rts.ch/play/radio/la-matinale/audio/la-frc-denonce-le-cout-de-linitiative-monnaie-pleine-pour-les-consommateurs?id=9483486&station=a9e7621504c6959e35c3ecbe7f6bed0446cdf8da

https://www.rts.ch/play/radio/la-matinale/audio/partisans-de-linitiative-monnaie-pleine-faches-contre-ladministration-federale?id=9483386

https://www.rts.ch/play/radio/forum/audio/initiative-monnaie-pleine-debat-entre-guillaume-barazzone-et-patrick-dimier?id=9474467

https://www.rts.ch/play/radio/la-matinale/audio/linitiative-monnaie-pleine-ne-seduit-pas-les-economistes-selon-une-enquete-du-kof?id=9488675

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Monnaie pleine, c’est aussi lutter contre ça : https://www.facebook.com/christophe.robine.39/posts/177811092799307

Etienne Chouard sera là ce samedi


https://docs.google.com/document/d/17_n1DxZIeHxIIsDOe0kGCsI1W6XlnNjL-lXXy36yIf4/edit

La magie de la monnaie : entre idée et réalité

"Rendez dons  à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu" / monnaie de l'empereur Claude

BLOG
“Rendez dons à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu” / monnaie de l’empereur Claude

La magie de la monnaie : entre idée et réalité


Alors que les espèces monétaires sont sur le point de disparaître dans le gouffre de la digitalisation, et qu’il est question à tort et à travers des “monnaies virtuelles” le mystère de la monnaie se rappelle au bon souvenir de chacun d’entre nous.
En effet, il y a bien longtemps que le matériau a perdu de l’importance dans l’objet monétaire en mettant, en même temps, sur un piédestal sa dimension immatérielle et abstraite. Ainsi la monnaie est plus une institution qu’un objet. Les pièces de collection, même si elles sont en or, ont perdu leur caractère monétaire parce que l’institution et le contexte social qui leur correspondaient, ont disparu. C’est en eux que la monnaie – qu’elle soit matérielle ou digitalisée – puise sa force mystérieuse, celle du pouvoir d’achat.
“Le mystère de la monnaie se rappelle au bon souvenir de chacun d’entre nous”
Le philosophe de la monnaie Georg Simmel (1858-1918) opposait déjà, avec une grande perspicacité, la substance – le matériau accidentel de la monnaie – à son essence qu’il définissait comme la relation d’”échangeabilité” qui s’établit, grâce à la monnaie, entre les biens et services marchands. Dans ce contexte, le légendaire “pouvoir” d’achat que la détention de la monnaie confère, se traduit par sa potentialité à déclencher n’importe quelle acquisition. Toutefois, ce pouvoir (ou son illusion !) – comme celui de la baguette magique – ne dure aussi longtemps qu’il n’est pas utilisé. Il s’évanouit – ou plus précisément change de mains – dès qu’il est dépensé et qu’un bien réel prend sa place.
“Le pouvoir d’achat comme celui de la baguette magique ne dure aussi longtemps qu’il n’est pas utilisé puis il s’évanouit”
La particularité de l’argent – ou de la monnaie – tient à sa force évocatrice et aux potentialités qu’il véhicule. Tantôt virtualité, tantôt réalité, ces deux aspects restent en lui indissolublement liés. Il serait dès lors dangereux de ne retenir que son essence idéelle. Si l’homme, cet inépuisable créateur d’espèces, a imaginé la monnaie – et sa dérivée moderne la finance – pour faciliter les échanges, il importe de ne pas la réduire à une pure idée, car, comme le relève le pape François, “l’idée déconnectée de la réalité est à l’origine des idéalismes et des nominalismes inefficaces, qui, au mieux, classifient et définissent, mais n’impliquent pas” (La Joie de l’Evangile, n° 232)
“Entre faux maître et vrai objet, il est dangereux de ne retenir que l’essence idéelle de la monnaie”
La séduction dont l’argent est porteur, qui se traduit aujourd’hui par la réduction du monde au chiffre,  nous porte ainsi à oublier qu’il ne s’agit que d’une abstraction qui doit s’effacer devant la réalité. Entre faux maître et vrai objet, le Saint-Père nous recommande justement de prier, en ce mois d’avril, pour que “les penseurs et acteurs de l’économie mondiale trouvent le courage de dire non à une économie de l’exclusion, tout en ouvrant de nouveaux chemins”.
11.04.18 / Paul H. Dembinski & Pascal Ortelli
« La réalité est supérieure à l’idée ». Dans son prochain atelier transversal, le 19 avril 2018, à Lausanne,  la Plateforme Dignité et Développement questionne ce principe d’action mis en avant par le pape François dans la Joie de l’Evangile (n° 231-233). Comment peut-on penser la monnaie à la lumière de cette affirmation ?
Invitation

De la réalité à l’idée : quels chemins d’incarnation ?

