Initiatives populaires cantonales

Trop de taxes et d’impôts ? Initiatives cantonales et fédérale micro…

Les banques et les financiers à la caisse !

Initiative populaire cantonale genevoise.

Si vous êtes suisse et avez le droit de vote:
Conformément à la Loi sur l’exercice des droits politiques (LEDP) et son Règlement d’application, l’initiative populaire cantonale permet de demander une modification de la Constitution genevoise (initiative constitutionnelle) ou de soumettre une proposition de loi (initiative législative) au Grand Conseil (parlement genevois).
L’initiative peut être formulée, c’est-à-dire rédigée de toutes pièces, ou non formulée, donc conçue en termes généraux.
L’initiative populaire cantonale aboutit si elle recueille le nombre minimum de signature requis de citoyens suisses ayant le droit de vote: suisses résidents à Genève et suisses résidents à l’étranger, dans un délai de 4 mois.
Le nombre des signatures nécessaires, proportionnel au nombre d’électeurs du canton (3% pour l’initiative constitutionnelle et 2% pour l’initiative législative) est mis à jour chaque année par le Conseil d’Etat (pouvoir exécutif genevois).

Mode d’emploi : initiative populaire sur le plan cantonal vaudois.

Mode d’emploi : initiative populaire sur le plan cantonal

L’initiative populaire permet de proposer au peuple l’adoption, la modification ou l’abrogation d’une loi cantonale ou d’un décret. Pour y parvenir, cette proposition doit obtenir 12’000 signatures valables dans un délai de 4 mois.
Base légale: articles 88 à 103 de la Loi sur l’exercice des droits politiques (lien sur la Loi: LEDP)

1. Préparer un projet de liste de signatures

Les initiants doivent se constituer en Comité et élaborer un projet de liste de signatures comprenant (exemple (PDF, 31 Ko)):

2. Soumettre le projet de liste au canton

Au moins un mois avant la date prévue pour le lancement de l’initiative, les initiants doivent soumettre leur projet de liste de signatures (recto et verso) au Secteur des droits politiques de l’administration cantonale, pour examen des listes et afin que le Conseil d’Etat se prononce sur la validité de l’initiative.
Cette transmission peut s’effectuer par courrier postal ou électronique. Le projet doit être accompagné des coordonnées du responsable du Comité d’initiative.

3. Récolter les signatures

Dès le feu vert de l’administration cantonale, les initiants peuvent imprimer leurs listes (au format A4 et/ou A5).
A la date convenue, le canton publie le texte de l’initiative dans la Feuille des avis officiels (FAO) et, à partir de cette date, le Comité dispose de 4 mois  pour recueillir les 12’000 signatures requises.

4. Faire contrôler les signatures

Au plus tard à l’échéance du délai légal de 4 mois, le Comité adresse les listes de signatures au greffe municipal des communes concernées pour attestation. Les listes postées après cette échéance ne sont pas prises en compte (le sceau postal fait foi).
Les communes disposent de 2 semaines pour contrôler la validité des signatures et retourner les listes au Comité.

5. Transmettre les listes contrôlées au canton

Au plus tard, une semaine après avoir reçu les listes en retour des communes, le Comité les transmet – en une seule fois – au Secteur des droits politiques. (Prendre rendez-vous SVP).
Après avoir vérifié les listes et établi le nombre total de signatures valables, le Canton informe le Comité de l’aboutissement ou non de l’initiative et publie cette information dans la Feuille des avis officiels (FAO).

6… en cas d’aboutissement

L’intiative est traitée par les autorités politiques (Conseil d’Etat et Grand Conseil) de manière à pouvoir être soumise au vote du peuple, en principe dans un délai de deux ans.
Comment déposer une initiative dans le canton de Fribourg: informations officielles de la Chancellerie d’Etat
Droit d’initiative

Les citoyens peuvent demander par une initiative qu’une proposition de modification, totale ou partielle, de la Constitution cantonale (initiative constitutionnelle) ou qu’une proposition d’adoption, de modification ou d’abrogation d’une loi (initiative législative) soit soumise à votation populaire.


Pour que l’initiative aboutisse, elle doit recueillir les signatures de 6000 personnes habiles à voter en matière cantonale, dans un délai de 90 jours.

L’initiative populaire propose un projet rédigé de toutes pièces ou conçu en termes généraux dont la teneur ne peut être modifiée ni par le Grand Conseil, ni par le Conseil d’Etat.


Les autorités peuvent opposer un contre-projet, généralement plus modéré, à une initiative populaire.


L’initiative populaire doit être traitée et soumise au peuple sans retard, le cas échéant en même temps que le contre-projet élaboré par le Grand Conseil.

Comment déposer une initiative?

Une demande d’initiative populaire doit être déposée à la Chancellerie d’Etat, munie de la signature d’au moins cent personnes ayant l’exercice des droits politiques. Elle comporte le titre et le texte de l’initiative ainsi que les coordonnées du comité d’initiative.


Une demande d’initiative peut être retirée. La clause de retrait doit figurer sur chaque liste de signatures.

Traitement
La Chancellerie d’Etat procède au contrôle préliminaire du titre et du texte de l’initiative ainsi que des listes de signatures.

Publication
Au plus tard vingt et un jours après le dépôt de la demande, la Chancellerie publie dans la Feuille officielle le texte de l’initiative et les dates de départ et d’expiration du délai prévu pour la récolte de signatures.
 
Récolte des signatures

Au moins 6000 signatures doivent être recueillies dans un délai de nonante jours dès la publication dans la Feuille officielle du texte de l’initiative. Les listes sur lesquelles sont apposées les signatures doivent contenir des indications très précises figurant dans la loi du 6 avril 2001 sur l’exercice des droits politiques (LEDP). La Chancellerie d’Etat met à disposition des modèles.

Publication du résultat du dénombrement
Dans les nonante jours dès le dépôt des listes, la Chancellerie d’Etat publie dans la Feuille officielle le résultat du dénombrement des signatures valables et la constatation de l’aboutissement ou non de l’initiative.
Si l’initiative a abouti, elle est traitée par le Conseil d’Etat puis par le Grand Conseil.


Chancellerie d’Etat CHA
Administration et droits politiques
Rue des Chanoines 17
1701 Fribourg
T +41 26 305 10 45
F +41 26 305 10 48

INITIATIVE NEUCHÂTELOISE

Initiative

Initiative constitutionnelle

La révision totale de la Constitution peut être demandée par dix mille électeurs au moins. Quant à la révision partielle de la Constitution, elle peut être demandée par six mille électeurs au moins. Cette dernière tend à l’adoption, l’abrogation ou la modification par le Grand Conseil d’articles constitutionnels. La demande d’initiative revêt la forme d’un projet rédigé ou celle d’une proposition générale. Elle doit respecter le principe de l’unité de la matière.

Initiative législative

Quatre mille cinq cents électrices ou électeurs peuvent demander au Grand Conseil l’adoption, la modification ou l’abrogation:
  • d’une loi;
  • d’un décret qui entraîne une dépense;
  • d’un décret par lequel le Grand Conseil adresse une initiative à l’Assemblée fédérale.
La demande d’initiative revêt la forme d’un projet rédigé ou celle d’une proposition générale. Elle doit respecter le principe de l’unité de la matière.

Procédure

Toute initiative doit être annoncée par écrit à la chancellerie d’État, avec un projet de liste de signatures, par cinq électeurs au moins; ceux-ci sont considérés comme les auteurs de l’initiative (comité d’initiative). Si la liste satisfait aux conditions légales et réglementaires, la chancellerie d’État publie sans retard dans la Feuille officielle le titre et le texte de l’initiative, ainsi que la liste des membres du comité d’initiative.
Les listes de signatures de l’initiative doivent être établies par commune et contenir les indications suivantes:
  • la commune politique où les signataires sont inscrits au registre des électeurs;
  • le texte de l’initiative et l’échéance du délai pour son dépôt;
  • les noms, prénoms et adresses d’au moins cinq membres du comité d’initiative;
  • le texte de l’article 101 de la loi sur les droits politiques;
  • les noms, prénoms, dates de naissance, adresses et signatures des signataires.
Les listes de signatures attestées ou les certificats de leur dépôt auprès des Conseils communaux doivent être déposés à la chancellerie d’État au plus tard six mois après la publication de l’annonce de l’initiative dans la Feuille officielle.
Vous trouverez des informations complémentaires sur les initiatives aux articles 96 à 114 de la loi sur les droits politiques, du 17 octobre 1984.

Initiative jurassienne

Initiative
populaire
cantonale :

conditions
Art. 75

1 Deux mille électeurs ou huit communes peuvent demander, par une
initiative populaire conçue en termes généraux ou rédigée de toutes pièces,
l’adoption, la modification ou l’abrogation de dispositions constitutionnelles ou
de lois.7)
2 Cinq mille électeurs peuvent demander en termes généraux que le
Parlement exerce le droit d’initiative de l’Etat en matière fédérale.
3 L’initiative doit être conforme au droit supérieur, ne concerner qu’un seul
domaine et n’être pas impossible, faute de quoi le Parlement l’écarte pour
cause de nullité.7)
4 L’initiative peut être retirée aux conditions fixées par la loi.
Initiative
populaire
cantonale :
procédure

Art. 76 1 Le Parlement décide si les dispositions qu’il adopte ou modifie à la
suite d’une initiative conçue en termes généraux figurent dans la Constitution
ou dans la loi.7)
2 Si le Parlement décide de ne pas donner suite à une initiative valable ou n’y
satisfait pas dans un délai de deux ans, elle est présentée au vote populaire.
3 Le Parlement peut opposer un contre-projet à toute initiative.
4 Si le peuple accepte une initiative conçue en termes généraux, le Parlement
doit y satisfaire dans un délai de deux ans.7)
5 Si le peuple accepte à la fois l’initiative et le contre-projet, est adopté le
projet qui a obtenu le plus grand nombre de voix. 

Initiative valaisanne
4000 citoyen.ne.s valaisan.e.s sont légitimé.e.s à demander la modification, l’abrogation ou l’élaboration d’une loi (v. art. 33 à 35 Cst)

Initiative bernoise

Une initiative peut demander:
  • la révision totale ou partielle de la Constitution;
  • l’adoption, l’abrogation ou la modification d’une loi;
  • la dénonciation ou l’ouverture de négociations en vue de la conclusion ou de la modification d’un traité intercantonal ou international, lorsqu’il est soumis à la votation facultative ou obligatoire;
  • l’élaboration d’un arrêté du Grand Conseil soumis à la votation facultative ou obligatoire.
Une initiative aboutit si elle est signée par 15 000 citoyens et citoyennes dans l’espace de six mois. La demande de révision totale de la Constitution nécessite 30 000 signatures.
L’initiative peut être conçue en termes généraux ou, à moins qu’elle ne demande la révision totale de la Constitution ou l’élaboration d’un arrêté du Grand Conseil, revêtir la forme d’un projet rédigé de toutes pièces.
L’initiative doit être déposée à la Chancellerie d’Etat. Les signatures doivent être attestées par les communes dans un délai de trois semaines. Les projets de listes et de cartes de signatures doivent être déposés à la Chancellerie d’Etat avant le début de la collecte des signatures pour un examen préliminaire.
Les articles 58 et suivants de la Constitution cantonale et article 140 et suivants de la loi sur les droits politiques régissent la suite de la procédure.

Bases légales

Invitation avec le Président de la Confédération suisse

Avec notamment le président de la confédération Ueli Maurer et le conseiller fédéral Guy Parmelin sur la place Pestalozzi,  la plus belle place d’Yverdon.


Pas besoin de s’inscrire 


Tout le monde peut venir mais c’est à 17 h (de 17h à 19h++ ) le vendredi 28 juin, grillades et apéro gratuits. 


Château gonflable pour les enfants qui sont les bienvenus, 

M. Ueli Maurer est marié et ils ont six enfants.


Yodel avec Yvan Pahud, démonstration de la Team STAMA – Swiss Trickers And Martial Artists et musique.

– Place Pestalozzi, 
CH 1400 Yverdon-les-Bains 
Vaud, 
Suisse


https://www.facebook.com/events/340865276625257/?active_tab=about


https://www.admin.ch/gov/fr/accueil/documentation/discours/allocutions-nouvel-an/2019.html


La vache symbolique sur son bureau est une vache blanche et rousse de la race “de Siebenthal”, de la haute Gruyère. ( Zweisieben, Gessenay, Gstaad … )


http://www.museum-saanen.ch/fr/


https://microtaxe.ch/2019/06/lioba-fete-des-vignerons.html

Micro-taxe et impôt anticipé

Version plus récente avec le lien ci-dessous:

Bonjour , je me permets de vous transmettre les questions qui m’ont été posées : 
– les banques ne seront pas d’accord de reverser cet impôt. 
-les banques n’opéreront plus de flux monétaires..

Je répond quoi à ça ?


Réponses:

1) Ils doivent obéir à la loi, comme pour l’impôt anticipé, et çà marche déjà en Suisse…

Il s’agit d’une retenue à la source effectuée par la Confédération et qui porte sur les revenus générés par les capitaux mobiliers à l’instar des intérêts, des dividendes et des gains issus des loteries suisses, en plus de quelques prestations d’assurance. Pour l’Etat c’est un moyen qui lui permet de faire face à la fraude fiscale en poussant, à travers l’impôt anticipé, les contribuables à procéder aux déclarations des revenus frappés par cet impôt ainsi que la fortune génératrice de ces revenus.
Pour les contribuables résidant en Suisse, l’impôt anticipé pourra être remboursé, en imputant sa valeur sur les impôts cantonaux et communaux, ou en espèces. Dans ce cas, cet impôt ne représentera donc pas une charge finale, une fois les obligations fiscales du contribuable honorées.
Cet impôt qui est prélevé à la source ne prend pas en considération la capacité financière du bénéficiaire de la prestation imposable. Pour le taux de l’imposition, il s’élève à 35% sur les revenus générés par les capitaux mobiliers et les gains réalisés aux loteries. Alors qu’il est de 15% sur les rentes viagères et les pensions et qu’il s’élève à 8% pour les prestations d’assurances.
Sont redevables de l’impôt, les débiteurs suisses qui sont tenus de verser l’impôt sur les prestations imposables et de le transmettre au bénéficiaire de celles-ci après la déduction de la somme à verser. Les débiteurs de l’impôt doivent se présenter volontairement et de façon spontanée à l’administration fédérale des contributions. Ils sont tenus de fournir les pièces justificatives requises avant de s’acquitter de l’impôt dans le cadre d’une auto-taxation. En cas d’existence d’impayés, un intérêt moratoire est ajouté aux impôts dus.
Le remboursement de l’impôt anticipé est effectué lorsque le contribuable résidant en Suisse, remplit ses obligations fiscales et répond aux conditions exigées par le fisc. Peuvent donc bénéficier de ce remboursement les personnes physiques domiciliées en Suisse et qui déclarent leurs revenus et rendements grevés de l’IA et les capitaux qui l’ont produit auprès des communes et cantons de façon régulière. Le remboursement se fait par imputation sur les impôts dus aux cantons.
Profitent aussi du remboursement les personnes morales dont le siège social est basé en Suisse, et qui tiennent une comptabilité minutieuse et régulière des revenus et rendements imposables. Dans ce cas le remboursement est effectué par l’administration fédérale des contributions.
Pour se faire rembourser l’impôt anticipé, une demande doit être adressée aux cantons ou à l’administration fédérale des contributions, selon si le demandeur est une personne physique ou morale. La demande doit être faite dans un délai de trois ans après la fin de l’année civile durant laquelle la prestation imposable est échue.
Le contribuable ne peut bénéficier du remboursement de l’impôt anticipé en cas de manquement aux conditions précitées. Sa demande est même rejetée s’il a éludé un impôt. C’est la raison d’être de cette initiative, qui se révèle pertinente pour la lutte contre la fraude fiscale en défavorisant le fraudeur qui doit assumer une charge fiscale minimale.
Les personnes n’exerçant pas le droit au remboursement ou qui sont déchues à cause d’un manquement aux conditions susmentionnées sont toujours assujetties à l’impôt sur le revenu et la fortune et ne sont pas exemptées.
En ce qui concerne les contribuables résidant à l’étranger, ils ne peuvent bénéficier du remboursement et dans ce cas l’impôt anticipé se transforme en charge définitive, sauf si le pays de résidence a conclu une convention avec la Suisse. Dans ce cas, ils doivent remplir les conditions exigées pour profiter d’un remboursement partiel ou total.
2) Il y a près de 250’000 milliards par année de flux en Suisse, sans compter les chiffres hors bilans, les flux à hautes fréquences et les diverses créations monétaires, ils ne pourront pas tout supprimer !
Invitations pour la nouvelle initiative fédérale micro-impôt 


Tract prêt à être imprimé: 

https://drive.google.com/open?id=0B-p0lmjLtiXzdFdBZGZmWHM5Tkt2M2J1VFFUNnBxRDNZRkhr

25 janv. 2017 – L’ écart entre les prix et le pouvoir d’achat est comblé maintenant … VIVE LA ROBOLUTION ou ROBOT-SOLUTION AVEC DE VRAIS …

Vidéos

François de Siebenthal
YouTube – 7 mai 2019

François de Siebenthal
YouTube – 7 mai 2019

Résultats Web

Démographie : la chute a commencé


Courbe sans tenir compte d’une pandémie.par simple application mathématique des taux de fertilité ( TR, Taux de Renouvelllement en dessous de 2 ) qui sont à la baisse.


Qui veut investir à long terme en Europe avec de telles prévisions ?
[Europe-hiver.jpg]



La crise 2008 déjà annoncée en 1989 lors d’un grand congrès à Lausanne, notamment par les facteurs démographiques. 

Le livre: ” Europe: l’hiver démographique” en parlait déjà en 1989. ( Edition l’ Age d’homme, Lausanne et Paris ).
http://books.google.ch/books?id=r68RzMwd6qIC&pg=PA195&lpg=PA195&dq=siebenthal+europe+hiver&source=bl&ots=Zca64qAfmL&sig=cXpRrD_DYgFHrenhEKfoUUqXU-k&hl=fr&ei=7JA1TcaBI42TswaTyOGjCg&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=3&ved=0CB8Q6AEwAg#v=onepage&q=siebenthal%20europe%20hiver&f=false

Les dettes sont devenues impossibles à supporter, des exponentielles qui explosent vers l’infini. de plus en plus de dettes sur de moins en moins d’épaules jeunes et solvables. Le ciseau se referme. Sans robots et immigrants, les banques notamment explosent. Le système doit donc être changé de fonds en comble:



Le système doit être changé de fond en comble.
La seule solution, le dividende direct ou des guerres atroces.
https://microtaxe.ch/2011/01/1000-chacun-rend-les-hommes-libres.html

Invitation avec le Président de la Confédération suisse

Avec notamment le président de la confédération Ueli Maurer et le conseiller fédéral Guy Parmelin sur la place Pestalozzi,  la plus belle place d’Yverdon.


Pas besoin de s’inscrire 


Tout le monde peut venir mais c’est à 17 h (de 17h à 19h++ ) le vendredi 28 juin, grillades et apéro gratuits. 


Château gonflable pour les enfants qui sont les bienvenus, 

M. Ueli Maurer est marié et ils ont six enfants.


Yodel avec Yvan Pahud, démonstration de la Team STAMA – Swiss Trickers And Martial Artists et musique.

– Place Pestalozzi, 
CH 1400 Yverdon-les-Bains 
Vaud, 
Suisse


https://www.facebook.com/events/340865276625257/?active_tab=about


https://www.admin.ch/gov/fr/accueil/documentation/discours/allocutions-nouvel-an/2019.html


La vache symbolique sur son bureau est une vache blanche et rousse de la race “de Siebenthal”, de la haute Gruyère. ( Zweisieben, Gessenay, Gstaad … )


http://www.museum-saanen.ch/fr/


https://micro-taxe.blogspot.com/2019/06/lioba-fete-des-vignerons.html

Micro-taxe et impôt anticipé


Bonjour , je me permets de vous transmettre les questions qui m’ont été posées : 
– les banques ne seront pas d’accord de reverser cet impôt. 
-les banques n’opéreront plus de flux monétaires..

Je répond quoi à ça ?


Réponses:

1) Ils doivent obéir à la loi, comme pour l’impôt anticipé, et çà marche déjà en Suisse…

Il s’agit d’une retenue à la source effectuée par la Confédération et qui porte sur les revenus générés par les capitaux mobiliers à l’instar des intérêts, des dividendes et des gains issus des loteries suisses, en plus de quelques prestations d’assurance. Pour l’Etat c’est un moyen qui lui permet de faire face à la fraude fiscale en poussant, à travers l’impôt anticipé, les contribuables à procéder aux déclarations des revenus frappés par cet impôt ainsi que la fortune génératrice de ces revenus.
Pour les contribuables résidant en Suisse, l’impôt anticipé pourra être remboursé, en imputant sa valeur sur les impôts cantonaux et communaux, ou en espèces. Dans ce cas, cet impôt ne représentera donc pas une charge finale, une fois les obligations fiscales du contribuable honorées.
Cet impôt qui est prélevé à la source ne prend pas en considération la capacité financière du bénéficiaire de la prestation imposable. Pour le taux de l’imposition, il s’élève à 35% sur les revenus générés par les capitaux mobiliers et les gains réalisés aux loteries. Alors qu’il est de 15% sur les rentes viagères et les pensions et qu’il s’élève à 8% pour les prestations d’assurances.
Sont redevables de l’impôt, les débiteurs suisses qui sont tenus de verser l’impôt sur les prestations imposables et de le transmettre au bénéficiaire de celles-ci après la déduction de la somme à verser. Les débiteurs de l’impôt doivent se présenter volontairement et de façon spontanée à l’administration fédérale des contributions. Ils sont tenus de fournir les pièces justificatives requises avant de s’acquitter de l’impôt dans le cadre d’une auto-taxation. En cas d’existence d’impayés, un intérêt moratoire est ajouté aux impôts dus.
Le remboursement de l’impôt anticipé est effectué lorsque le contribuable résidant en Suisse, remplit ses obligations fiscales et répond aux conditions exigées par le fisc. Peuvent donc bénéficier de ce remboursement les personnes physiques domiciliées en Suisse et qui déclarent leurs revenus et rendements grevés de l’IA et les capitaux qui l’ont produit auprès des communes et cantons de façon régulière. Le remboursement se fait par imputation sur les impôts dus aux cantons.
Profitent aussi du remboursement les personnes morales dont le siège social est basé en Suisse, et qui tiennent une comptabilité minutieuse et régulière des revenus et rendements imposables. Dans ce cas le remboursement est effectué par l’administration fédérale des contributions.
Pour se faire rembourser l’impôt anticipé, une demande doit être adressée aux cantons ou à l’administration fédérale des contributions, selon si le demandeur est une personne physique ou morale. La demande doit être faite dans un délai de trois ans après la fin de l’année civile durant laquelle la prestation imposable est échue.
Le contribuable ne peut bénéficier du remboursement de l’impôt anticipé en cas de manquement aux conditions précitées. Sa demande est même rejetée s’il a éludé un impôt. C’est la raison d’être de cette initiative, qui se révèle pertinente pour la lutte contre la fraude fiscale en défavorisant le fraudeur qui doit assumer une charge fiscale minimale.
Les personnes n’exerçant pas le droit au remboursement ou qui sont déchues à cause d’un manquement aux conditions susmentionnées sont toujours assujetties à l’impôt sur le revenu et la fortune et ne sont pas exemptées.
En ce qui concerne les contribuables résidant à l’étranger, ils ne peuvent bénéficier du remboursement et dans ce cas l’impôt anticipé se transforme en charge définitive, sauf si le pays de résidence a conclu une convention avec la Suisse. Dans ce cas, ils doivent remplir les conditions exigées pour profiter d’un remboursement partiel ou total.
2) Il y a près de 250’000 milliards par année de flux en Suisse, sans compter les chiffres hors bilans, les flux à hautes fréquences et les diverses créations monétaires, ils ne pourront pas tout supprimer !
Invitations pour la nouvelle initiative fédérale micro-impôt 

Tract prêt à être imprimé: 

https://drive.google.com/open?id=0B-p0lmjLtiXzdFdBZGZmWHM5Tkt2M2J1VFFUNnBxRDNZRkhr

25 janv. 2017 – L’ écart entre les prix et le pouvoir d’achat est comblé maintenant … VIVE LA ROBOLUTION ou ROBOT-SOLUTION AVEC DE VRAIS …

Vidéos

François de Siebenthal
YouTube – 7 mai 2019

François de Siebenthal
YouTube – 7 mai 2019

Résultats Web

Démographie : la chute a commencé


Courbe sans tenir compte d’une pandémie.par simple application mathématique des taux de fertilité ( TR, Taux de Renouvelllement en dessous de 2 ) qui sont à la baisse.


Qui veut investir à long terme en Europe avec de telles prévisions ?
[Europe-hiver.jpg]



La crise 2008 déjà annoncée en 1989 lors d’un grand congrès à Lausanne, notamment par les facteurs démographiques. 

