Référendum en 3 langues, urgent

Référendum en français:



Referendum auf deutsch:

https://drive.google.com/open?id=0B-p0lmjLtiXzakNLVXNPQ29jVFk


Referendum in italiano:


https://drive.google.com/open?id=0B-p0lmjLtiXzLTJMS0J1dGxYR1k



“Non aux violations de la Constitution” . Respect au Souverain suisse.

Le peuple doit pouvoir se prononcer sur la loi de mise en oeuvre de l’initiative contre l’immigration de masse. Plusieurs comités de citoyens de tous les bords, y compris socialistes ou ex-UDC, ont lancé la campagne référendaire. La plupart ne se soucient pas que de l’immigration, mais surtout du respect de la démocratie et du fédéralisme suisse.

“Non aux violations crasses de notre Constitution suisse”.


Ce n’est pas la première fois qu’ils violent la volonté populaire, notamment dans le domaine important de la monnaie et du crédit, par milliards, la création de monnaie est du domaine exclusif de la Confédération, et pas des banques commerciales qui créent par leurs crédits du néant 
actuellement près de 95 % de la monnaie en “faux francs suisses” notamment électroniques, sans aucune base légale car en violation de l’art. 99 de la Constitution suisse… ( voir plus bas, Monnaie-pleine, respect du Souverain ? ). 

Le conseiller national Geri Müller a été victime d’une cabale car il a osé lever ce lièvre.  http://desiebenthal.blogspot.ch/2016/07/monnaie-pleine-et-geri-muller-les.html

Après les dilutions monétaires, les dilutions de la souveraineté et des passeports…

Ces violations de la Constitution et du mandat populaire par le Parlement ou le Conseil fédéral sont inadmissibles. Cette conclusion est grave car elle mine gravement la confiance dans les institutions démocratiques.

Dans une démocratie directe, la violation de la Constitution pourrait être acceptée à la seule condition que les citoyennes et citoyens l’approuvent dans une votation populaire. Une décision du Parlement ou du Conseil fédéral ne sont pas suffisantes. En effet, l’enjeu n’est pas seulement la confiance, mais aussi le principe de légitimité des décisions politiques.


Donner par exemple la naturalisation facilitée «aux enfants apatrides (article 38, alinéa 3b)» signifie une dilution de la valeur de notre passeport. Il suffira que quelques jeunes apatrides de première génération, filles ou garçons ( on sait qu’ils disent tous qu’ils ont 16 ans, impossible à vérifier, ils ont perdu leurs papiers… ), avec un passeport suisse tout neuf reçu automatiquement d’un fonctionnaire fédéral, commettent un acte terroriste pour faire plonger la valeur de notre passeport suisse… 
Les filières se préparent déjà, c’est trop facile…

La presse mondiale se fera un malin plaisir de diffuser ces nouvelles…
Résistons et agissons immédiatement…

PS:


Votez NON 12 février sur la naturalisation facilitée pour les immigrés de troisième génération ( mensonge car les jeunes apatrides sont de la première génération) et signez le référendum ci-dessous. Merci

Formulaires sur les liens ci-dessus, prêts à être imprimé, photocopié, et signé. MERCI

NON à la naturalisation trop facile des jeunes apatrides de la première génération

Votez NON 12 février sur la naturalisation facilitée pour les immigrés de troisième génération ( mensonge car les jeunes apatrides sont de la première génération) (article 38, alinéa 3b) et signez le référendum ci-dessous.
Merci

Non aux violations crasses de notre Constitution suisse”.
Ce n’est pas la première fois qu’ils violent la volonté populaire, notamment dans le domaine important de la monnaie et du crédit, par milliards…
Après les dilutions monétaires, les dilutions de la souveraineté et des passeports…

Donner la naturalisation facilitée «aux enfants apatrides (article 38, alinéa 3b)» signifie une dilution de la valeur de notre passeport. Il suffira que quelques jeunes apatrides de première génération, filles ou garçons ( on sait qu’ils disent tous qu’ils ont 16 ans, impossible à vérifier, ils ont perdu leurs papiers… ), avec un passeport suisse tout neuf reçu automatiquement d’un fonctionnaire fédéral, commettent un acte terroriste pour faire plonger la valeur de notre passeport suisse…
Les filières se préparent déjà, c’est trop facile…

La presse mondiale se fera un malin plaisir de diffuser ces nouvelles…
Résistons et agissons immédiatement…


Formulaire sur le lien ci-dessous, prêt à être imprimé, photocopié, et signé. MERCI


Résistons et agissons immédiatement…

Les Suisses voteront le 12 février sur la naturalisation facilitée pour les immigrés de troisième génération. En tant qu’immigré naturalisé par la procédure ordinaire, Slobodan Despot a exposé le 22 janvier aux Beaux parleurs (RSR1) ses raisons de voter NON:
  • La naturalisation devient une procédure purement administrative sans échange humain (à rebours de la procédure ordinaire).
  • Cette procédure ôte encore une prérogative aux cantons et aux communes en centralisant la décision à Berne.
  • On banalise l’accès au passeport le plus prestigieux au monde, le seul qui donne à son détenteur le titre de souverain (le peuple étant seul souverain en démocratie directe) et le droit de lancer des initiatives et des référendums au niveau national.
Les visages du «OUI»: trois des plus éminents mondialistes suisses.
Mais Liliane Held-Khawam relève un «détail» plus troublant encore de cette loi, un alinéa si minuscule qu’il est passé inaperçu: le fait que la naturalisation facilitée ne concerne pas seulement les immigrés, mais qu’ellest aussi destinée «aux enfants apatrides (article 38, alinéa 3b)». Or:
«L’alinéa b a en fait été introduit en 1999 lors de la réforme constitutionnelle. Cet élément était absent de l’ancienne constitution. Il a donc été prévu dès 99 que la Suisse accueillerait des enfants apatrides…»
L’on apprend ainsi que les enfants de migrants arrivés en Suisse bénéficient déjà, et quel que soit le résultat de ce référendum, de la naturalisation facilitée. Et LHK de conclure:

«FAIRE DISPARAÎTRE LA NATIONALITÉ EN FACILITANT SON OBTENTION EST UNE APPROCHE DONT L’EFFET À TERME SERAIT SIMILAIRE À SA SUPPRESSION PURE ET SIMPLE.»


PLUSIEURS référendums contre la loi sur l’immigration de masse sont lancés. La plupart des citoyens qui en sont à l’origine ne se soucient pas que de l’immigration de masse, mais d’un vrai respect de la démocratie, des peuples suisses, des cantons, du fédéralisme et de la Constitution. 

URGENT: Le délai pour récolter les 50’000 signatures nécessaires court jusqu’au 7 avril.

Les comités référendaires sont unanimes pour dire que le texte adopté par le Parlement n’est pas compatible avec le texte de l’initiative de l’UDC. 

Par exemple, pour M. Stojanovic, socialiste,  il est “extrêmement problématique, dans un système de démocratie directe, qu’à la fin les citoyens ne puissent se prononcer …”.

Jusqu’au 7 avril !