3e atelier transversal de la Plateforme Dignité et Développement
Ouvert à tous les intéressés, participation gratuite
L’atelier débutera par la deuxième assemblée générale ordinaire
de l’association Plateforme Dignité et Développement
Jeudi 19 avril 2018, 18h00 – 21h00
Lausanne, salle paroissiale du Sacré-Coeur (ch. de Beau-Rivage 3)
Document préparatoire
« La réalité est plus importante que l’idée ». Que peut signifier dans le concret des flux continus d’informations, vraies ou fausses, ce principe énoncé par le Pape François dans La Joie de l’Evangile ?
Entre le poids du réel et la force des idées, ce 3e atelier transversal cherchera à discerner, à la lumière de la pensée sociale chrétienne, ce qui nous permet de coupler les choses aux mots, autrement dit de passer des élaborations conceptuelles à la réalité et vice-versa.
Pour ce faire, deux témoins du monde des médias et de la communication viendront partager leur expérience : Geneviève Auroi-Jaggi (spécialiste de la communication et du transfert des savoirs via les technologies de l’information) et Patrice Favre (journaliste et rédacteur en chef de l’Echo Magazine).
Les échanges avec eux et entre les participants permettront de s’interroger sur les outils à même d’articuler réalité et idées / conception et réalisation. A terme, le but est d’arriver à dégager quelques critères aptes à distinguer les constructions intellectuelles qui aident à comprendre le réel de celles qui, au contraire, le rendent opaque, sèment la confusion et l’erreur.
Quelques lectures pour approfondir ce thème
  • ” La réalité est plus importante que l’idée”: Pape François, Evangelii Gaudium. Exhortation apostolique sur l’annonce de l’Evangile dans le monde d’aujourd’hui ( 24 novembre 2013), n° 231-233.
  • La globalisation du paradigme technocratique et les conséquences de l’anthropocentrisme moderne : Pape François, Laudato Sí. Encyclique sur la sauvegarde de la maison commune (24 mai 2015), n° 106-107, 115, 122-123.
  • Les valeurs et les principes moraux à promouvoir dans le secteur des communications sociales : Conseil pontifical Justice et Paix, Compendium de la doctrine sociale de l’Eglise, la communauté politique au service de la société civile, n° 416.
  • Idéologies et liberté humaine: Paul VI, Octogesima adveniens. Lettre apostolique au cardinal Maurice Roy à l’occasion du 80e anniversaire de l’encyclique Rerum novarum (14 mai 1971), n°27-29, en particulier 27.
  • Les statistiques, un outils indispensable pour lire le réel, corollaire des sociétés modernes : Olivier Roy, Quand le monde s’est fait nombre, Paris, Stock, 2017.
  • Quand les idées tournent à vide au pays de cocagne… : Rutger Bregman, Utopies réalistes, Paris, Seuil, 2017.
  • Une approche philosophique du concept d’idée : Bernard Collette-Ducic et Bruno Leclercq (éd.), L’idée de l’idée. Eléments de l’histoire d’un concept, Louvain-Paris, Editions Peeters, 2012.
  • Idéel et virtuel: comment s’y retrouver ou qu’est-ce “réellement” que le virtuel? : Marcello Vitali-Rosati, S’orienter dans le virtuel, Paris, Herman, 2012.
  • Les enjeux de la transformation digitale : Gilles Babinet, Transformation digitale : l’avènement des plateformes. Histoire de licornes, de data et de nouveaux barbares, Paris, Le Passeur, 2017.

Thomas Jordan dans la Côte !


Les mensonges officiels versus les dures réalités…
De votre côté, réagissez en écrivant un courrier des lecteurs à  redchef@lacote.ch

Qui crée les Francs ?
La création monétaire : un don gratuit sans intérêts grâce aux progrès techniques, aux machines, ordinateurs, robots, à la productivité…  Surtout pas de dettes par les crédits bancaires, c’est le piège à c… dans lequel le monde entier est tombé. Presque chaque Franc qui circule est une dette, alors qu’on devrait avoir un actif, un franc suisse qui doit appartenir aux Suisses. Par un tour de passe-passe subtil, ils ont réussi à nous louer à nous-même nos propres francs. Nous sommes “le Souverain” et on doit louer nos avoirs, un comble ! Et si on remboursait toutes les dettes, par la rigueur, il n’y aurait plus aucune monnaie qui circulerait, ce qui serait encore pire ! Compris ? Pas facile de comprendre un système si stupide, mais voilà, voilà, ils ont réussi à nous enfumer ! De plus, et en pire, à chaque remboursement, cette monnaie est détruite, sic, tirée du néant, ex nihilo en latin, retour au néant ! Et hop, eux, ils gagnent le pouvoir et gardent les intérêts sans passer par la case “droits de Seigneuriage” ! Et zou, circulez, trimez, suez, éreintez- vous, il n’y a rien à voir !
Mais on a aussi le Léman, Farinet, Wir, Reka, Miles, Cumulus, Bitcoin, des Sels… qui sont dans l’initiative et ses commentaires et qui seront donc protégés par la Constitution. Voulez-vous que des sociétés privées gèrent la police ? Des impôts en faveur de privés ? Des lois faites par des sociétés privées ? Les esclaves ne doivent surtout pas comprendre qu’ils sont esclaves ! Libérons-nous tous les uns les autres ! Un pour tous, tous pour un ! Votons OUI le 10 juin à la vraie démocratie économique www.monnaie-pleine.ch


ci-avant 1650 caractères / 1650 permis par la Chancellerie
https://docs.google.com/document/d/1Ue7idFLqPo5iJlQ9L_fXd4MBTB5xePASrlUEBjr9xgc/edit?usp=sharing


http://desiebenthal.blogspot.ch/2018/03/resume-romand-de-monnaie-pleine.html
Texte du résumé préféré ?