Le livre: ” Europe: l’hiver démographique” en parlait déjà en 1989. ( Edition l’ Age d’homme, Lausanne et Paris ).
http://books.google.ch/books?id=r68RzMwd6qIC&pg=PA195&lpg=PA195&dq=siebenthal+europe+hiver&source=bl&ots=Zca64qAfmL&sig=cXpRrD_DYgFHrenhEKfoUUqXU-k&hl=fr&ei=7JA1TcaBI42TswaTyOGjCg&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=3&ved=0CB8Q6AEwAg#v=onepage&q=siebenthal%20europe%20hiver&f=false

Les dettes sont devenues impossibles à supporter, des exponentielles qui explosent vers l’infini. de plus en plus de dettes sur de moins en moins d’épaules jeunes et solvables. Le ciseau se referme. Sans robots et immigrants, les banques notamment explosent. Le système doit donc être changé de fonds en comble:



Le système doit être changé de fond en comble.
La seule solution, le dividende direct ou des guerres atroces.
http://desiebenthal.blogspot.com/2011/01/1000-chacun-rend-les-hommes-libres.html

Impôts ou libertés ?

https://microtaxe.ch/2013/03/jerusalem-shalom-pax-paix-peace-frieden.html

Réunion micro impôt du 5 juin 2019 à 14:00


1. Point de situation sur l’avancement des tâches:
. Texte de l’initiative
. Organisation des comités
2. Débat sur Initiative fédérale et initiatives cantonales
3. La communication, ses enjeux
4. Divers

Nous nous réunirons cette fois à Lausanne à l’adresse ci-dessous.
Salle Mon-Gré, au bd de Grancy 19 1006 Lausanne, qui se trouve sous la gare de Lausanne 

PS: ( NdE ) En complément de celles des vendredis, mais avec en plus notamment MM Marc Chesney, Felix Bolliger, Oswald Sigg, Me Jacob Zgraggen etc… 


https://micro-taxe.blogspot.com/2019/03/micro-taxe-2eme-version.html?showComment=1559220302629#c5242353380024172952

Votre promesse de signature et votre soutien de l’initiative « micro-impôt automatique » permettront de simplifier le système fiscal suisse. Le micro-impôt allège votre charge fiscale, et il rend les flux monétaires plus transparents. Le micro-impôt automatique est le système fiscal de l’avenir.

Le 28 mai 2019 suite à l’annonce de 1044 licenciements aux turbines à gaz.
” Poètes, ayez le courage de la lâcheté, étudiez l’industrie ! ” Pierre LEGENDRE, 1982. Réponse de notre part : c’est fait !

Le statut de ville libre, à l’époque médiévale, repose sur une charte qui affranchit pour toujours les habitants d’un bourg des taxes, impôts, corvées, services et servitudes. Les habitants et leurs biens doivent être libres de ces servitudes et doivent être protégés par le pouvoir politique et militaire qui accorde cette charte.

La conséquence politique, économique et sociale amène le développement local géré en autonomie. Les richesses obtenues par le travail de tous restent sur place. Elles sont gérées en commun lors de l’assemblée annuelle qui valide les résultats et définit les nouveaux objectifs. Les habitants utilisent l’alliance des contraires pour définir les objectifs et la subsidiarité pour obtenir la solution optimale et l’adapter à leurs particularités locales. Bref la ville échappe aux querelles de successions entre les familles de la noblesse mais elle reste liée au pouvoir politique et aux guerres menées par ses dirigeants.

Belfort a été l’une des dernières villes à obtenir cette charte avant la fin de l’époque médiévale marquée le vendredi 13 octobre 1307 par la destruction de l’Ordre du Temple, animateur et protecteur de cette démocratie locale directe participative développée en Europe depuis l’an 500 par l’Ordre Bénédictins qui remet en œuvre le savoir préservé des civilisations de la Grèce et de l’Égypte ancienne. En mai 1307, Renaud de Bourgogne, comte de Montbéliard, affranchit Belfort. Le livre de Georges Bischoff et Yves Pagnot, Belfort 1307-2007, Sept siècles de courage et de liberté, Editions Coprur 2007, retrace l’histoire de cette ville.

En 2019 et depuis l’annonce officielle le mardi 28 mai par GE (General Electric) de la suppression de 1044 postes aux turbines à gaz, Belfort sera-t-elle encore une ville libre grâce à son courage et sa volonté de rester libre ? Est-elle capable de s’affranchir de la tyrannie mondiale des actionnaires, des fonds d’investissements ou de pension qui constituent avec les banques centrales privées et leurs banques commerciales affiliées, l’oligarchie financière anglo-saxonne, les maîtres du monde aussi bien économique que politique et assurément aussi culturel ?

Le mardi 21 mai lors de la manifestation pour accompagner la sortie de l’usine de la dernière turbine à gaz 9 HA, l’intersyndicale a affirmé sa volonté de défendre une histoire industrielle de 140 ans. Et à Belfort ce ne sont pas de vains mots au pied de la citadelle de Vauban, de la mairie de Kléber et du lion de Bartholdi. Loin d’être un simple enjeu en mai 2019, c’est d’une raison de vivre qu’il s’agit et ici nous retrouvons le premier conflit de l’ère industrielle, celui des canuts de Lyon dans les années 1830 avec leur mot d’ordre : « vivre libre en travaillant ou mourir en combattant », mot d’ordre également du maquis des Glières en mars 1944 : « vivre libre ou mourir ». Fin mai 2019, nous n’en sommes pas encore là à Belfort mais le chemin est pris avec courage et détermination.

140 ans depuis 1879 et l’ouverture de l’usine belfortaine de la SACM (Société Alsacienne de Cosntruction mécanique), créée en 1872 à partir de la fusion des deux sociétés de Koechlin situées à Mulhouse (AKC, 1826) et près de Strasbourg (Graffenstaden, 1838). La société est installée à Mulhouse, autre ville restée libre après 1354 et entrée en 1515 dans la Confédération des cantons suisses libres jusqu’au 15 mars 1798 lorsque la république de Mulhouse vote son rattachement à la jeune république française.

Constatons que cette histoire entre Belfort, Mulhouse, Bâle, il est question de liberté pendant de nombreux siècles, de liberté et d’alliance avec d’autres villes, cantons, confédération eux aussi libres.

Les Mulhousiens à Belfort ?

Le 4e bataillon de la Garde Mobile du Haut-Rhin, le bataillon de Mulhouse et ses 8 compagnies, se met en route par le train à partir du samedi 30 juillet 1870 pour les officiers et sous-officiers qui se sont réunis chez M. Nicolas Koechlin où s’était installé leur chef M. Dollfus-Galine.

Ces noms indiquent bien que ces mobiles de Mulhouse sont dirigés par leurs chefs à l’usine. Ces ingénieurs qui ont dirigé l’expansion de la société industrielle de Mulhouse, ce « Manchester » des bords du Rhin, ont aussi formé leur personnel comme pompiers à la lutte contre les incendies et les explosions des machines à vapeur puis à l’utilisation de machines électriques moins inflammables. Ils ont dirigé la construction des citées ouvrières, les plus belles d’Europe à ce moment là. La société industrielle a développé sa propre mutuelle d’assurance puis de banque assurance pour prêter de l’argent à ses membres à taux zéro. En 1870, des industriels de l’ensemble de l’Europe sont membres de la mutuelle, la Mulhousienne, pour partager cet instrument financier gérer en commun et bénéficier de prêts sans intérêts. En 1870, les mobiles de Mulhouse qui partent pour Belfort sont porteurs de ce vécu pleins de succès. Sans l’aide de l’état et sans intervention des banques commerciales, ils ont bâti une puissance industrielle dont les richesses restent locales et sont partagées avec le personnel bien plus qu’ailleurs dans les autres régions industrielles. C’est l’esprit protestant, le christianisme social pour lequel la ville libre de Mulhouse avait choisi de s’allier à la confédération suisse plutôt protestante et échapper ainsi à l’emprise catholique de l’évêque de Strasbourg puis à se tenir à l’écart de la guerre des paysans et à la guerre de Trente Ans.

Début août 1870, les Mulhousiens et leur fanfare surprennent les Belfortains par la tenue de leur troupe et ils sont acclamés aux cris de « Vive la mobile de Mulhouse ». Le régiment de la mobile du Haut-Rhin se distinguera à la bataille de Beaune la Rollande et pour les compagnies restées à Belfort lors du siège de la ville. Partout où ils combattront leur attitude aux combats suscitera les éloges les plus élevés.

Après 1918, les usines de la SACM sont à nouveau réunies et par leur spécialisation et leurs alliances, Belfort avec sa production de machines électromécaniques va s’allier avec Thomson-Houston pour former à partir de 1929 le groupe Alsthom. Dans les années 1970, elle sera l’un des piliers de la CGE (Compagnie Générale d’Électricité) avec Alcatel. Dans ce groupe imposant, pourtant Belfort va conserver une place particulière, non pas une place de choix mais plutôt la place d’une usine spéciale difficile à gérer depuis Paris car sa culture « ouvrière » sinon protestante ne concorde pas avec la culture patronale française catholique. Les salariés sont côte à côte avec les ingénieurs et la Direction pour développer de nouvelles technologies et lorsque cela ne va pas, les boulons volent dans les ateliers jusqu’aux fêtes suivantes qui célèbrent de nouveaux succès. Au refuge du Langenberg, un Directeur et son épouse secrétaire du club partagent les soirées avec les membres du personnel qui pratiquent ensemble la randonnée alpine ou l’escalade. C’est l’occasion de se dire parfois plus facilement les choses qui dérangent l’ambiance des ateliers avant que tout reprenne son cours habituel, en bas, à l’usine. D’autres associations pratiquent ce même brassage entre salariés et habitants de la région et le cas échéant, tous se retrouvent en ville pour défendre leur usine et leur travail.

Au début de 1992, au siège, avenue Kléber, au cours de l’entretien avec un responsable de la DRH du Groupe, je demande à aller à Belfort. Refus ferme et catégorique. Réponse : pas question, Belfort est à vendre ! Tout Belfort ? Tout Belfort ! Explication : l’usine est ingérable avec sa culture historique, les ouvriers croient que l’usine leur appartient. J’explique justement qu’un proche parent a été longtemps secrétaire de la société industrielle de Mulhouse et que je connais bien cette culture protestante mulhousienne qui a fait également le succès du développement de Belfort. Cette culture n’a rien à voir avec celle des établissements français, du moins et pour l’avoir constaté, cette culture « originelle ou alsacienne » reste présente chez les ouvriers et techniciens, chez les cadres de terrain mais pas chez les managers et à la Direction Générale des divisions du Groupe. A Belfort, l’usine doit être également dirigée selon la culture originelle de la société industrielle de Mulhouse et non pas selon un management à la manière parisienne, en clair avec un management qui ne se soucie absolument pas des questions sociales tant ces ingénieurs sortis des hautes écoles ne s’intéressent qu’aux questions techniques. La conclusion de cette discussion fut franche : j’avais certainement raison mais justement au niveau de la Direction Générale, il est hors de question que cette culture subsiste dans le Groupe, surtout lorsqu’elle s’exprime par la destruction d’une cabine de motrice TGV (à turbine à gaz) lors du centenaire de 1979. Geste que la direction parisienne n’oubliera jamais, selon mon supérieur hiérarchique d’alors.

Ce « Mal français » selon le titre du livre d’Alain Peyrefitte paru fin 1976, explique ce conflit entre une culture protestante dans laquelle le personnel affirme que l’usine lui appartient et une culture catholique qui développe la soumission à une hiérarchie bien établie. Cette culture originelle a évoluée en perdant ses racines religieuses pour adopter l’idéologie du communisme et des divers mouvements intellectuels et politiques qui gravitent autour . Dans chaque réunion ou discussion avec le personnel non cadre, l’affirmation de la doctrine communiste et de sa lutte des classes est présente, certes le plus souvent comme un rappel du passé glorieux de l’usine et de ses succès nationaux et mondiaux. Par contre, il n’y a guère de solutions envisageables sur le plan politique et social. Tout passe par des solutions techniques et effectivement Belfort est capable de produire d’autres bien d’équipements, a un potentiel de diversification énorme au vu de ses compétences diverses et de son niveau d’expertise mondial reconnu et sans contestation possible.

Mais Belfort peut-il exiger de ses propriétaires américains et des pouvoirs publics français et européens le droit à survivre et à poursuivre son développement industriel ? Au vu de la désindustrialisation de la France depuis au moins 30 ans et de la fermeture des usines dans la plupart des anciens pays industrialisés, la réponse négative survient en premier dans l’esprit de la plupart des citoyens. Pourquoi et comment Belfort ne subirait pas à son tour la fermeture de ses usines ? Cette résignation des personnels devant la fermeture de leurs usines, cette indifférence des autres citoyens engoncés dans leur conformisme et leur soumission aux dirigeants du système néo libéral, sont de nature à régler rapidement cette affaire et cette fin d’un modèle de développement économique et industriel dont nous avons pourtant grand besoin… pour réindustrialiser la France sous peine de la voir s’appauvrir profondément pour un siècle et plus. Cette résignation existe et je l’ai entendue lors de la dernière manifestation du 21 mai : il va falloir de suite doubler la surface des plantations de pommes de terre au jardin ! D’autres, plutôt trotskystes veulent un dernier combat en l’honneur de celles et ceux morts justement au cours des luttes sociales ou des combats de la Résistance.

Le combat n’a pas changé d’âme mais il doit s’adapter au terrain et à l’adversaire, sans le sous estimer mais surtout pas sans le sur estimer comme ce fut malheureusement le cas après les combats des 16 et 17 janvier 1871 quand le mercredi 18 janvier, Bourbaki a ordonné la retraite alors que l’ennemi était en position de faiblesse et que par exemple le 4ème bataillon du Haut-Rhin, celui de Mulhouse, comme d’autres, étaient restés vainement en réserve dans les bois de Tavey.

Le marché mondial du gaz s’est retourné et n’offre plus de possibilités de développement ! Allons bon ! A qui faire croire ce genre de fables éhontées. Un peu de géopolitique, d’histoire actuelle, pour éclairer la situation.

Mi février 2019, à la Conférence sur la Sécurité de Munich, les grands responsables de l’UE ont sortis les griffes vis à vis de l’Amérique, la Russie et la Chine. La question du gaz russe a forcément été évoqué. La Russie veut mettre en place des gazoducs qui ne passent plus par l’Ukraine. Angela Merkel avec le soutien de la France, a fait valider par l’Union européenne un compromis sur l’importation de gaz russe via le projet de gazoduc NorthStream2. Devant l’attitude hostile américaine, elle a contesté manquer à ses devoirs d’alliée de l’Amérique. Ce qui n’a pas empêché le vice-président américain Mike Pence de menacer : “Nous ne pouvons pas assurer la sécurité de nos alliés en Occident s’ils restent dépendants de l’Est”, sous-entendu des sources d’énergie russe.

Les USA sont devenus le premier producteur mondial de gaz depuis qu’ils ajoutent à leur production de gaz naturel, leur production de gaz de schistes. Ce gaz de schistes est actuellement utilisé par un foyer américain sur deux et les USA développent le projet de le vendre à l’Europe sous forme liquide avec un transport maritime et des navires méthaniers. Les réserves de gaz naturel sont en premier lieu en Iran puis en Russie, les USA sont à la 5ème place. Au niveau du pétrole, la politique du prix bas a pour objectif de freiner l’utilisation d’autres sources d’énergie. La pratique du gaz de schiste est claire : une fois fracturées, les roches laissent passer le gaz et il faut le récupérer et le vendre de suite sinon il risque d’être perdu… dans les schistes ou ailleurs dans la terre. Sans qu’un poète ne s’ingénie à jouer un devin, à la place des pétroliers et gaziers américains et à défaut de pouvoir éliminer les gazoducs russes vers l’Europe, je commencerais par supprimer en Europe la production d’équipements pour les centrales à gaz, en particulier la production de turbines à gaz. Ce serait un excellent début. Fermer rapidement la production de Belfort au profit de l’usine américaine de GE, alors que Siemens vient de décider de fermer sa production de turbine à gaz pour investir plus fortement dans les énergies renouvelables, permet d’atteindre cet objectif stratégique. Pour défendre Belfort dans cette guerre économique du gaz, il s’agit par commencer à défendre les nouveaux gazoducs russes qui ne passent pas par l’Ukraine et par conséquent monter enfin une défense européenne en dehors de la protection américaine et qui donc devrait comprendre la Russie puisqu’elle nous fournit du gaz. Comme changement de stratégie géopolitique pour arriver à sauver Belfort, que ne ferait-on pas ?

Admettons que cela gaze naturel russe en Europe et laissons de côté ici, les gaz libérés par le permafrost de Sibérie sous l’effet du réchauffement climatique que l’on ne va nous vendre sous forme liquide dans les prochains temps. Il reste les propriétaires de GE, les actionnaires, la tyrannie des actionnaires anglo-saxons.

La crise financière organisée de manière à multiplier les profits de la haute finance nous concerne ici dans sa phase d’exploitation de la crise, c’est à dire la razzia qu’il est possible de mener sur les pays et les sociétés affaiblis par la crise. Pour assainir le système bancaire américain et éliminer les crédits toxiques, cause de la crise, la Réserve Fédéral (FED), banque centrale privée, a émis des milliers de milliards de dollar à partir de 2010 à un taux de 0,001 %. Du moins c’est ce qui est connu. Les banques commerciales ont prêté cet argent à 17 % à la Grèce, soit à un coefficient multiplicateur de 17 000, prodige qui n’est possible que lors d’une crise financière pour endetter fortement celui qui est obligé d’accepter de tels crédits pour éviter la faillite. Les dirigeants de GE ont utilisé eux aussi ces sommes pour défendre l’économie américaine et éviter la récession. Comme les autres multinationales américaines, ils ont pu mener leur razzia pour racheter des concurrents et concentrer encore plus entre leurs mains les marchés sur lesquels ils prospéraient déjà. Ce n’est pas avec les bénéfices réalisés avec le travail de ses salariés que GE a racheté les activités production d’énergie d’Alstom. GE avait de l’argent à profusion et comme les dirigeants français d’Alstom ne voulaient au départ pas vendre, nous connaissons ce scandale d’état qui a fini par la vente de 70 % des activités d’Alstom à GE.

Début 2019, les finances d’Alstom vont bien. Alstom se porte bien, très bien, comme l’a confirmé, mardi 7 mai 2019, son président-directeur-général Henri Poupart-Lafarge à l’occasion de la présentation des résultats du groupe. « Alstom a profité cette année d’une dynamique commerciale exceptionnelle avec un niveau de prise de commande record de 12,1 milliards d’euros. Ces bons résultats portent le carnet de commandes à 40,81 milliards d’euros avec notamment ces deux contrats majeurs et tout particulièrement celui du TGV du futur pour 2,7 milliards d’euros. Ce dernier est bien évidemment attendu aussi bien à Belfort pour les motrices et Ornans pour les moteurs. Cette commande de l’État de 100 TGV du futur devrait assurer de l’emploi pour au moins dix ans.»

L’autre conséquence de ces bons résultats est qu’Alstom peut s’appuyer sur une trésorerie nette de 2,325 milliards d’euros. De quoi donner le sourire aux actionnaires qui se verront proposer lors de la prochaine assemblée générale, le 10 juillet, de toucher un dividende de 5,50 euros par action. Cette belle trésorerie nette inclut le résultat de la cession de ses parts dans les trois alliances Énergie à General Electric. Et quand on sait ce que vit la branche énergie d’Alstom rachetée en 2015 par General Electric…

Bref la vente par appartement du groupe Alstom se poursuit et rapporte aussi à ceux qui finalement vendent. Mais de là à racheter une branche énergie et surtout énergie gaz qui ne vaut plus rien du tout ? Il reste la question lancinante à ce stade : pourquoi Alstom n’a pas pu attendre ces nouvelles commandes qui étaient déjà en cours de négociations lors de la vente à GE de la branche énergie ? Question de géopolitique assurément, nous l’avons vu. En France, ce genre d’erreur s’ajoute à quelques autres : chez Thomson,Thierry Breton qui refuse de produire des écrans plats de télévision alors que les brevets ont été acheté en 1988 à RCA et ont servi à Thomson-CSF pour fabriquer en 1989, les écrans du système d’armes des nouveaux SNLE (Sous-marins Nucléaires Lanceurs d’Engins) de la classe Le Triomphant.L’argument du Président Breton : il n’est pas rentable d’investir dans une société qui perd de l’argent. Même argument du Premier Ministre Alain Juppé qui en 1997 veut vendre tout le groupe Thomson à Daewoo pour 1 dollar car le gouvernement ne veut plus financer les pertes du groupe. Mentionnons aussi le cas d’Alcatel dont son président S. TCHURUK veut d’abord en faire une société d’ingénierie sans usines avant d’être contraint à s’allier avec la société Lucent, elle même en difficulté aux USA. Pour favoriser ce mariage, la trésorerie d’Alsthom servira à remettre d’aplomb Alcatel. Résultat final, les deux groupes français sont en perdition et ont besoin des aides de l’état. Il y a d’autres exemples mais le cas du rachat des activités énergie d’Alstom par GE sort du lot par la brutalité utilisée par les actionnaires de GE qui accusent les dirigeants d’Alstom de malversations financières dans l’obtention de contrats commerciaux et utilisent les services de la justice américaine pour faire pression sur les dirigeants français, au nom de la défense des intérêts des actionnaires de GE. Sans oublier au départ l’alliance entre Bouygues et Alstom souhaitée par le gouvernement et que Bouygues a décidé de quitter, ce qui a fragilisé Alstom, montré que le gouvernement ne le soutiendrait pas fortement et a fini par présenter Alstom comme une proie à saisir, surtout pour GE et les financiers et dirigeants politiques américains engagés dans leurs manœuvres géopolitiques dont nous venons de parler. Le gouvernement français est le premier responsable de ce nouveau désastre industriel qui se résume par ce point pas du tout anecdotique : pour construire un nouveau sous-marin, surtout nucléaire, il faudra désormais demander l’autorisation aux américains car ils ont le pouvoir de décision sur la turbine génératrice d’électricité. Du jamais vu pour un pays qui possède l’arme nucléaire et quelque soit ses alliances avec ses pays amis.

Mais pourquoi finalement l’énergie gaz et la production de turbines à gaz ne valent rien aujourd’hui pour un financier, un rentier qui cherche à investir sa fortune ? Comment en est-on arrivé là ?

Nous avons montré quel est le conflit entre les deux cultures qui s’affrontent depuis le développement de l’économie industrielle, comment se définit la perception de l’être humain pour arriver à un système économique capitaliste qui écarte la valeur du travail pour ne prendre en compte que la valeur d’échange. Cette doctrine élaborée notamment par David Ricardo sert d’instrument intellectuel pour imposer l’idée que toutes les heures de travail se valent et que seul compte le prix d’échange sur le marché, que tout à un prix. Ne sont donc pas pris en compte les compétences des travailleurs. Le taylorisme, l’organisation scientifique du travail a permis de mener une production industrielle de qualité avec des salariés formés uniquement et rapidement à quelques gestes simples avec la machine. Lorsque les salariés de Belfort veulent faire valoir leurs compétences et leur degré élevé d’expertise, comme d’autres salariés compétents à travers le monde, leurs prétentions sont écartés cyniquement et définitivement par les dirigeants du système libéral et les financiers, les actionnaires. Entre eux, il y a bien plus qu’un dialogue de sourd. C’est un vrai conflit et choix de civilisation. Jusqu’à présent les salariés compétents ont toujours perdu ce combat à travers le monde sauf lorsqu’ils sont devenus eux-mêmes actionnaires de leurs entreprises, entreprises qui ne pèsent guère face aux multinationales contrôlées par la haute finance anglo-saxonne de Wall Street et de la City.

Un consultant parisien m’a un jour déclaré début des années 1990, qu’il me voyait bien diriger une entreprise de deux mille salariés entièrement automatisée et capable d’assurer une bonne partie des besoins de notre pays. Seulement il savait déjà qu’ils ne me la construiraient jamais, même si la tendance était de remplacer un salarié avec charges sociales par un robot sans charges sociales et Smic. Antoine Riboud avait déjà lui aussi constaté que des robots sans salariés formés et compétents constituaient des investissements improductifs. La solution est connue depuis : le dumping social et la délocalisation de la main d’oeuvre dans des pays à faibles coûts où les salariés arrivent pourtant à régler des machines à commandes numériques et des automates programmables, comme par exemple dans les pays de l’est de l’UE et notamment la Slovénie.

Le cas de GE et de Belfort démontre qu’un pas a été franchi ces dernières années dans ce qui se nomme la dictature des actionnaires. Durant la crise de 2007-2008, les banques comme Goldman Sachs et les autres du même niveau ont gagné de l’argent en vendant des titres financiers toxiques à leurs clients, des épargnants riches ou des investisseurs ayant des fortunes à placer. Bien entendu, ces pigeons ont été ruinés et ces banques ont obtenus des profits faramineux. Il y a eu quelques procès mais avec des sanctions faibles du niveau de celles habituelles pour des voleurs de poules. Fab le Fabulous a été condamné mais ses avocats et son amende ont été payé par Goldman Sachs, son ancien employeur qui l’avait aussitôt licencié après l’interception de sa messagerie privée par la police. Les épargnants, les rentiers, les actionnaires, les gestionnaires de fonds d’investissement ont compris la leçon et veulent renforcer leur pouvoir sans plus aucune intervention des banquiers d’affaires. Nous sommes ici face aux manœuvres qu’ils ont menées pour s’emparer des activités énergie d’Alstom et boucler ce rachat le lundi 1er novembre 2015.

Dès les années 1990, les actionnaires avaient réagi à la prise du pouvoir de fait par les salariés à travers le management participatif et les cercles de qualité en supprimant ce management de la qualité totale pour le remplacer par le Risk Management. Les salariés doivent suivre à la lettre les procédures pour réaliser leurs objectifs en toute transparence de manière à éviter toute perte de ressources fautives et tout abus de biens sociaux. En clair, les directions qui volent les actionnaires comme ce fut le cas chez Enron et d’autres grandes sociétés, c’est fini ! Les risques sont prévus et les moyens pour les éliminer sont énoncés dans la charte que chaque salarié doit respecter. Ensuite, il s’agit d’aller plus loin. L’actionnaire ne fait pas que gérer son entreprise, pour réaliser des profits, il doit la vendre et en acheter d’autres et c’est là que d’autres difficultés surgissent évidemment. Pour tout connaître des entreprises, le système de la haute finance a imposé l’IFRS aux pays autres que les USA.