Nous avons déjà le droit de reprocher à la classe politique d’avoir trahi la patrie et toutes nos valeurs.
Un vote permettra aussi de clarifier les relations de la Suisse avec l’UE suite à l’adoption de l’initiative contre l’immigration de masse le 9 février 2014 et au Brexit.
Plusieurs comités y travaillent et les signatures s’ajouteront. 
1) Le nôtre

Référendum en français:

2) Celui du Tessin, de notamment M. Stojanovic:

3) “Non à la violation de la Constitution” qui est représenté par Sandra Bieri, étudiante zougoise de 29 ans. 
4) Celui de M. Willi Vollenweider, président du groupe Giardino pour une armée forte et ancien UDC, qui a aussi créé “Mouvement citoyen” 
5) Ingrid Sigg, retraitée, a lancé un groupe Facebook qui défend les droits des citoyens en Suisse.
6) le vôtre ? ou celui de vos amis qui veulent notamment un respect du fédéralisme
Le délai pour récolter les 50’000 signatures nécessaires court jusqu’au 7 avril.

Formulaire sur le lien ci-dessous, prêt à être imprimé, photocopié, et signé. MERCI


URGENT, référendum contre l’immigration de masse et pour le respect de la volonté populaire
Les citoyennes et citoyens suisses soussignés ayant le droit de vote demandent, en vertu de l’article 141 de la Constitution fédérale conformément et la loi fédérale du 17 décembre 1976 sur les droits politiques (art. 59a à 66) un REFERENDUM concernant la loi fédérale sur les étrangers (LEtr), modification du 16 décembre 2016 (gestion de l’immigration et d’amélioration de la mise en œuvre de l’Accord sur la libre circulation des personnes ALCP), publiée dans la Feuille fédérale n°51 le 28.12.2016. Seuls les électrices et électeurs ayant le droit de vote en matière fédérale dans la commune indiquée en tête de la liste peuvent y apposer leur signature. Les citoyennes et les citoyens qui appuient la demande doivent la signer de leur main. Celui qui se rend coupable de corruption active ou passive relativement à une récolte de signatures ou celui qui falsifie le résultat d’une récolte de signatures effectuée à l’appui d’un référendum est punissable selon l’article 281 respectivement l’article 282 du Code pénal. Expiration du délai référendaire: jusqu’au 7 avril 2017
Canton :
NPA :
Commune politique :
Nom MANUSCRIT
Prénom MANUSCRIT
Date de naissance
(jour/mois/année)
Adresse exacte : MANUSCRITE (rue et no)
Signature manuscrite
Contrôle
(en blanc)
Votre mail ou Natel  pour  plus d’informations, merci
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La liste doit être renvoyée entièrement ou partiellement remplie avant le 2 avril 2017  au plus tard au  Comité référendum, co F. de Siebenthal, av. Dapples 23, 1006 LAUSANNE 021 616 88 88. qui se chargera de demander l’attestation de la qualité d’électeur des signataires.   Le/La fonctionnaire soussigné/e certifie que les _______ (nombre) signataires du référendum dont les noms figurent ci-dessus ont le droit de vote en matière fédérale dans la commune susmentionnée et y exercent leurs droits politiques.  Signature manuscrite: _                                                         Date: ____                        Fonction officielle:                                                            Sceau:

Vous pouvez aussi aller au greffe de la commune concernée pour le faire authentifier et tamponner, puis nous l’envoyer pour accélérer les procédures très urgentes ( début avril ).


Combien de signatures pourriez-vous récolter ?

Quel don pourriez-vous faire pour financer les attestations des communes et notre travail dans l’urgence ?


Ce n’est pas la première fois qu’ils violent la volonté populaire… 

Exemple ci-dessous, des milliards distraits pendant des années…

Résistons et agissons immédiatement…

Monnaie-pleine, respect du Souverain ?


Les Suisses résistent, voir AAA+ http://aaapositifs.ch/ et www.monnaie-pleine.ch

La monnaie-pleine devrait déjà être en vigueur, ils trichent et ne respectent pas la volonté populaire à près de 60 %….

http://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc.do?id=10070339


De vrais francs pour tous  !

L’initiative Monnaie Pleine ( Les francs suisses émis pour les habitants de la Suisse et pas pour les profits juteux et immérités de quelques banquiers et financiers, souvent à l’étranger ou de l’étranger ) veut exactement ce que beaucoup pensent être déjà la réalité aujourd’hui, notamment que seule la Banque nationale produise les francs suisses, y compris tous les francs suisses de l’argent électronique et des crédits. 

Nous respectons toutes les autres monnaies suisses ( plus de 100 ) , par exemple les francs wir, www.wir.ch , ou les Reka, Sels, Talents, Lémans, Farinets,  Tauschring… qui doivent être aussi des monnaies pleines…


Ceci est en adéquation avec l’intention initiale de la Constitution fédérale (dès 1891 l’article 36, « La monnaie relève de la compétence exclusive de la Confédération »). aujourd’hui l’article 99 : 

Toujours en vigueur, mais pas respecté…

https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19995395/index.html


  Art. 99 Politique monétaire
1 La monnaie relève de la compétence de la Confédération; le droit de battre monnaie et celui d’émettre des billets de banque appartiennent exclusivement à la Confédération.
2 En sa qualité de banque centrale indépendante, la Banque nationale suisse mène une politique monétaire servant les intérêts généraux du pays; elle est administrée avec le concours et sous la surveillance de la Confédération.
3 La Banque nationale constitue, à partir de ses revenus, des réserves monétaires suffisantes, dont une part doit consister en or.
4 Elle verse au moins deux tiers de son bénéfice net aux cantons.

Les banques commerciales ne devraient déjà pas créer de l’argent ou de la monnaie en francs suisses, la constitution n’est pas respectée, ni son esprit, ni les considérants qui interdisaient à toutes les banques commerciales d’émettre leurs propres billets ( ce qu’ils font en fait à chaque crédit, en catimini… ), nous sommes face à des abus inadmissibles, des vols qualifiés en bandes organisées de notre souveraineté monétaire, pour plus de 3 billions francophones, 3 suivi de douze (12) zéros, sic, des milliers de milliards, sic…


Postes du bilan: évolution de l’actif et du passif, ventilés en comptes suisses et en comptes étrangers des banques en Suisse

Actifs Passifs
En Suisse A l’étranger En Suisse A l’étranger
En millions de francs En millions de francs En millions de francs En millions de francs
2014 1 612 981 1 428 738 1 578 365 1 463 354


Avec monnaie-pleine, la vérité est faite, elles ne seront dès lors plus autorisées à créer leur propre argent; elles ne pourront prêter que l’argent qu’elles auront reçu des épargnants, des autres banques ou, en cas de besoin, de la Banque nationale. 

Commentaires:

« Il s’agit de réformes fondamentales qui intéressent la vie de tous les jours de millions de citoyens. Ces réformes indispensables n’ont été réalisées, ni même envisagées, ni par les libéraux justement préoccupés de favoriser l’efficacité de l’économie, ni par les socialistes justement attachés à l’équité de la distribution des revenus… Les uns et les autres n’ont cessé d’être aveuglés par la répétition incessante de toutes parts de pseudo vérités et par des préjugés erronés. »


Maurice Allais, prix Nobel d’économie.


Tout ce qui est possible, apparemment légal n’est pas nécessairement bon pour le peuple et moral.
Ces créations monétaires du néant par les banques commerciales, “ex nihilo” en technique bancaire, violent la bonne foi et la réalité économique par un grave abus de la marque suisse, au contraire des francs wir, http://www.wir.ch/fr/ , qui reconnaissant honnêtement leur caractère privé. 