Fraudes électorales à Genève

Pierre Bayenet a partagé un lien.
Je lance ce groupe suite à plusieurs constats:
1. La justice suisse est plus prompte à punir ceux qui dénoncent les faiblesses du système (merci à eux!) que ceux qui affirment avoir vendu des voix.
2. La fraude électorale survenue en juin 2007 à Vernier a conduit à l’annulation d’un scrutin. A ma connaissance, aucune mesure n’a été prise pour mieux contrôler le vote par correspondance malgré les irrégularités constatées à l’époque.
3. Le 22 août 2007, suite à cette fraude, Patrick Ascheri, chef du Service des votations et élections, avait déclaré à un Juge d’instruction que pour les suffrages exprimés par correspondance, il n’y avait pas de contrôle des signatures des cartes de votes, l’Etat ne disposant pas d’une banque contenant de telles données. L’ensemble du système démocratique suisse était basé sur la confiance. Le seul contrôle effectué sur les cartes de votes était la date de naissance. (propos repris dans l’arrêt rendu à, l’époque par le Tribunal administratif, consid. en fait 76). IL EST DONC BEAUCOUP TROP FACILE DE VOTER A LA PLACE D’UN TIERS APRÈS AVOIR SUBTILISE SON MATÉRIEL DE VOTE (ou l’avoir récupéré dans une poubelle): IL SUFFIT DE CONNAITRE SA DATE DE NAISSANCE, QUE L’ON PEUT EN TOUTE LÉGALITÉ OBTENIR A L’OCPM (cf. art. 3 RDROCPMC, F 2 20.08).
4. Dans l’arrêt rendu le 5 janvier 2008 par le Tribunal administratif, celui-ci a indiqué, citant le Tribunal fédéral, qu’il revenait aux cantons de s’organiser de manière à ce que les électeurs votant par correspondance puissent être identifiés de manière sûre (consid. en droit 5).
5. Lors des dernières élections d’innombrables informations font état de cartes de votes venues après signature, de bulletins de votes égarés entre leur expédition par le Service des votations et élections, d’enveloppes trouvées dans des poubelles.
6. Le système de vote actuellement en vigueur à Genève ne garanti pas l’expression fidèle et sûre de la volonté des citoyens.


IMP Articles du jour

Le Courrier du jour, scan ci-dessus

Les clés pour comprendre l’initiative 

Le 10 juin prochain, le peuple suisse devra voter sur l’une des initiatives les plus redoutables posées par la démocratie directe: veut-il réformer en profondeur la manière d’émettre de la monnaie? Encore faudrait-il, avant d’y répondre, comprendre la question… Mardi, le chef du Département fédéral des finances, Ueli Maurer, a présenté ses arguments contre l’initiative: celle-ci amènerait la Suisse à faire cavalier seul avec une expérience inédite qui affaiblirait la place financière. Pour notre part, https://lecourrier.ch/2018/04/18/les-cles-pour-comprendre-linitiative/

L’initiative Monnaie pleine est hasardeuse pour les clients
La Suisse ne devrait pas jouer les apprentis sorciers avec “Monnaie pleine”. Cette initiative est un projet inutile et risqué, selon le ministre de…
François de Siebenthal [11 h 08]
18/04/2018
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Monnaie pleine: l’UDC dit non à la destruction du crédit
A première vue séduisante, l’initiative monnaie pleine vise à donner la compétence exclusive de création monétaire à la BNS. Si notre parti est naturellement sensible à cet apparent renforcement de la souveraineté face aux acteurs bancaires, nous réalisons aussi que ce texte est extrêmement radical et provoquerait un bouleversement total et sans précédent des fondements de notre système financier, malheureusement avec des conséquences négatives très importantes.
Privé, en très grande partie, de la possibilité de prêter de l’argent assuré par ses fonds propres, le marché du crédit hypothécaire serait largement réduit à néant, avec pour conséquence principale une impossibilité pour la majorité des suisses d’accéder à la propriété et un effondrement des prix de l’immobilier, dans lesquelles nombres de familles ont investi les économies d’une vie.
En outre, nombre d’entreprises ne pourront plus, ou beaucoup moins, solliciter des lignes de crédit auprès des établissements financiers, ce qui condamnera certaines activités.
Finalement, nos banques, seules au monde, pour ainsi dire, à devoir respecter les principes amenés par cette initiative, seront frappées de plein fouet et verront leur influence disparaitre au sein de l’économie mondiale.
Si on veut résoudre les risques systémiques, l’UDCVR privilégie plutôt le renforcement des exigences de fonds propres, couplée à une garantie des dépôts qui est déjà actuellement de 100’000.-, ce qui suffit à la plupart des clients des banques
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UDC Valais romand
François de Siebenthal [13 h 21]
Le Courrier
Les clés pour comprendre l’initiative – Le Courrier
Le 10 juin prochain, le peuple suisse devra voter sur l’une des initiatives les plus redoutables posées par la démocratie directe: veut-il réformer en profondeur la manière d’émettre de la monnaie? Encore faudrait-il, avant d’y répondre, comprendre la question… Mardi, le chef du Département fédéral des finances, Ueli Maurer, a présenté ses arguments contre l’initiative: celle-ci amènerait la Suisse à faire cavalier seul avec une expérience inédite qui affaiblirait la place financière. Pour notre part, https://lecourrier.ch/2018/04/18/les-cles-pour-comprendre-linitiative/

et plus

«Monnaie pleine»: le capitalisme sans dommages collatéraux

L’initiative «Monnaie pleine», qui défend une émission monétaire uniquement par la Banque nationale, ne fait pas l’unanimité à gauche. En février dernier, dans son n° 166, la revue Pages de gauche a consacré un dossier entier à la question et a pris position contre l’initiative.