L’adoption des normes IFRS (International Financial Reporting Standard ou Normes Internationales d’Information Financière en français) correspond à l’idée qu’il est nécessaire d’harmoniser les normes comptables, en réponse à la mondialisation des échanges, et ceci véhicule des logiques d’influence puissantes. Par conséquent la mise en place et le fonctionnement de La norme IFRS, prend en effet des airs de cheval de Troie américain. Les normes IFRS obligent les entreprises à communiquer sur des informations stratégiques, la loi Sarbanes-Oaxley permet au PCAOB d’étendre ses investigations en dehors des États-Unis pour obtenir ces informations stratégiques tandis que le Patriot Act quant à lui, oblige les institutions financières et autres organismes américains, telles que le PCAOB, à transmettre des informations aux services de Renseignements, sans qu’elles puissent prévenir leurs clients ou protester ! Par conséquent Les normes IFRS proposées par les américains qui par ailleurs ne l’appliquent pas eux même, ont bouleversé le paysage financier européen. Et sont appliquées en France malgré leur inconformité au bloc de constitutionnalité, puisque l’adoption de ces normes a permis de mettre en place un véritable piège normatif. Les entreprises sont obligées de communiquer les informations comptables et commerciales sur leurs résultats et choix stratégiques de manière à ce qu’un investisseur puisse apprécier ses chances de profit en achetant des actions de cette société. Il faut donc une complète transparence de l’information financière. Car Elle est le seul gage d’un bon fonctionnement des marchés financiers.

La comptabilité française, avant les IFRS, avait pour objectif d’être la photographie exacte du patrimoine de l’entreprise. Elle donnait un état précis des dettes, des engagements et de la Capacité de l’entreprise à les recouvrir. Pour ce faire, elle appliquait différentes règles dont Trois sont en opposition avec les anglo-saxons.

Le principe de prudence qui consiste en la prise en compte de toutes les pertes probables.

La notion de coût historique qui implique l’enregistrement des éléments d’actifs à leur Coût d’achat.

Les amortissements comptables, c’est-à-dire la prise en compte de l’usure de l’actif, étaient fixés fiscalement par le législateur.

Il appert donc que la vision française voulait surtout assurer la transparence pour les créanciers de l’entreprise au détriment de l’investisseur qui voyait la valeur de son bien sous-évaluée.

En opposition, la vision anglo-saxonne avait, et a toujours, pour objectif de mesurer la richesse créée pour l’actionnaire. L’entreprise peut donc mener une gestion stratégique du résultat. Pour ce faire, les règles suivantes sont retenues :

Principe de la « fair value ». Les actifs de la société ne sont enregistrés à leur valeur historique mais à leur valeur de marché.

Les durées d’amortissements sont fixées par l’entreprise et non par le législateur. Ces deux principes impliquent une valorisation de l’entreprise suivant sa valeur de marché, ce qui a pour conséquence une plus grande volatilité de son prix. De plus, afin de justifier les montants dans les comptes, l’entreprise doit fournir plus d’informations sur ses actifs, et notamment des informations stratégiques.

Alors que sous l’ancien système français, pour faire entrer la construction d’une usine dans l’actif de son bilan, il fallait présenter toutes les factures engendrées par la construction. Maintenant, avec les IFRS, les coûts importent peu. On valorise une usine en fonction des bénéfices qu’elle réalisera dans les années futures. Ainsi il suffit juste de justifier les calculs prévisionnels en apportant la preuve de futurs contrats, ce qui s’avère être une information stratégique. Par conséquent, l’intervention des normes IFRS n’assure plus la transparence pour les créanciers puisqu’elle ne garantit plus la photographie exacte du patrimoine de l’entreprise.

Nous comprenons mieux maintenant pourquoi les investisseurs s’exclament que les turbines à gaz ne valent plus rien même si les salariés de Belfort s’époumonent à prouver la valeur du patrimoine de leur entreprise, surtout patrimoine immatériel avec ses expertises, ses brevets, etc. Le Ministre de l’Économie actuel déclarait lui aussi que les turbines à gaz achetées par GE en 1999 ne valent rien tout comme les activités énergie de Belfort achetées en octobre 2015. Depuis ce mardi 28 mai 2019et l’annonce de la suppression de 1044 postes à Belfort et la quasi fermeture de la production des turbines à gaz puisque les prochaines commandes seront produites aux USA, ce Ministre a changé quelque peu son discours en reprenant les propos habituels en ces circonstances et que Lionel Jospin Premier Ministre avait prononcé dès 1998 devant les licenciements boursiers chez Michelin, à savoir qu’un gouvernement ne peut pas s’opposer à la volonté d’actionnaires privés.

Nous en sommes là, revenu à ce point de départ que la révolte des canuts de Lyon en 1830 avait déjà cruellement éclairé. Et encore en 1830, les patrons voulaient conserver les profits et les gains de productivité pour pouvoir développer leurs entreprises et maintenir l’emploi même si le rendement et la rémunération n’évoluaient pas en fonction de la quantité de travail réalisé. Aujourd’hui, les patrons suppriment les emplois parce qu’ils estiment ne pas pouvoir rentabiliser suffisamment leurs investissements. S’ajoute la question de la rentabilité de biens d’équipements produits pour du moyen et du long terme et qui appartiennent aux infrastructures d’un pays pour assurer ses besoins en énergie. Que viennent faire dans ces activités à long terme des investisseurs qui cherchent des profits importants à court terme ? S’ils commettent des erreurs, qu’ils en assument la responsabilité sans venir en plus détruire des usines et des compétences !

Nous avons bien compris la manière de faire pour imposer le droit des actionnaires dans les pays où ils veulent s’implanter pour maximiser leurs profits. Le capitalisme est en situation de surproduction depuis les années 1920 et le marketing a apporté des réponses pour différer les conséquences de cette dérive du système de production fondé sur la seule propriété privée. Aujourd’hui la concentration des capacités de productions est telle qu’il ne s’agit plus de concurrence sur un marché mais de la domination par un pays et ses multinationales sur l’ensemble des besoins des citoyens au niveau mondial. Nous revenons au niveau des décisions politiques et de géopolitiques.

Les salariés de Belfort comme les autres salariés face à la fermeture de leurs entreprises, doivent-ils continuer à quémander l’aide de l’état, du gouvernement et du Président de la République pour demander la préservation de leurs emplois et de leurs compétences ? La mairie de Belfort perçoit un loyer de la part des entreprises qui utilisent le site industriel, c’est déjà cela d’acquis mais demander des aides publiques pour une diversification des activités à travers la venue d’autres entreprises privées avec d’autres actionnaires cherchant des profits à court terme, est-ce raisonnable ? La chance peut sourire mais dans cette guerre économique mondiale et malgré les performances mondiales acquises et qui sont le patrimoine historique de Belfort, que faut-il attendre raisonnablement de décideurs politiques qui depuis 30 ans avouent plus ou moins ouvertement leur impuissance face aux maîtres du système économique libéral et de la haute finance ? Est-ce ainsi qu’une ville libre décide de s’affranchir des servitudes qui pèsent sur son sort ?

Oser dire NON à ces décideurs économiques et affirmer une fois de plus son statut de ville libre, avoir l’audace de reconquérir cet espace de liberté perdu, remettre en place sa charte pour écarter les prétentions funestes d’actionnaires avides de profits injustifiés, n’est-il pas indispensable et justifié pour prononcer son choix de civilisation ?

Organiser une ville libre ?

Il s’agit de recommencer par ce qui a été fait en 1307 : nommer bourgeois de la ville des paysans des villages des alentours capables de nourrir une bonne partie de la population. Ensuite créer sa propre monnaie, une monnaie pleine pour rémunérer le travail de ses habitants en fonction des richesses produites. Ce travail concerne l’ensemble de l’activité humaine : production de biens et services indispensables à la vie et à la survie depuis la nourriture, le logement, la santé, les loisirs, puis production de biens communs capables d’élever le niveau de vie et qui sont transmises aux générations futures, et enfin action politique pour gérer la production et la consommation de ces richesses, l’échange du surplus avec les autres villes libres, la défense militaire du réseau des villes libres…

Nous devons en finir avec cette soumission infâme aux systèmes de pouvoir et aujourd’hui à la tyrannie des actionnaires qui décident à notre place si nos emplois sont rentables ou pas sans se soucier une seule seconde de nos compétences et de nos revendications sociales, de notre volonté de vivre nous aussi décemment des fruits de notre travail. Il est plus que temps de réunir la Conférence sur la Sécurité de Belfort et de ne pas seulement sortir les griffes du Lion au dessus de l’ Arsenal et de la Poudrière. Nos ennemis sont-ils toujours capables de payer des armées de mercenaires ou des commandos prêts à semer le chaos chez nous pour nous remettre sous leur domination ?

Les fortifications de Vauban, la manière de les utiliser par le colonel Denfert-Rochereau même si cela déplut à l’état-major qui ne le nomma pas par la suite général, la manière de libérer la place forte en passant par la Lizaine et Chagey-Chalonvillards et non pas par Héricourt, tactique enseignée à l’École de Guerre après 1871 et mise en pratique en novembre 1944 par la colonne des blindés du CC6 du colonel Tritschler de la 5ème DB, toutes ces recommandations et expériences pour défendre ou libérer la place forte sont éprouvées et fiables sur le plan militaire.

Sur le plan industriel, le pôle de recherche et de production sur les batteries lithium doit poursuivre ses productions en relation avec le production d’énergie à partir de l’hydrogène. Des chariots élévateurs autonomes fonctionnant à l’hydrogène avec pile au lithium sont fabriqués à Héricourt pour les ports et la manutention des containers. Un contrat important avec la Russie est en cours de réalisation. Du lithium il y en a suffisamment dans le sous-sol alsacien. L’usine peut aussi participer à la production des véhicules et des trains à hydrogène d’Alstom. Il y a les vélos à hydrogène dont la production est à industrialiser comme celle des vélos U-feel, un vélo électrique autonome, sans batterie ni recharge : ses supercondensateurs stockeront et utiliseront l’énergie produite en pédalant. Au niveau des rotors et des stators, il y a le développement de la voiture à énergie libre, celle que Tesla fit rouler en 1931 et fut interdite de production ensuite. Il y a aussi le générateur d’énergie libre qui entre dans le champ de compétences de Belfort et la ville libre pourrait dans ce projet rejoindre l’alliance BRICS. Pourquoi licencier plus de mille salariés alors qu’il y a tant de nouveautés à produire pour le bien de l’humanité, du climat et des ressources naturelles ?

Sur le plan financier, l’essor prodigieux de la mutuelle de la société industrielle de Mulhouse qui a favorisé grandement le développement des entreprises locales devenues pour la plupart des groupes industriels de niveau européen sinon mondial, est à poursuivre avec la mutuelle de la ville libre de Belfort. L’utilisation d’une monnaie pleine et la pratique de la bancassurance sont indispensables au développement politique, économique et social, culturel et militaire d’un groupe social fondé sur la démocratie directe locale participative, appelée également aujourd’hui avec internet réseau citoyens de vie.

Au niveau de la communication, la ville libre s’affranchit des géants commerciaux du web qui contrôle Internet pour leurs profits. La démocratie de participation citoyenne numérique, les outils de partage horizontal d’informations, de débats et de prises de décisions (CivicTechs) ou, plus simplement, la capacité qu’auraient les populations d’Europe a se doter d’une plateforme commune d’exercice commun de leur citoyenneté européenne, existent encore faut-il les mettre en place. Les protocoles symétriques d’origine, comme la norme IPV6, sont toujours là. Et ça permet la distribution par chacun d’entre nous, au lieu de la confier à ces silos géants, dont le modèle économique repose sur les données que nous leur offrons gratuitement en échange de notre capacité à émettre ces signaux d’attention dont je parlais plus tôt. Le péché originel, ce sont les protocoles asymétriques qui nous ont privé de notre singularité. Mais on peut encore croire à un âge de raison des réseaux. Il faudra peut-être 2, 3 ou 4 générations, et ça passera peut-être par des contractions violentes, mais c’est encore possible. C’est nous qui devons agir ! Les États n’agiront pas car agir serait contraire aux intérêts de la surveillance. Et les plateformes n’agiront pas non plus, car ce serait contraire aux intérêts de leurs actionnaires. Nous devons tous aspirer à l’émergence de cet être en réseau, qu’on ne peut décrire mais qui est là, et que la sonde poïétique permet de deviner par moments. Ce sera une révolution copernicienne. Si les états et les actionnaires n’agiront pas, les citoyens d’une ville libre, après sept siècles de courage et de liberté, sont prédisposés à agir pour s’affranchir des médias qui sont la propriété des plus riches et s’activent à nous manipuler et à nous laisser dans l’ignorance.

Oser dire NON, résister c’est créer ! S’affranchir des systèmes de pouvoir pour remettre en place nos réseaux de vie sociale avec les villes, les cantons libres, la confédération des nations qui utilise la grande loi qui lie, ce combat essentiellement politique dans un premier temps dépasse la loi scélérate Waldeck Rousseau de 1884 qui permet la création des syndicats mais en les limitant à la défense d’intérêts professionnels et en leur interdisant l’action politique pour changer la société. La ville libre affranchit les habitants salariés de cette interdiction imposée à leurs syndicats. Belfort en a plus que besoin de ces libertés retrouvées pour défendre et poursuivre son histoire industrielle exemplaire et si riches d’innovations et de technologies mais aussi et surtout son histoire politique, économique, sociale, culturelle, militaire de ville libre elle aussi exemplaire, fidèle au symbole du courage et de l’héroïsme qu’est le lion, son Lion en parenté directe avec la statue de la Liberté aux portes d’un pays continent d’où provient cependant la menace de son appauvrissement sous les coups portés par l’oligarchie financière qui après la City de Londres vint s’y installer.

Jusqu’à présent, lors de la fermeture d’une usine, la ville et ses habitants ont défilé en organisant une ville morte. Et cela a servi à quoi ? A rien ! Ont-ils oublié de songer à une ville libre, en ont-ils eu peur ? Ont-ils préféré fuir le combat local pour le transposer au niveau d’un état lui-même au service de l’oligarchie financière et des dirigeants du système libéral ? Quand produira-t-on de l’énergie sans abîmer la nature et accélérer le réchauffement climatique ?Tous ces combats se cristallisent aujourd’hui dans notre volonté de reprendre en mains ce qui nous fait vivre même si d’autres s’emploient à nous l’interdire et se moquent de notre histoire, de nos compétences, de nos patrimoines qui ne valent rien tant qu’ils ne les ont pas vendus avec des profits rien que pour eux.

Même Bismarck, ennemi de Belfort lors du siège de 1870, les avait désignés comme adversaire redoutables à vaincre à tous prix :

« Je crains que les banquiers étrangers ne dominent entièrement l’abondante richesse de l’Amérique […]ils n’hésiteront pas à précipiter les États chrétiens dans les guerres et le chaos, afin de devenir les héritiers de la terre entière » Otto Von Bismark, Chancelier de Prusse, suite à l’assassinat de Lincoln.

Et pour nous Français, notre dernier libérateur n’est pas exempt sur ce point lui aussi de reproches :

« Ce que le général n’a pas fait et ce qu’il ne dépendait pas de lui de faire, c’est d’obliger à lâcher prise ces mains, ces quelques mains, oui ce petit nombre de mains qui tiennent les commandes secrètes de l’État, qui assurent les immenses profits de quelques-uns et qui font de chacun de nous les têtes d’un troupeau exploitable, exploité » Bloc-notes de François Mauriac, 23 septembre 1966, à propos du général de Gaulle.

Et pour les Belfortains , son ancien maire, Jean-Pierre Chevènement:

« A Belfort, on n’a pas l’habitude de courber la tête »

Les sages le déclarent également :

” Nous avons à réaliser maintenant le plus beau défi que notre humanité ait jamais eu à relever au cour de son histoire: arrêter nos propres programmes d’autodestruction , et transformer la société par une évolution de l’art de vivre…” MAHATMA GANDHI

qui sommes-nous ? télécharger la brochure de présentation de fileane.com

https://microtaxe.ch/2013/03/jerusalem-shalom-pax-paix-peace-frieden.html


Réunion micro impôt du 5 juin 2019 à 14:00


1. Point de situation sur l’avancement des tâches:
. Texte de l’initiative
. Organisation des comités
2. Débat sur Initiative fédérale et initiatives cantonales
3. La communication, ses enjeux
4. Divers


Nous nous réunirons cette fois à Lausanne à l’adresse ci-dessous.
Salle Mon-Gré, au bd de Grancy 19 1006 Lausanne, qui se trouve sous la gare de Lausanne 

PS: ( NdE ) En complément de celle de ce vendredi, mais avec en plus notamment MM Marc Chesney, Felix Bolliger, Oswald Sigg, Me Jacob Zgraggen etc… 


https://micro-taxe.blogspot.com/2019/03/micro-taxe-2eme-version.html?showComment=1559220302629#c5242353380024172952

Votre promesse de signature et votre soutien de l’initiative « micro-impôt automatique » permettront de simplifier le système fiscal suisse. Le micro-impôt allège votre charge fiscale, et il rend les flux monétaires plus transparents. Le micro-impôt automatique est le système fiscal de l’avenir.
Vous ne payerez plus d’impôt, notamment sur vos fonds de pension !

Impôts ou libertés ?

http://desiebenthal.blogspot.com/2013/03/jerusalem-shalom-pax-paix-peace-frieden.html

Réunion micro impôt du 5 juin 2019 à 14:00


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Salle Mon-Gré, au bd de Grancy 19 1006 Lausanne, qui se trouve sous la gare de Lausanne 

PS: ( NdE ) En complément de celles des vendredis, mais avec en plus notamment MM Marc Chesney, Felix Bolliger, Oswald Sigg, Me Jacob Zgraggen etc… 


https://micro-taxe.blogspot.com/2019/03/micro-taxe-2eme-version.html?showComment=1559220302629#c5242353380024172952

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Le 28 mai 2019 suite à l’annonce de 1044 licenciements aux turbines à gaz.
” Poètes, ayez le courage de la lâcheté, étudiez l’industrie ! ” Pierre LEGENDRE, 1982. Réponse de notre part : c’est fait !

Le statut de ville libre, à l’époque médiévale, repose sur une charte qui affranchit pour toujours les habitants d’un bourg des taxes, impôts, corvées, services et servitudes. Les habitants et leurs biens doivent être libres de ces servitudes et doivent être protégés par le pouvoir politique et militaire qui accorde cette charte.

La conséquence politique, économique et sociale amène le développement local géré en autonomie. Les richesses obtenues par le travail de tous restent sur place. Elles sont gérées en commun lors de l’assemblée annuelle qui valide les résultats et définit les nouveaux objectifs. Les habitants utilisent l’alliance des contraires pour définir les objectifs et la subsidiarité pour obtenir la solution optimale et l’adapter à leurs particularités locales. Bref la ville échappe aux querelles de successions entre les familles de la noblesse mais elle reste liée au pouvoir politique et aux guerres menées par ses dirigeants.

Belfort a été l’une des dernières villes à obtenir cette charte avant la fin de l’époque médiévale marquée le vendredi 13 octobre 1307 par la destruction de l’Ordre du Temple, animateur et protecteur de cette démocratie locale directe participative développée en Europe depuis l’an 500 par l’Ordre Bénédictins qui remet en œuvre le savoir préservé des civilisations de la Grèce et de l’Égypte ancienne. En mai 1307, Renaud de Bourgogne, comte de Montbéliard, affranchit Belfort. Le livre de Georges Bischoff et Yves Pagnot, Belfort 1307-2007, Sept siècles de courage et de liberté, Editions Coprur 2007, retrace l’histoire de cette ville.

En 2019 et depuis l’annonce officielle le mardi 28 mai par GE (General Electric) de la suppression de 1044 postes aux turbines à gaz, Belfort sera-t-elle encore une ville libre grâce à son courage et sa volonté de rester libre ? Est-elle capable de s’affranchir de la tyrannie mondiale des actionnaires, des fonds d’investissements ou de pension qui constituent avec les banques centrales privées et leurs banques commerciales affiliées, l’oligarchie financière anglo-saxonne, les maîtres du monde aussi bien économique que politique et assurément aussi culturel ?

Le mardi 21 mai lors de la manifestation pour accompagner la sortie de l’usine de la dernière turbine à gaz 9 HA, l’intersyndicale a affirmé sa volonté de défendre une histoire industrielle de 140 ans. Et à Belfort ce ne sont pas de vains mots au pied de la citadelle de Vauban, de la mairie de Kléber et du lion de Bartholdi. Loin d’être un simple enjeu en mai 2019, c’est d’une raison de vivre qu’il s’agit et ici nous retrouvons le premier conflit de l’ère industrielle, celui des canuts de Lyon dans les années 1830 avec leur mot d’ordre : « vivre libre en travaillant ou mourir en combattant », mot d’ordre également du maquis des Glières en mars 1944 : « vivre libre ou mourir ». Fin mai 2019, nous n’en sommes pas encore là à Belfort mais le chemin est pris avec courage et détermination.

140 ans depuis 1879 et l’ouverture de l’usine belfortaine de la SACM (Société Alsacienne de Cosntruction mécanique), créée en 1872 à partir de la fusion des deux sociétés de Koechlin situées à Mulhouse (AKC, 1826) et près de Strasbourg (Graffenstaden, 1838). La société est installée à Mulhouse, autre ville restée libre après 1354 et entrée en 1515 dans la Confédération des cantons suisses libres jusqu’au 15 mars 1798 lorsque la république de Mulhouse vote son rattachement à la jeune république française.

Constatons que cette histoire entre Belfort, Mulhouse, Bâle, il est question de liberté pendant de nombreux siècles, de liberté et d’alliance avec d’autres villes, cantons, confédération eux aussi libres.

Les Mulhousiens à Belfort ?

Le 4e bataillon de la Garde Mobile du Haut-Rhin, le bataillon de Mulhouse et ses 8 compagnies, se met en route par le train à partir du samedi 30 juillet 1870 pour les officiers et sous-officiers qui se sont réunis chez M. Nicolas Koechlin où s’était installé leur chef M. Dollfus-Galine.

Ces noms indiquent bien que ces mobiles de Mulhouse sont dirigés par leurs chefs à l’usine. Ces ingénieurs qui ont dirigé l’expansion de la société industrielle de Mulhouse, ce « Manchester » des bords du Rhin, ont aussi formé leur personnel comme pompiers à la lutte contre les incendies et les explosions des machines à vapeur puis à l’utilisation de machines électriques moins inflammables. Ils ont dirigé la construction des citées ouvrières, les plus belles d’Europe à ce moment là. La société industrielle a développé sa propre mutuelle d’assurance puis de banque assurance pour prêter de l’argent à ses membres à taux zéro. En 1870, des industriels de l’ensemble de l’Europe sont membres de la mutuelle, la Mulhousienne, pour partager cet instrument financier gérer en commun et bénéficier de prêts sans intérêts. En 1870, les mobiles de Mulhouse qui partent pour Belfort sont porteurs de ce vécu pleins de succès. Sans l’aide de l’état et sans intervention des banques commerciales, ils ont bâti une puissance industrielle dont les richesses restent locales et sont partagées avec le personnel bien plus qu’ailleurs dans les autres régions industrielles. C’est l’esprit protestant, le christianisme social pour lequel la ville libre de Mulhouse avait choisi de s’allier à la confédération suisse plutôt protestante et échapper ainsi à l’emprise catholique de l’évêque de Strasbourg puis à se tenir à l’écart de la guerre des paysans et à la guerre de Trente Ans.

Début août 1870, les Mulhousiens et leur fanfare surprennent les Belfortains par la tenue de leur troupe et ils sont acclamés aux cris de « Vive la mobile de Mulhouse ». Le régiment de la mobile du Haut-Rhin se distinguera à la bataille de Beaune la Rollande et pour les compagnies restées à Belfort lors du siège de la ville. Partout où ils combattront leur attitude aux combats suscitera les éloges les plus élevés.

Après 1918, les usines de la SACM sont à nouveau réunies et par leur spécialisation et leurs alliances, Belfort avec sa production de machines électromécaniques va s’allier avec Thomson-Houston pour former à partir de 1929 le groupe Alsthom. Dans les années 1970, elle sera l’un des piliers de la CGE (Compagnie Générale d’Électricité) avec Alcatel. Dans ce groupe imposant, pourtant Belfort va conserver une place particulière, non pas une place de choix mais plutôt la place d’une usine spéciale difficile à gérer depuis Paris car sa culture « ouvrière » sinon protestante ne concorde pas avec la culture patronale française catholique. Les salariés sont côte à côte avec les ingénieurs et la Direction pour développer de nouvelles technologies et lorsque cela ne va pas, les boulons volent dans les ateliers jusqu’aux fêtes suivantes qui célèbrent de nouveaux succès. Au refuge du Langenberg, un Directeur et son épouse secrétaire du club partagent les soirées avec les membres du personnel qui pratiquent ensemble la randonnée alpine ou l’escalade. C’est l’occasion de se dire parfois plus facilement les choses qui dérangent l’ambiance des ateliers avant que tout reprenne son cours habituel, en bas, à l’usine. D’autres associations pratiquent ce même brassage entre salariés et habitants de la région et le cas échéant, tous se retrouvent en ville pour défendre leur usine et leur travail.