Les gens croient que ce sont des francs suisses mais c’est un pur mensonge et un viol de leur confiance. Ce sont de “faux” francs “suisses”, un abus de langage et de titres. Le conseil fédéral écrit diplomatiquement “des substituts monétaires”… comme les points cumulus, les miles des compagnies aériennes, au risque des clients…
http://desiebenthal.blogspot.ca/2014/12/le-conseil-federal-suisse-admet-le.html
En récapitulation, on est face à des abus de confiance, de fausses représentations économiques, des comptabilités frauduleuses, des substituts astucieux de monnaie, donc de la fausse monnaie comme le reconnaît un prix Nobel, Maurice Allais, des complots financiers par astuce en bande, de la concussion et la corruption, des abus de biens sociaux…
Ces contrats sont iniques, odieux et impossibles à honorer, comme en Grèce, vu les exponentielles d’intérêts devenues verticales( 1+ i puissance le nombre des années ) donc nuls pour la plupart ( il faut distinguer ces créations folles de la vraie épargne )…

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/05/les-epargnants-premiers-perdants.html

Pour une Banque Nationale vraiment Suisse, BNS 3.0





Nous travaillons pour faire une BNS 3.0


Venez à l’AG de la BNS: pour une coopérative citoyenne



Votation No 37
Tableau récapitulatif 

Arrêté fédéral concernant la révision de l’article 39 de la constitution fédérale


Le projet a été accepté


Electeurs
Total électeurs 654’372
Participation
Bulletins rentrés 405’483
Participation 61.90%
Bulletins n’entrant pas en ligne de compte
blancs 13’400
nuls 1’890
Bulletins entrant en ligne de compte
Bulletins valables 390’193
Oui 231’578 59.3%
Non 158’615 40.7%
Votes des cantons oui 12 4/2
Votes des cantons non 7 2/2


Référence: FF 1891 V 517
Remarque: Pas de données détaillées sur le nombre d’électeurs dans les cantons.

Bizarre, impossible d’avoir les détails…

Erreur de l’application



Une condition inattendue a empêché le serveur de compléter la requête.

Avec nos remerciements.


Le comité.

PS:

D’autres groupes récoltent des signatures par eux-mêmes.
Voir notamment nein-zu-verfassungsbruch.ch

https://www.referendum-subito.ch/fr/ 

et buergerbewegung.ch.

Important: ne signer qu’ un formulaire, merci.

Référendum en français:

Invitation: L’ETAT ET LES BANQUES: 4 ANS APRÈS, LE HOLD-UP CONTINUE MYRET ZAKI & ETIENNE CHOUARD


L’ETAT ET LES BANQUES:
4 ANS APRÈS, LE HOLD-UP CONTINUE
MYRET ZAKI & ETIENNE CHOUARD


Conférence . Samedi 11 février 2017 . 18h30
Ouverture des portes à 17h30
Entrée libre, buvette et petite restauration sur place

Quatre ans après leur première rencontre, Myret Zaki, éditorialiste au magazine économique suisse «Bilan» et Etienne Chouard, professeur, blogueur et militant politique français, se retrouvent pour faire le point sur la situation des relations entretenues entre l’état et les banques.

Dérivés financiers, finance de l’ombre, crash systémique, avenir du dollar, etc.. autant de sujets qui seront abordés sous l’angle des postulats de la démocratie comme levier ou contrainte des peuples, du keynésianisme et des constitutions.


La conférence sera théoriquement retransmise en direct sur Youtube (elle sera également captée, montée, et mise en ligne la semaine suivante)


Conférence – Débat

Événement Facebook
https://www.facebook.com/events/1833810500229493/

Page site Kugler (vidéo de la première conférence)
http://usinekugler.ch/fonderie/fonderie-kugler/news-fonderie/442-l-etat-et-les-banques

Contact pour plus d’informations: info@usfprod.ch – 076 224 12 60
www.fonderiekugler.ch

http://fonderiekugler.ch/fonderie/fonderie-kugler/news-fonderie/442-l-etat-et-les-banques

Avec mes meilleurs salutations
Distinti saluti
Kind regards, yours sincerely

Nouvelle adresse: 23, Av. Edouard Dapples, CH 1006 LAUSANNE. SUISSE

Tél: international ++ 41 21 616 88 88

Mobilisation générale: épargnes, retraites…  volées légalement ! 

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/projet-de-loi-dapplication-de-monnaie.html

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/swiss-positive-money-social-credit.html

Donner à chacun ce qui lui est dû par un dividende social à tous!
à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

“Non aux violations de la Constitution” . Respect au Souverain suisse.

Le peuple doit pouvoir se prononcer sur la loi de mise en oeuvre de l’initiative contre l’immigration de masse. Plusieurs comités de citoyens de tous les bords, y compris socialistes ou ex-UDC, ont lancé la campagne référendaire. La plupart ne se soucient pas que de l’immigration, mais surtout du respect de la démocratie et du fédéralisme suisse.


“Non aux violations crasses de notre Constitution suisse”.


Ce n’est pas la première fois qu’ils violent la volonté populaire, notamment dans le domaine important de la monnaie et du crédit, par milliards, la création de monnaie est du domaine exclusif de la Confédération, et pas des banques commerciales qui créent par leurs crédits du néant 
actuellement près de 95 % de la monnaie en “faux francs suisses” , sans aucune base légale car en violation de l’art. 99 de la Constitution suisse… ( voir plus bas, Monnaie-pleine, respect du Souverain ? ). Geri Müller a été victime d’une cabale car il a osé lever ce lièvre.  http://desiebenthal.blogspot.ch/2016/07/monnaie-pleine-et-geri-muller-les.html

Après les dilutions monétaires, les dilutions de la souveraineté et des passeports…


Ces violations de la Constitution et du mandat populaire par le Parlement ou le Conseil fédéral sont inadmissibles. Cette conclusion est grave car elle mine gravement la confiance dans les institutions démocratiques.

Dans une démocratie directe, la violation de la Constitution pourrait être acceptée à la seule condition que les citoyennes et citoyens l’approuvent dans une votation populaire. Une décision du Parlement ou du Conseil fédéral ne sont pas suffisantes. En effet, l’enjeu n’est pas seulement la confiance, mais aussi le principe de légitimité des décisions politiques.


Donner par exemple la naturalisation facilitée «aux enfants apatrides (article 38, alinéa 3b)» signifie une dilution de la valeur de notre passeport. Il suffira que quelques jeunes apatrides de première génération, filles ou garçons ( on sait qu’ils disent tous qu’ils ont 16 ans, impossible à vérifier, ils ont perdu leurs papiers… ), avec un passeport suisse tout neuf reçu automatiquement d’un fonctionnaire fédéral, commettent un acte terroriste pour faire plonger la valeur de notre passeport suisse…
Les filières se préparent déjà, c’est trop facile…

La presse mondiale se fera un malin plaisir de diffuser ces nouvelles…
Résistons et agissons immédiatement…


Votez NON 12 février sur la naturalisation facilitée pour les immigrés de troisième génération ( mensonge car les jeunes apatrides sont de la première génération) et signez le référendum ci-dessous. Merci

Formulaire sur le lien ci-dessous, prêt à être imprimé, photocopié, et signé. MERCI



