L’ économie devenue folle. Héautontimorouménos…

Héautontimorouménos. Le cancer économique.
Le banquier Stern arrachait les dents de chats vivants…
Le sado-maso économique poussé à la folie…Mais il y pire…L’héautontimorouménos désigne en effet l’individu qui se fait le bourreau de lui-même. La société s'est faite bourreau d'elle-même…
La libéralisation et les innovations financières devenues folles ont changé la donne. Devenus courtières des marchés financiers, les banques vendent des crédits basés sur de l'argent venus du néant ( ex nihilo ) plutôt que de les assumer jusqu'à leur échéance. Voici révélée notamment une extrême fragilité systémique d'un "monde" qui, à force de transférer les risques, les a massivement multipliés et sous-évalués.

Ces crises mettent en évidence la place démesurée prise par des irresponsables obsédés et leur affranchissement des instances de contrôle. Libéralisme licencieux, déréglementation, désintermédiation et titrisation sont des gouffres d'une dynamique de destruction de l'économie, pourtant vitale pour ceux qui en meurent.L'humanité se détruit elle-même…Héautontimorouménos. Le cancer économique.La seule solution, le crédit social ou l'économie festive. On sait en effet assez bien analyser les problèmes et proposer des solutions possibles.

Exemple de processus de détermination des causes et de la dynamique des problèmes

Fort de ses compétences techniques et, éventuellement, en faisant appel à des experts, on se livre à une analyse du problème et de sa dynamique. Différents critères permettent cette analyse :

  • Nature : en quoi consiste le problème ?
  • Causes : à quoi faut-il attribuer le problème ? Dans quelles conditions est-il apparu et quelles en sont les causes ?
  • Contexte : quelle est la situation initiale sur les plans social, politique, écologique, etc. ?
  • Mesures déjà prises : quelles sont les mesures qui ont déjà été prises à l’échelon cantonal/communal, au niveau fédéral et sur le plan international ? Pourquoi les effets qu’elles ont eus sont-ils insuffisants ? A-t-on procédé à des évaluations de ces mesures et, dans l’affirmative, quelles conclusions en a-t-on tirées ?
  • Dynamique : peut-on observer une évolution du problème (caractéristiques périodiques, régularité) ?
  • Durée : le problème est-il durable ou temporaire ?
  • Effets : qui ou quoi est touché par ce problème et dans quelle mesure ?
  • Recoupements : avec quels autres domaines et activités de l’Etat le problème se recoupe-t-il ?
  • Conséquences d’une non-intervention : que se passerait-il en cas de non-intervention ? De quelle manière et dans quelle mesure cela aurait-il des effets dans d’autres domaines (personnel, finances, etc.) ?

Au besoin, développer des scénarios

Il arrive fréquemment que l’on développe des scénarios, c’est-à-dire différentes hypothèses sur l’évolution du problème et sur le champ d’intervention. Cette manière de procéder permet de mieux prendre en compte les incertitudes qui planent sur cette évolution et, lors de l’évaluation des différentes solutions possibles, les risques et les chances que peuvent présenter des stratégies bien déterminées.

Résultat

On dispose maintenant d’un document écrit définissant le problème (complété, au besoin, par un graphique).Il servira de base pour la rédaction du chapitre « Contexte » du rapport explicatif, puis du message à l’appui d’un éventuel projet de loi.La définition du problème servira, en outre, de base pour les étapes ultérieures que sont la définition des objectifs et la recherche de solutions. Le processus législatif peut aussi être interrompu lorsqu’on est en droit de supposer que la société, le secteur économique, ou les autres collectivités de droit public (cantons, communes) sont à même de venir à bout du problème par leurs propres moyens et dans un délai utile. La définition du problème peut également déboucher sur d’autres mesures à caractère non normatif (actes matériels, changement de pratique, etc.) ou des réglementations contractuelles.
On sait donc poser les faits, les analyser, tenir compte du principe de subsidiarité et des corps intermédiaires, faire des plans par étapes et analyser les écarts au fur et à mesure…
Mais on oublie trop souvent l'importance des fêtes qui doivent marquer régulièrement les étapes importantes de la Vie.

La France veut travailler le dimanche ou le lundi de Pentecôte, Le CHUV à Lausanne interdit de fêter Noël…

Alors qu'au moyen-âge, on fêtait plus de la moitié de l'année.

C'est notamment cet oubli qui rend les hommes fous.

http://www.gl.admin.ch/fr/gesetz/phase-de-conception/definir-le-problme/etapes.html
L'homme est devenu la démesure de toute chose. .

Héautontimorouménos…

par Audrey Roig

L’héautontimorouménos désigne l’individu qui se fait le bourreau de lui-même. … BaudelaireSi ce terme est très peu usité dans le langage courant, il n’en demeure pas moins le titre d’au minimum deux grandes œuvres littéraires. Ce fut le poète latin Térence qui, le premier, utilisa ce mot, pour désigner l’une de ses tragédies. Nous sommes alors au début du IIe siècle avant J.C. Un père refusant l’amour de son fils pour une jeune fille du nom d’Antiphila, ordonne au jeune homme de s’en aller. Mais le temps passant, le père comprit l’erreur commise : il avait chassé son fils, que ce père soit alors puni de ne jamais le revoir. Pour se châtier de cet acte effroyable, il s’inflige de vivre dans les conditions les plus dures. L’on se souvient aujourd’hui encore de la tragédie de Térence par ce vers devenu célèbre : « Homo sum ; humani nil a me alienum puto » (v.77) que nous pouvons traduire par « Je suis un homme et je pense que rien d’humain ne m’est étranger» . Le second auteur est beaucoup plus proche de nous, temporellement. Il s’agit de Charles Baudelaire, avec son célèbre poème Héautontimorouménos publié dans Les Fleurs du Mal (1857). Là encore, le narrateur s’identifie à un véritable bourreau, comme en témoignent ces quelques vers « Je suis la plaie et le couteau ! | Je suis le soufflet et la joue ! | Je suis les membres et la roue, | Et la victime et le bourreau ! ». Certains se rappelleront de ce poème étudié en secondaire, tandis que d’autres se remémorent en cet instant peut-être la mélodie de Léo Ferré qui l’a mis en musique. Un délicieux mélange, qu’on ne se lasse pas d’écouter… (Dessin de Laurent Paturaud)
Ecoutons les poètes

http://www.myspace.com/lesfleursdumalsuiteetfin

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