Au début de 1992, au siège, avenue Kléber, au cours de l’entretien avec un responsable de la DRH du Groupe, je demande à aller à Belfort. Refus ferme et catégorique. Réponse : pas question, Belfort est à vendre ! Tout Belfort ? Tout Belfort ! Explication : l’usine est ingérable avec sa culture historique, les ouvriers croient que l’usine leur appartient. J’explique justement qu’un proche parent a été longtemps secrétaire de la société industrielle de Mulhouse et que je connais bien cette culture protestante mulhousienne qui a fait également le succès du développement de Belfort. Cette culture n’a rien à voir avec celle des établissements français, du moins et pour l’avoir constaté, cette culture « originelle ou alsacienne » reste présente chez les ouvriers et techniciens, chez les cadres de terrain mais pas chez les managers et à la Direction Générale des divisions du Groupe. A Belfort, l’usine doit être également dirigée selon la culture originelle de la société industrielle de Mulhouse et non pas selon un management à la manière parisienne, en clair avec un management qui ne se soucie absolument pas des questions sociales tant ces ingénieurs sortis des hautes écoles ne s’intéressent qu’aux questions techniques. La conclusion de cette discussion fut franche : j’avais certainement raison mais justement au niveau de la Direction Générale, il est hors de question que cette culture subsiste dans le Groupe, surtout lorsqu’elle s’exprime par la destruction d’une cabine de motrice TGV (à turbine à gaz) lors du centenaire de 1979. Geste que la direction parisienne n’oubliera jamais, selon mon supérieur hiérarchique d’alors.

Ce « Mal français » selon le titre du livre d’Alain Peyrefitte paru fin 1976, explique ce conflit entre une culture protestante dans laquelle le personnel affirme que l’usine lui appartient et une culture catholique qui développe la soumission à une hiérarchie bien établie. Cette culture originelle a évoluée en perdant ses racines religieuses pour adopter l’idéologie du communisme et des divers mouvements intellectuels et politiques qui gravitent autour . Dans chaque réunion ou discussion avec le personnel non cadre, l’affirmation de la doctrine communiste et de sa lutte des classes est présente, certes le plus souvent comme un rappel du passé glorieux de l’usine et de ses succès nationaux et mondiaux. Par contre, il n’y a guère de solutions envisageables sur le plan politique et social. Tout passe par des solutions techniques et effectivement Belfort est capable de produire d’autres bien d’équipements, a un potentiel de diversification énorme au vu de ses compétences diverses et de son niveau d’expertise mondial reconnu et sans contestation possible.

Mais Belfort peut-il exiger de ses propriétaires américains et des pouvoirs publics français et européens le droit à survivre et à poursuivre son développement industriel ? Au vu de la désindustrialisation de la France depuis au moins 30 ans et de la fermeture des usines dans la plupart des anciens pays industrialisés, la réponse négative survient en premier dans l’esprit de la plupart des citoyens. Pourquoi et comment Belfort ne subirait pas à son tour la fermeture de ses usines ? Cette résignation des personnels devant la fermeture de leurs usines, cette indifférence des autres citoyens engoncés dans leur conformisme et leur soumission aux dirigeants du système néo libéral, sont de nature à régler rapidement cette affaire et cette fin d’un modèle de développement économique et industriel dont nous avons pourtant grand besoin… pour réindustrialiser la France sous peine de la voir s’appauvrir profondément pour un siècle et plus. Cette résignation existe et je l’ai entendue lors de la dernière manifestation du 21 mai : il va falloir de suite doubler la surface des plantations de pommes de terre au jardin ! D’autres, plutôt trotskystes veulent un dernier combat en l’honneur de celles et ceux morts justement au cours des luttes sociales ou des combats de la Résistance.

Le combat n’a pas changé d’âme mais il doit s’adapter au terrain et à l’adversaire, sans le sous estimer mais surtout pas sans le sur estimer comme ce fut malheureusement le cas après les combats des 16 et 17 janvier 1871 quand le mercredi 18 janvier, Bourbaki a ordonné la retraite alors que l’ennemi était en position de faiblesse et que par exemple le 4ème bataillon du Haut-Rhin, celui de Mulhouse, comme d’autres, étaient restés vainement en réserve dans les bois de Tavey.

Le marché mondial du gaz s’est retourné et n’offre plus de possibilités de développement ! Allons bon ! A qui faire croire ce genre de fables éhontées. Un peu de géopolitique, d’histoire actuelle, pour éclairer la situation.

Mi février 2019, à la Conférence sur la Sécurité de Munich, les grands responsables de l’UE ont sortis les griffes vis à vis de l’Amérique, la Russie et la Chine. La question du gaz russe a forcément été évoqué. La Russie veut mettre en place des gazoducs qui ne passent plus par l’Ukraine. Angela Merkel avec le soutien de la France, a fait valider par l’Union européenne un compromis sur l’importation de gaz russe via le projet de gazoduc NorthStream2. Devant l’attitude hostile américaine, elle a contesté manquer à ses devoirs d’alliée de l’Amérique. Ce qui n’a pas empêché le vice-président américain Mike Pence de menacer : “Nous ne pouvons pas assurer la sécurité de nos alliés en Occident s’ils restent dépendants de l’Est”, sous-entendu des sources d’énergie russe.

Les USA sont devenus le premier producteur mondial de gaz depuis qu’ils ajoutent à leur production de gaz naturel, leur production de gaz de schistes. Ce gaz de schistes est actuellement utilisé par un foyer américain sur deux et les USA développent le projet de le vendre à l’Europe sous forme liquide avec un transport maritime et des navires méthaniers. Les réserves de gaz naturel sont en premier lieu en Iran puis en Russie, les USA sont à la 5ème place. Au niveau du pétrole, la politique du prix bas a pour objectif de freiner l’utilisation d’autres sources d’énergie. La pratique du gaz de schiste est claire : une fois fracturées, les roches laissent passer le gaz et il faut le récupérer et le vendre de suite sinon il risque d’être perdu… dans les schistes ou ailleurs dans la terre. Sans qu’un poète ne s’ingénie à jouer un devin, à la place des pétroliers et gaziers américains et à défaut de pouvoir éliminer les gazoducs russes vers l’Europe, je commencerais par supprimer en Europe la production d’équipements pour les centrales à gaz, en particulier la production de turbines à gaz. Ce serait un excellent début. Fermer rapidement la production de Belfort au profit de l’usine américaine de GE, alors que Siemens vient de décider de fermer sa production de turbine à gaz pour investir plus fortement dans les énergies renouvelables, permet d’atteindre cet objectif stratégique. Pour défendre Belfort dans cette guerre économique du gaz, il s’agit par commencer à défendre les nouveaux gazoducs russes qui ne passent pas par l’Ukraine et par conséquent monter enfin une défense européenne en dehors de la protection américaine et qui donc devrait comprendre la Russie puisqu’elle nous fournit du gaz. Comme changement de stratégie géopolitique pour arriver à sauver Belfort, que ne ferait-on pas ?

Admettons que cela gaze naturel russe en Europe et laissons de côté ici, les gaz libérés par le permafrost de Sibérie sous l’effet du réchauffement climatique que l’on ne va nous vendre sous forme liquide dans les prochains temps. Il reste les propriétaires de GE, les actionnaires, la tyrannie des actionnaires anglo-saxons.

La crise financière organisée de manière à multiplier les profits de la haute finance nous concerne ici dans sa phase d’exploitation de la crise, c’est à dire la razzia qu’il est possible de mener sur les pays et les sociétés affaiblis par la crise. Pour assainir le système bancaire américain et éliminer les crédits toxiques, cause de la crise, la Réserve Fédéral (FED), banque centrale privée, a émis des milliers de milliards de dollar à partir de 2010 à un taux de 0,001 %. Du moins c’est ce qui est connu. Les banques commerciales ont prêté cet argent à 17 % à la Grèce, soit à un coefficient multiplicateur de 17 000, prodige qui n’est possible que lors d’une crise financière pour endetter fortement celui qui est obligé d’accepter de tels crédits pour éviter la faillite. Les dirigeants de GE ont utilisé eux aussi ces sommes pour défendre l’économie américaine et éviter la récession. Comme les autres multinationales américaines, ils ont pu mener leur razzia pour racheter des concurrents et concentrer encore plus entre leurs mains les marchés sur lesquels ils prospéraient déjà. Ce n’est pas avec les bénéfices réalisés avec le travail de ses salariés que GE a racheté les activités production d’énergie d’Alstom. GE avait de l’argent à profusion et comme les dirigeants français d’Alstom ne voulaient au départ pas vendre, nous connaissons ce scandale d’état qui a fini par la vente de 70 % des activités d’Alstom à GE.

Début 2019, les finances d’Alstom vont bien. Alstom se porte bien, très bien, comme l’a confirmé, mardi 7 mai 2019, son président-directeur-général Henri Poupart-Lafarge à l’occasion de la présentation des résultats du groupe. « Alstom a profité cette année d’une dynamique commerciale exceptionnelle avec un niveau de prise de commande record de 12,1 milliards d’euros. Ces bons résultats portent le carnet de commandes à 40,81 milliards d’euros avec notamment ces deux contrats majeurs et tout particulièrement celui du TGV du futur pour 2,7 milliards d’euros. Ce dernier est bien évidemment attendu aussi bien à Belfort pour les motrices et Ornans pour les moteurs. Cette commande de l’État de 100 TGV du futur devrait assurer de l’emploi pour au moins dix ans.»

L’autre conséquence de ces bons résultats est qu’Alstom peut s’appuyer sur une trésorerie nette de 2,325 milliards d’euros. De quoi donner le sourire aux actionnaires qui se verront proposer lors de la prochaine assemblée générale, le 10 juillet, de toucher un dividende de 5,50 euros par action. Cette belle trésorerie nette inclut le résultat de la cession de ses parts dans les trois alliances Énergie à General Electric. Et quand on sait ce que vit la branche énergie d’Alstom rachetée en 2015 par General Electric…

Bref la vente par appartement du groupe Alstom se poursuit et rapporte aussi à ceux qui finalement vendent. Mais de là à racheter une branche énergie et surtout énergie gaz qui ne vaut plus rien du tout ? Il reste la question lancinante à ce stade : pourquoi Alstom n’a pas pu attendre ces nouvelles commandes qui étaient déjà en cours de négociations lors de la vente à GE de la branche énergie ? Question de géopolitique assurément, nous l’avons vu. En France, ce genre d’erreur s’ajoute à quelques autres : chez Thomson,Thierry Breton qui refuse de produire des écrans plats de télévision alors que les brevets ont été acheté en 1988 à RCA et ont servi à Thomson-CSF pour fabriquer en 1989, les écrans du système d’armes des nouveaux SNLE (Sous-marins Nucléaires Lanceurs d’Engins) de la classe Le Triomphant.L’argument du Président Breton : il n’est pas rentable d’investir dans une société qui perd de l’argent. Même argument du Premier Ministre Alain Juppé qui en 1997 veut vendre tout le groupe Thomson à Daewoo pour 1 dollar car le gouvernement ne veut plus financer les pertes du groupe. Mentionnons aussi le cas d’Alcatel dont son président S. TCHURUK veut d’abord en faire une société d’ingénierie sans usines avant d’être contraint à s’allier avec la société Lucent, elle même en difficulté aux USA. Pour favoriser ce mariage, la trésorerie d’Alsthom servira à remettre d’aplomb Alcatel. Résultat final, les deux groupes français sont en perdition et ont besoin des aides de l’état. Il y a d’autres exemples mais le cas du rachat des activités énergie d’Alstom par GE sort du lot par la brutalité utilisée par les actionnaires de GE qui accusent les dirigeants d’Alstom de malversations financières dans l’obtention de contrats commerciaux et utilisent les services de la justice américaine pour faire pression sur les dirigeants français, au nom de la défense des intérêts des actionnaires de GE. Sans oublier au départ l’alliance entre Bouygues et Alstom souhaitée par le gouvernement et que Bouygues a décidé de quitter, ce qui a fragilisé Alstom, montré que le gouvernement ne le soutiendrait pas fortement et a fini par présenter Alstom comme une proie à saisir, surtout pour GE et les financiers et dirigeants politiques américains engagés dans leurs manœuvres géopolitiques dont nous venons de parler. Le gouvernement français est le premier responsable de ce nouveau désastre industriel qui se résume par ce point pas du tout anecdotique : pour construire un nouveau sous-marin, surtout nucléaire, il faudra désormais demander l’autorisation aux américains car ils ont le pouvoir de décision sur la turbine génératrice d’électricité. Du jamais vu pour un pays qui possède l’arme nucléaire et quelque soit ses alliances avec ses pays amis.

Mais pourquoi finalement l’énergie gaz et la production de turbines à gaz ne valent rien aujourd’hui pour un financier, un rentier qui cherche à investir sa fortune ? Comment en est-on arrivé là ?

Nous avons montré quel est le conflit entre les deux cultures qui s’affrontent depuis le développement de l’économie industrielle, comment se définit la perception de l’être humain pour arriver à un système économique capitaliste qui écarte la valeur du travail pour ne prendre en compte que la valeur d’échange. Cette doctrine élaborée notamment par David Ricardo sert d’instrument intellectuel pour imposer l’idée que toutes les heures de travail se valent et que seul compte le prix d’échange sur le marché, que tout à un prix. Ne sont donc pas pris en compte les compétences des travailleurs. Le taylorisme, l’organisation scientifique du travail a permis de mener une production industrielle de qualité avec des salariés formés uniquement et rapidement à quelques gestes simples avec la machine. Lorsque les salariés de Belfort veulent faire valoir leurs compétences et leur degré élevé d’expertise, comme d’autres salariés compétents à travers le monde, leurs prétentions sont écartés cyniquement et définitivement par les dirigeants du système libéral et les financiers, les actionnaires. Entre eux, il y a bien plus qu’un dialogue de sourd. C’est un vrai conflit et choix de civilisation. Jusqu’à présent les salariés compétents ont toujours perdu ce combat à travers le monde sauf lorsqu’ils sont devenus eux-mêmes actionnaires de leurs entreprises, entreprises qui ne pèsent guère face aux multinationales contrôlées par la haute finance anglo-saxonne de Wall Street et de la City.

Un consultant parisien m’a un jour déclaré début des années 1990, qu’il me voyait bien diriger une entreprise de deux mille salariés entièrement automatisée et capable d’assurer une bonne partie des besoins de notre pays. Seulement il savait déjà qu’ils ne me la construiraient jamais, même si la tendance était de remplacer un salarié avec charges sociales par un robot sans charges sociales et Smic. Antoine Riboud avait déjà lui aussi constaté que des robots sans salariés formés et compétents constituaient des investissements improductifs. La solution est connue depuis : le dumping social et la délocalisation de la main d’oeuvre dans des pays à faibles coûts où les salariés arrivent pourtant à régler des machines à commandes numériques et des automates programmables, comme par exemple dans les pays de l’est de l’UE et notamment la Slovénie.

Le cas de GE et de Belfort démontre qu’un pas a été franchi ces dernières années dans ce qui se nomme la dictature des actionnaires. Durant la crise de 2007-2008, les banques comme Goldman Sachs et les autres du même niveau ont gagné de l’argent en vendant des titres financiers toxiques à leurs clients, des épargnants riches ou des investisseurs ayant des fortunes à placer. Bien entendu, ces pigeons ont été ruinés et ces banques ont obtenus des profits faramineux. Il y a eu quelques procès mais avec des sanctions faibles du niveau de celles habituelles pour des voleurs de poules. Fab le Fabulous a été condamné mais ses avocats et son amende ont été payé par Goldman Sachs, son ancien employeur qui l’avait aussitôt licencié après l’interception de sa messagerie privée par la police. Les épargnants, les rentiers, les actionnaires, les gestionnaires de fonds d’investissement ont compris la leçon et veulent renforcer leur pouvoir sans plus aucune intervention des banquiers d’affaires. Nous sommes ici face aux manœuvres qu’ils ont menées pour s’emparer des activités énergie d’Alstom et boucler ce rachat le lundi 1er novembre 2015.

Dès les années 1990, les actionnaires avaient réagi à la prise du pouvoir de fait par les salariés à travers le management participatif et les cercles de qualité en supprimant ce management de la qualité totale pour le remplacer par le Risk Management. Les salariés doivent suivre à la lettre les procédures pour réaliser leurs objectifs en toute transparence de manière à éviter toute perte de ressources fautives et tout abus de biens sociaux. En clair, les directions qui volent les actionnaires comme ce fut le cas chez Enron et d’autres grandes sociétés, c’est fini ! Les risques sont prévus et les moyens pour les éliminer sont énoncés dans la charte que chaque salarié doit respecter. Ensuite, il s’agit d’aller plus loin. L’actionnaire ne fait pas que gérer son entreprise, pour réaliser des profits, il doit la vendre et en acheter d’autres et c’est là que d’autres difficultés surgissent évidemment. Pour tout connaître des entreprises, le système de la haute finance a imposé l’IFRS aux pays autres que les USA.

L’adoption des normes IFRS (International Financial Reporting Standard ou Normes Internationales d’Information Financière en français) correspond à l’idée qu’il est nécessaire d’harmoniser les normes comptables, en réponse à la mondialisation des échanges, et ceci véhicule des logiques d’influence puissantes. Par conséquent la mise en place et le fonctionnement de La norme IFRS, prend en effet des airs de cheval de Troie américain. Les normes IFRS obligent les entreprises à communiquer sur des informations stratégiques, la loi Sarbanes-Oaxley permet au PCAOB d’étendre ses investigations en dehors des États-Unis pour obtenir ces informations stratégiques tandis que le Patriot Act quant à lui, oblige les institutions financières et autres organismes américains, telles que le PCAOB, à transmettre des informations aux services de Renseignements, sans qu’elles puissent prévenir leurs clients ou protester ! Par conséquent Les normes IFRS proposées par les américains qui par ailleurs ne l’appliquent pas eux même, ont bouleversé le paysage financier européen. Et sont appliquées en France malgré leur inconformité au bloc de constitutionnalité, puisque l’adoption de ces normes a permis de mettre en place un véritable piège normatif. Les entreprises sont obligées de communiquer les informations comptables et commerciales sur leurs résultats et choix stratégiques de manière à ce qu’un investisseur puisse apprécier ses chances de profit en achetant des actions de cette société. Il faut donc une complète transparence de l’information financière. Car Elle est le seul gage d’un bon fonctionnement des marchés financiers.

La comptabilité française, avant les IFRS, avait pour objectif d’être la photographie exacte du patrimoine de l’entreprise. Elle donnait un état précis des dettes, des engagements et de la Capacité de l’entreprise à les recouvrir. Pour ce faire, elle appliquait différentes règles dont Trois sont en opposition avec les anglo-saxons.

Le principe de prudence qui consiste en la prise en compte de toutes les pertes probables.

La notion de coût historique qui implique l’enregistrement des éléments d’actifs à leur Coût d’achat.

Les amortissements comptables, c’est-à-dire la prise en compte de l’usure de l’actif, étaient fixés fiscalement par le législateur.

Il appert donc que la vision française voulait surtout assurer la transparence pour les créanciers de l’entreprise au détriment de l’investisseur qui voyait la valeur de son bien sous-évaluée.

En opposition, la vision anglo-saxonne avait, et a toujours, pour objectif de mesurer la richesse créée pour l’actionnaire. L’entreprise peut donc mener une gestion stratégique du résultat. Pour ce faire, les règles suivantes sont retenues :

Principe de la « fair value ». Les actifs de la société ne sont enregistrés à leur valeur historique mais à leur valeur de marché.

Les durées d’amortissements sont fixées par l’entreprise et non par le législateur. Ces deux principes impliquent une valorisation de l’entreprise suivant sa valeur de marché, ce qui a pour conséquence une plus grande volatilité de son prix. De plus, afin de justifier les montants dans les comptes, l’entreprise doit fournir plus d’informations sur ses actifs, et notamment des informations stratégiques.

Alors que sous l’ancien système français, pour faire entrer la construction d’une usine dans l’actif de son bilan, il fallait présenter toutes les factures engendrées par la construction. Maintenant, avec les IFRS, les coûts importent peu. On valorise une usine en fonction des bénéfices qu’elle réalisera dans les années futures. Ainsi il suffit juste de justifier les calculs prévisionnels en apportant la preuve de futurs contrats, ce qui s’avère être une information stratégique. Par conséquent, l’intervention des normes IFRS n’assure plus la transparence pour les créanciers puisqu’elle ne garantit plus la photographie exacte du patrimoine de l’entreprise.

Nous comprenons mieux maintenant pourquoi les investisseurs s’exclament que les turbines à gaz ne valent plus rien même si les salariés de Belfort s’époumonent à prouver la valeur du patrimoine de leur entreprise, surtout patrimoine immatériel avec ses expertises, ses brevets, etc. Le Ministre de l’Économie actuel déclarait lui aussi que les turbines à gaz achetées par GE en 1999 ne valent rien tout comme les activités énergie de Belfort achetées en octobre 2015. Depuis ce mardi 28 mai 2019et l’annonce de la suppression de 1044 postes à Belfort et la quasi fermeture de la production des turbines à gaz puisque les prochaines commandes seront produites aux USA, ce Ministre a changé quelque peu son discours en reprenant les propos habituels en ces circonstances et que Lionel Jospin Premier Ministre avait prononcé dès 1998 devant les licenciements boursiers chez Michelin, à savoir qu’un gouvernement ne peut pas s’opposer à la volonté d’actionnaires privés.

Nous en sommes là, revenu à ce point de départ que la révolte des canuts de Lyon en 1830 avait déjà cruellement éclairé. Et encore en 1830, les patrons voulaient conserver les profits et les gains de productivité pour pouvoir développer leurs entreprises et maintenir l’emploi même si le rendement et la rémunération n’évoluaient pas en fonction de la quantité de travail réalisé. Aujourd’hui, les patrons suppriment les emplois parce qu’ils estiment ne pas pouvoir rentabiliser suffisamment leurs investissements. S’ajoute la question de la rentabilité de biens d’équipements produits pour du moyen et du long terme et qui appartiennent aux infrastructures d’un pays pour assurer ses besoins en énergie. Que viennent faire dans ces activités à long terme des investisseurs qui cherchent des profits importants à court terme ? S’ils commettent des erreurs, qu’ils en assument la responsabilité sans venir en plus détruire des usines et des compétences !

Nous avons bien compris la manière de faire pour imposer le droit des actionnaires dans les pays où ils veulent s’implanter pour maximiser leurs profits. Le capitalisme est en situation de surproduction depuis les années 1920 et le marketing a apporté des réponses pour différer les conséquences de cette dérive du système de production fondé sur la seule propriété privée. Aujourd’hui la concentration des capacités de productions est telle qu’il ne s’agit plus de concurrence sur un marché mais de la domination par un pays et ses multinationales sur l’ensemble des besoins des citoyens au niveau mondial. Nous revenons au niveau des décisions politiques et de géopolitiques.

Les salariés de Belfort comme les autres salariés face à la fermeture de leurs entreprises, doivent-ils continuer à quémander l’aide de l’état, du gouvernement et du Président de la République pour demander la préservation de leurs emplois et de leurs compétences ? La mairie de Belfort perçoit un loyer de la part des entreprises qui utilisent le site industriel, c’est déjà cela d’acquis mais demander des aides publiques pour une diversification des activités à travers la venue d’autres entreprises privées avec d’autres actionnaires cherchant des profits à court terme, est-ce raisonnable ? La chance peut sourire mais dans cette guerre économique mondiale et malgré les performances mondiales acquises et qui sont le patrimoine historique de Belfort, que faut-il attendre raisonnablement de décideurs politiques qui depuis 30 ans avouent plus ou moins ouvertement leur impuissance face aux maîtres du système économique libéral et de la haute finance ? Est-ce ainsi qu’une ville libre décide de s’affranchir des servitudes qui pèsent sur son sort ?

Oser dire NON à ces décideurs économiques et affirmer une fois de plus son statut de ville libre, avoir l’audace de reconquérir cet espace de liberté perdu, remettre en place sa charte pour écarter les prétentions funestes d’actionnaires avides de profits injustifiés, n’est-il pas indispensable et justifié pour prononcer son choix de civilisation ?

Organiser une ville libre ?

Il s’agit de recommencer par ce qui a été fait en 1307 : nommer bourgeois de la ville des paysans des villages des alentours capables de nourrir une bonne partie de la population. Ensuite créer sa propre monnaie, une monnaie pleine pour rémunérer le travail de ses habitants en fonction des richesses produites. Ce travail concerne l’ensemble de l’activité humaine : production de biens et services indispensables à la vie et à la survie depuis la nourriture, le logement, la santé, les loisirs, puis production de biens communs capables d’élever le niveau de vie et qui sont transmises aux générations futures, et enfin action politique pour gérer la production et la consommation de ces richesses, l’échange du surplus avec les autres villes libres, la défense militaire du réseau des villes libres…

Nous devons en finir avec cette soumission infâme aux systèmes de pouvoir et aujourd’hui à la tyrannie des actionnaires qui décident à notre place si nos emplois sont rentables ou pas sans se soucier une seule seconde de nos compétences et de nos revendications sociales, de notre volonté de vivre nous aussi décemment des fruits de notre travail. Il est plus que temps de réunir la Conférence sur la Sécurité de Belfort et de ne pas seulement sortir les griffes du Lion au dessus de l’ Arsenal et de la Poudrière. Nos ennemis sont-ils toujours capables de payer des armées de mercenaires ou des commandos prêts à semer le chaos chez nous pour nous remettre sous leur domination ?

Les fortifications de Vauban, la manière de les utiliser par le colonel Denfert-Rochereau même si cela déplut à l’état-major qui ne le nomma pas par la suite général, la manière de libérer la place forte en passant par la Lizaine et Chagey-Chalonvillards et non pas par Héricourt, tactique enseignée à l’École de Guerre après 1871 et mise en pratique en novembre 1944 par la colonne des blindés du CC6 du colonel Tritschler de la 5ème DB, toutes ces recommandations et expériences pour défendre ou libérer la place forte sont éprouvées et fiables sur le plan militaire.