ECONOMIE 

Depuis quelques années, il n’y a plus une réunion ou une assemblée lors de laquelle les questions de la monnaie et du crédit sont évoquées sans que ne surgisse un-e inévitable militant-e de l’initiative dite de la «Monnaie pleine», lequel nous explique doctement que celle-ci va régler tous les problèmes de l’économie d’un seul coup, briser le pouvoir des banques, favoriser l’économie et empêcher toute crise future. La première raison pour laquelle Pages de gauche a décidé de consacrer un dossier à cette question est que cette initiative nous semble néfaste, et que ses militant-e-s sont en train non seulement de poser les problèmes à l’envers, mais de défendre des principes qui ne sont pas les nôtres.
Pour s’en convaincre, il suffit d’aller lire leur site Internet1, lequel met en avant trois objectifs: garantir de l’argent électronique «aussi sûr que les pièces et les billets», alléger les charges du contribuable, et mettre en place une économie de marché sans privilèges. Par-delà les dimensions techniques de l’initiative, sur lesquelles les différents articles de ce dossier reviennent, arrêtons-nous rapidement sur ces trois objectifs, car ils sont symptomatiques des valeurs défendues par les initiant-e-s.
Garantir que l’argent électronique soit aussi sûr que les pièces et les billets vise deux objectifs. Le premier, c’est que les avoirs dans les banques soient garantis jusqu’au dernier franc. Aujourd’hui, en Suisse, cela ne concerne que les personnes disposant d’un avoir supérieur à 100 000 francs sur un de leurs comptes, puisqu’il s’agit de la somme garantie par l’Etat en cas de faillite d’une banque. Cela ne concerne donc qu’une proportion très faible de la population, et en aucun cas les catégories populaires. Le second objectif, c’est de lutter contre ce qui, précisément, ne rend pas très «sûrs» les pièces et les billets, à savoir l’inflation. Or l’inflation, on l’oublie souvent aujourd’hui, c’est ce qui affaiblit les rentières-ers et, par conséquent, pour autant qu’elles n’échappent pas à toute maîtrise, ce qui renforce les salarié-e-s.
Le second objectif se passe sans doute de commentaires d’un point de vue de gauche. «Monnaie pleine» a des relents assez forts de politique antifiscale, et partant, sous des dehors aguichants, anti-étatique, en considérant qu’il faudrait contracter la dette publique (alors qu’en Suisse, c’est plutôt l’inverse qu’il faudrait faire).
Le troisième objectif donne sa signification politique à l’initiative: c’est le retour du fantasme d’un capitalisme sans finance et dans lequel les banques ne rempliraient que des tâches techniques, d’une économie de marché égalitaire et dans laquelle la concurrence serait transparente. En bref, c’est l’idée que le capitalisme pourrait fonctionner sans crise. Tout ceci relève malheureusement de l’illusion, car ni la finance ni les distorsions de concurrence ne sont des défauts du capitalisme, elles lui sont au contraire coextensives. Cette initiative fait comme s’il était possible de se débarrasser des problèmes provoqués par une économie capitaliste sans dépasser ce mode de production. Que celui-ci soit réformable, améliorable, y compris sur des points tout à fait fondamentaux, nous n’en disconvenons pas, bien au contraire. Mais oublier que l’économie capitaliste, même réformée, «réencastrée», contrôlée, demeure une économie capitaliste avec tout ce que cela signifie, c’est commettre une erreur à la fois politique et économique.
Pourtant, l’initiative «Monnaie pleine» plaît à gauche, dans le Parti socialiste et dans les syndicats (surtout en Suisse alémanique). Ce n’est pas la première fois que la gauche se retrouve un peu perdue sur les questions monétaires. Dans les années 1930, les avocat-e-s du «Crédit social» avaient ainsi réussi à conquérir une partie de la gauche avec leurs arguments. Il est donc nécessaire de reprendre ces questions depuis le début.
NOTES
La rédaction de Pages de gauche, Mensuel suisse romand d’opinions socialistes, pagesdegauche.ch
Lire à ce sujet S. Jourdan, J. Mirenowicz, de LaRevueDurable, «Des monnaies contrôlées pour une prospérité sans croissance» en page Contrechamp, Le Courrier du 12 février 2018.


Des monnaies contrôlées pour une prospérité sans croissance

Dans son dernier numéro, LaRevueDurable émet trois propositions pour contrôler la création monétaire dans une optique écologique. Eclairage.

Des monnaies contrôlées pour une prospérité sans croissance«La création monétaire telle qu’elle fonctionne aujourd’hui déconnecte l’économie de tout ancrage terrestre, la rend très instable et exacerbe des inégalités pourtant déjà aiguës, trois maux qui se combinent pour le pire.» TAXREBATE.ORG.UK/FLICKR/CC

ECONOMIE 

La création monétaire est l’un des plus grands impensés du mouvement écologiste et de l’économie elle-même. Pourtant, la façon dont l’argent est conçu et créé aujourd’hui détruit les humains et la Terre. Si l’on veut que l’humanité puisse continuer d’habiter la Terre dans de bonnes conditions, il est décisif de contrôler la création monétaire afin de caler la masse d’argent qui circule sur la finitude et la fragilité de cette planète.
Le 60e dossier de LaRevueDurable 1 envisage trois moyens de contrôler la façon dont l’argent est créé dans une optique écologique: rendre ce privilège public en le confiant aux banques centrales sous contrôle démocratique, donner aux banques centrales les moyens de financer les infrastructures nécessaires à la transition écologique et sociale, et, plus fondamentalement, coupler la création monétaire à la biocapacité limitée de la Terre.
L’argent ne pousse pas dans les arbres. Il est créé tous les jours par les banques, surtout par les banques commerciales. Et la façon dont ces institutions créent cet argent est bien sûr un élément décisif de l’économie moderne, aux conséquences notamment très fortes pour la durabilité: ces banques ayant pour principaux horizons le profit et la croissance, la création monétaire est la source incontrôlée et incontrôlable d’une économie aveugle à l’écologie et souvent inhumaine.
La logique première de la création d’argent par les banques est d’encourager toute activité jugée rentable à voir le jour sans que, sauf exception, des critères de durabilité ne lui soient imposés. Rien ou presque ne relie la création monétaire que pratiquent les banques commerciales à la réalité globale d’une Terre aux ressources écologiques de plus en plus abîmées. Conséquence: le monde croule sous les produits et les services aux coûts écologiques et humains massifs.
Et tout ou presque est fait pour que leur clientèle ignore ces vices: la publicité envahit l’espace public pour inviter à plonger tête baissée dans le grand bain consumériste, à adhérer au matérialisme le plus irresponsable. Les incitations à prendre l’avion pour une bouchée de pain illustrent, parmi mille autres exemples, cette logique partout à l’œuvre en dépit de l’émergence d’une minorité de plus en plus active pour faire vivre l’impératif écologique.
A l’heure où les smartphones, les neurosciences cognitives et le big data se conjuguent pour scruter les comportements d’achat à la loupe, à l’heure où les technologies de l’information et de la communication, les sciences du cerveau et les capacités de traitement de l’information en pleine explosion donnent à la publicité et au marketing une puissance de feu inédite, les opérateurs commerciaux ont bien plus de peine à jouer des coudes pour écarter leurs concurrents qu’à déjouer le peu de liberté critique qui subsiste chez une forte proportion des consommateurs.


