Extrait de LIESI n°259 Juillet 2012

“L’euro
fut créé pour dynamiter les Etats
nations européens”
“Suite
à
ces propos, nous avons relevé ce qui suit.
Dans
le
Guardian
du 27 juin 2012, le
joumaliste Greg
Palast
écrit ces lignes
lumineuses :
« L’idée selon laquelle
I’euro aurait
“échoué” est dangereusement naïve.
L’euro
fait exactement ce que son père spirituel
– et les 1% des richissimes qui l’ont adopté – prévoyaient
et planifiaient qu’il
ferait.
 »
En
fait,
I’euro a toujours été conçu comme « une arme qui
pulvérise réglementations gouvernementales et
régulations du travail 
».
Le
père
spirituel en question est Robert
Mundell
, avec qui Palast s’est
personnellement entretenu.
Mundell
n’a pas seulement
gagné l’étiquette de « père théorique de
I’euro
 »,
il défend aussi une  « monnaie
universelle
 » en dehors de
tout contrôle national
…la monnaie universelle de la
République Universelle
ou la monnaie
mondiale du Nouvel
Ordre Mondial
.
Or
qu’écrivait
Alexandre Soljenitsyne
en 1966
,
commentant le
procès-verbal du procès de
Bâle
au sujet des Protocoles de
1897 : Selon l’auteur
de ce document, il est dit : “Quand
nous aurons fait notre coup d’Etat
” nous dirons aux
peuples : « Tout allait
très mal  pour vous :
vous êtes tous exténués de souffrances.
Nous allons supprimer
la cause de vos tourments,
à savoir : les nationalités, les frontières et la
diversité des monnaies
 
»
… il y a plus D’UN SIECLE!
Cela
ne
s’appelle-t-il pas un complot ?
D’après
Palast,
Mundell pensait que I’euro s’avérerait vraiment efficace au
moment des
crises : « Enlever aux
gouvernements le contrôle sur la
monnaie empêcherait de méchants élus d’utiliser du jus
monétaire et fiscal keynésien
pour sortir une nation de la récession
 »
« Cela met la potitique
monétaire hors de la portée
des hommes potitiques
 » dit-il.
« Sans
potitique fiscale, le seul moyen qu’une nation puisse
conserver des emplois est
la réduction concurrentielle des règles d’affaires. » « Il
citait les
lois sur le travail, les régulations environnementales et,
bien sûr, I’impôt.Tout
cela serait balayé par l’euro. On
ne permettrait pas
à la démocratie de s’ingérer sur le marché
 ».
N’est-ce
pas
ce que disait Nicolas
Doisy de Cheuvreu
(Crédit Agricole)
deux mois avant l’élection de F.
Hollande, assurant qu’il
serait élu pour mettre
en œuvre le programme du Marché concernant les règles de
la flexibilité du
travail : des réformes STRUCTURELLES
 ?
  Tout cela a déjà été
préparé dans les loges maçonniques.
Le programme est ficelé depuis des mois. Les
politiciens doivent seulement organiser le THEATRE
pour le peuple
 : une suite de sommets
européens, des
réunions sociales avec les syndicats, taper sur les riches.
etc. ll faut bien
sûr savoir que les
oligarques du cartel
bancairce sont, eux, à I’abri dans des paradis fiscaux
.
lls constituenl la
nomenklatura du futur Nouvel Ordre Mondial
ou République
Universelle
.
Mundell
expliqua ensuite à Palast
que, dans son optique, I’euro était
tout un avec le « reaganomics »,
précisant que « la discipline
monétaire oblige aussi les hommes politiques à une
discipline fiscale
 »,
et que lorsquê les crises éclatent, « les
nations
désarmées sur le plan économique n’ont guère de choix
que d’éliminer les réglementations
gouvernementales en bloc, privatiser les industries
d’Etat en masse
, sabrer
les impôts et jeter I’Etat providence européen par la
fenêtre
 ».
Que se passe-t-il ?
Le
terme
«réformes structurelles», écrit Palast,
n’est qu’un euphémisme pour
des projets visant à écraser les travailleurs, ajoutant que « l’union monétaire est la guerre de
classe par d’autres moyens
 ». Et de conclure : « Loin d’un
échec, I’euro, le bébé de Mundell, a sans doute réussi
plus encore que les attentes
les plus folles de son père spirituel
 ».

Une
approche
similaire à celle de Mundell a été évoquée par Josef Ackermann PDG de la
Deutsche Bank

encore récemment. ll a
déclaré le 20 mai que
lorsque la crise bancaire deviendrait
extrême, on obligerait les gouvernements à
renoncer à la souveraineté nationale et à mettre
leurs
recettes et leur cédit dans les renflouements
bancaires
. Deux jours
plus tard, le chef de la BCE Mario
Draghi
a répété
la même idée.”

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