Sur le plan industriel, le pôle de recherche et de production sur les batteries lithium doit poursuivre ses productions en relation avec le production d’énergie à partir de l’hydrogène. Des chariots élévateurs autonomes fonctionnant à l’hydrogène avec pile au lithium sont fabriqués à Héricourt pour les ports et la manutention des containers. Un contrat important avec la Russie est en cours de réalisation. Du lithium il y en a suffisamment dans le sous-sol alsacien. L’usine peut aussi participer à la production des véhicules et des trains à hydrogène d’Alstom. Il y a les vélos à hydrogène dont la production est à industrialiser comme celle des vélos U-feel, un vélo électrique autonome, sans batterie ni recharge : ses supercondensateurs stockeront et utiliseront l’énergie produite en pédalant. Au niveau des rotors et des stators, il y a le développement de la voiture à énergie libre, celle que Tesla fit rouler en 1931 et fut interdite de production ensuite. Il y a aussi le générateur d’énergie libre qui entre dans le champ de compétences de Belfort et la ville libre pourrait dans ce projet rejoindre l’alliance BRICS. Pourquoi licencier plus de mille salariés alors qu’il y a tant de nouveautés à produire pour le bien de l’humanité, du climat et des ressources naturelles ?

Sur le plan financier, l’essor prodigieux de la mutuelle de la société industrielle de Mulhouse qui a favorisé grandement le développement des entreprises locales devenues pour la plupart des groupes industriels de niveau européen sinon mondial, est à poursuivre avec la mutuelle de la ville libre de Belfort. L’utilisation d’une monnaie pleine et la pratique de la bancassurance sont indispensables au développement politique, économique et social, culturel et militaire d’un groupe social fondé sur la démocratie directe locale participative, appelée également aujourd’hui avec internet réseau citoyens de vie.

Au niveau de la communication, la ville libre s’affranchit des géants commerciaux du web qui contrôle Internet pour leurs profits. La démocratie de participation citoyenne numérique, les outils de partage horizontal d’informations, de débats et de prises de décisions (CivicTechs) ou, plus simplement, la capacité qu’auraient les populations d’Europe a se doter d’une plateforme commune d’exercice commun de leur citoyenneté européenne, existent encore faut-il les mettre en place. Les protocoles symétriques d’origine, comme la norme IPV6, sont toujours là. Et ça permet la distribution par chacun d’entre nous, au lieu de la confier à ces silos géants, dont le modèle économique repose sur les données que nous leur offrons gratuitement en échange de notre capacité à émettre ces signaux d’attention dont je parlais plus tôt. Le péché originel, ce sont les protocoles asymétriques qui nous ont privé de notre singularité. Mais on peut encore croire à un âge de raison des réseaux. Il faudra peut-être 2, 3 ou 4 générations, et ça passera peut-être par des contractions violentes, mais c’est encore possible. C’est nous qui devons agir ! Les États n’agiront pas car agir serait contraire aux intérêts de la surveillance. Et les plateformes n’agiront pas non plus, car ce serait contraire aux intérêts de leurs actionnaires. Nous devons tous aspirer à l’émergence de cet être en réseau, qu’on ne peut décrire mais qui est là, et que la sonde poïétique permet de deviner par moments. Ce sera une révolution copernicienne. Si les états et les actionnaires n’agiront pas, les citoyens d’une ville libre, après sept siècles de courage et de liberté, sont prédisposés à agir pour s’affranchir des médias qui sont la propriété des plus riches et s’activent à nous manipuler et à nous laisser dans l’ignorance.

Oser dire NON, résister c’est créer ! S’affranchir des systèmes de pouvoir pour remettre en place nos réseaux de vie sociale avec les villes, les cantons libres, la confédération des nations qui utilise la grande loi qui lie, ce combat essentiellement politique dans un premier temps dépasse la loi scélérate Waldeck Rousseau de 1884 qui permet la création des syndicats mais en les limitant à la défense d’intérêts professionnels et en leur interdisant l’action politique pour changer la société. La ville libre affranchit les habitants salariés de cette interdiction imposée à leurs syndicats. Belfort en a plus que besoin de ces libertés retrouvées pour défendre et poursuivre son histoire industrielle exemplaire et si riches d’innovations et de technologies mais aussi et surtout son histoire politique, économique, sociale, culturelle, militaire de ville libre elle aussi exemplaire, fidèle au symbole du courage et de l’héroïsme qu’est le lion, son Lion en parenté directe avec la statue de la Liberté aux portes d’un pays continent d’où provient cependant la menace de son appauvrissement sous les coups portés par l’oligarchie financière qui après la City de Londres vint s’y installer.

Jusqu’à présent, lors de la fermeture d’une usine, la ville et ses habitants ont défilé en organisant une ville morte. Et cela a servi à quoi ? A rien ! Ont-ils oublié de songer à une ville libre, en ont-ils eu peur ? Ont-ils préféré fuir le combat local pour le transposer au niveau d’un état lui-même au service de l’oligarchie financière et des dirigeants du système libéral ? Quand produira-t-on de l’énergie sans abîmer la nature et accélérer le réchauffement climatique ?Tous ces combats se cristallisent aujourd’hui dans notre volonté de reprendre en mains ce qui nous fait vivre même si d’autres s’emploient à nous l’interdire et se moquent de notre histoire, de nos compétences, de nos patrimoines qui ne valent rien tant qu’ils ne les ont pas vendus avec des profits rien que pour eux.

Même Bismarck, ennemi de Belfort lors du siège de 1870, les avait désignés comme adversaire redoutables à vaincre à tous prix :

« Je crains que les banquiers étrangers ne dominent entièrement l’abondante richesse de l’Amérique […]ils n’hésiteront pas à précipiter les États chrétiens dans les guerres et le chaos, afin de devenir les héritiers de la terre entière » Otto Von Bismark, Chancelier de Prusse, suite à l’assassinat de Lincoln.

Et pour nous Français, notre dernier libérateur n’est pas exempt sur ce point lui aussi de reproches :

« Ce que le général n’a pas fait et ce qu’il ne dépendait pas de lui de faire, c’est d’obliger à lâcher prise ces mains, ces quelques mains, oui ce petit nombre de mains qui tiennent les commandes secrètes de l’État, qui assurent les immenses profits de quelques-uns et qui font de chacun de nous les têtes d’un troupeau exploitable, exploité » Bloc-notes de François Mauriac, 23 septembre 1966, à propos du général de Gaulle.

Et pour les Belfortains , son ancien maire, Jean-Pierre Chevènement:

« A Belfort, on n’a pas l’habitude de courber la tête »

Les sages le déclarent également :

” Nous avons à réaliser maintenant le plus beau défi que notre humanité ait jamais eu à relever au cour de son histoire: arrêter nos propres programmes d’autodestruction , et transformer la société par une évolution de l’art de vivre…” MAHATMA GANDHI

qui sommes-nous ? télécharger la brochure de présentation de fileane.com

http://desiebenthal.blogspot.com/2013/03/jerusalem-shalom-pax-paix-peace-frieden.html


Réunion micro impôt du 5 juin 2019 à 14:00


1. Point de situation sur l’avancement des tâches:
. Texte de l’initiative
. Organisation des comités
2. Débat sur Initiative fédérale et initiatives cantonales
3. La communication, ses enjeux
4. Divers


Nous nous réunirons cette fois à Lausanne à l’adresse ci-dessous.
Salle Mon-Gré, au bd de Grancy 19 1006 Lausanne, qui se trouve sous la gare de Lausanne 

PS: ( NdE ) En complément de celle de ce vendredi, mais avec en plus notamment MM Marc Chesney, Felix Bolliger, Oswald Sigg, Me Jacob Zgraggen etc… 


https://micro-taxe.blogspot.com/2019/03/micro-taxe-2eme-version.html?showComment=1559220302629#c5242353380024172952

Votre promesse de signature et votre soutien de l’initiative « micro-impôt automatique » permettront de simplifier le système fiscal suisse. Le micro-impôt allège votre charge fiscale, et il rend les flux monétaires plus transparents. Le micro-impôt automatique est le système fiscal de l’avenir.
Vous ne payerez plus d’impôt, notamment sur vos fonds de pension !

Lioba & fête des vignerons


Le lioba, alias lÿôbâ
… Mon présent est petit et n’a aucune puissance matérielle ; je ne puis t’offrir ni la force, ni la richesse des deux autres. Ma voix, mon cor, ma mélodie, une âme limpide et un coeur content : … Ma mélodie te gagnerait chaque coeur en Haute et Basse Gruyère et dans tout le pays.. Peu de temps après, Rose et François chantèrent ensemble la mélodie du Lioba ou Ranz des vaches à deux voix. Ainsi le Lioba prit naissance et se répandit parmi les armaillis, les familles et gardes suisses de génération en génération.

Source
Au pays des Légendes de la Gruyère
Clément Fontaine, tiré de “Sous la bannière de la Grue”
Belén Clément


Une fois par génération seulement, la Fête des Vignerons éblouit plusieurs centaines de milliers de spectateurs à Vevey en Suisse.

Le Ranz des vaches ou Lioba est un moment très attendu de la prochaine Fête des vignerons. Savoir qui allait l’interpréter a fait l’objet d’un intense suspense tant dans le public qu’auprès des médias. Pourquoi cet intérêt?


Le Ranz des vaches ou Lioba , chanson de vachers et de bergers d’alpage qui raconte une historiette populaire est quasi devenu un hymne national. La version que nous chantons à la Fête est celle de l’Abbé Bovet, qui l’avait mise au goût de son temps, mais ce chant existait depuis des siècles. Il était évident pour la Confrérie autant que pour le directeur artistique Daniele Finzi Pasca que …  le Ranz ou Lioba était intouchable, incontournable, par sa popularité, l’amour que le public a pour lui, et son lien à la Fête.
Qu’est-ce qui rend le Lioba si émouvant et pousse les foules, de génération en génération, à le reprendre en choeur?

Cette émotion s’explique à la fois pour des raisons de tradition, de lien avec l’histoire d’une région, mais aussi pour des raisons intrinsèques au chant. Notamment liées aux deux syllabes du fameux mot «lyoba», ce mot d’appel un peu mystérieux, et les notes sur lesquelles ces syllabes sont posées. Ce sont deux syllabes graves, intérieures, comme des caisses de résonance qui font vibrer le plexus solaire, le ventre. «Lyo» projette la voix au loin, comme si le chanteur voulait être entendu dans le vaste monde. «Ba» pose la voix, les pieds sur terre, bien ancrés dans la terre. Impossible de ne pas avoir de frissons à ce moment.
https://www.fetedesvignerons.ch/ranz-des-vaches-pourquoi-un-collectif/


Le chant le plus émouvant est le Lioba, ou Lyoba, en l’honneur de la Trinité paternelle.( voir le PS ci-dessous et écoutez ces musiques pour bien comprendre l’âme suisse )
http://www.youtube.com/watch?v=dj_t5t8zsXQ

http://www.youtube.com/watch?v=3xJFuZD5CvA
http://www.youtube.com/watch?v=gY_bxYxxDLM
http://www.youtube.com/watch?v=FU3j5umkrF4&list=PLC5031D05EF81C22B
http://www.youtube.com/watch?v=DL1dXLLe5No&list=RD02dj_t5t8zsXQ


http://desiebenthal.blogspot.ch/2013/03/jerusalem-shalom-pax-paix-peace-frieden.html



ahabà (amour agape dans la première alliance) a a  a, 3 voyelles a plus h et b,

a, gorge grande ouverte, symbole divin, A, alpha, allah….

b, symbole du papa

aba ( papinou, ou papounet, ou petit papa chéri),

H, inspiration, pour une meilleure expiration, vie en abondance, souffle du St Esprit, qui souffle comme il le veut bien, lettre donnée à Abraham et à Sarah



abram, abra h am, sara h, … pour la multitude des frères et soeurs…


Expiration du LIOBA, qui donne la buée de l’haleine, buée, qui signifie aussi Abel, mal traduit dans le Qohélet, qu’on appelle aussi L’Ecclésiaste, par 
” Vanité, tout n’est que vanité… “
Mais on devrait dire et lire
“Abel, tout n’est qu’Abel”
 ou ( Buée, tout n’est que buée, )


הֶבֶל Hèvèl signifiant soufflevapeurvanité,


ou Nibelungen, tout n’est que Nibelungen des Burgondes, explications plus bas… ) 


par opposition à Caïn, « j’ai acquis, j’ai créé, j’ai formé » ce qui signifie la possession, le désir de pouvoir sur les autres ( et les choses ) ou l’acquisition matérialiste. Caïn qui a fondé notamment les villes, les armes, …

Que ton Nom soit sanctifié, pour le sanctifier, il faut le chanter…
Nous savons maintenant que son nom est compris dans le L io b a suisse, qui est en fait la prière de l’aube à Dieu, IOA, qui a donné l’aube, LIOBA, est ce fameux chant attirait les vaches vers le père de famille chaque matin.

I E O U A,
que des voyelles de la bouche qui s’ouvre toujours plus en un souffle et qu’un nouveau né peut dire.
soit articulé en manière trinitaire

I O A

le Père,

I E sh O U A   le Fils, avec sh, le shin qui signifie l’humanité en Dieu et

A ll E U I A le St Esprit, avec 2 L, car il souffle comme il veut

Malachie, fin de la première alliance, finit en disant:
Il ramènera le coeur des pères à leurs enfants, Et le coeur des
enfants à leurs pères, De peur que je ne vienne frapper le pays
d‘interdit.
et la nouvelle alliance commence par une généalogie de pères et de fils…
Le monde moderne fait exactement le contraire, il tue les lignées, les mariages, l’amour…
Choisi la Vie, ou la mort…
De peur que je ne vienne frapper le pays d‘interdit


Et le nouveau Testament commence justement par le récit d’une lignée…

I E shO U A, (Matthieu 24.36)
I E O U A Shalaom….
I E shO U A Shalaom
A ll E l UIA Shalaom
I O A

Cette simplicité, c’est l’Abbé Bovet lui même qui en parle le mieux lorsqu’il évoque sa Suisse natale : « Mon Pays que j’ai servi à ma manière, de tout mon coeur, en le célébrant par mes chansons. Mon Pays que je continue à chanter jusqu’au dernier souffle de ma vie. Car il est vrai de dire que ce peuple, je l’ai aimé et je l’aime profondément. Mon but, en écrivant des chansons pour lui, a été de lui donner de la joie, de l’aider dans son labeur de tous les jours, de faire luire à ses yeux sans qu’elle s’éteigne, la flamme généreuse de l’espérance, du courage, de l’optimisme. C’est cela que j’ai voulu. J’y ai mis tous mes efforts et toute ma foi. J’y ai mis une sincérité rigoureuse. Ai-je réussi ma tâche ? Il est encore trop tôt pour le dire. En tout cas, mes chansons, je ne les ai pas écrites comme un simple compositeur, mais comme un prêtre aussi, et ce fut là mon ministère et mon apostolat. »

Le compositeur des alpages ne devrait pas éclipser le compositeur de Musique Sacrée, mais son succès en a décidé autrement. On se fera une opinion avec « Nouthra Dona di Maortse » (Notre-Dame des Marches, lieu de pélerinage suisse), pièce toute empreinte de piété populaire, mais ô combien priante. L’Abbé Bovet y révèle un phrasé à la fois coulant, dynamique, et plein de dévotion [La Procure peut vous fournir une version bilingue de cette pièce].

Lyôba, lyôba, por aryâ !

Qui n’a jamais entendu ce refrain, cette formule magique qui met en émoi tout un peuple, laissant couler une larme aux anciens, faisant vibrer les cordes vocales des plus jeunes ?
Que l’on soit un expatrié des terres fribourgeoises, un fervent défenseur des traditions, ou encore un simple curieux, ce chant a fait naître des émotions qui ne sont pour l’heure pas encore descriptibles. Le ranz des vaches fera certainement encore parler de lui.
Actualisé le 29.11.2017 cet article ajoute un moment magique du Paléo festival de Nyon 2017 où I Muvrini (groupe corse dont le nom signifie les petits mouflons) entonne le Ranz des Vaches. Je n’ai pu passer à côté de cette interprétation quelque peu loufoque mais empreinte de bons sentiments. Je vous laisse vous faire votre propre avis sur les 7 minutes 22 que dure la vidéo de ce Ranz des Vache 2017.

La légende fait naître le mythe

Aucune origine n’est connue pour le ranz des vaches, cependant une légende rapporte que de nombreux jeunes gens désertaient les rangs de la garde suisse des rois de France, à l’écoute de cette chanson. Cette légende rapporte le vague à l’âme des soldats gruériens embauchés par la garde suisse des rois de France, désertant, fuyant,  si bien que cette chanson, si l’on en croit la légende, fut tout simplement interdite sous peine de mort, des champs de bataille.
La Gruyère est une terre de légende aussi, on rapporte que l’origine du ranz des vaches serait dû à un jeune armailli prénommé François. Un jour, ce dernier eu le plaisir de rencontrer trois jeunes géants amenant avec eux trois jattes. Il fut proposé à notre armailli François de choisir l’une d’entre elles.
Dans la première jatte, le géant indiqua à l’armailli qu’elle contenait un liquide pouvant donner à notre armailli toute la force et la puissance qu’il désirait. Le second géant proposa quant à lui une jatte remplie d’or et d’argent qui ferait de François l’homme le plus riche de la Gruyère et certainement au-delà. Pour le troisième géant, la jatte qu’il apporta contenait un simple chant, mais ce chant lui ferait gagner le coeur et l’âme de tous les habitants de la haute et basse Gruyère, ainsi qu’au-delà du pays. Devant ce choix cornélien, François l’armailli se rappela que son coeur battait pour une jeune et belle gruérienne, il décida de ce fait de s’emparer de la troisième jatte, celle-là même qui contenait ce fabuleux chant. Il pu grâce à lui conquérir le coeur de sa belle et faire naître un chant qui embaumera toute une région, le ranz des vaches ainsi que toute l’émotion qu’il transmet était donc né.

Émotions 2.0

En 2017, ce chant est bien entendu encore fredonné, d’ailleurs il n’est pas rare que lorsqu’un chanteur amateur lance les premières brises de l’appel à la traite, le ranz des vaches devient un déclencheur qui embarque toute l’assemblée présente dans ses refrains et son air enjoués. Il est fréquemment chanté par le choeur des Armaillis de la Gruyère anciennement sous la baguette de Michel Corpataux qui remis le flambeau en 2016 à Nicolas Fragnière de Vuadens. Lors de la fête des Vignerons à Vevey, cet air est chanté, propulsant une foule de spectateurs à l’extase musicale reprenant en choeur le refrain, souvenons-nous de l’incroyable prestation de Monsieur Bernard Romanens, lors de la fête des Vignerons en 1977, qui encore aux détours de discussions émeut les personnes présentes ou ayant eu la chance de l’entendre en direct, j’ai eu souvent vent que l’interprétation de Bernard Romanens est et restera celle qui déclencha le plus d’émotions. Bien entendu beaucoup de choeur-mixtes reprennent régulièrement ce chant lors de leur concert annuel, ajoutant à leur programme varié un peu de traditions vocales, les larmes des anciens et l’oeil brillant des plus jeunes est le résultat d’une équation musicale magique. Ce chant issu du folklore gruérien dont les paroles du refrain reviennent en force lorsque Fribourg Gottéron gagne le match, montre à quel point le peuple est rattaché à ses traditions.
Exemple pour Fribourg-Gottéron lors du match Fribourg-Genève où Fribourg gagne 3:2 à l’issu de la rencontre

Charles Jauquier un grand ténor suisse fut lui aussi l’interprète du ranz des vaches, sa prestation lui valu plusieurs enregistrements. On peut également citer Monsieur Roger Cochard en 1955 ainsi que Monsieur Robert Colliard en 1927, comme des interprètes majeurs du ranz des vaches.
En 1999 nous avons eu la chance de l’entendre « enfin » au complet. C’est dans les arènes veveysannes de la fête des Vignerons que le ranz des vaches fut interprété dans son ensemble, c’est à dire avec les 19 couplets !

Romantisme et mélancolie, l’histoire du ranz des vaches

Comme mentionné un peu plus haut dans cet article, aucune origine pour ce chant n’est réellement connue, cependant on trouve une des plus anciennes versions notée datant de 1710, et bien non ce n’est pas dans un recueil de chants que l’on retrouve cette version, mais dans un ouvrage médical ! Il s’agit de Théodore Zwinger, qui mis cette partition dans son ouvrage médical en raison des effets engendrés par ce chant sur la mélancolie, Théodore Zwinger parle en fait d’une thèse de Johannes Hofer, en 1688, qui cite le ranz des vaches comme si je peux me le permettre un puissant anti-dépresseur.
Le ranz des vaches de 1710

Le ranz des vaches de 1710
On retrouve également cet air dans le dictionnaire de la musique de Jean-Jacques Rousseau, voici ce qu’il en dit :
« J’ai ajouté dans la même Planche le célèbre Rans-des-Vaches, cet Air si chéri des Suisses qu’il fut défendu sous peine de mort de le jouer dans leurs Troupes, parce qu’il faisoit fondre en larmes, déserter ou mourir ceux qui l’entendoient, tant il excitoit en eux l’ardent desir de revoir leur pays. On chercheroit en vain dans cet Air les accens énergiques capables de produire de si étonnans effets. Ces effets, qui n’ont aucun lieu sur les étrangers, ne viennent que de l’habitude, des souvenirs, de mille circonstances qui, retracées par cet Air à ceux qui l’entendent, & leur rappellant leur pays, leurs anciens plaisirs, leur jeunesse & toutes leurs façons de vivre, excitent en eux une doute amere d’avoir perdu tout cela. La Musique alors n’agit point précisément comme Musique, mais comme signe mémoratif. Cet Air, quoique toujours le même, ne produit. plus aujourd’hui les mêmes effets qu’il produisoit ci-devant sur les Suisses ; parce qu’ayant perdu le goût de leur premiere simplicité, ils ne la regrettent plus quand on la leur rappelle. Tant il est vrai que ce n’est pas dans leur action physique qu’il faut chercher les plus grands effets des Sons sur le cœur humain »
Voici à la page 405 du Dictionnaire de la musique de Jean-Jacques Rousseau ce qu’il en est dit :
2017-05-04 11_35_14-Dictionnaire de musique , par J.-J. Rousseau _ Gallica_ranz-des-vaches
Puis dans la partie Musique, voici ce que l’on retrouve à la page 317 :
2017-05-04 11_39_28-Dictionnaire de musique , par J.-J. Rousseau _ Gallica
Vous pouvez consulter le dictionnaire de la musique de Jean-Jacques Rousseau gratuitement à l’adresse suivante : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k850406b

L’ORIGINE DES MOTS – NOSTALGIE suite au Lyôba
NOSTALGIE est emprunté au latin scientifique nostalgia, créé par J.-J. Halder, médecin suisse en 1678, du grec nostos “retour” et algos “mal, souffrance” sur le modèle des mots médicaux en –algie. Nostos est dérivé du verbe nesthai “revenir, retourner chez soi”, racine grecque que l’on retrouve dans le prénom Nestôr “celui qui rentre heureusement”. Nostalgia traduit le mot suisse alémanique Heimweh “mal du pays” appliqué aux mercenaires suisses à l’étranger.
Il désigne l’état de dépérissement et de langueur causé par le regret obsédant du pays natal, ainsi que l’état de regret mélancolique du passé, ou d’une chose idéale que l’on n’a pas eue, désir insatisfait.
« La nostalgie, c’est le désir d’on ne sait quoi. » (A. de Saint-Exupéry)


https://microtaxe.ch/2017/01/st-canisius-nous-confirme-st-materne.html


https://microtaxe.ch/2017/04/rois-saint-maurice.html


La Suisse, mon pays, s’appelle aussi la Confédération helvétique. Nous sommes un petit pays mais qui respecte plusieurs cultures. Helvet dans les langues germaniques anciennes veut dire enfer, nous sommes allé vivre en montagne “infernale”, près des Diablerets ( Gstaad, Gessenay, Zweisimmen, en fait Zweisieben ),  pour être libres.
Saint Nicolas de Fluë
Notre saint patron est saint Nicolas de Fluë, un père de famille avec 10 enfants, qui sous l’injonction de la Sainte Trinité, s’est éloigné de 300 mètres de sa maison. Il a vécu 19 ans sans rien manger ni boire que la Communion. Et il a une très grande influence sur la spiritualité de la Suisse. C’est lui qui nous a protégés de nombreuses guerres mondiales. Nous sommes en paix depuis bien des siècles, grâce à un père de famille qui s’est consacré à Dieu pendant plus de 20 ans de sa vie.