Instabilité, déconnexion et inégalités

Les preuves du caractère intenable, non viable de cette logique assujettie à l’impératif de s’enrichir et de croître ne sont pas un secret. Elles se manifestent tous les jours: la civilisation industrielle est devenue une force géologique qui menace de rendre la Terre hostile à l’espèce humaine. L’homme n’est plus seulement dangereux pour lui-même au niveau individuel, c’est le genre humain dans son ensemble qui est en train de laisser filer sa chance de garder une Terre accueillante pour lui.
Pour que la Terre reste hospitalière, l’économie globale doit cesser de croître, entrer dans un état stationnaire et s’y tenir. Mais le système monétaire moderne fondé sur la monnaie-dette s’oppose fondamentalement à une économie en régime stationnaire. Dans ce système, les banques commerciales créent de la monnaie lorsqu’elles attribuent des crédits. Puis, au fur et à mesure que les débiteurs remboursent leur dette, cette monnaie disparaît. Pour réinjecter de la monnaie dans le système, il faut créer de la nouvelle monnaie-dette. D’où le besoin pour le tissu économique de croître pour pouvoir rembourser ces nouveaux crédits. Et ainsi de suite: le processus est sans fin.
L’attribution des crédits dépend par ailleurs beaucoup du contexte économique général: en période de vaches grasses, les banques tendent à satisfaire les demandes d’emprunts les plus folles, perdant tout sens de la mesure. Puis, en période de vaches maigres, elles se replient frileusement sans égard pour les effets systémiques de leur repliement. Autrement dit, au lieu de tranquilliser l’économie, de tamponner les épisodes d’euphorie et de dépression, elles accentuent les uns et les autres.
Ce système conforte en outre l’emprise de la sphère financière sur l’économie réelle. Du coup, la minorité qui détient l’essentiel de la richesse financière s’enrichit toujours plus, creusant les écarts avec ceux qui n’ont pas d’épargne, et faisant notamment grimper les prix de l’immobilier partout dans le monde.
Au bilan, la création monétaire telle qu’elle fonctionne aujourd’hui déconnecte l’économie de tout ancrage terrestre, la rend très instable et exacerbe des inégalités pourtant déjà aiguës, trois maux qui se combinent pour le pire. Plus l’économie est instable, moins les conditions sont réunies pour réfléchir à l’impératif de durabilité. Plus elle s’endette et se financiarise, moins elle est en mesure de retrouver de plus justes proportions en phase avec le besoin de freiner la détérioration des conditions de vie sur Terre.


Trois propositions

Et en plus d’être le plus souvent dépassé par la complexité du sujet, le corps social est d’autant moins apte à réagir et à œuvrer pour remettre le monde à l’endroit que les inégalités qui résultent de ce système sont la source de graves distorsions démocratiques. Le grand gagnant est le 1% qui, à l’instar de sa figure de proue du moment, Donald Trump, n’a cure, c’est peu dire, de l’écologie.
Quant aux Etats, ils paraissent frappés d’impotence. Qu’ils soient obligés de s’endetter ou non auprès des banques, ils semblent incapables d’envisager une voie en dehors de la croissance.
Il y a pourtant des pistes à suivre pour réformer la création monétaire pour qu’elle puisse donner la main à la soutenabilité. Le dernier dossier de LaRevueDurable met en avant trois propositions pour stabiliser l’économie, la ressouder à sa base terrestre et humaine et gommer les inégalités.
• Retirer tout d’abord aux banques commerciales le droit de créer de la monnaie et confier cette prérogative aux banques centrales afin de rendre la création monétaire publique – c’est l’idée de 100% monnaie ou «monnaie pleine»;
• Amener ensuite les banques centrales à financer les infrastructures propices à la transition écologique et sociale;
• Puis coupler la création monétaire à la biocapacité limitée de la Terre dans une perspective de contraction et convergence.
Ce dossier de LaRevueDurable présente aussi plusieurs moyens de renforcer l’élan autour des monnaies locales complémentaires qui se multiplient, comme autour de Genève avec le Léman ou en Valais avec le Farinet. Or, ces monnaies locales, qui cherchent à résister aux méfaits de la création monétaire actuelle, pourraient se saisir de ces propositions.
Ce n’est qu’une suggestion, mais les associations ou les coopératives porteuses de ces monnaies feraient d’excellents lieux de réflexion et d’action sur la création d’argent en complément de tout ce qu’elles entreprennent déjà en aval du système monétaire. Associer la création monétaire à la nécessité de contracter l’économie pour ne plus transgresser les limites de la planète serait le pivot d’une écologie monétaire à inventer, dans laquelle les monnaies complémentaires auraient toute leur place.
Un dernier mot: saisir ce que sont les monnaies, leur fonctionnement et la façon dont leur création et leur mise en circulation affectent l’habitabilité de la Terre sont des sujets jugés très techniques et intimidants. Aussi LaRevueDurable a-t-elle tout entrepris pour rendre ce sujet inhabituel pour nombre d’écologistes le plus accessible possible.
NOTES
1. «Des monnaies pour une prospérité sans croissance», LaRevueDurable n°60, hiver-printemps 2017-2018.
* Rédacteurs en chef de LaRevueDurable et codirecteurs de l’association Artisans de la transition, www.larevuedurable.comwww.artisansdelatransition.org
OPINIONSCONTRECHAMPSUSANA JOURDAN ET JACQUES MIRENOWICZ*ECONOMIE«MONNAIE PLEINE»