Les Suisses voteront le 12 février sur la naturalisation facilitée pour les immigrés de troisième génération. En tant qu’immigré naturalisé par la procédure ordinaire, Slobodan Despot a exposé le 22 janvier aux Beaux parleurs (RSR1) ses raisons de voter NON:
  • La naturalisation devient une procédure purement administrative sans échange humain (à rebours de la procédure ordinaire).
  • Cette procédure ôte encore une prérogative aux cantons et aux communes en centralisant la décision à Berne.
  • On banalise l’accès au passeport le plus prestigieux au monde, le seul qui donne à son détenteur le titre de souverain (le peuple étant seul souverain en démocratie directe) et le droit de lancer des initiatives et des référendums au niveau national.
Les visages du «OUI»: trois des plus éminents mondialistes suisses.
Mais Liliane Held-Khawam relève un «détail» plus troublant encore de cette loi, un alinéa si minuscule qu’il est passé inaperçu: le fait que la naturalisation facilitée ne concerne pas seulement les immigrés, mais qu’ellest aussi destinée «aux enfants apatrides (article 38, alinéa 3b)». Or:
«L’alinéa b a en fait été introduit en 1999 lors de la réforme constitutionnelle. Cet élément était absent de l’ancienne constitution. Il a donc été prévu dès 99 que la Suisse accueillerait des enfants apatrides…»
L’on apprend ainsi que les enfants de migrants arrivés en Suisse bénéficient déjà, et quel que soit le résultat de ce référendum, de la naturalisation facilitée. Et LHK de conclure:

«Faire disparaître la nationalité en facilitant son obtention est une approche dont l’effet à terme serait similaire à sa suppression pure et simple.»


Plusieurs référendums contre la loi sur l’immigration de masse sont lancés. La plupart des citoyens qui en sont à l’origine ne se soucient pas que de l’immigration de masse, mais d’un vrai respect de la démocratie, des peuples suisses, des cantons, du fédéralisme et de la Constitution. 

URGENT: Le délai pour récolter les 50’000 signatures nécessaires court jusqu’au 7 avril.

Les comités référendaires sont unanimes pour dire que le texte adopté par le Parlement n’est pas compatible avec le texte de l’initiative de l’UDC. 

Par exemple, pour M. Stojanovic, socialiste,  il est “extrêmement problématique, dans un système de démocratie directe, qu’à la fin les citoyens ne puissent se prononcer …”.


Jusqu’au 7 avril !

Nous avons déjà le droit de reprocher à la classe politique d’avoir trahi la patrie et toutes nos valeurs.
Un vote permettra aussi de clarifier les relations de la Suisse avec l’UE suite à l’adoption de l’initiative contre l’immigration de masse le 9 février 2014 et au Brexit.
Plusieurs comités y travaillent et les signatures s’ajouteront. 
1) Le nôtre

Référendum en français:

2) Celui lancé depuis le Tessin, par notamment M. Stojanovic:
3) “Non à la violation de la Constitution” qui est représenté par Sandra Bieri, étudiante zougoise de 29 ans. 
4) Celui de M. Willi Vollenweider, président du groupe Giardino pour une armée forte et ancien UDC, qui a aussi créé “Mouvement citoyen” 
5) Ingrid Sigg, retraitée, a lancé un groupe Facebook qui défend les droits des citoyens en Suisse.
6) le vôtre ? ou celui de vos amis qui veulent notamment un respect du fédéralisme
Le délai pour récolter les 50’000 signatures nécessaires court jusqu’au 7 avril.

Formulaire sur le lien ci-dessous, prêt à être imprimé, photocopié, et signé. MERCI


URGENT, référendum contre
l’immigration de masse et pour le respect de la volonté populaire.


Les citoyennes et citoyens suisses soussignés ayant
le droit de vote demandent, en vertu de l’article 141 de la Constitution
fédérale conformément et la loi fédérale du 17 décembre 1976 sur les droits
politiques (art. 59a à 66) un
REFERENDUM concernant la loi
fédérale sur les étrangers (LEtr), modification du 16 décembre 2016 (gestion de
l’immigration et d’amélioration de la mise en œuvre de l’Accord sur la libre
circulation des personnes ALCP), publiée dans la Feuille fédérale n°51 le
28.12.2016.
Seuls les électrices et électeurs ayant le droit de
vote en matière fédérale dans la commune indiquée en tête de la liste peuvent y
apposer leur signature. Les citoyennes et les citoyens qui appuient la demande
doivent la signer de leur main. Celui qui se rend coupable de corruption active
ou passive relativement à une récolte de signatures ou celui qui falsifie le
résultat d’une récolte de signatures effectuée à l’appui d’un référendum est
punissable selon l’article 281 respectivement l’article 282 du Code pénal. Expiration
du délai référendaire:
jusqu’au
7 avril
2017
Canton :
NPA :
Commune politique :
Nom MANUSCRIT
Prénom MANUSCRIT
Date de naissance
(jour/mois/année)
Adresse exacte : MANUSCRITE (rue et no)
Signature manuscrite
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Votre mail ou Natel  pour  plus d’informations, merci
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La liste doit être renvoyée entièrement
ou partiellement remplie avant le 2 avril 2017
 au plus tard au  Comité référendum, co F.
de Siebenthal, av. Dapples 23, 1006 LAUSANNE 021 616 88 88. qui se chargera de
demander l’attestation de la qualité d’électeur des signataires.   Le/La
fonctionnaire soussigné/e certifie que les _______ (nombre) signataires du
référendum dont les noms figurent ci-dessus ont le droit de vote en matière
fédérale dans la commune susmentionnée et y exercent leurs droits politiques.
  Signature manuscrite: _                                                         Date:
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                        Fonction officielle:                                                            Sceau:



Vous pouvez aussi aller au greffe de la commune concernée pour le faire authentifier et tamponner, puis nous l’envoyer pour accélérer les procédures très urgentes ( début avril ).


Combien de signatures pourriez-vous récolter ?

Quel don pourriez-vous faire pour financer les
attestations des communes et notre travail dans l’urgence ?


Ce n’est pas la première fois qu’ils violent la volonté populaire… 


Exemple ci-dessous, des milliards distraits pendant des années…


Résistons et agissons immédiatement…

Monnaie-pleine, respect du Souverain ?


Les Suisses résistent, voir AAA+ http://aaapositifs.ch/ et www.monnaie-pleine.ch

La monnaie-pleine devrait déjà être en vigueur, ils trichent et ne respectent pas la volonté populaire à près de 60 %….

http://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc.do?id=10070339


De vrais francs pour tous  !

L’initiative Monnaie Pleine ( Les francs suisses émis pour les habitants de la Suisse et pas pour les profits juteux et immérités de quelques banquiers et financiers, souvent à l’étranger ou de l’étranger ) veut exactement ce que beaucoup pensent être déjà la réalité aujourd’hui, notamment que seule la Banque nationale produise les francs suisses, y compris tous les francs suisses de l’argent électronique et des crédits. 