Civilisation remontant aux apôtres
C’est bien important pour comprendre les paramètres économiques que nous vivons présentement, de connaître un petit peu la civilisation suisse. Historiquement, il faut savoir que la Suisse dépend en premier lieu, par une tradition orale, de saint Materne qui était le fils de la veuve de Naïm, qui était mort et qui a été ressuscité par le Christ. Il est venu évangéliser l’Europe, notamment la Suisse, l’Alsace et la vellée du Rhin. C’est notre premier lien avec les apôtres. C’est un saint qui a été ressuscité du temps du Christ et qui est ressuscité une deuxième fois avec l’aide de saint Pierre, sur le territoire proche de la Suisse… 
Saint Materne a vécu à un endroit qui s’appelle Hel vet, en Alsace, qui était proche d’Helvétie, de la Confédération helvétique. Saint Materne a eu une grande influence sur la formation chrétienne en Suisse, dans le temps du Christ. D’Israël, il est venu directement dans ces régions.
Le deuxième grand saint qui influence aussi la Suisse, c’est saint Maurice qui était un Égyptien de couleur noire, officier de l’armée romaine. Il a été tué comme martyr avec ses compagnons à Agaune qui a pris le nom de Saint-Maurice, en sa mémoire, avec une abbaye très célèbre dans le monde entier où il y a les reliques de saint Maurice.
Premier roi catholique en Europe
La Suisse a été influencée aussi par le premier roi chrétien d’Europe. Beaucoup de livres d’histoire sont faux. Le premier roi catholique d’Europe c’est saint Sigismond qui était un roi burgonde. Toute sa famille a été massacrée à titre de martyre, parce que le roi voulait convertir l’Europe de l’époque au christianisme. Lui et toute sa famille ont été jetés dans un puits. Il y a eu toute une alliance de différents blocs contre cette christianisation. Déjà, à l’époque, les puissants s’alliaient contre les catholiques.
Le royaume burgonde est venu de Worms, au bord du Rhin. Les Burgondes catholiques chrétiens ont combattu Attila (le chef des Huns) qui attaquait l’Europe. Cela a donné une gigantesque bataille qui a causé 20,000 morts. Pour l’époque, c’était colossal. Cette grande saga, qui était la lutte entre chrétiens et non-chrétiens, a donné une mystique européenne des Nibelungen qui est sous-jacente dans beaucoup de cultures européennes : anglaise, française, allemande, danoise, suédoise, etc.
Donc, le premier roi catholique de l’Europe, c’est Saint-Sigismond. Une princesse burgonde, Idilco, a tué Attila pendant la nuit de « noce » forcée, donc un viol. Elle a sauvé l’Europe d’un danger terrible de destruction parce que les Huns tuaient leurs ennemis très facilement. Les Huns sont retournés en Asie pourélir le successeur d’Attila.
Sainte Clotilde, une Burgonde
La princesse burgonde, Clotilde qui était de la famille de saint Sigismond et qui vivait à Genève, est devenue l’épouse de Clovis. Elle l’a converti au catholicisme. Grâce à cette princesse burgonde, la France qui est reliée à la Bourgogne, est devenue chrétienne catholique. Les Burgondes avec Clotilde ont donc été les fondateurs de la Fille Aînée de l’Église, la France.
Le Sanctuaire des Rois français qui est Saint-Denis a été complètement profané par les révolutionnaires. Le Sanctuaire des Rois burgondes qui est Saint-Maurice, grâce à Dieu, n’a jamais été profané. Ce sanctuaire est près de Lausanne.
Le frère de ce Roi Sigismond s’appelait Godomar. Il s’était réfugié dans les montagnes de Suisse, près de Saint-Maurice. Il a fondé la civilisation valser. Le Roi Godomar, pratiquant l’Évangile, a reconnu que tous les citoyens burgondes étaient des prêtres, prophètes et rois, base de la démocratie directe.
Semblable au Crédit Social
Le Roi Godomar a pratiqué la méthode du Ring. La notion du Ring, qui rejoint la notion du Crédit Social de Louis Even, définit que le pouvoir doit rester le plus local possible. Tous les hommes se réunissaient en Ring, c’est-à-dire en cercle. Et dans les montagnes, ils définissaient localement leur vie sociale, économique et politique.
La coutume était prise de partager les domaines. Tous les domaines communs burgondes s’appelaient des allmends. Ce système économique du Ring était basé sur la maternité et le respect de la famille. Les femmes, contrairement au droit romain, avaient le droit d’agir en justice et même de se battre lors des guerres
Contrairement à tout le reste du monde, dans la tradition burgonde, la tradition Valser aussi, ce n’est pas le fils aîné qui hérite du domaine mais c’est le cadet. Le dernier des garçons, le petit cadet, c’est l’assurance-vie, l’assurance-maladie.
Etant donné que les montagnes suisses étaient très pauvres, les aînés devaient partir avec une partie du troupeau et aller coloniser la vallée voisine. C’est ainsi que la civilisation valser s’est répandue dans toutes les Alpes, dans toutes les montagnes. Si les aînés rataient leur expédition, ils pouvaient revenir au point de départ. Comme le cadet était l’assurance-vieillesse du père et de la mère, les petits s’occupaient des malades et aussi des parents. Cette coutume d’avoir toujours un responsable en dernier ressort, favorisait la démocratie parce qu’autour de la table familiale, le petit, on l’écoutait. On savait qu’il était l’assurance de la famille.
Leur doctrine pratique se résume donc en fédéralisme, subsidiarité, corps intermédiaires, communes, cantons, confédération, fiscalité proche des citoyens.
Hofer le tyrolien a défendu ces valeurs même contre les troupes napoléoniennes.
La démocratie directe unique en Suisse (initiative constitutionnelle, référendum) vient de leur histoire.
Les Valsers ont perfectionné la technique de la montagne dans toute l’Europe. Il ont colonisé, depuis leur vallée d’origine, le Siebenthal (Gstaad, Saanen, Gessenay, Zweisieben, la grande ville dans la montagne) la Suisse, l’Allemagne ( Bavière), l’Autriche, la France, l’Italie, le Liechtenstein et même des vallées yougoslaves (Sbrinz).
Ils sont les spécialistes de la construction des bisses, des routes de montagne, des ponts ( le pont du diable au Gothard, du Sanetsch….).
Un des noms de famille est par exemple von Flüe en allemand, de La Pierre en Français, de la Pierraz en italien….
Doctrine sociale de l’Église incarnée dans l’histoire
Une des caractéristiques de la Suisse, de cette civilisation valser, qui est une assimilation de Français, d’Allemands, d’Italiens, d’Autrichiens, de Yougoslaves, de Slovènes, etc., c’est un respect de la Doctrine Sociale de l’Église incarnée dans l’histoire. Avant peut-être même que la Doctrine Sociale de l’Église existe, en tant que Doctrine Sociale, les Valsers la pratiquaient en respectant l’Évangile. Tous les villages valsers avaient un prêtre, un cimetière autour de l’église. Les maisons étaient réparties sur les territoires en un réseau respectueux de la nature. La deuxième loi promulguée fût celle du respect des forêts pour éviter les avalanches.
Chez les Valsers, pendant une longue période de l’histoire, il n’y avait pas d’argent. Cette civilisation s’est très bien développée, non polluante.
La famille à l’honneur
La grande coutume valser, c’était donc d’offrir dans une grande fête, lors du mariage d’un couple, une maison aux mariés, la maison toute équipée, construite pendant la fête. L’art musical (yodle, tyroliennes, la valse…) et pictural est joyeux.
Quand un enfant arrive, on dresse une grande pique ornée de son prénom pour en informer toute la vallée. Cette grande pique a servi de modèle pour faire les hallebardes avec une pique, une hache et un crochet sur la même lance pour la défense des familles. 
La famille était mise à l’honneur. Donc, la première unité de la Doctrine Sociale de l’Église, la famille, était aidée par la communauté comme un cadeau. La deuxième unité était la commune (la paroisse), des foyers de familles. 
Les familles des communes sont les cantons. Le canton, en Suisse, c’est un petit Etat qui a son organisation, sa police, son système scolaire et sanitaire. Ce sont des états assez indépendants. Et certains cantons sont eux-mêmes des confédérations de petits Etats, comme les Grisons. Au niveau de la Suisse entière, c’est une Confédération de petits Etats, de plusieurs cultures, de plusieurs langues qui vivent en bonne intelligence depuis des siècles.
Principes de la Doctrine Sociale
Le deuxième principe de la Doctrine Sociale de l’Église : les corps intermédiaires. Et cela fonctionne depuis des siècles en Suisse.
Troisième principe de la Doctrine Sociale de l’Église qui a été mis en pratique de manière automatique et historique, en Suisse : c’est le principe de «subsidiarité». «Subsidiarité» veut dire que le pouvoir doit rester le plus bas possible. Le principe constitutionnel suisse : tous les pouvoirs sont en bas, sauf ceux qui ont été expressément délégués au niveau au-dessus et par écrit. Si quelque chose n’a pas été écrit et défini dans un texte par écrit, cela reste au niveau du bas. C’est exactement l’inverse dans les Traités européens de Maastricht et les suivants…
Notre Constitution commence par le nom de Dieu Tout-Puissant. C’est l’une des rares constitutions du monde qui commence encore au nom du Créateur.
Petites banques locales
Au niveau économique, en Suisse, il y a énormément de petites banques locales, des banques mutuelles. Très souvent ces banques ont été fondée dans une ferme ou une salle paroissiale. Et le banquier est un paysan. Il tient les comptes. Il y avait des milliers de petites agences comme ça. C’est ça, la vraie force des banques suisses. Dans les villages, ce sont de bien petites agences tenues par des paysans.
Une démocratie économique
La Suisse décentralisée travaille par référendum, par initiatives. Les Suisses qui ne sortaient pas l’hiver à cause des montagnes, de la rigueur du climat, avaient le temps de penser à de nouvelles lois, aux initiatives à prendre, à un référendum à faire au printemps. Tous les hommes se réunissaient à un endroit «Le Ring». Ils devaient gérer les possessions communes qui appartenaient à tout le monde. Tout le reste de l’Europe, c’était des monarchies. La Suisse était un rare endroit du monde où il y avait une démocratie qui gérait l’économie locale : le Crédit Social appliqué localement et historiquement, pendant des millénaires. (NDLR : Cette phrase de Louis Even était mise en pratique : «Une aristocratie de producteurs au service d’une démocratie de consommateurs.»)
La civilisation valser existait sans argent, sans intérêt, sans usure, sans tout le système qui actuellement étrangle tous les pays. Nous voyons que notre pays, la Suisse, comme tous les autres pays, est en voie de disparition. Alors ma formation d’économiste, de banquier me permit de mieux comprendre ce qui se passe.
Il est clair que les banques suisses profitent d’une situation d’actif, d’un héritage qui vient de l’histoire, en paix, au milieu de l’Europe en guerre. La Suisse est devenue très riche. Tout le monde avait confiance en ce petit pays. Le facteur essentiel en économie, c’est la confiance. Crédit, qui vient du mot latin credere, signifie avoir confiance, donner son cœur, cuore dare. Le capital se réfugiait en Suisse et les banquiers suisses sont devenus des acteurs incroyables dans l’économie mondiale. Ils profitent donc d’une situation qui est un don de Dieu, un héritage qui fait que la Suisse a une bonne réputation dans le monde entier.
Cela rejoint un principe de notre fondateur, Louis Even : Chacun a un héritage, chacun est un héritier. Que ce soit les biens de la création, que ce soit des biens technologiques, des biens du savoir, des biens de l’organisation, des structures de la société, il y a tout un héritage qui fait que chacun d’entre nous devrait participer à cet héritage et vivre grâce à cet héritage.
C’est un peu l’histoire en résumé du pays d’où je viens. En fait, on a incarné le Crédit Social de Louis Even et du Major C.H. Douglas.
François de Siebenthal
http://desiebenthal.blogspot.ch/2013/03/le-roi-bat-monnaieun-dividende-pour.html
http://www.youtube.com/watch?v=pfExybMc3o4

PS:
on chante I E O U A avec les 3 noms des 3 personnes la Trinité qui ont donné le chant du LIOBA ( IOA, I E sh O U A, Alleluia, Abba)  qui était chanté en final pour accepter la mort et obtenir le ciel, avec le Christus Vincit en latin tous en choeur à trois voix et cinq tonalités circulaires et répétitives I E O U A, la gorge qui s’ouvre cinq fois pour donner en insistant sur les 3 voyelles I O A en plus soit le 8 de l’infini au total. Le nom de Dieu n’est que les 5 voyelles avec le L de L’ alleluia du St Esprit qui souffle comme il veut et donne la première vraie consomme. Le Shin de l’humanité au milieu de IEshOUA est à la fois voyelle et consonne…Ste Anne et
St I E O U A Kim ( Joachim) étaient priés en secret pour accepter les blessures.( voici la raison des nombreux hôpitaux St Anne dans les alpes).
Chaque fois qu’il y a sept prières, on demande les sept dons du St Esprit.
Au nom Longine, le commandant embrasse la lance de Bourgogne, qui contient un clou de la croix et qui est le prototype de la lance du Légionnaire originaire la Gaule qui s’est converti en voyant le Christ mourir sur la Croix.
( cette lance est à Vienne, une copie est à Cracovie)


Il fallait au moins huit personnes en rond pour donner le ton à l’armée rangée en ordre de bataille dans la nuit, voix masculines ET féminines mélangées.


Les Burgondes étaient connus pour ne jamais violer les femmes, même à la guerre, ce qui est miraculeux…
Les Papes de Lausanne.
Le duc de Savoie qui avait été élu et couronné pape, sous le nom de
Félix V par le concile de Bâle qui s’est terminé ä Lausanne, après
avoir voulu promulguer le dogme de l’Immaculée Conception et pour
faire la Paix en 1449, déposa la tiare à Lausanne et, conservant le
titre de cardinal-évêque de Sainte Sabine (protodiacre), vint finir
ses jours à Ripaille la joie, d’où il administra l’évêché jusqu’à sa mort en
tant que numéro deux de l’Eglise catholique.
Le Pape Jules II fût évêque de Lausanne.
C’est lui qui a stabilisé les gardes suisses au Vatican.
Le visage du St Suaire
était brodé sur les aubes des prêtres de Lausanne et la grande rosace
parle encore des miracles de la résurrection des embryons morts.
St Materne ressuscitera une troisième fois probablement à la fin des temps, …
http://www.de-siebenthal.com/site05.htm
La grande prière était dite par les armées suisses (Walser-burgondes) la nuit avant les batailles de défense, dès que 3 étoiles étaient visibles dans le ciel, femmes et hommes ensembles au combat. Ils ont sauvé plusieurs fois l’Europe de grandes invasions païennes.


Chaque unité avait son lecteur éclairé par des torches si nécessaire.






Tous, sauf les lecteurs et les luminaires, étaient de mémoire debout pour les textes, à genoux pour les deux Notre Père et Ave Maria, couchés face aux étoiles aux 3 Notre-Père des parties impaires et couché face à terre pour la 2ème partie, celle du Christ en croix, et tous debout aux autres prières.
Chaque fois qu’il y a 5 prières, on chante I E O U A avec les 3 noms des 3 personnes la Trinité qui ont donné le chant du LIOBA ( IOA, I E sh O U A, Alleluia, Abba)  qui était chanté en final pour accepter la mort et obtenir le ciel, avec le Christus Vincit en latin tous en choeur à trois voix et cinq tonalités circulaires et répétitives I E O U A, la gorge qui s’ouvre cinq fois pour donner en insistant sur les 3 voyelles I O A en plus soit le 8 de l’infini au total. Le nom de Dieu n’est que les 5 voyelles avec le L de L’ alleluia du St Esprit qui souffle comme il veut et donne la première vraie consomme. Le Shin de l’humanité au milieu de IEshOUA est à la fois voyelle et consonne…Ste Anne et
St I E O U A Kim ( Joachim) étaient priés en secret pour accepter les blessures.( voici la raison des nombreux hôpitaux St Anne dans les alpes).
Chaque fois qu’il y a sept prières, on demande les sept dons du St Esprit.
Au nom Longine, le commandant embrasse la lance de Bourgogne, qui contient un clou de la croix et qui est le prototype de la lance du Légionnaire originaire la Gaule qui s’est converti en voyant le Christ mourir sur la Croix.
( cette lance est à Vienne, une copie est à Cracovie)


Il fallait au moins huit personnes en rond pour donner le ton à l’armée rangée en ordre de bataille dans la nuit, voix masculines ET féminines mélangées.


Les Burgondes étaient connus pour ne jamais violer les femmes, même à la guerre, ce qui est miraculeux…






L’héritage de St SigisMund


Tous les chrétiens ont reçu de par l’onction du baptême, complété par la chrismation ou confirmation, le sacerdoce baptismal qui les fait « prêtres, prophètes et rois ». En outre le sacrement de l’ordre donne à certains de ses membres un sacerdoce ministériel. Ces deux sacerdoces sont différents et complémentaires.
« Alors que le sacerdoce commun des fidèles se réalise dans le déploiement de la grâce baptismale, vie de foi, d’espérance et de charité, vie selon l’Esprit, le sacerdoce ministériel est au service du sacerdoce commun, il est relatif au déploiement de la grâce baptismale de tous les chrétiens ». (Instruction sur quelques questions concernant la collaboration des fidèles laïcs au ministère des prêtres, Libreria editrice vaticana, cité du Vatican 1997) .


Tous sont égaux en démocratie directe…


… Paradoxe: le morceau de musique le plus connu de la Fête des Vignerons organisée par la Confrérie des Vignerons de Vevey dans le canton de Vaud est un chant fribourgeois ( de la Gruyère ) interprété par une majorité de chanteurs fribourgeois…Ce chant symbolise une région, la Veveyse et la Gruyère, qui mêle la culture du vin du bord du lac, de la plaine, et la culture du lait des montagnes, des alpages. Cette région a toujours été une région d’échanges économiques, sociaux, culturels. Elle est à cheval entre deux cantons, effectivement, Vaud et Fribourg, qui partagent ici un terroir exceptionnel. La Fête des Vignerons fait le trait d’union entre cette culture de plaine et les activités de montagne. Elle fête les vignerons mais aussi l’agriculture, la production laitière, la gestion des alpages. Pas une famille vigneronne d’ailleurs du canton de Vaud qui ne mange pas de Gruyère!


Les Nibelungen, dont le nom signifie « Ceux de la brume »   
Nibelung est donc étymologiquement “le descendant ou le fils de la brume”  
brouillard, brume, buée, haleine, Abel


SI QUA FATA SINANT ( devise de la Cathédrale de Lausanne, dédiée à sauver les embryons, oculos humeris, dans le vitrail de la rose, à 3 heures…).

Saint Materne

Saint Materne et le message du Pape en Suisse à l’Allmend de Berne pour les JMJ 2005.
Les anciennes traditions, confirmées par de nombreux théologiens dont Saint Pierre Canisius, nous apprennent que Materne était le fils ressuscité par Jésus, de la veuve de Naïm (Luc 7,11-17) dont le texte est exactement celui utilisé par le Pape pour envoyer les Suisses au JMJ 2005.
Ayant suivi Saint Pierre dans ses pérégrinations, celui-ci envoya Materne dans les régions du nord des Alpes. Il a commencé à Octodure (Martigny) Thun et Lausanne. C’est alors qu’il rencontra ses deux disciples Euchère et Valère. Un jour Materne, arrivant en Alsace dans l’importante cité romaine de Ehl ou Helvet, épuisé par ses périples, s’endormit dans la paix du Seigneur. Ses disciples ne pouvant se résoudre à sa disparition prirent le chemin de Rome, allèrent voir Pierre dans sa prison, et celui-ci leur donna son bâton pastoral. Ils revinrent en Alsace, le déposèrent sur le corps et Materne ressuscita une deuxième fois.
Saint Materne, évêque et disciple de Saint Pierre a évangélisé aussi l’Alsace et la vallée du Rhin avant de s’installer à Worms, Trèves et meurt à Cologne. Tous trois arpentèrent la Suisse et la vallée du Rhin, évangélisant la population et construisant des lieux de cultes. Nous connaissons celui de Ehl et aussi celui que nous pouvons encore voir de nos jours à Avolsheim près de Molsheim : c’est le petit sanctuaire appelé Dompeter (Domus-Petri ou Maison de Saint Pierre). Cette église vénérable est ombragée par un très ancien tilleul sous lequel, la tradition veut que l’évêque Materne y ait prêché et ait été arrosé par l’eau de la source Sainte Pétronille, portant le nom de la fille de Saint Pierre. Cette église a servi pendant tout le Moyen Âge d’église mère pour toutes les localités environnantes.
Il est facile de penser que Materne et ses disciples ne sont pas partis en Allemagne sans avoir laissé derrière eux un clergé pour continuer la mission commencée et l’église d’Avolsheim (ou une autre) a peut-être été plus qu’une simple église et peut-être une église épiscopale pour le siège apostolique fondé par Materne. Ce qui justifierait la construction du baptistère que nous voyons encore à un peu moins d’un kilomètre de là.
Une ancienne tradition veut aussi qu’il ait construit l’actuelle église Saint Pierre le Vieux à Strasbourg. On peut bien considérer Materne comme l’apôtre et le fondateur du siège épiscopal de Lausanne/Aventicum/Helvétie qui couvrait toute la région, notamment le Mont Pilate selon Voragine et St Nicolas de Flüe, aurait une grande importance pour l’Église.
St Materne ressuscitera une troisième fois à la fin des temps.

Le royaume burgonde

Le royaume burgonde de Worms était catholique et il résista aux Huns d’Attila dans la grande bataille des Nibelungen, décrite par un évêque catholique sur 7 parchemins. Les Burgondes, les seuls barbares qui ne violent pas les femmes, venaient de Pologne avec leurs vaches blanches et rousses dites du Siebenthal. À en croire les témoignages concordant de deux historiens de l’Église vivant au Ve s., Orose et Socrate, une partie au moins des Burgondes du Rhin étaient catholiques. Ce royaume romano germain est attaqué par une coalition romaine, hunnique (Attila) et franque. Cette gigantesque bataille, Les Nibelungen, écrite par un évêque, fit plus de 20’000 morts. Leur chant était : Christus vincit, Christus regnat, Christus imperat, Gloria Patri… Sicut erat…
La langue des Valsers est la plus proche de la langue des Nibelungen.
Le complot continue aux champs catalauniques, Huns et Romains liquident par ruse le maximum de ” barbares” chrétiens. Idilco, princesse burgonde, tue Atle (Attila) pendant la nuit de “noces forcées”.
Une autre preuve de cette christianisation est celle de St Maurice qui avait reçu l’ordre de tuer tous les habitants près de Octodure (Martigny) au Nord des Alpes car ils étaient tous déjà chrétiens. Son refus et celui de sa légion furent la cause du célèbre martyre. Les modèles chrétiens de Zabulon et Nephtali (Math. 4, 12-16), existent encore près de Sion en Suisse.

Les premiers rois chrétiens.

Cette période est une des grandes phases de l’histoire chrétienne. St Sigismond, burgonde, est le premier roi saint chrétien au Nord des alpes, inhumé à St Maurice. Godomar, son frère héritier de la couronne, ordonna aux Burgondes de se cacher dans les Alpes à Gessenay Gstaad et donna la couronne à tous, car tous sont prophètes, prêtres et rois dans les rings burgondes, ancêtres des Landsgemeinde et de la démocratie directe suisse, pour gérer l’Allmend. En 491, Clovis épouse la nièce de deux rois burgondes, Clotilde, dont les parents et les frères ont été massacrés par des proches. Elle est chrétienne, elle fera tout pour amener son époux à la conversion et à la Foi au Christ. N’oublions pas que de nombreux historiens situent le site de la Bataille de Tolbiac dans l’actuel Kochersberg au nord-ouest de Strasbourg ou près de Cologne, cette bataille, dont il avait promis à sa femme burgonde Clotilde qu’il se convertirait au Dieu des Chrétiens si celui-ci lui donnait la victoire. La tradition veut que cette promesse eût été prononcée au château du Frankenbourg entre Strasbourg et Colmar. Ne manquez pas d’aller vous promener au Frankenbourg : il se trouve au-dessus du village de Neubois. En plus d’une visite historique, vous y ferez un pèlerinage. En effet, la Vierge-Marie est apparue plusieurs fois au 19 ème siècle sur le sentier et on y trouve un beau calvaire, une chapelle et une source

Le Pape de Lausanne.

Le duc de Savoie qui avait été élu et couronné pape, sous le nom de Félix V par le concile de Bâle qui s’est terminé à Lausanne, après avoir voulu promulguer le dogme de l’Immaculée Conception et pour faire la Paix en 1449, déposa la tiare à Lausanne et, conservant le titre de cardinal-évêque de Sainte Sabine (protodiacre), vint finir ses jours à Ripaille, d’où il administra l’évêché jusqu’à sa mort en tant que numéro deux de l’Église catholique. Le visage du St Suaire était brodé sur les aubes des prêtres de Lausanne et la grande rosace parle encore des miracles de la résurrection des embryons morts.

Définition de Ruha ou “Ruwach”

  1. Vent, souffle, esprit
    1. Haleine
    2. Vent
      • Des cieux
      • Le côté d’où vient le vent
      • Souffle de l’air
      • Air, gaz
      • Vain, chose vide
    3. Esprit (comme étant ce qui respire vite dans l’animation ou l’agitation)
      • Esprit, animation, vivacité, vigueur
      • Courage
      • Humeur, colère
      • Impatience, patience
      • Esprit: disposition (troublé, amer, mécontent)
      • Disposition (de diverses sortes), impulsion inexplicable ou incontrôlable
      • Esprit prophétique
    4. Esprit (des vivants, le souffle qui se trouve dans l’homme et les animaux)
      • Comme un don offert par Dieu, esprit de Dieu
    5. Esprit (comme siège des émotions)
      • Désir
      • Douleur, trouble
    6. Esprit
      • Comme siège ou organe des actions mentales
      • Rarement de la volonté
      • Siège en particulier du caractère moral
    7. Esprit de Dieu
      • Inspirant l’état d’extase de la prophétie
      • Forçant le prophète à donner instruction ou avertissement
      • Donnant une énergie de combattant et un pouvoir d’exécution et d’administration
      • Dotant les hommes de dons variés
      • Une énergie de vie

Généralement traduit par :

Esprit ou esprit, souffle, respiration, vent, coeur, haleine, animé, être consterné, colère, forces, âme, vain, en l’air, humeur, orgueil, s’emporter, ardeur, s’irriter, être inspiré, côté, imaginer, . . .