Levons-nous !

Damien Saez – Embrasons-nous (Victoires de la Musique 2009)

Et est-ce qu’on va rester assis sur nos culs à regarder Damien tuer sa musicos à la tâche, ou est-ce qu’on va se décider à nous lever et faire comme il dit : aller chercher ce qui nous revient de droit : terres, nourriture, travail et liberté pour tous ? Ou allons nous rester comme des bovins regardant nos frères se faire buter par le pouvoir du fric en attendant notre tour ?

Invitation: qui crée les chaînes financières ?

samedi 21 avril à Etoy / Aubonne / Morges
Voici la dernière version du prospectus couleur:


Une solution pour terminer la 3ème guerre mondiale déjà commencée selon le Pape François, c’est la monnaie-pleine qui achète la fin du système absurde de la monnaie dette aux banquiers en leur laissant tout ou partie de leur stock énorme de monnaie-vide bancaire ainsi que le temps de réduire leur personnel . Mais on doit alors aussi établir le revenu de base inconditionnel qui permet de donner , sic, donner un dividende qui libère enfin les hommes de leurs chaînes et leur permettent de mieux choisir leurs activités nobles grâce aux robots super productifs. 


http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/02/initiative-monnaie-pleine-questions.html 
Votez Oui à monnaie-pleine.

Le désir de monnaie-pleine !

desiebenthal.blogspot.com/2018/03/le-desir-de-monnaie-pleine.html


26 mars 2018 – 

Si tu veux construire un bateau, ne rassemble pas tes hommes et femmes pour leur donner des ordres, pour expliquer chaque détail, pour leur dire où trouver chaque chose. Si tu veux construire un bateau, fais naître dans le coeur de tes hommes et femmes le désir de la mer… Antoine de Saint-Exupéry

Surtout dans la lutte contre l’usure et pour l’abondance ! invitation: qui crée les chaînes financières ?

samedi 21 avril à Etoy / Aubonne / Morges

Troublante et mystérieuse… l’Initiative “Monnaie Pleine”

      



Troublante et mystérieuse… l’Initiative “Monnaie Pleine” !  (Projet 08/04/2018… Travaux en cours… Commentaires Bienvenus !)
 
Dans 63 jours, les citoyens Suisses se prononceront sur une initiative citoyenne née en 2014, qui a réussi à franchir tous les obstacles destinés à écarter les propositions fantaisistes, sans intérêt, ou contraires aux droits humains:
après avoir recueilli plus de cent mille signatures déclarées valides par l’autorité de contrôle, l’initiative Monnaie Pleine (“l’I-M.P.”, dans la suite de ce texte ), a été reconnue conforme à la constitution de la Confédération Helvétique.
De la sorte, en dépit du scepticisme ou de l’hostilité des principaux partis, du Conseil Fédéral, de la presse, et bien sûr… du secteur professionnel directement concerné par la mesure proposée, l’establishment suisse n’a pu empêcher qu’une date soit fixée pour cette votation: ce sera le 10 juin 2018 ! L’I-M.P. est l’initiative de tous les paradoxes: 

– certes, elle n’est pas sans intérêt, mais d’une certaine manière… elle est aussi “sans intérêts” ! (Détails ci dessous.)
– Tandis que les “1%” y sont largement opposés, les citoyens assez informés pour pouvoir apprécier son potentiel d’émancipation, (en dépit de la complexité du sujet… réelle ou entretenue !), y semblaient, ce 26 mars, favorables à près de 70 % !
Un certain nombre de faits justifient de soutenir cette initiative, même si elle dérange pas mal d’économistes, (orthodoxes ou… non !), ignorant sans doute, qu’en cas de succès, les pouvoirs publics suisses auront 2 ans pour la mettre en oeuvre. (Ceci ménage la possibilité de régler divers détails laissés ouverts à la discussion, dans le texte soumis à la votation du 10 Juin.)

Le défaut d’information des citoyens sur ces questions, en Suisse ou ailleurs… est le principal risque d’échec: les faits qui posent problème, (ceux que l’I-M.P. corrigerait enfin), sont méconnus de la plupart d’entre nous ! (Une liste des connaissances pré-requises pour pouvoir juger la proposition est fournie ci dessous.)
Au sein de l’UE de Lisbonne par exemple, (“L’Europe“… c’est un continent !), qui connaît la BRRD ? (Bank Recovery and Resolution Directive). Pour ceux qui l’ignorent, la BRRD constitue la réalisation d’un rêve de parieurs (“PIle, je gagne, Face tu perds“!), c. à d. un… cauchemar pour nous:
la BRRD prévoit en effet que notre argent participera désormais au renflouement d’une banque ayant fait de mauvaises opérations: un quart de siècle après la rupture du cordon sanitaire entre banques de dépôts et banques d’affaires, il est logique que la BRRD vienne entériner la disparition d’un bien commun: la sécurité des encaisses des ménages et des entreprises.

