Dominique Strauss Kahn, alias DSK, de clearstream 3, alias fonds Ferraye, cynique et sans pitié.

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DSK : nourrissons quelques pauvres pour sauver le système libéral !
10 juillet 2008 – 17:38
10 juillet 2008 (Nouvelle Solidarité) – Dans une tribune parue aujourd'hui dans le Miami Herald, le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) précise son plan, supposé capable de « Garantir l'approvisionnement en nourriture des pauvres ». Pour surmonter le double choc provoqué par la hausse des prix énergétiques et alimentaires, affirme DSK, les « pays à revenus faibles et moyens seront obligés d'imaginer des façons de nourrir les pauvres sans nourrir au même temps l'inflation et manquer de devises étrangères ». Ces solutions, continue DSK résulteront « d'arbitrages difficiles », une politique que ressemble odieusement à celles imaginées par un autre magicien de la finance, Hjalmar Schacht, ministre des Finances d'Hitler. Adepte de la théorie classique de l'offre et de la demande, DSK n'a aucune honte à écrire que : — « du point de vue économique, il est justifié de répercuter toute la hausse des prix sur les consommateurs puisque ceci incitera les producteurs à augmenter l'offre et les consommateurs à baisser la demande ». Il oublie seulement que celui qui consomme est souvent le même qui produit. « En même temps, rajoute DSK en versant une larme de crocodile, les pauvres, qui supportent la plus grande partie du choc des prix, doivent être protégés. La meilleure façon de le faire, c'est de développer un filet social bien ciblé. » Vous l'avez compris, faire du socialisme fabien anglais à l'échelle de la planète ! Sans dire un mot sur l'énorme bulle spéculative, DSK ajoute : « Les pays doivent garder à l'esprit les conséquences macroéconomiques de leurs actions. Un défi critique c'est la maîtrise de l'inflation. Certains pays peuvent avoir besoin de politiques monétaires plus serrées afin d'éviter que la flambée des prix de l'énergie et de l'alimentaire provoque des hausses plus larges des prix. » Dans une défense d'une des recettes parmi les pires du FMI, DSK affirme que « quelques importateurs nets de nourriture et de carburant risquent d'avoir besoin d'une réelle dévaluation de leur monnaie. » — « Les politiques fiscales doivent refléter la situation économique réelle de chaque pays. Certains pays peuvent financer des mesures pour aider les pauvres en allégeant la pression fiscale, tandis que d'autres auront besoin d'augmenter leurs recettes fiscales ou de se voir obligés de couper les dépenses dans d'autres secteurs. Le besoin de soutien de la part de la communauté internationale est le plus urgent pour les pays ayant du mal à augmenter leurs dépenses. » — « Le commerce est une autre question fondamentale : le marché global de la nourriture doit rester ouvert. Quelques exportateurs clefs ont plafonné leurs exportations. Bien que le besoin d'approvisionner le marché national corresponde à un besoin légitime, de telles politiques ne font qu'exporter la faim et aggravent le problème global en décourageant la production. Ainsi, les taxes à l'exportation et les barrières douanières devraient être démantelées afin de permettre aussi bien aux producteurs qu'aux consommateurs de s'adapter à des prix plus élevés. L'abaissement des tarifs douaniers peut aider à réduire les distorsions au commerce et à modérer les hausses des prix. Dans ce contexte, la conclusion d'un accord au Cycle de Doha (à la réunion de l'OMC à Genève), y compris sur l'agriculture, est absolument essentielle. » Ainsi, DSK rejoint les dogmes du libre échange britannique prônés par Peter Mandelson et Pascal Lamy et conclut ainsi son article : « La communauté globale doit assurer que la nourriture et l'argent atteignent le plus vite possible les pays les plus affectés. Nous devons reconnaître l'ampleur du défi auquel tant de pays doivent faire face et les aider à mettre en place des mesures d'aide qui ne mettent pas en danger la stabilité économique. Leur défi est le nôtre. » N'hésitez pas à faire parvenir vos commentaires à DSK en écrivant à publicaffairs@imf.org Pour creuser le sujet : focus PS : On nous a signalé que nous n'avons fait que traduire des passages de ce qui n'est qu'une traduction d'une tribune publié dans Libération le 9 juillet 2008. Vous pouvez donc vous référez au texte d'origine.