Origine du mot “Ruwach”

Vient de Ruwach (7306)
Abel = “souffle, vapeur”
    1. Second fils d’Adam et Ève, tué par son frère Caïn

Définition de “Qayin”

Caïn = “possession”, “artisan, forgeron”
  1. Fils aîné d’Adam et Ève et le premier meurtrier, après avoir tué son frère Abel Kéniens = “forgerons”


La “Laus perennis” ou “louange perpétuelle”

Cette page est entièrement extraite du site le plus complet sur l’abbaye Saint-Maurice :http://www.stmaurice.ch

Ce rite de la louange perpétuelle fut inventé par l’archimandrite Alexandre né vers 350 dans une île de l’Asie mineure et mort vers 430. Alexandre fut le fondateur des Acémètes, autrement dit “les non-dormants” ou “les vigilants”.

Le monastère d’Agaune fut le premier d’Occident à reprendre cette coutume venue d’Orient de “louange perpétuelle”, application à la lettre des préceptes divins de “prier sans cesse” (cf. Mt 18,19-20; Mt 24,42-44 et Lc 21,36; 1Th 5,17…), sous le gouvernement de l’abbé Ambroise.Des groupes de moines provenant de l’Ile-Barbe et de Grigny (région lyonnaise), de Condat, l’actuel Saint-Claude, et de Romainmôtier (région du Jura), formèrent, avec la communauté locale, un groupe de cinq choeurs qui inaugurèrent en Occident la Laus perennis. Cette Laus perennis fleurit plus tard dans d’autres monastères des Gaules, à l’imitation d’Agaune. Sigismont, le fondateur du monastère, inaugure solennellement cette coutume avec une homélie prononcée de saint Avit, évêque de Vienne qui, de par ses relations avec l’empereur et le patriarche de Constantinople, a probablement transmis ladite coutume aux occidenataux.

L’Eglise est considérée comme une image du ciel où les anges louent perpétuellement le Seigneur de gloire (cf. Ap 4,8). Il est donc bon, pensa Alexandre, d’imiter sur la terre cette adoration perpétuelle. Les moines, divisés en choeurs, chantent donc sans cesse la laus perennis. Ce rite, pratiqué avec éclat à Constantinople, fut introduit à Agaune suite, vraisemblablement, aux relations que St Avit, évêque de Vienne en Dauphiné, entretenait avec l’empereur et le patriarche de Constantinople. Dès lors fut assurée, au lieu où reposent les martyrs thébains, la continuité ininterrompue de la louange chrétienne, par le chant des hymnes et des psaumes, prolongation de la louange rendue par Maurice et ses Compagnons dans le témoignage de leur sang. Il semble que cinq ou même, pour certains auteurs, neuf choeurs de moines se relayaient jour et nuit pour assurer l’office divin.

L’exemple d’Agaune fit école en Occident et l’on retrouve mention de celui-ci dans les actes de fondation d’autres monastère en Gaule, par exemple Sainte-Bénigne à Dijon et Saint-Marcel à Châlon. Plus tard, vers 634, Dagobert Ier introduisit le même usage dans le monastère de Saint-Denys en France et ici encore, au témoignage de Clovis II, c’est “l’institution d’Agaune” qui avait servi de type. La laus perennis fut encore pratiquée à Luxeuil en Bourgogne, à Saint-Germain-des-Prés de Paris, à Saint-Médard de Soissons, à Saint-Riquier dans le Ponthieu.

Des témoignages nous assurent que la laus perennis était encore en pratique à Agaune au VIIIe siècle. Elle semble donc avoir duré en tout cas deux siècles, jusqu’à la décadence du IXe siècle qui vit le remplacement des moines par des chanoines.

Si la “laus perennis” au sens historique du terme n’est plus pratiquée de nos jours à St-Maurice que sporadiquement, les offices religieux continuent de résonner quotidiennement dans la basilique de Saint-Maurice. Depuis la prière des Laudes (6h30) à celle des Complies (20h20) en passant par l’Office des Lectures (11h30), les Vêpres et la Messe (18h00), toute la journée monastique est scandée par l’action de grâce communautaire dans le sanctuaire.

Source : http://www.stmaurice.ch

Invitations pour la nouvelle initiative fédérale micro-impôt 

Monnaie-pleine, Genève a voté oui, puis les résultats ont été trafiqués ! https://microtaxe.ch/2018/06/monnaie-pleine-la-ville-des-banques.html 


Merci encore

Avec mes amitiés

François

Lioba & fête des vignerons


Le lioba, alias lÿôbâ
… Mon présent est petit et n’a aucune puissance matérielle ; je ne puis t’offrir ni la force, ni la richesse des deux autres. Ma voix, mon cor, ma mélodie, une âme limpide et un coeur content : … Ma mélodie te gagnerait chaque coeur en Haute et Basse Gruyère et dans tout le pays.. Peu de temps après, Rose et François chantèrent ensemble la mélodie du Lioba ou Ranz des vaches à deux voix. Ainsi le Lioba prit naissance et se répandit parmi les armaillis, les familles et gardes suisses de génération en génération.

Source
Au pays des Légendes de la Gruyère
Clément Fontaine, tiré de “Sous la bannière de la Grue”
Belén Clément


Une fois par génération seulement, la Fête des Vignerons éblouit plusieurs centaines de milliers de spectateurs à Vevey en Suisse.

Le Ranz des vaches ou Lioba est un moment très attendu de la prochaine Fête des vignerons. Savoir qui allait l’interpréter a fait l’objet d’un intense suspense tant dans le public qu’auprès des médias. Pourquoi cet intérêt?


Le Ranz des vaches ou Lioba , chanson de vachers et de bergers d’alpage qui raconte une historiette populaire est quasi devenu un hymne national. La version que nous chantons à la Fête est celle de l’Abbé Bovet, qui l’avait mise au goût de son temps, mais ce chant existait depuis des siècles. Il était évident pour la Confrérie autant que pour le directeur artistique Daniele Finzi Pasca que …  le Ranz ou Lioba était intouchable, incontournable, par sa popularité, l’amour que le public a pour lui, et son lien à la Fête.
Qu’est-ce qui rend le Lioba si émouvant et pousse les foules, de génération en génération, à le reprendre en choeur?

Cette émotion s’explique à la fois pour des raisons de tradition, de lien avec l’histoire d’une région, mais aussi pour des raisons intrinsèques au chant. Notamment liées aux deux syllabes du fameux mot «lyoba», ce mot d’appel un peu mystérieux, et les notes sur lesquelles ces syllabes sont posées. Ce sont deux syllabes graves, intérieures, comme des caisses de résonance qui font vibrer le plexus solaire, le ventre. «Lyo» projette la voix au loin, comme si le chanteur voulait être entendu dans le vaste monde. «Ba» pose la voix, les pieds sur terre, bien ancrés dans la terre. Impossible de ne pas avoir de frissons à ce moment.
https://www.fetedesvignerons.ch/ranz-des-vaches-pourquoi-un-collectif/


Le chant le plus émouvant est le Lioba, ou Lyoba, en l’honneur de la Trinité paternelle.( voir le PS ci-dessous et écoutez ces musiques pour bien comprendre l’âme suisse )
http://www.youtube.com/watch?v=dj_t5t8zsXQ

http://www.youtube.com/watch?v=3xJFuZD5CvA
http://www.youtube.com/watch?v=gY_bxYxxDLM
http://www.youtube.com/watch?v=FU3j5umkrF4&list=PLC5031D05EF81C22B
http://www.youtube.com/watch?v=DL1dXLLe5No&list=RD02dj_t5t8zsXQ


http://desiebenthal.blogspot.ch/2013/03/jerusalem-shalom-pax-paix-peace-frieden.html



ahabà (amour agape dans la première alliance) a a  a, 3 voyelles a plus h et b,

a, gorge grande ouverte, symbole divin, A, alpha, allah….

b, symbole du papa

aba ( papinou, ou papounet, ou petit papa chéri),

H, inspiration, pour une meilleure expiration, vie en abondance, souffle du St Esprit, qui souffle comme il le veut bien, lettre donnée à Abraham et à Sarah



abram, abra h am, sara h, … pour la multitude des frères et soeurs…


Expiration du LIOBA, qui donne la buée de l’haleine, buée, qui signifie aussi Abel, mal traduit dans le Qohélet, qu’on appelle aussi L’Ecclésiaste, par 
” Vanité, tout n’est que vanité… “
Mais on devrait dire et lire
“Abel, tout n’est qu’Abel”
 ou ( Buée, tout n’est que buée, )


הֶבֶל Hèvèl signifiant soufflevapeurvanité,


ou Nibelungen, tout n’est que Nibelungen des Burgondes, explications plus bas… ) 


par opposition à Caïn, « j’ai acquis, j’ai créé, j’ai formé » ce qui signifie la possession, le désir de pouvoir sur les autres ( et les choses ) ou l’acquisition matérialiste. Caïn qui a fondé notamment les villes, les armes, …

Que ton Nom soit sanctifié, pour le sanctifier, il faut le chanter…
Nous savons maintenant que son nom est compris dans le L io b a suisse, qui est en fait la prière de l’aube à Dieu, IOA, qui a donné l’aube, LIOBA, est ce fameux chant attirait les vaches vers le père de famille chaque matin.

I E O U A,
que des voyelles de la bouche qui s’ouvre toujours plus en un souffle et qu’un nouveau né peut dire.
soit articulé en manière trinitaire

I O A

le Père,

I E sh O U A   le Fils, avec sh, le shin qui signifie l’humanité en Dieu et

A ll E U I A le St Esprit, avec 2 L, car il souffle comme il veut

Malachie, fin de la première alliance, finit en disant:
Il ramènera le coeur des pères à leurs enfants, Et le coeur des
enfants à leurs pères, De peur que je ne vienne frapper le pays
d‘interdit.
et la nouvelle alliance commence par une généalogie de pères et de fils…
Le monde moderne fait exactement le contraire, il tue les lignées, les mariages, l’amour…
Choisi la Vie, ou la mort…
De peur que je ne vienne frapper le pays d‘interdit


Et le nouveau Testament commence justement par le récit d’une lignée…

I E shO U A, (Matthieu 24.36)
I E O U A Shalaom….
I E shO U A Shalaom
A ll E l UIA Shalaom
I O A

Cette simplicité, c’est l’Abbé Bovet lui même qui en parle le mieux lorsqu’il évoque sa Suisse natale : « Mon Pays que j’ai servi à ma manière, de tout mon coeur, en le célébrant par mes chansons. Mon Pays que je continue à chanter jusqu’au dernier souffle de ma vie. Car il est vrai de dire que ce peuple, je l’ai aimé et je l’aime profondément. Mon but, en écrivant des chansons pour lui, a été de lui donner de la joie, de l’aider dans son labeur de tous les jours, de faire luire à ses yeux sans qu’elle s’éteigne, la flamme généreuse de l’espérance, du courage, de l’optimisme. C’est cela que j’ai voulu. J’y ai mis tous mes efforts et toute ma foi. J’y ai mis une sincérité rigoureuse. Ai-je réussi ma tâche ? Il est encore trop tôt pour le dire. En tout cas, mes chansons, je ne les ai pas écrites comme un simple compositeur, mais comme un prêtre aussi, et ce fut là mon ministère et mon apostolat. »

Le compositeur des alpages ne devrait pas éclipser le compositeur de Musique Sacrée, mais son succès en a décidé autrement. On se fera une opinion avec « Nouthra Dona di Maortse » (Notre-Dame des Marches, lieu de pélerinage suisse), pièce toute empreinte de piété populaire, mais ô combien priante. L’Abbé Bovet y révèle un phrasé à la fois coulant, dynamique, et plein de dévotion [La Procure peut vous fournir une version bilingue de cette pièce].

Lyôba, lyôba, por aryâ !

Qui n’a jamais entendu ce refrain, cette formule magique qui met en émoi tout un peuple, laissant couler une larme aux anciens, faisant vibrer les cordes vocales des plus jeunes ?
Que l’on soit un expatrié des terres fribourgeoises, un fervent défenseur des traditions, ou encore un simple curieux, ce chant a fait naître des émotions qui ne sont pour l’heure pas encore descriptibles. Le ranz des vaches fera certainement encore parler de lui.
Actualisé le 29.11.2017 cet article ajoute un moment magique du Paléo festival de Nyon 2017 où I Muvrini (groupe corse dont le nom signifie les petits mouflons) entonne le Ranz des Vaches. Je n’ai pu passer à côté de cette interprétation quelque peu loufoque mais empreinte de bons sentiments. Je vous laisse vous faire votre propre avis sur les 7 minutes 22 que dure la vidéo de ce Ranz des Vache 2017.

La légende fait naître le mythe

Aucune origine n’est connue pour le ranz des vaches, cependant une légende rapporte que de nombreux jeunes gens désertaient les rangs de la garde suisse des rois de France, à l’écoute de cette chanson. Cette légende rapporte le vague à l’âme des soldats gruériens embauchés par la garde suisse des rois de France, désertant, fuyant,  si bien que cette chanson, si l’on en croit la légende, fut tout simplement interdite sous peine de mort, des champs de bataille.
La Gruyère est une terre de légende aussi, on rapporte que l’origine du ranz des vaches serait dû à un jeune armailli prénommé François. Un jour, ce dernier eu le plaisir de rencontrer trois jeunes géants amenant avec eux trois jattes. Il fut proposé à notre armailli François de choisir l’une d’entre elles.
Dans la première jatte, le géant indiqua à l’armailli qu’elle contenait un liquide pouvant donner à notre armailli toute la force et la puissance qu’il désirait. Le second géant proposa quant à lui une jatte remplie d’or et d’argent qui ferait de François l’homme le plus riche de la Gruyère et certainement au-delà. Pour le troisième géant, la jatte qu’il apporta contenait un simple chant, mais ce chant lui ferait gagner le coeur et l’âme de tous les habitants de la haute et basse Gruyère, ainsi qu’au-delà du pays. Devant ce choix cornélien, François l’armailli se rappela que son coeur battait pour une jeune et belle gruérienne, il décida de ce fait de s’emparer de la troisième jatte, celle-là même qui contenait ce fabuleux chant. Il pu grâce à lui conquérir le coeur de sa belle et faire naître un chant qui embaumera toute une région, le ranz des vaches ainsi que toute l’émotion qu’il transmet était donc né.

Émotions 2.0

En 2017, ce chant est bien entendu encore fredonné, d’ailleurs il n’est pas rare que lorsqu’un chanteur amateur lance les premières brises de l’appel à la traite, le ranz des vaches devient un déclencheur qui embarque toute l’assemblée présente dans ses refrains et son air enjoués. Il est fréquemment chanté par le choeur des Armaillis de la Gruyère anciennement sous la baguette de Michel Corpataux qui remis le flambeau en 2016 à Nicolas Fragnière de Vuadens. Lors de la fête des Vignerons à Vevey, cet air est chanté, propulsant une foule de spectateurs à l’extase musicale reprenant en choeur le refrain, souvenons-nous de l’incroyable prestation de Monsieur Bernard Romanens, lors de la fête des Vignerons en 1977, qui encore aux détours de discussions émeut les personnes présentes ou ayant eu la chance de l’entendre en direct, j’ai eu souvent vent que l’interprétation de Bernard Romanens est et restera celle qui déclencha le plus d’émotions. Bien entendu beaucoup de choeur-mixtes reprennent régulièrement ce chant lors de leur concert annuel, ajoutant à leur programme varié un peu de traditions vocales, les larmes des anciens et l’oeil brillant des plus jeunes est le résultat d’une équation musicale magique. Ce chant issu du folklore gruérien dont les paroles du refrain reviennent en force lorsque Fribourg Gottéron gagne le match, montre à quel point le peuple est rattaché à ses traditions.
Exemple pour Fribourg-Gottéron lors du match Fribourg-Genève où Fribourg gagne 3:2 à l’issu de la rencontre

Charles Jauquier un grand ténor suisse fut lui aussi l’interprète du ranz des vaches, sa prestation lui valu plusieurs enregistrements. On peut également citer Monsieur Roger Cochard en 1955 ainsi que Monsieur Robert Colliard en 1927, comme des interprètes majeurs du ranz des vaches.
En 1999 nous avons eu la chance de l’entendre « enfin » au complet. C’est dans les arènes veveysannes de la fête des Vignerons que le ranz des vaches fut interprété dans son ensemble, c’est à dire avec les 19 couplets !

Romantisme et mélancolie, l’histoire du ranz des vaches

Comme mentionné un peu plus haut dans cet article, aucune origine pour ce chant n’est réellement connue, cependant on trouve une des plus anciennes versions notée datant de 1710, et bien non ce n’est pas dans un recueil de chants que l’on retrouve cette version, mais dans un ouvrage médical ! Il s’agit de Théodore Zwinger, qui mis cette partition dans son ouvrage médical en raison des effets engendrés par ce chant sur la mélancolie, Théodore Zwinger parle en fait d’une thèse de Johannes Hofer, en 1688, qui cite le ranz des vaches comme si je peux me le permettre un puissant anti-dépresseur.
Le ranz des vaches de 1710

Le ranz des vaches de 1710
On retrouve également cet air dans le dictionnaire de la musique de Jean-Jacques Rousseau, voici ce qu’il en dit :
« J’ai ajouté dans la même Planche le célèbre Rans-des-Vaches, cet Air si chéri des Suisses qu’il fut défendu sous peine de mort de le jouer dans leurs Troupes, parce qu’il faisoit fondre en larmes, déserter ou mourir ceux qui l’entendoient, tant il excitoit en eux l’ardent desir de revoir leur pays. On chercheroit en vain dans cet Air les accens énergiques capables de produire de si étonnans effets. Ces effets, qui n’ont aucun lieu sur les étrangers, ne viennent que de l’habitude, des souvenirs, de mille circonstances qui, retracées par cet Air à ceux qui l’entendent, & leur rappellant leur pays, leurs anciens plaisirs, leur jeunesse & toutes leurs façons de vivre, excitent en eux une doute amere d’avoir perdu tout cela. La Musique alors n’agit point précisément comme Musique, mais comme signe mémoratif. Cet Air, quoique toujours le même, ne produit. plus aujourd’hui les mêmes effets qu’il produisoit ci-devant sur les Suisses ; parce qu’ayant perdu le goût de leur premiere simplicité, ils ne la regrettent plus quand on la leur rappelle. Tant il est vrai que ce n’est pas dans leur action physique qu’il faut chercher les plus grands effets des Sons sur le cœur humain »
Voici à la page 405 du Dictionnaire de la musique de Jean-Jacques Rousseau ce qu’il en est dit :
2017-05-04 11_35_14-Dictionnaire de musique , par J.-J. Rousseau _ Gallica_ranz-des-vaches
Puis dans la partie Musique, voici ce que l’on retrouve à la page 317 :
2017-05-04 11_39_28-Dictionnaire de musique , par J.-J. Rousseau _ Gallica
Vous pouvez consulter le dictionnaire de la musique de Jean-Jacques Rousseau gratuitement à l’adresse suivante : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k850406b

L’ORIGINE DES MOTS – NOSTALGIE suite au Lyôba
NOSTALGIE est emprunté au latin scientifique nostalgia, créé par J.-J. Halder, médecin suisse en 1678, du grec nostos “retour” et algos “mal, souffrance” sur le modèle des mots médicaux en –algie. Nostos est dérivé du verbe nesthai “revenir, retourner chez soi”, racine grecque que l’on retrouve dans le prénom Nestôr “celui qui rentre heureusement”. Nostalgia traduit le mot suisse alémanique Heimweh “mal du pays” appliqué aux mercenaires suisses à l’étranger.
Il désigne l’état de dépérissement et de langueur causé par le regret obsédant du pays natal, ainsi que l’état de regret mélancolique du passé, ou d’une chose idéale que l’on n’a pas eue, désir insatisfait.
« La nostalgie, c’est le désir d’on ne sait quoi. » (A. de Saint-Exupéry)


http://desiebenthal.blogspot.com/2017/01/st-canisius-nous-confirme-st-materne.html


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La Suisse, mon pays, s’appelle aussi la Confédération helvétique. Nous sommes un petit pays mais qui respecte plusieurs cultures. Helvet dans les langues germaniques anciennes veut dire enfer, nous sommes allé vivre en montagne “infernale”, près des Diablerets ( Gstaad, Gessenay, Zweisimmen, en fait Zweisieben ),  pour être libres.
Saint Nicolas de Fluë
Notre saint patron est saint Nicolas de Fluë, un père de famille avec 10 enfants, qui sous l’injonction de la Sainte Trinité, s’est éloigné de 300 mètres de sa maison. Il a vécu 19 ans sans rien manger ni boire que la Communion. Et il a une très grande influence sur la spiritualité de la Suisse. C’est lui qui nous a protégés de nombreuses guerres mondiales. Nous sommes en paix depuis bien des siècles, grâce à un père de famille qui s’est consacré à Dieu pendant plus de 20 ans de sa vie.