Cette disposition léonine fait partie des dégâts de la dernière décennie, (caractérisée par une hypertrophie de la finance internationale pour ne pas dire… apatride), que l’I-M.P. propose de réparer: elle mettrait l’argent des Suisses à l’abri des crises financières. Elle est également susceptible de réduire les inégalités. (Selon la redistribution de la rente de la création monétaire.) Il ne faut pas perdre de vue l’aspect moral: tirer profit d’une ressource qu’on ne possède pas, (comme le font les banques), c’est une source d’enrichissement sans cause ! (“Ungerechtfertigte Bereicherung“… dans la langue de Goethe !)
C’est pour cela que l’on dit que les banques disposent d’un privilège. L’I-M.P. ne vise pas seulement à rétablir la sécurité des encaisses des ménages et des entreprises, elle vise aussi à mettre fin à la spoliation, au détriment des des finances publiques, que constitue le privilège bancaire, c à d la captation par quelques uns du bénéfice du “seigneuriage“, (c. à d. du pouvoir de créer de la monnaie).
L’I-M.P. mettrait ainsi un terme à un privilège de fait, (non de droit), devenu incontrôlable et excessif, avec la disparition en cours des espèces (et l’hypertrophie de la Finance globalisée): la création monétaire par les crédits (que les banques peuvent octroyer sans posséder l’argent correspondant.) L’intérêt d’une telle initiative populaire est double:
– d’une part, elle peut contribuer à faire émerger la véritable nature (numérique) de la monnaie, qui en l’état échappe à la presque totalité des individus, y compris les politiciens, les banquiers centraux et les économistes les plus influents au monde.
– d’autre part, elle a le potentiel de contribuer à définir les contenus d’une réforme structurelle du système monétaire et financier qui est urgente et nécessaire afin d’éviter de nouvelles crises systémiques. 
(D’après le Pr. Sergio Rossi.)

Plus de détails dans ces pages web:

https://www.tdg.ch/video/?video_id=331454

http://www.initiative-monnaie-pleine.ch/ (Notamment : http://www.initiative-monnaie-pleine.ch/avantages/#c928 )
https://www.youtube.com/watch?v=u3q065WUO3w&feature=youtu.be#t=1m10s

https://www.letemps.ch/economie/reforme-monnaie-pleine-estelle-un-risque-une-opportunite

https://blogs.letemps.ch/sergio-rossi/2015/11/06/monnaie-pleine-aux-urnes/

https://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/initiative-monnaie-lltuellelent pleine-tous-pouvoirs-a-la-bns?id=9432259&station=a83f29dee7a5d0d3f9fccdb9c92161b1afb512db 

https://www.7sky.life/fr/wanted-affiche-officielle-de-linitiative-monnaie-pleine-qui-se-vote-le-10-juin-2018-en-suisse/
Pour ceux, qui n’etant pas citoyens Suisses, n’ont pas le choix, (de se prémunir contre les dégâts possibles de la “Finance Casino”…), voir aussi cet article de Romaric Godin.  (Pour ceux qui croient que “la monnaie est neutre“… voir Ici !)
Liste, (non exhaustive !), de connaissances pré-requises:  (Voir aussi le No114 de la revue Nexus.)  (Retour haut de page…)
– Parmi les diverses activités du secteur bancaire, il existe 2 fonctions vitales pour les agents non bancaires, (c. à d. les ménages et les entreprises): assurer le financement des investissements et faire fonctionner le système de paiement. (La première fonction n’est pas exclusive: d’autres acteurs que les banques peuvent intervenir.)    
– Sans y prendre garde, nous utilisons 2 sortes de monnaies.
L’une est garantie par la collectivité nationale: les pièces et les billets. L’autre, (la monnaie scripturale), ne l’est pas.  Depuis la rupture du cordon sanitaire entre banques de dépôts et banques d’affaires, la part de la monnaie fiduciaire, (celle qui est garantie), déjà < 20% il y a plus de 20 ans, n’a cessé de diminuer. Cette évolution se traduit par la disparition d’un  bien commun: la sécurité des encaisses des ménages et des entreprises. 
N.B. En Suisse comme dans d’autres pays, il existe certes des garanties, (partielles et limitées), pour l’argent que nous confions aux banques. Cependant, les fonds affectés à ces garanties sont souvent < à 5% de la masse des dépôts bancaires concernés: elles pourraient pallier une défaillance isolée, mais seraient totalement insuffisantes en cas de concrétisation du risque dit “systémique” de crise financière globale.
– Le système monétaire en usage dans tous les pays du monde est l’héritier de celui né il y a 5 siècles, lorsque les orfèvres de la Renaissance, après avoir imaginé d’établir des reçus pour les pièces d’or et d’argent qui leurs étaient confiées, permirent une multiplication par ~3 des moyens de paiement existants (limités par le nombre de galions espagnols qui revenaient d’Amérique du Sud, chargés de métaux précieux.)
Le système dit à réserves fractionnaires a rendu possible la multiplication des échanges commerciaux. Il permet aux banques, (considérées globalement), de consentir un volume de crédits 3 ou 4 fois supérieur, (selon leur part de marché et la conjoncture), aux fonds dont elles disposent: le privilège bancairequi leur est accordé par la puissance publique, permet de tirer profit de ressources qu’on ne possède pas.
Cette situation d’enrichissement sans cause, (elle résulte de la privatisation du bien public qu’est la création monétaire), est amplifiée par la quasi disparition de la monnaie fiduciaire. Il s’agit d’une survivance historique qui n’a plus de justification depuis le 15 Août 1971, (le jour du “Nixon choc”…), c. à d. depuis la rupture du lien entre 35 $ et une once d’or.
NB Le système à réserves fractionnaires, (qui a pu rendre service jusqu’à l’abandon des monnaies métalliques, il y a ~47 ans), est intrinsèquement instable: il expose nos dépôts aux conséquences d’opérations spéculatives ratées que les banques “universelles“… sont désormais autorisées à effectuer. En cas de succès, l’I-M.P. mettrait les Suisses à l’abri de ce risque systémique. 
– La banque centrale d’une zone monétaire dont l’économie est robuste, (comme c’est le cas de la BNS), est aussi appelée “Institut d’émission“, ou encore “Prêteur en dernier ressort“… C’est la seule qui ne puisse faire faillite. Lorsque certains économistes inquiètent les contribuables allemands en prétendant qu’ils seront obligés de recapitaliser la BCE, si elle poursuit sa politique accommodante, (le fameux “QE”: Quantitative Easing), ils témoignent de leur ignorance. (Ou… de leur mauvaise foi !)
– Lorsqu’une banque commerciale octroie un crédit de 100 000 CHF, il y a augmentation de la quantité de moyens de paiements. (Car l’emprunteur dispose de 100 000 de plus, tandis que personne n’a 100 000 de moins). Ainsi, les banques créent “ex nihilo” (à partir de rien), cette monnaie scripturale privée (non garantie…)
Cette particularité implique une contrepartie largement ignorée: lorsque les emprunteurs remboursent la banque, la masse monétaire diminue ! (La monnaie créée lors de l’octroi du crédit retourne au néant dont la banque l’avait tiré.)
Pour conserver une quantité suffisante de moyens de paiement, il est obligatoire que les banques mettent sans cesse de nouveaux crédits en place, pour permettre le remboursement des plus anciens !  L’I-M.Pprévoit de réserver la création monétaire en CHF à la Banque Centrale, ce qui revient à remplacer de la monnaie éphémère, payante, et fragile par de la monnaie permanente, gratuite, et solide.  