Nous respectons toutes les autres monnaies suisses ( plus de 100 ) , par exemple les francs wir, www.wir.ch , ou les Reka, Sels, Talents, Lémans, Farinets,  Tauschring… qui doivent être aussi des monnaies pleines…


Ceci est en adéquation avec l’intention initiale de la Constitution fédérale (dès 1891 l’article 36, « La monnaie relève de la compétence exclusive de la Confédération »). aujourd’hui l’article 99 : 

Toujours en vigueur, mais pas respecté…

https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19995395/index.html


  Art. 99 Politique monétaire
1 La monnaie relève de la compétence de la Confédération; le droit de battre monnaie et celui d’émettre des billets de banque appartiennent exclusivement à la Confédération.
2 En sa qualité de banque centrale indépendante, la Banque nationale suisse mène une politique monétaire servant les intérêts généraux du pays; elle est administrée avec le concours et sous la surveillance de la Confédération.
3 La Banque nationale constitue, à partir de ses revenus, des réserves monétaires suffisantes, dont une part doit consister en or.
4 Elle verse au moins deux tiers de son bénéfice net aux cantons.
Les banques commerciales ne devraient déjà pas créer de l’argent ou de la monnaie en francs suisses, la constitution n’est pas respectée, ni son esprit, ni les considérants qui interdisaient à toutes les banques commerciales d’émettre leurs propres billets ( ce qu’ils font en fait à chaque crédit, en catimini… ), nous sommes face à des abus inadmissibles, des vols qualifiés en bandes organisées de notre souveraineté monétaire, pour plus de 3 billions francophones, 3 suivi de douze (12) zéros, sic, des milliers de milliards, sic…

Postes du bilan: évolution de l’actif et du passif, ventilés en comptes suisses et en comptes étrangers des banques en Suisse

Actifs Passifs
En Suisse A l’étranger En Suisse A l’étranger
En millions de francs En millions de francs En millions de francs En millions de francs
2014 1 612 981 1 428 738 1 578 365 1 463 354


Remarques

Le billion francophone (1 suivi de 12 zéros) n’est pas le billion américain !

Métainformation:

Dernière modification: nouvelles données (2014).

Source: Banque Nationale Suisse.


Avec monnaie-pleine, la vérité est faite, elles ne seront dès lors plus autorisées à créer leur propre argent; elles ne pourront prêter que l’argent qu’elles auront reçu des épargnants, des autres banques ou, en cas de besoin, de la Banque nationale. 

Commentaires:

« Il s’agit de réformes fondamentales qui intéressent la vie de tous les jours de millions de citoyens. Ces réformes indispensables n’ont été réalisées, ni même envisagées, ni par les libéraux justement préoccupés de favoriser l’efficacité de l’économie, ni par les socialistes justement attachés à l’équité de la distribution des revenus… Les uns et les autres n’ont cessé d’être aveuglés par la répétition incessante de toutes parts de pseudo vérités et par des préjugés erronés. »

Maurice Allais, prix Nobel d’économie.

Tout ce qui est possible, apparemment légal n’est pas nécessairement bon pour le peuple et moral.
Ces créations monétaires du néant par les banques commerciales, “ex nihilo” en technique bancaire, violent la bonne foi et la réalité économique par un grave abus de la marque suisse, au contraire des francs wir, http://www.wir.ch/fr/ , qui reconnaissant honnêtement leur caractère privé. 
Les gens croient que ce sont des francs suisses mais c’est un pur mensonge et un viol de leur confiance. Ce sont de “faux” francs “suisses”, un abus de langage et de titres. Le conseil fédéral écrit diplomatiquement “des substituts monétaires”… comme les points cumulus, les miles des compagnies aériennes, au risque des clients…
http://desiebenthal.blogspot.ca/2014/12/le-conseil-federal-suisse-admet-le.html
En récapitulation, on est face à des abus de confiance, de fausses représentations économiques, des comptabilités frauduleuses, des substituts astucieux de monnaie, donc de la fausse monnaie comme le reconnaît un prix Nobel, Maurice Allais, des complots financiers par astuce en bande, de la concussion et la corruption, des abus de biens sociaux…
Ces contrats sont iniques, odieux et impossibles à honorer, comme en Grèce, vu les exponentielles d’intérêts devenues verticales( 1+ i puissance le nombre des années ) donc nuls pour la plupart ( il faut distinguer ces créations folles de la vraie épargne )…

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/05/les-epargnants-premiers-perdants.html

Pour une Banque Nationale vraiment Suisse, BNS 3.0




Nous travaillons pour faire une BNS 3.0


Venez à l’AG de la BNS: pour une coopérative citoyenne




Votation No 37
Tableau récapitulatif 

Arrêté fédéral concernant la révision de l’article 39 de la constitution fédérale



Le projet a été accepté



Electeurs
Total électeurs 654’372
Participation
Bulletins rentrés 405’483
Participation 61.90%
Bulletins n’entrant pas en ligne de compte
blancs 13’400
nuls 1’890
Bulletins entrant en ligne de compte
Bulletins valables 390’193
Oui 231’578 59.3%
Non 158’615 40.7%
Votes des cantons oui 12 4/2
Votes des cantons non 7 2/2


Référence: FF 1891 V 517
Remarque: Pas de données détaillées sur le nombre d’électeurs dans les cantons.

Bizarre, impossible d’avoir les détails…


Erreur de l’application



Une condition inattendue a empêché le serveur de compléter la requête.


Avec nos remerciements.

Le comité.


PS:

D’autres groupes récoltent des signatures par eux-mêmes.
Voir notamment nein-zu-verfassungsbruch.ch

https://www.referendum-subito.ch/fr/

et buergerbewegung.ch.

Important: ne signer qu’ un formulaire, merci.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Initiative_populaire_%C2%AB_Contre_l’immigration_de_masse_%C2%BB



par Marco Saba, IASSEM, 21 Juillet 2016


Lorsqu’une banque centrale, qu’elle soit partiellement ou totalement privée, acquiert un actif en créant de la nouvelle monnaie, nous avons une appropriation de biens de la part d’une société privée qui abuse d’un droit souverain: le droit régalien de battre monnaie, et le pouvoir d’achat qui en découle.  La banque met au passif l’émission de la monnaie en circulation, parce qu’il s’agit au fait d’un passif envers le Trésor souverain du pays où la monnaie a été émise (actuellement BILLETS DE BANQUE EN CIRCULATION, sans l’inclusion de l’argent electronique…). Ce passif – une dette privée qui devrait correspondre à une créance publique – est actuellement “suspendu” parce que la Banque centrale ne liquide jamais sa dette envers le Trésor et le Trésor ne parvient pas à enregistrer l’actif correspondant dans ses livres comptables.

C’est le revenu monétaire, ou seigneuriage, qui reste “suspendu” et non payé par la banque d’émission. Nous assistons donc au paradoxe qu’une société privée ou partiellement privée (comme la BNS, la BCE ou la Federal Reserve) pourrait émettre toute la monnaie suffisante pour s’acheter le pays ou le monde entier, que ce soit directement, ou indirectement par le biais de ses intermédiaires par exemple, sans que l’Etat n’encaisse le revenu monétaire correspondant. Dans les faits, si le passif dérivant de la création monétaire reste non remboursé à son créancier souverain, le Trésor, soit pour les billets de banque soit pour la monnaie électronique, il en résulte un profit occulte à l’avantage de la banque.

Le manque à gagner du Trésor qui en découle est d’autant plus évident que la dette publique croissante n’est pas consolidée par la créance équivalente du Trésor représentant le public. Le Trésor et le gouvernement d’accueil de la BC ont la précise responsabilité de ne pas  perpétrer l’absurdité permettant à la banque de s’enrichir au détriment des deniers publics. La façon correcte de comptabiliser la création de monnaie fiduciaire (FIAT) est celle d’inscrire au passif de la BC, sous la voix “MONNAIE EN CIRCULATION”, soit les billets de banque soit la monnaie électronique qui se crée à chaque création de dépot ou de compte courant, monnaie qui n’est pas comptabilisée à l’actif dans les écritures bancaires.  

Ce passif doit avoir un montant correspondant dans les actifs de la comptabilité du Trésor à la voix “REVENU DE LA CREATION MONETAIRE” ou “SEIGNEURIAGE MONETAIRE”. Ce principe comptable peut tout aussi bien s’appliquer aux banques commerciales quand elles créent la monnaie électronique, en catimini, comme elles font actuellement. 