Civilisation remontant aux apôtres
C’est bien important pour comprendre les paramètres économiques que nous vivons présentement, de connaître un petit peu la civilisation suisse. Historiquement, il faut savoir que la Suisse dépend en premier lieu, par une tradition orale, de saint Materne qui était le fils de la veuve de Naïm, qui était mort et qui a été ressuscité par le Christ. Il est venu évangéliser l’Europe, notamment la Suisse, l’Alsace et la vellée du Rhin. C’est notre premier lien avec les apôtres. C’est un saint qui a été ressuscité du temps du Christ et qui est ressuscité une deuxième fois avec l’aide de saint Pierre, sur le territoire proche de la Suisse… 
Saint Materne a vécu à un endroit qui s’appelle Hel vet, en Alsace, qui était proche d’Helvétie, de la Confédération helvétique. Saint Materne a eu une grande influence sur la formation chrétienne en Suisse, dans le temps du Christ. D’Israël, il est venu directement dans ces régions.
Le deuxième grand saint qui influence aussi la Suisse, c’est saint Maurice qui était un Égyptien de couleur noire, officier de l’armée romaine. Il a été tué comme martyr avec ses compagnons à Agaune qui a pris le nom de Saint-Maurice, en sa mémoire, avec une abbaye très célèbre dans le monde entier où il y a les reliques de saint Maurice.
Premier roi catholique en Europe
La Suisse a été influencée aussi par le premier roi chrétien d’Europe. Beaucoup de livres d’histoire sont faux. Le premier roi catholique d’Europe c’est saint Sigismond qui était un roi burgonde. Toute sa famille a été massacrée à titre de martyre, parce que le roi voulait convertir l’Europe de l’époque au christianisme. Lui et toute sa famille ont été jetés dans un puits. Il y a eu toute une alliance de différents blocs contre cette christianisation. Déjà, à l’époque, les puissants s’alliaient contre les catholiques.
Le royaume burgonde est venu de Worms, au bord du Rhin. Les Burgondes catholiques chrétiens ont combattu Attila (le chef des Huns) qui attaquait l’Europe. Cela a donné une gigantesque bataille qui a causé 20,000 morts. Pour l’époque, c’était colossal. Cette grande saga, qui était la lutte entre chrétiens et non-chrétiens, a donné une mystique européenne des Nibelungen qui est sous-jacente dans beaucoup de cultures européennes : anglaise, française, allemande, danoise, suédoise, etc.
Donc, le premier roi catholique de l’Europe, c’est Saint-Sigismond. Une princesse burgonde, Idilco, a tué Attila pendant la nuit de « noce » forcée, donc un viol. Elle a sauvé l’Europe d’un danger terrible de destruction parce que les Huns tuaient leurs ennemis très facilement. Les Huns sont retournés en Asie pourélir le successeur d’Attila.
Sainte Clotilde, une Burgonde
La princesse burgonde, Clotilde qui était de la famille de saint Sigismond et qui vivait à Genève, est devenue l’épouse de Clovis. Elle l’a converti au catholicisme. Grâce à cette princesse burgonde, la France qui est reliée à la Bourgogne, est devenue chrétienne catholique. Les Burgondes avec Clotilde ont donc été les fondateurs de la Fille Aînée de l’Église, la France.
Le Sanctuaire des Rois français qui est Saint-Denis a été complètement profané par les révolutionnaires. Le Sanctuaire des Rois burgondes qui est Saint-Maurice, grâce à Dieu, n’a jamais été profané. Ce sanctuaire est près de Lausanne.
Le frère de ce Roi Sigismond s’appelait Godomar. Il s’était réfugié dans les montagnes de Suisse, près de Saint-Maurice. Il a fondé la civilisation valser. Le Roi Godomar, pratiquant l’Évangile, a reconnu que tous les citoyens burgondes étaient des prêtres, prophètes et rois, base de la démocratie directe.
Semblable au Crédit Social
Le Roi Godomar a pratiqué la méthode du Ring. La notion du Ring, qui rejoint la notion du Crédit Social de Louis Even, définit que le pouvoir doit rester le plus local possible. Tous les hommes se réunissaient en Ring, c’est-à-dire en cercle. Et dans les montagnes, ils définissaient localement leur vie sociale, économique et politique.
La coutume était prise de partager les domaines. Tous les domaines communs burgondes s’appelaient des allmends. Ce système économique du Ring était basé sur la maternité et le respect de la famille. Les femmes, contrairement au droit romain, avaient le droit d’agir en justice et même de se battre lors des guerres
Contrairement à tout le reste du monde, dans la tradition burgonde, la tradition Valser aussi, ce n’est pas le fils aîné qui hérite du domaine mais c’est le cadet. Le dernier des garçons, le petit cadet, c’est l’assurance-vie, l’assurance-maladie.
Etant donné que les montagnes suisses étaient très pauvres, les aînés devaient partir avec une partie du troupeau et aller coloniser la vallée voisine. C’est ainsi que la civilisation valser s’est répandue dans toutes les Alpes, dans toutes les montagnes. Si les aînés rataient leur expédition, ils pouvaient revenir au point de départ. Comme le cadet était l’assurance-vieillesse du père et de la mère, les petits s’occupaient des malades et aussi des parents. Cette coutume d’avoir toujours un responsable en dernier ressort, favorisait la démocratie parce qu’autour de la table familiale, le petit, on l’écoutait. On savait qu’il était l’assurance de la famille.
Leur doctrine pratique se résume donc en fédéralisme, subsidiarité, corps intermédiaires, communes, cantons, confédération, fiscalité proche des citoyens.
Hofer le tyrolien a défendu ces valeurs même contre les troupes napoléoniennes.
La démocratie directe unique en Suisse (initiative constitutionnelle, référendum) vient de leur histoire.
Les Valsers ont perfectionné la technique de la montagne dans toute l’Europe. Il ont colonisé, depuis leur vallée d’origine, le Siebenthal (Gstaad, Saanen, Gessenay, Zweisieben, la grande ville dans la montagne) la Suisse, l’Allemagne ( Bavière), l’Autriche, la France, l’Italie, le Liechtenstein et même des vallées yougoslaves (Sbrinz).
Ils sont les spécialistes de la construction des bisses, des routes de montagne, des ponts ( le pont du diable au Gothard, du Sanetsch….).
Un des noms de famille est par exemple von Flüe en allemand, de La Pierre en Français, de la Pierraz en italien….
Doctrine sociale de l’Église incarnée dans l’histoire
Une des caractéristiques de la Suisse, de cette civilisation valser, qui est une assimilation de Français, d’Allemands, d’Italiens, d’Autrichiens, de Yougoslaves, de Slovènes, etc., c’est un respect de la Doctrine Sociale de l’Église incarnée dans l’histoire. Avant peut-être même que la Doctrine Sociale de l’Église existe, en tant que Doctrine Sociale, les Valsers la pratiquaient en respectant l’Évangile. Tous les villages valsers avaient un prêtre, un cimetière autour de l’église. Les maisons étaient réparties sur les territoires en un réseau respectueux de la nature. La deuxième loi promulguée fût celle du respect des forêts pour éviter les avalanches.
Chez les Valsers, pendant une longue période de l’histoire, il n’y avait pas d’argent. Cette civilisation s’est très bien développée, non polluante.
La famille à l’honneur
La grande coutume valser, c’était donc d’offrir dans une grande fête, lors du mariage d’un couple, une maison aux mariés, la maison toute équipée, construite pendant la fête. L’art musical (yodle, tyroliennes, la valse…) et pictural est joyeux.
Quand un enfant arrive, on dresse une grande pique ornée de son prénom pour en informer toute la vallée. Cette grande pique a servi de modèle pour faire les hallebardes avec une pique, une hache et un crochet sur la même lance pour la défense des familles. 
La famille était mise à l’honneur. Donc, la première unité de la Doctrine Sociale de l’Église, la famille, était aidée par la communauté comme un cadeau. La deuxième unité était la commune (la paroisse), des foyers de familles. 
Les familles des communes sont les cantons. Le canton, en Suisse, c’est un petit Etat qui a son organisation, sa police, son système scolaire et sanitaire. Ce sont des états assez indépendants. Et certains cantons sont eux-mêmes des confédérations de petits Etats, comme les Grisons. Au niveau de la Suisse entière, c’est une Confédération de petits Etats, de plusieurs cultures, de plusieurs langues qui vivent en bonne intelligence depuis des siècles.
Principes de la Doctrine Sociale
Le deuxième principe de la Doctrine Sociale de l’Église : les corps intermédiaires. Et cela fonctionne depuis des siècles en Suisse.
Troisième principe de la Doctrine Sociale de l’Église qui a été mis en pratique de manière automatique et historique, en Suisse : c’est le principe de «subsidiarité». «Subsidiarité» veut dire que le pouvoir doit rester le plus bas possible. Le principe constitutionnel suisse : tous les pouvoirs sont en bas, sauf ceux qui ont été expressément délégués au niveau au-dessus et par écrit. Si quelque chose n’a pas été écrit et défini dans un texte par écrit, cela reste au niveau du bas. C’est exactement l’inverse dans les Traités européens de Maastricht et les suivants…
Notre Constitution commence par le nom de Dieu Tout-Puissant. C’est l’une des rares constitutions du monde qui commence encore au nom du Créateur.
Petites banques locales
Au niveau économique, en Suisse, il y a énormément de petites banques locales, des banques mutuelles. Très souvent ces banques ont été fondée dans une ferme ou une salle paroissiale. Et le banquier est un paysan. Il tient les comptes. Il y avait des milliers de petites agences comme ça. C’est ça, la vraie force des banques suisses. Dans les villages, ce sont de bien petites agences tenues par des paysans.
Une démocratie économique
La Suisse décentralisée travaille par référendum, par initiatives. Les Suisses qui ne sortaient pas l’hiver à cause des montagnes, de la rigueur du climat, avaient le temps de penser à de nouvelles lois, aux initiatives à prendre, à un référendum à faire au printemps. Tous les hommes se réunissaient à un endroit «Le Ring». Ils devaient gérer les possessions communes qui appartenaient à tout le monde. Tout le reste de l’Europe, c’était des monarchies. La Suisse était un rare endroit du monde où il y avait une démocratie qui gérait l’économie locale : le Crédit Social appliqué localement et historiquement, pendant des millénaires. (NDLR : Cette phrase de Louis Even était mise en pratique : «Une aristocratie de producteurs au service d’une démocratie de consommateurs.»)
La civilisation valser existait sans argent, sans intérêt, sans usure, sans tout le système qui actuellement étrangle tous les pays. Nous voyons que notre pays, la Suisse, comme tous les autres pays, est en voie de disparition. Alors ma formation d’économiste, de banquier me permit de mieux comprendre ce qui se passe.
Il est clair que les banques suisses profitent d’une situation d’actif, d’un héritage qui vient de l’histoire, en paix, au milieu de l’Europe en guerre. La Suisse est devenue très riche. Tout le monde avait confiance en ce petit pays. Le facteur essentiel en économie, c’est la confiance. Crédit, qui vient du mot latin credere, signifie avoir confiance, donner son cœur, cuore dare. Le capital se réfugiait en Suisse et les banquiers suisses sont devenus des acteurs incroyables dans l’économie mondiale. Ils profitent donc d’une situation qui est un don de Dieu, un héritage qui fait que la Suisse a une bonne réputation dans le monde entier.
Cela rejoint un principe de notre fondateur, Louis Even : Chacun a un héritage, chacun est un héritier. Que ce soit les biens de la création, que ce soit des biens technologiques, des biens du savoir, des biens de l’organisation, des structures de la société, il y a tout un héritage qui fait que chacun d’entre nous devrait participer à cet héritage et vivre grâce à cet héritage.
C’est un peu l’histoire en résumé du pays d’où je viens. En fait, on a incarné le Crédit Social de Louis Even et du Major C.H. Douglas.
François de Siebenthal
http://desiebenthal.blogspot.ch/2013/03/le-roi-bat-monnaieun-dividende-pour.html
http://www.youtube.com/watch?v=pfExybMc3o4

PS:
on chante I E O U A avec les 3 noms des 3 personnes la Trinité qui ont donné le chant du LIOBA ( IOA, I E sh O U A, Alleluia, Abba)  qui était chanté en final pour accepter la mort et obtenir le ciel, avec le Christus Vincit en latin tous en choeur à trois voix et cinq tonalités circulaires et répétitives I E O U A, la gorge qui s’ouvre cinq fois pour donner en insistant sur les 3 voyelles I O A en plus soit le 8 de l’infini au total. Le nom de Dieu n’est que les 5 voyelles avec le L de L’ alleluia du St Esprit qui souffle comme il veut et donne la première vraie consomme. Le Shin de l’humanité au milieu de IEshOUA est à la fois voyelle et consonne…Ste Anne et
St I E O U A Kim ( Joachim) étaient priés en secret pour accepter les blessures.( voici la raison des nombreux hôpitaux St Anne dans les alpes).
Chaque fois qu’il y a sept prières, on demande les sept dons du St Esprit.
Au nom Longine, le commandant embrasse la lance de Bourgogne, qui contient un clou de la croix et qui est le prototype de la lance du Légionnaire originaire la Gaule qui s’est converti en voyant le Christ mourir sur la Croix.
( cette lance est à Vienne, une copie est à Cracovie)


Il fallait au moins huit personnes en rond pour donner le ton à l’armée rangée en ordre de bataille dans la nuit, voix masculines ET féminines mélangées.


Les Burgondes étaient connus pour ne jamais violer les femmes, même à la guerre, ce qui est miraculeux…
Les Papes de Lausanne.
Le duc de Savoie qui avait été élu et couronné pape, sous le nom de
Félix V par le concile de Bâle qui s’est terminé ä Lausanne, après
avoir voulu promulguer le dogme de l’Immaculée Conception et pour
faire la Paix en 1449, déposa la tiare à Lausanne et, conservant le
titre de cardinal-évêque de Sainte Sabine (protodiacre), vint finir
ses jours à Ripaille la joie, d’où il administra l’évêché jusqu’à sa mort en
tant que numéro deux de l’Eglise catholique.
Le Pape Jules II fût évêque de Lausanne.
C’est lui qui a stabilisé les gardes suisses au Vatican.
Le visage du St Suaire
était brodé sur les aubes des prêtres de Lausanne et la grande rosace
parle encore des miracles de la résurrection des embryons morts.
St Materne ressuscitera une troisième fois probablement à la fin des temps, …
http://www.de-siebenthal.com/site05.htm
La grande prière était dite par les armées suisses (Walser-burgondes) la nuit avant les batailles de défense, dès que 3 étoiles étaient visibles dans le ciel, femmes et hommes ensembles au combat. Ils ont sauvé plusieurs fois l’Europe de grandes invasions païennes.


Chaque unité avait son lecteur éclairé par des torches si nécessaire.






Tous, sauf les lecteurs et les luminaires, étaient de mémoire debout pour les textes, à genoux pour les deux Notre Père et Ave Maria, couchés face aux étoiles aux 3 Notre-Père des parties impaires et couché face à terre pour la 2ème partie, celle du Christ en croix, et tous debout aux autres prières.
Chaque fois qu’il y a 5 prières, on chante I E O U A avec les 3 noms des 3 personnes la Trinité qui ont donné le chant du LIOBA ( IOA, I E sh O U A, Alleluia, Abba)  qui était chanté en final pour accepter la mort et obtenir le ciel, avec le Christus Vincit en latin tous en choeur à trois voix et cinq tonalités circulaires et répétitives I E O U A, la gorge qui s’ouvre cinq fois pour donner en insistant sur les 3 voyelles I O A en plus soit le 8 de l’infini au total. Le nom de Dieu n’est que les 5 voyelles avec le L de L’ alleluia du St Esprit qui souffle comme il veut et donne la première vraie consomme. Le Shin de l’humanité au milieu de IEshOUA est à la fois voyelle et consonne…Ste Anne et
St I E O U A Kim ( Joachim) étaient priés en secret pour accepter les blessures.( voici la raison des nombreux hôpitaux St Anne dans les alpes).
Chaque fois qu’il y a sept prières, on demande les sept dons du St Esprit.
Au nom Longine, le commandant embrasse la lance de Bourgogne, qui contient un clou de la croix et qui est le prototype de la lance du Légionnaire originaire la Gaule qui s’est converti en voyant le Christ mourir sur la Croix.
( cette lance est à Vienne, une copie est à Cracovie)


Il fallait au moins huit personnes en rond pour donner le ton à l’armée rangée en ordre de bataille dans la nuit, voix masculines ET féminines mélangées.


Les Burgondes étaient connus pour ne jamais violer les femmes, même à la guerre, ce qui est miraculeux…






L’héritage de St SigisMund


Tous les chrétiens ont reçu de par l’onction du baptême, complété par la chrismation ou confirmation, le sacerdoce baptismal qui les fait « prêtres, prophètes et rois ». En outre le sacrement de l’ordre donne à certains de ses membres un sacerdoce ministériel. Ces deux sacerdoces sont différents et complémentaires.
« Alors que le sacerdoce commun des fidèles se réalise dans le déploiement de la grâce baptismale, vie de foi, d’espérance et de charité, vie selon l’Esprit, le sacerdoce ministériel est au service du sacerdoce commun, il est relatif au déploiement de la grâce baptismale de tous les chrétiens ». (Instruction sur quelques questions concernant la collaboration des fidèles laïcs au ministère des prêtres, Libreria editrice vaticana, cité du Vatican 1997) .


Tous sont égaux en démocratie directe…


… Paradoxe: le morceau de musique le plus connu de la Fête des Vignerons organisée par la Confrérie des Vignerons de Vevey dans le canton de Vaud est un chant fribourgeois ( de la Gruyère ) interprété par une majorité de chanteurs fribourgeois…Ce chant symbolise une région, la Veveyse et la Gruyère, qui mêle la culture du vin du bord du lac, de la plaine, et la culture du lait des montagnes, des alpages. Cette région a toujours été une région d’échanges économiques, sociaux, culturels. Elle est à cheval entre deux cantons, effectivement, Vaud et Fribourg, qui partagent ici un terroir exceptionnel. La Fête des Vignerons fait le trait d’union entre cette culture de plaine et les activités de montagne. Elle fête les vignerons mais aussi l’agriculture, la production laitière, la gestion des alpages. Pas une famille vigneronne d’ailleurs du canton de Vaud qui ne mange pas de Gruyère!


Les Nibelungen, dont le nom signifie « Ceux de la brume »   
Nibelung est donc étymologiquement “le descendant ou le fils de la brume”  
brouillard, brume, buée, haleine, Abel


SI QUA FATA SINANT ( devise de la Cathédrale de Lausanne, dédiée à sauver les embryons, oculos humeris, dans le vitrail de la rose, à 3 heures…).

Saint Materne

Saint Materne et le message du Pape en Suisse à l’Allmend de Berne pour les JMJ 2005.
Les anciennes traditions, confirmées par de nombreux théologiens dont Saint Pierre Canisius, nous apprennent que Materne était le fils ressuscité par Jésus, de la veuve de Naïm (Luc 7,11-17) dont le texte est exactement celui utilisé par le Pape pour envoyer les Suisses au JMJ 2005.
Ayant suivi Saint Pierre dans ses pérégrinations, celui-ci envoya Materne dans les régions du nord des Alpes. Il a commencé à Octodure (Martigny) Thun et Lausanne. C’est alors qu’il rencontra ses deux disciples Euchère et Valère. Un jour Materne, arrivant en Alsace dans l’importante cité romaine de Ehl ou Helvet, épuisé par ses périples, s’endormit dans la paix du Seigneur. Ses disciples ne pouvant se résoudre à sa disparition prirent le chemin de Rome, allèrent voir Pierre dans sa prison, et celui-ci leur donna son bâton pastoral. Ils revinrent en Alsace, le déposèrent sur le corps et Materne ressuscita une deuxième fois.
Saint Materne, évêque et disciple de Saint Pierre a évangélisé aussi l’Alsace et la vallée du Rhin avant de s’installer à Worms, Trèves et meurt à Cologne. Tous trois arpentèrent la Suisse et la vallée du Rhin, évangélisant la population et construisant des lieux de cultes. Nous connaissons celui de Ehl et aussi celui que nous pouvons encore voir de nos jours à Avolsheim près de Molsheim : c’est le petit sanctuaire appelé Dompeter (Domus-Petri ou Maison de Saint Pierre). Cette église vénérable est ombragée par un très ancien tilleul sous lequel, la tradition veut que l’évêque Materne y ait prêché et ait été arrosé par l’eau de la source Sainte Pétronille, portant le nom de la fille de Saint Pierre. Cette église a servi pendant tout le Moyen Âge d’église mère pour toutes les localités environnantes.
Il est facile de penser que Materne et ses disciples ne sont pas partis en Allemagne sans avoir laissé derrière eux un clergé pour continuer la mission commencée et l’église d’Avolsheim (ou une autre) a peut-être été plus qu’une simple église et peut-être une église épiscopale pour le siège apostolique fondé par Materne. Ce qui justifierait la construction du baptistère que nous voyons encore à un peu moins d’un kilomètre de là.
Une ancienne tradition veut aussi qu’il ait construit l’actuelle église Saint Pierre le Vieux à Strasbourg. On peut bien considérer Materne comme l’apôtre et le fondateur du siège épiscopal de Lausanne/Aventicum/Helvétie qui couvrait toute la région, notamment le Mont Pilate selon Voragine et St Nicolas de Flüe, aurait une grande importance pour l’Église.
St Materne ressuscitera une troisième fois à la fin des temps.

Le royaume burgonde

Le royaume burgonde de Worms était catholique et il résista aux Huns d’Attila dans la grande bataille des Nibelungen, décrite par un évêque catholique sur 7 parchemins. Les Burgondes, les seuls barbares qui ne violent pas les femmes, venaient de Pologne avec leurs vaches blanches et rousses dites du Siebenthal. À en croire les témoignages concordant de deux historiens de l’Église vivant au Ve s., Orose et Socrate, une partie au moins des Burgondes du Rhin étaient catholiques. Ce royaume romano germain est attaqué par une coalition romaine, hunnique (Attila) et franque. Cette gigantesque bataille, Les Nibelungen, écrite par un évêque, fit plus de 20’000 morts. Leur chant était : Christus vincit, Christus regnat, Christus imperat, Gloria Patri… Sicut erat…
La langue des Valsers est la plus proche de la langue des Nibelungen.
Le complot continue aux champs catalauniques, Huns et Romains liquident par ruse le maximum de ” barbares” chrétiens. Idilco, princesse burgonde, tue Atle (Attila) pendant la nuit de “noces forcées”.
Une autre preuve de cette christianisation est celle de St Maurice qui avait reçu l’ordre de tuer tous les habitants près de Octodure (Martigny) au Nord des Alpes car ils étaient tous déjà chrétiens. Son refus et celui de sa légion furent la cause du célèbre martyre. Les modèles chrétiens de Zabulon et Nephtali (Math. 4, 12-16), existent encore près de Sion en Suisse.

Les premiers rois chrétiens.

Cette période est une des grandes phases de l’histoire chrétienne. St Sigismond, burgonde, est le premier roi saint chrétien au Nord des alpes, inhumé à St Maurice. Godomar, son frère héritier de la couronne, ordonna aux Burgondes de se cacher dans les Alpes à Gessenay Gstaad et donna la couronne à tous, car tous sont prophètes, prêtres et rois dans les rings burgondes, ancêtres des Landsgemeinde et de la démocratie directe suisse, pour gérer l’Allmend. En 491, Clovis épouse la nièce de deux rois burgondes, Clotilde, dont les parents et les frères ont été massacrés par des proches. Elle est chrétienne, elle fera tout pour amener son époux à la conversion et à la Foi au Christ. N’oublions pas que de nombreux historiens situent le site de la Bataille de Tolbiac dans l’actuel Kochersberg au nord-ouest de Strasbourg ou près de Cologne, cette bataille, dont il avait promis à sa femme burgonde Clotilde qu’il se convertirait au Dieu des Chrétiens si celui-ci lui donnait la victoire. La tradition veut que cette promesse eût été prononcée au château du Frankenbourg entre Strasbourg et Colmar. Ne manquez pas d’aller vous promener au Frankenbourg : il se trouve au-dessus du village de Neubois. En plus d’une visite historique, vous y ferez un pèlerinage. En effet, la Vierge-Marie est apparue plusieurs fois au 19 ème siècle sur le sentier et on y trouve un beau calvaire, une chapelle et une source

Le Pape de Lausanne.

Le duc de Savoie qui avait été élu et couronné pape, sous le nom de Félix V par le concile de Bâle qui s’est terminé à Lausanne, après avoir voulu promulguer le dogme de l’Immaculée Conception et pour faire la Paix en 1449, déposa la tiare à Lausanne et, conservant le titre de cardinal-évêque de Sainte Sabine (protodiacre), vint finir ses jours à Ripaille, d’où il administra l’évêché jusqu’à sa mort en tant que numéro deux de l’Église catholique. Le visage du St Suaire était brodé sur les aubes des prêtres de Lausanne et la grande rosace parle encore des miracles de la résurrection des embryons morts.

Définition de Ruha ou “Ruwach”

  1. Vent, souffle, esprit
    1. Haleine
    2. Vent
      • Des cieux
      • Le côté d’où vient le vent
      • Souffle de l’air
      • Air, gaz
      • Vain, chose vide
    3. Esprit (comme étant ce qui respire vite dans l’animation ou l’agitation)
      • Esprit, animation, vivacité, vigueur
      • Courage
      • Humeur, colère
      • Impatience, patience
      • Esprit: disposition (troublé, amer, mécontent)
      • Disposition (de diverses sortes), impulsion inexplicable ou incontrôlable
      • Esprit prophétique
    4. Esprit (des vivants, le souffle qui se trouve dans l’homme et les animaux)
      • Comme un don offert par Dieu, esprit de Dieu
    5. Esprit (comme siège des émotions)
      • Désir
      • Douleur, trouble
    6. Esprit
      • Comme siège ou organe des actions mentales
      • Rarement de la volonté
      • Siège en particulier du caractère moral
    7. Esprit de Dieu
      • Inspirant l’état d’extase de la prophétie
      • Forçant le prophète à donner instruction ou avertissement
      • Donnant une énergie de combattant et un pouvoir d’exécution et d’administration
      • Dotant les hommes de dons variés
      • Une énergie de vie

Généralement traduit par :

Esprit ou esprit, souffle, respiration, vent, coeur, haleine, animé, être consterné, colère, forces, âme, vain, en l’air, humeur, orgueil, s’emporter, ardeur, s’irriter, être inspiré, côté, imaginer, . . .

Origine du mot “Ruwach”

Vient de Ruwach (7306)
Abel = “souffle, vapeur”
    1. Second fils d’Adam et Ève, tué par son frère Caïn

Définition de “Qayin”

Caïn = “possession”, “artisan, forgeron”
  1. Fils aîné d’Adam et Ève et le premier meurtrier, après avoir tué son frère Abel Kéniens = “forgerons”


La “Laus perennis” ou “louange perpétuelle”

Cette page est entièrement extraite du site le plus complet sur l’abbaye Saint-Maurice :http://www.stmaurice.ch

Ce rite de la louange perpétuelle fut inventé par l’archimandrite Alexandre né vers 350 dans une île de l’Asie mineure et mort vers 430. Alexandre fut le fondateur des Acémètes, autrement dit “les non-dormants” ou “les vigilants”.

Le monastère d’Agaune fut le premier d’Occident à reprendre cette coutume venue d’Orient de “louange perpétuelle”, application à la lettre des préceptes divins de “prier sans cesse” (cf. Mt 18,19-20; Mt 24,42-44 et Lc 21,36; 1Th 5,17…), sous le gouvernement de l’abbé Ambroise.Des groupes de moines provenant de l’Ile-Barbe et de Grigny (région lyonnaise), de Condat, l’actuel Saint-Claude, et de Romainmôtier (région du Jura), formèrent, avec la communauté locale, un groupe de cinq choeurs qui inaugurèrent en Occident la Laus perennis. Cette Laus perennis fleurit plus tard dans d’autres monastères des Gaules, à l’imitation d’Agaune. Sigismont, le fondateur du monastère, inaugure solennellement cette coutume avec une homélie prononcée de saint Avit, évêque de Vienne qui, de par ses relations avec l’empereur et le patriarche de Constantinople, a probablement transmis ladite coutume aux occidenataux.

L’Eglise est considérée comme une image du ciel où les anges louent perpétuellement le Seigneur de gloire (cf. Ap 4,8). Il est donc bon, pensa Alexandre, d’imiter sur la terre cette adoration perpétuelle. Les moines, divisés en choeurs, chantent donc sans cesse la laus perennis. Ce rite, pratiqué avec éclat à Constantinople, fut introduit à Agaune suite, vraisemblablement, aux relations que St Avit, évêque de Vienne en Dauphiné, entretenait avec l’empereur et le patriarche de Constantinople. Dès lors fut assurée, au lieu où reposent les martyrs thébains, la continuité ininterrompue de la louange chrétienne, par le chant des hymnes et des psaumes, prolongation de la louange rendue par Maurice et ses Compagnons dans le témoignage de leur sang. Il semble que cinq ou même, pour certains auteurs, neuf choeurs de moines se relayaient jour et nuit pour assurer l’office divin.

L’exemple d’Agaune fit école en Occident et l’on retrouve mention de celui-ci dans les actes de fondation d’autres monastère en Gaule, par exemple Sainte-Bénigne à Dijon et Saint-Marcel à Châlon. Plus tard, vers 634, Dagobert Ier introduisit le même usage dans le monastère de Saint-Denys en France et ici encore, au témoignage de Clovis II, c’est “l’institution d’Agaune” qui avait servi de type. La laus perennis fut encore pratiquée à Luxeuil en Bourgogne, à Saint-Germain-des-Prés de Paris, à Saint-Médard de Soissons, à Saint-Riquier dans le Ponthieu.

Des témoignages nous assurent que la laus perennis était encore en pratique à Agaune au VIIIe siècle. Elle semble donc avoir duré en tout cas deux siècles, jusqu’à la décadence du IXe siècle qui vit le remplacement des moines par des chanoines.

Si la “laus perennis” au sens historique du terme n’est plus pratiquée de nos jours à St-Maurice que sporadiquement, les offices religieux continuent de résonner quotidiennement dans la basilique de Saint-Maurice. Depuis la prière des Laudes (6h30) à celle des Complies (20h20) en passant par l’Office des Lectures (11h30), les Vêpres et la Messe (18h00), toute la journée monastique est scandée par l’action de grâce communautaire dans le sanctuaire.

Source : http://www.stmaurice.ch

Invitations pour la nouvelle initiative fédérale micro-impôt 

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