– En cas de succès de l’Initiative Monnaie Pleine, le mode de financement des investissements deviendrait le même pour les banques et pour les institutions non bancaires: toutes devraient récolter l’épargne disponible avant de réaliser des prêts cohérents avec le volume et la durée des placements financiers choisis par les épargnants.
– Les craintes sur la raréfaction du crédit, souvent exprimées à propos de l’I-M.P, sont dénuées de fondement, notamment parce que la BNS, (la banque centrale Suisse), a le mandat explicite de surveiller ce risque, et aussi parce qu’une partie du bénéfice de la création monétaire sera redistribué aux cantons et aux citoyens par la BNS; ces derniers pourront, s’ils le souhaitent, confier leurs disponibilités aux banques, afin qu’elles puissent exercer, entre autres, leur métier de “transformation“. (Il consiste à accorder la “longueur” des ressources récoltées et celle des prêts attribués.)
– En cas de succès, l’I-M.P. aura également pour effet de permettre un réel contrôle de la croissance de la masse monétaire par la Banque Centrale, en cohérence, bien entendu, avec la politique budgétaire et fiscale des responsables politiques.
Ce n’est hélas pas le cas dans la situation actuelle, ainsi que le montre l’histoire des débuts de la zone Euro: alors que la BCE recommandait une progression de 4,5% / an, (adaptée à une croissance en termes réels comprise entre 2 & 2,5%), les banques ont utilisé leur pouvoir de création monétaire à hauteur de +10% /an… dont la majeure partie allait dans les bulles spéculatives !
En 2008, les autorités monétaires ont ainsi été mises devant le fait accompli, et n’ont pu qu’accompagner le mouvement, par crainte de déclencher le fameux risque systémique; (lorsqu’une première banque “pachyderme” en faillite, menace d’entraîner toutes les autres.)  Même si la crise a pu être enrayée, (pour un coût économique et social énorme), cette situation de “non contrôle” de la masse monétaire n’est toujours pas corrigée.

– En cas de succès de l’I-M.P, la banque centrale, (la “BNS”), disposera des moyens de mener une politique adaptée aux besoins de l’économie et aux choix politiques sortis des urnes. Ce progrès en faveur d’un meilleur fonctionnement des institutions démocratiques de la Suisse, implique que les dirigeants de la BNS se mettent à la hauteur de leurs nouvelles responsabilités. (Ou… qu’ils s’en aillent pour laisser la place à des personnes plus compétentes !)
Dans le système actuel, l’émission de monnaie est pro-cyclique, (du fait de son lien consubstantiel avec le crédit bancaire.) Avec l’I-M.P. le contrôle de la masse monétaire permettrait d’assurer la régularité de la croissance des revenus, tandis que l’injection de monnaie, (c. à d. de pouvoir d’achat), via les dépenses publiques serait mieux répartie: elle ne profiterait plus aussi largement à l’immobilier et aux actifs financiers.
Enfin, la création monétaire est un privilège qui confère une rente à celui qui l’exerce. Il est normal que ce soit la collectivité qui en profite et non des intérêts privés.

– Les banques commerciales continueront de fournir tous les services actuels tel que les comptes d’épargne, le circuit des paiements, l’octroi de prêts, la gestion de patrimoine, Etc.

– L’initiative Monnaie Pleine ne retire aucun des droits légaux attribués aux banques commerciales. Elle n’a pas pour vocation de lutter contre la spéculation.

http://www.france-alter.info/Initiative_Monnaie_Pleine.htm

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