Pour résumer: les banques doivent noter dans leur bilan le montant de la création monétaire, qui doit etre mis à jour à chaque création monétaire, et qui doit correspondre à un actif du Trésor. Ce dernier doit ajouter une voix à l’actif correspondant à la monnaie nouvellement crée comme revenu monétaire, ce qui résoudrait la fausse passivité bancaire. On mettrait en évidence une créance publique qui pourrait etre consolidée avec la dette publique.  

Ce raisonnement est tout aussi valable pour les banques centrales publiques. 

Colloque sur la famille les 1er et 2 février à l’ICES, La Roche-sur-Yon

colloque sur la famille les 1er et 2 février à l’ICES, La Roche-sur-Yon

Il s’annonce passionnant et très complet du point de vue juridique et historique, il fallait bien cela tant le sujet est aujourd’hui brûlant.

Et se présente ainsi :

« Depuis quelques décennies, la famille est dans tous ses états. Des familles dites monoparentales, recomposées et même homoparentales ont vu le jour, dans les faits et dans le droit. Qui plus est, de récentes évolutions tant techniques (procréation médicalement assistée, gestation pour autrui) qu’idéologiques (théorie du genre) ont bouleversé l’univers familial. Mais, tous ces phénomènes ont-ils vraiment éclipsé la famille « traditionnelle » et fait éclater la notion ?
La famille est à la confluence de l’individuel et du collectif. Elle conjugue des motivations religieuses et des contraintes politiques. Elle articule vie privée et ordre public. Elle engage des sentiments et des patrimoines. Elle agrège autant des individus qu’elle associe des corps sociaux. Elle unit des ascendants à des descendants. Elle s’enracine dans le passé et se projette dans l’avenir. Dans la famille, le culturel s’entremêle avec le biologique.
« Si d’aucuns l’appréhendent comme une institution sociale, d’autres ne voient en elle qu’une rencontre de volontés individuelles. Si certains pensent qu’elle implique un lignage, d’autres l’envisagent centrée sur le couple. Au final, quelques uns déclarent la haïr, tandis que d’autres lui font des déclarations d’amour.
« Dans ces conditions, il était naturel que l’ICES consacre à la famille un colloque pluridisciplinaire où l’histoire et le droit, la philosophie et la théologie, l’économie et la sociologie marieraient leurs approches. »

Touts renseignements et inscription par ici.

Voici le programme :

1er février
8h45 Accueil des participants, M. Éric de LABARRE, président de l’ICES
9h00 Introduction, M. Jean-Didier LECAILLON, professeur à l’Université de Paris II, président du Conseil scientifique de l’ICES
L’histoire de la famille, sous la présidence de M. Pascal Gourgues
9h20 “La famille dans la tragédie grecque”, M. Stamatios TZITSIS, directeur de recherche CNRS, directeur-adjoint de l’Institut de criminologie et de droit pénal de Paris, chargé de cours à l’ICES, membre du comité d’honneur du CRICES
9h40 “La famille dans le droit romain”, Mme Dominique THIRION, maître de conférences (HDR) à l’Université de Paris II
10h00 Débat et pause
10h40 “La famille dans la théologie chrétienne”, Mgr Bernard ARDURA, docteur en théologie, docteur en histoire, président du Comité pontifical pour les sciences historiques
11h00 “La famille dans le droit canonique : l’institution de la famille dans les conciles gaulois et hispaniques et sa réception dans les manuscrits latins des collections canoniques du Haut Moyen-Âge (Ve-VIIIe siècles)”, M. Bernard CALLEBAT, professeur à l’Institut Catholique de Toulouse, directeur du cycle de doctorat
11h20 Débat
12h30 Pause déjeuner
14h00 “La famille dans le droit coutumier”, M. Nicolas WAREMBOURG, professeur à l’Université de Paris I
14h20 “La famille dans l’ancien droit français”,M. Arnould BETHERY de la BROSSE, docteur en droit, directeur des ressources humaines du Puy du Fou, chargé de cours à l’ICES
14h40 Débat
Les doctrines sur la famille, sous la présidence de Mgr Bernard Ardura
15h00 “La famille vue par le libéralisme”, M. Thomas SIRET, docteur en histoire, chargé de cours à l’ICES
15h20 “La famille vue par le collectivisme”, M. Jean-Pierre DESCHODT, maître de conférences HDR, directeur du département d’histoire de l’ICES, membre du Conseil scientifique de l’ICES, du CRICES et du CRIHAM (Poitiers)
15h40 Débat et pause
16 h00 “La famille vue par la doctrine sociale de l’Église”, M. Roberto DE MATTEI, professeur honoraire à l’Université de Cassino (Italie), ancien vice-président du Conseil national de la recherche (CNR), professeur à l’Université européenne de Rome
16h20 “La famille vue par l’islam(isme)”, M. Olivier HANNE, agrégé et docteur en histoire, professeur à l’ESM Saint-Cyr, chercheur associé au laboratoire Telemme, Université d’Aix-Marseille, chargé de cours à l’ICES, membre du CRICES
16h40 Débat

17h00 Fin de la 1ère journée

2 février
Les différents visages de la famille, sous la présidence de M. François Saint-Bonnet
9h00 “La famille face à la sociologie”, M. Julien DAMON, docteur en sociologie, professeur associé à Sciences-Po Paris
9h20 “La famille face à la psychologie”, Mme Vassiliki-Piyi CHRISTOPOULOU, docteur en psychopathologie fondamentale et psychanalyse, maître assistante à la faculté de philosophie à l’Institut catholique de Paris
9h40 “La famille face à la philosophie”, M. Jean-Marc JOUBERT, ancien élève de l’ENS, agrégé et docteur en philosophie, directeur du département de Lettres de l’ICES, membre du CRICES
10h00 Débat et pause
10h40 “La famille face à la l’économie”, M. Jean-Didier LECAILLON, professeur à l’Université de Paris II, président du Conseil scientifique de l’ICES
11h 00 “La famille face aux finances publiques”, M. Pierre-Édouard du CRAY, docteur en droit, consultant en finances publiques et fiscalité
11h20 Débat
12h30 Pause déjeuner
L’encadrement juridique de la famille, sous la présidence de M. Bernard Callebat
14h 00 “La famille et le droit civil”, Mme Aude MIRKOVIC, maître de conférences à l’Université d’Evry
14h20 “La famille et la bioéthique”, M. Jean-René BINET, professeur à l’Université de Rennes I, membre de l’Institut universitaire de France
14h40 “La famille et le droit social”, M. Éric VERHAEGHE, ancien élève de l’ENA, ancien président de l’APEC, directeur du cabinet Parménide.
15h00 Débat et pause
15h40 “La famille et le droit des libertés”, M. François SAINT-BONNET, professeur à l’Université de Paris II, directeur du CRICES
16h00 “La famille et le droit public interne”, M. Alexandre DESRAMEAUX, maître de conférences à l’Université de Besançon, chargé de cours à l’ICES
16h20 “La famille et le droit public international”, M. Éric POMÈS, chargé de cours à l’ICES et à l’ESM Saint-Cyr, secrétaire général du CRICES
16h40 Débat
17h00 Conclusions, M. Guillaume BERNARD, maître de conférences (HDR) à l’ICES, membre du CRICES
17h20 Fin du colloque


Intérêts, des pratiques insensées.

