Referendum vaudois

Vaud et son parlement Rosebud si moche

Par Chantal Tauxe – Mis en ligne le 12.07.2012 à 15:51

Son nom est poétique: Rosebud. Mais tout lyrisme est douché dès
que l’on parcourt la documentation relative au projet de reconstruction
du Parlement vaudois, détruit par un incendie en 2002.
Dix ans après, la montagne de palabres a accouché d’un bâtiment,
écologiquement et fonctionnellement exemplaire – nous claironne-
t-on –, mais d’une laideur extérieure repoussante au vu
de sa localisation au coeur de la Cité lausannoise, à proximité du
château, de l’ancienne Académie et de la cathédrale.
De courageux opposants à ce gâchis cherchent à collecter d’ici
au 8 août 12 000 signatures pour faire voter les Vaudois.
Les goûts et les couleurs… Bien sûr, rien de plus personnel et
subjectif. Faut-il pour autant abdiquer tout sens critique, sous
prétexte que les procédures ont été respectées? Qui trouve ce
bâtiment beau? Ou époustouflant – comme c’est le cas de certaines
créations contemporaines, c’est-à-dire un peu déconcertantes
mais au moins bluffantes? Qui est réellement enthousiasmé
par cette masse à l’allure de station de téléphérique? Ce
Rosebud réussit la prouesse d’être bien plus moche que le premier
projet de Musée des beaux-arts à Bellerive, que les Vaudois laissèrentà l’état d’esquisse lors du référendum de 2008.
De loin, le nouveau Parlement sera triste, sauf peut-être par jour
blanc après une tempête de neige qui aura collé des flocons sur
l’affreuse toiture.
Il est stupéfiant de voir comme le mémorandum de présentation
souligne qu’à chaque étape de la gestation de cette monstruosité
«personne
ne s’est opposé vraiment». Ce  projet suinte la résignation
démocratique, la bureaucratie participative dans le genre, médiocre, du
plus petit dénominateur commun.
Les partisans arguent que les députés
n’en peuvent plus de leurs conditions de travail, à l’étroit dans un
auditoire du Palais de Rumine. C’est un argument, mais vaut-il qu’on
enlaidisse la Cité pour des siècles?
Si, par malheur, le château cantonal brûlait, personne ne suggérerait
de
construire une tour à sa place pour ne pas faire du «faux vieux» ce qui
semble pourtant avoir été l’obsession des parrains du projet Rosebud.
On le reconstruirait.
Souhaitons que les Vaudois soient en mesure de renvoyer ce projet
à l’expéditeur. Le Conseil d’Etat et les parlementaires pourront
ensuite utilement organiser un voyage d’étude en Italie (par
exemple) pour voir comment maintes villes ont pu rénover de
vieux bâtiments, les rendre parfaitement fonctionnels pour nos
besoins contemporains, sans bousiller l’harmonie architecturale
héritée de l’histoire.

fin de l’article de l’hebdo

PS:

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je me permets de vous joindre une liste de signatures pour le référendum cantonal “NON AU TOIT” (nouveau Parlement à la Cité).
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Il est question de refuser le crédit d’ouvrage pour cette réalisation.
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Merci, si vous partagez ce point de vue de bien vouloir faire suivre à
un maximum de personnes ces documents et les encourager à remplir cette
liste.
La renvoyer même avec une seule signature. Chacune compte!
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Pouvez-vous le mettre en ligne sur votre site?
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Référendum cantonal. A remplir une liste par Commune signées par des citoyen(ne)s suisses.
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Merci d’avance. Bonne réception et meilleures salutations.

E.Magnin.
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Le site :
http://www.non-au-toit.ch/
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p.s. le n° 60 de patrimoine lausannois qui présente en détail notre point de vue (mdl).


https://www.facebook.com/events/473357856026281/

à faire suivre, merci

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