  • Est-ce dans ce monde-là que nous voulons vivre ? d'Eva Joly, 337 Pages, Editions des Arènes, 2004 : à partir de son expérience de l'affaire Elf, l'auteur nous permet de comprendre un peu mieux la tâche parfois si difficile des juges, et les pressions et menaces qui peuvent s'exercer sur eux. Ce livre est dédié "à tous ceux qui ont payé de leur vie le refus de la corruption"

Fait exceptionnel en France, cet ouvrage avait été retiré de la vente à parution, en juin 2003, pendant l'instruction du procès Elf. En effet, le bâtonnier de Paris avait saisi le garde des Sceaux pour protester contre la parution du livre au nom d'un "manquement au droit de réserve", Eva Joly ayant été le magistrat en charge du dossier Elf jusqu'en 2002. Une fois le réquisitoire prononcé et les jugements rendus, le lecteur a pu enfin accéder à cet ouvrage… Il n'y a pas, à vrai dire, de révélations dans Est-ce dans ce monde que nous voulons vivre ? C'est à la fois le récit de l'instruction de l'affaire Elf et une réflexion sur le rôle de la justice dans un monde dirigé par quelques puissants jouissant d'une totale impunité. Mais on y découvre tout de même l'incroyable système qui sous-tend l'affaire. Après la privatisation du groupe Elf en 1994, Eva Joly découvre progressivement la trace de sociétés off-shore, de comptes numérotés, de systèmes de malversation. Au fur et à mesure qu'elle et son équipe progressent dans leur enquête sur le triumvirat Le Flock, Sirven, Tarallo, les menaces et les intimidations surviennent sous forme de lettres anonymes, de portes forcées, de bureaux visités, de téléphones piratés, de pressions physiques. Eva Joly raconte ces sept ans d'instruction où elle fut mise sous protection judiciaire, perdant toute possibilité de vie privée, vivant dans une anxiété constante. On lit entre les lignes un sentiment de reproche à l'égard de la corporation des juristes en général et du système français en particulier. Facilement accusée d'être devenue une sorte de star de la justice à la fois paranoïaque et mythomane, Eva Joly s'est sentie seule, abandonnée et ostracisée. De la bouche d'un ami avocat, elle s'entendit dire : "Mais c'est la France, Madame ! Vous avez voulu changer la France, mais c'est impossible…" Devant tant de pressions, elle a préféré retourner en Norvège, son pays d'origine, où elle est conseiller auprès du ministre de la Justice et du ministre des Affaires étrangères. En annexe du récit se trouve la Déclaration de Paris, projet d'action contre la grande corruption. Eva Joly y propose comme projet de lois européennes une "veille bancaire" des grandes sociétés, la création d'un délit de grande corruption, une coopération internationale contre le blanchiment d'argent et, surtout ' révolution ! ', "la suspension des immunités diplomatiques, parlementaires, judiciaires, le temps des enquêtes financières". Vaste programme : une fois de plus, Eva Joly ne va pas se faire que des amis… Présentation de l'éditeur En prêtant serment comme magistrat, je ne savais pas que certains soirs, j'aurais peur en ouvrant ma porte. C¹est pourtant ce que j'ai vécu pendant sept ans en instruisant l¹affaire Elf. J¹ai été surveillée, intimidée et menacée de mort. Des campagnes de presse ont été lancées pour me déstabiliser. Malgré tout, nous sommes allés jusqu'au bout. Cette instruction dévoile un monde édifiant : caisses noires, prélèvements en tout genre, sociétés écrans, dépenses privées somptuaires. Une élite revendique l'impunité : une manière de vivre au-dessus des lois parce qu¹on est plus fort que la loi. Est-ce dans ce monde-là que nous voulons vivre ? En écrivant ce livre, je veux rendre cette histoire à mes contemporains. Et tirer les leçons du scandale. Nous ne pouvons pas laisser la corruption se répandre au coeur du pouvoir. Des hommes et des femmes, à travers le monde, ont accepté de porter ce combat avec moi : c¹est la Déclaration de Paris. Demain, si nous le voulons, il sera possible d'empêcher d'autres affaires Elf. Aussi ce récit est-il un livre d¹espoir. L'auteur vu par l'éditeur Magistrat, Eva Joly est conseiller auprès du ministre de la Justice et du ministre des Affaires étrangères de Norvège Pour commander l'ouvrage

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