Famille et argent

Jean de Siebenthal

Généralités

Courbes si on fait le jeu des banquiers…, crédits “revolving”, revolvers…


La plupart des cartes de crédits ont des intérêts proches de 20 % dans le monde…


Celui qui vous parle est mathématicien ; il n’est pas financier.
Cependant, il ne peut s’empêcher d’être stupéfait en considérant certains
certains résultats : la télévision nous apprend par exemple que dans
l’affaire relative au crash de Swissair, un montant supérieur à 700
millions de francs figurait au titre d’une dette portant uniquement sur
des intérêts.
Cela étant, on a là l’indice d’un problème très profond, que
l’on peut considérer dans le cas de la famille qui songe à s’établir ou à
se développer, à bâtir, à acheter une voiture par exemple. Si elle n’arrive
pas à économiser en temps utile, elle se voit dans l’obligation de
contracter un emprunt, auprès d’une banque, ou autrement. Il y a là
matière à réflexion, car aujourd’hui, il est impossible d’emprunter, sans
recourir à un taux fixé par le prêteur, par une banque, avec un plan de
remboursement.
Prenons un exemple aussi simple que possible : M. A
emprunte 100 francs à M. B. La somme due se monte donc à 100 francs
; elle est normalement indépendante du temps ; M.A peut signer un
papier: je dois 100 francs à M. B. Mais B va exiger que le temps soit de
la partie, et qu’au bout d’une année, A lui fournisse 120 francs (intérêt
20 %). En composant, au bout de deux ans, la somme prétendûment due
se monte à 144 francs, etc. Sans rien faire, sans aucun travail de B, ce
dernier s’attend à empocher 44 francs de plus. Seul le calendrier a
fonctionné. B pratique ainsi l’usure, il recueille les fruits d’une terre
qu’il n’a pas cultivée. C’est un usurier. Si vous mettez 100 francs dans
un coffret, et attendez une année, vous retrouverez vos 100 francs :
l’argent, de soi, est stérile.
Réclamer plus a toujours été très mal qualifié par tous les
grands auteurs, par les philosophes, les Conciles (Nicée en 325, Reims
en 1583), les Pères de l’Eglise (Saint Grégoire de Nazianze), accusant
les usuriers de vol, de fraude, de rapine, d’idolâtrie, de simonie, de crime
même, de viol du septième commandement, etc.
Le catéchisme du Concile de Trente est catégorique :
– L’usure est tout ce qui se perçoit au delà de ce qui a été
prêté, soit argent, soit autre chose qui puisse s’acheter et s’estimer à prix
d’argent. – Il est écrit dans le Prophète Ezéchiel (15) : « Ne recevez ni
usure ni rien au delà de votre prêt. » Et Notre-Seigneur nous dit dans S.
Luc (16) : « Prêtez sans rien espérer de là. » Ce crime fut toujours très
grave et très odieux, même chez les païens. De là cette maxime : Qu’estce
que prêter à usure ? Qu’est-ce que tuer un homme ? pour marquer
qu’à leurs yeux, il n’y avait pas de différence. En effet prêter à usure,
n’est-ce pas, en quelque sorte, vendre deux fois la même chose, ou bien
vendre ce qui n’est pas ?
Notre civilisation, hélas caractérisée par le viol systématique
des dix commandements, n’en oublie aucun !
Réfléchissons, si A emprunte à B, c’est qu’il est en position de
faiblesse ; B va en profiter pour hypothéquer les efforts de A. ” Mon
cher, tu vas couvrir les risques que je cours, avec un intérêt, et plus le
temps s’écoule et plus tu me dois. C’est toi qui vas assurer le rendement
de mes 100 francs ; tes risques, je m’en moque. Ainsi A va s’épuiser à
couvrir les risques hypothétiques de B, qui prend ainsi les allures d’un
profiteur.
Notons que l’emprunteur A devient propriétaire des choses qui
lui sont prêtées, et que dans le prêt, celui qui emprunte demeure obligé,
tenu, de rendre la somme même empruntée. De plus, l’emprunteur,
maître de la chose prêtée, est seul chargé de tous les risques, et que le
profit toujours incertain doit lui appartenir.
Prenons divers exemples, avec intérêt 0 d’abord, puis divers
cas avec intérêt composé à 20%, puis un cas avec intérêt composé à 10 %

Situation «normale»




Les cartes de crédit sont souvent proches de 20 % par année… 





Famille et argent

Considérations diverses

En face du monde nouveau créé par les découvertes
scientifiques, les transformations industrielles et les révolutions sociales,
l’Eglise ne doit rien abandonner de la -doctrine que lui ont léguée les
siècles passés, les Pères de l’Eglise et les grands scolastiques du Moyen
Age sur la grave -question de l’usure. Elle a donné des solutions
pratiques pour les confesseurs, mais elle a refusé de se prononcer
doctrinalement, attendant de juger à ses fruits l’arbre économique
qu’avaient planté, hors de son champ, la Réforme et la Révolution.
Mais voici que ces fruits apparaissent et sont jugés de plus en
plus mauvais. Les économistes eux-mêmes commencent à se demander
avec angoisse quels épouvantables abus et quelles douloureuses misères
va créer le capitalisme moderne, dont l’une des affirmations
fondamentales est le droit absolu de l’argent à produire intérêt.
L’effondrement des deux tours du World Trade Center à New
York ne serait-il pas le signe d’une décadence ?
On commence à se retourner vers la doctrine de l’Eglise
comme vers une doctrine de salut. Il est temps de revenir vers des écrits
solides.

Encyclique Vix pervenit (Benoît XIV)

…l. – L’espèce de péché qu’on appelle usure réside
essentiellement dans le contrat de prêt (mutuum). La nature de ce contrat
demande qu’on ne réclame pas plus qu’on a reçu. Le péché d’usure
consiste pour le prêteur à exiger, au nom de ce contrat, plus qu’il n’a reçu
et à affirmer que le prêt lui-même lui donne droit à un profit, en plus du
capital rendu. Ainsi tout profit de ce genre, qui excède le capital, est
illicite et usuraire.
La raison qui rend juste ou injuste la perception d’un intérêt
dans le contrat de prêt, ce n’est pas tant que l’emprunteur en tire profit ou
non, mais plutôt que le prêteur se prive d’un profit estimable en argent.
Le titre, qui donne droit à un profit ou à une compensation, doit être
formellement cherché, non pas dans l’utilité que l’autre va tirer de mon
acte, mais dans l’utilité dont je me prive en faveur de cet autre, bien que
ces deux choses soient souvent unies et dépendantes l’une de l’autre.
Aussi formellement et directement le péché d’usure ne résulte pas, … de
ce que le contrat de prêt est un prêt de consommation ou de production
pour l’emprunteur, comme quelques-uns le pensent, mais de ce que, en
général, ou pour le prêteur dans des cironstances particulières où il se
trouve, l’argent est productif ou non. Telles sont les raisons pour
lesquelles celui qui donne de l’argent à un autre peut demander à cet
autre une compensation sans injustice. Il n’importe pas au point de -vue
de la justice que l’emprunteur perçoive un profit ou non ».
En résumé celui qui confie de l’argent à autrui sous la forme
d’un contrat de prêt ne doit vouloir un intérêt que pour se compenser des
pertes qu’il subit du fait de ce contrat. S’il a en confiant cet argent une
autre intention, celle de participer au bénéfice éventuel, réalisé par autrui
avec cet argent, il n’y a pas en réalité un contrat de prêt mais un contrat
dont on peut déterminer la nature. C’est l’intention du propriétaire de
percevoir, ou une indemnité pour pertes subies, ou un profit pour
bénéfice réalisé, qui détermine la vraie nature du contrat passé et les
devoirs qui en résultent.

