Traçage: le vrai virus

Pierre Santschi alerte quant aux risques d’une application de traçage des contaminations au coronavirus. Il appelle les élus et élues parlementaires à refuser toute entrée en matière sur ce sujet.

SURVEILLANCE 

Bien plus grave que le coronavirus déclencheur, c’est le virus de sa panique et de celle qu’il veut amplifier chez les gens qui continue à inspirer le Conseil fédéral.
Or aucune garantie réelle aux plans politique, technique, juridique et éthique ne peut être donnée par aucun membre de l’Etat ou du parlement sur la non-utilisation à des fins différentes des buts proclamés, de l’«application» dite «de traçage».
Il faut aussi éviter le chantage sociétal et l’encouragement à la délation issus du slogan selon lequel le téléchargement de cette «application» serait «volontaire».
Dès lors, le respect pour leur serment, pour eux-mêmes personnellement, pour les citoyens et pour leurs libertés (telles que garanties par nos différentes Constitutions) implique que les députés fédéraux refusent l’entrée en matière sur cet objet. Pour les mêmes raisons et dans la foulée, interdiction devrait être faite aux instances étatiques de planifier, sous quelque prétexte que ce soit, une quelconque «application» d’une telle nature.
Pierre Santchi
Informaticien, ancien directeur du Centre informatique de l’EPFL et ancien député au Grand Conseil vaudois
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