Une absurdité

J’ai cautionné une somme de Fr 300’000.-que je dois
rembourser, en payant un intérêt fixé à 5% pour simplifier, avec un
amortissement insignifiant. Chaque année, je verse à la banque un intérêt
de 15 000 Fr. En 20 ans, je verse à la banque Fr 300’000, et je n’ai rien
remboursé. La banque empoche sans rien faire, et elle peut continuer
cette opération fructueuse. N’est-ce pas aussi un vol ? Le principe selon
lequel le temps, c’est de l’argent, n’est-il pas immoral ?
Une mutation de civilisation devient urgente. Arrêtons ces
pratiques insensées.


Jean de Siebenthal

UNE FRAUDE GLOBALE ET SUBTILE CONTRE TOUTES LES FAMILLES.
LE CRÉDIT SOCIAL : CHRISTIANISME APPLIQUE
Alain Pilote
Le Crédit Social corrigerait le capitalisme de son vice financier et
appliquerait à merveille la doctrine sociale de l’Eglise (1)
Bulletin SCIENCE ET FOI, N° 37, 3e Trimestre 1995
CESHE France – B.P. 1055 – 59011 LILLE Cedex

Dans la dernière encyclique du Pape Jean-Paul II sur la question sociale, “Sollicitudo rei socialis“, datée du 30 décembre 1987, un passage a pu en surprendre certains : le Pape condamne à la fois le capitalisme libéral et le collectivisme marxiste :
“La tension entre l’Orient et l’Occident vient d’une opposition … entre deux conceptions du développement même des hommes et des peuples, toutes deux imparfaites et ayant besoin d’être radicalement corrigées… C’est là l’une des raisons sur lesquelles la doctrine sociale de l’Eglise adopte une attitude critique vis-à-vis du capitalisme libéral aussi bien que du collectivisme marxiste.”
On comprend que l’Eglise condamne que l’Eglise condamne le communisme, ou collectivisme marxiste qui, comme le rappelait déjà le Pape Pie XI, est “essentiellement pervers” [intrinsèquement pervers] et anti-chrétien, puisque son but avoué est la destruction complète de la propriété privée, de la famille et de la religion. Mais pourquoi l’Eglise condamnerait-elle le capitalisme ? Le Pape serait-il contre l’entreprise privée ? Le capitalisme ne vaudrait-il pas mieux que le communisme ?
Non, ce que l’Eglise condamne, ce n’est pas le capitalisme en soi (propriété, libre entreprise). Au contraire, les Papes, loin de souhaiter la disparition de la propriété privée, souhaiteraient plutôt sa diffusion la plus large possible pour tous, que tous soient propriétaires d’un capital, soient réellement “capitalistes”
“Comme le déclare Notre prédécesseur Pie XII : “La dignité de la personne humaine exige normalement, comme fondement naturel pour vivre, le droit et l’usage des biens de la terre ; à ce droit correspond l’obligation fondamentale d’accorder une propriété privée autant que possible à tous … il faut mettre en branle une politique économique qui encourage et facilite une plus ample accession à la propriété privée des biens durables : une maison, une terre, un outillage artisanal, l’équipement d’une ferme familiale, quelques actions d’entreprises moyennes ou grandes (Jean XXIII, encyclique Mater et Magistra, 15 mai 1961).
Le Capitalisme a été vicié par le système financier
Les maux que l’Eglise reproche au système capitaliste [bien que le Vatican ait également sa banque] ne proviennent pas de sa nature (propriété privée, libre entreprise), mais du système financier qu’il utilise, un système financier qui domine au lieu de servir, qui vicie le capitalisme. Pie XI le disait dans son encyclique “Quadragesimo anno“, en 1931 : “Le capitalisme n’est pas à condamner en lui-même, ce n’est pas sa constitution qui est mauvaise, mais il a été vicié”.
Ce que l’Eglise condamne, ce n’est pas le capitalisme en tant que système producteur, mais selon les mots du Pape Paul VI, le “néfaste système qui l’accompagne“, le système financier.
“Ce libéralisme sans frein conduisait à la dictature à bon droit dénoncé par Pie XI comme génératrice de “l’impérialisme de l’argent“. On ne saurait trop réprouver de tels abus, en rappelant encore une fois solennellement que l’économie est au service de l’homme. Mais s’il est vrai qu’un certain capitalisme a été la source de trop de souffrances, d’injustices et de luttes fratricides aux effets durables, c’est à tort qu’on attribuerait à l’industrialisation elle-même des maux qui sont dus au néfaste système qui l’accompagnait. Il faut au contraire en toute justice reconnaître l’apport irremplaçable de l’organisation du travail et du progrès industriel à l’œuvre du développement.” (Paul VI, Populorum progressio, 26 mars 1967, n° 26.)
Le Vice du système : L’argent est créé par les banques sous forme de dette :
C’est le système financier qui n’accomplit pas son rôle, il a été détourné de sa fin. L’argent ne devrait être qu’un instrument de distribution, un signe qui donne droit aux produits, une simple comptabilité.
Mais les banquiers, en se réservant le contrôle de la création de l’argent, en ont fait un instrument de domination. Puisque le monde ne peut vivre sans argent, tous – gouvernements, compagnies, individus – doivent se soumettre aux conditions imposées par les banquiers pour obtenir de l’argent, qui est le droit de vivre dans notre société actuelle. Cela établit une véritable dictature sur la vie économique ; les banquiers sont devenus les maîtres de nos vies, tel que le rapportait très justement Pie XI dans son encyclique “Quadragesimo anno“, en 1933 :
  “Ce pouvoir est surtout considérable chez ceux qui, détenteurs et maîtres absolus de l’argent, gouvernent le crédit et le dispensent selon leur bon plaisir. Par là, ils distribuent le sang à l’organisme économique, dont ils tiennent la vie entre leurs mains, si bien que sans leur consentement, nul ne peut plus respirer.”
Dettes impayables
Le vice du système, c’est que les banques créent l’argent sous forme de dette : la banque exige le remboursement d’argent qui n’existe pas. Cela est très bien expliqué dans la parabole de “L’île des Naufragés”, de Louis Even, qu’on peut résumer ici brièvement :
Supposons une petite île où nous diviserions le système économique en deux : le système producteur et le système financier. D’un côté, il y a cinq naufragés qui réussissent à produire les différentes choses nécessaires à la vie – c’est le système producteur ; et de l’autre côté, un banquier qui leur prête de l’argent : c’est le système financier. Pour simplifier l’exemple, disons qu’il y a un seul emprunteur au nom de toute la communauté, que nous appellerons Paul.
Paul décide, au nom de la communauté, d’emprunter au banquier un montant suffisant pour faire marcher l’économie de l’île, disons 5000 F, à 8% d’intérêt. Le banquier prête 5000 F, mais à la fin de l’année il exige le remboursement du capital, 5000 f, plus 400 F pour l’intérêt. Ce 400 F pour payer l’intérêt n’existe pas, il n’y a que 5000 en circulation sur l’île.
La production sur l’île avait bien augmenté durant l’année, mais pas l’argent. Ce ne sont pas des produits que le banquier exige, mais de l’argent. Les habitants de l’île fabriquaient des produits, mais pas d’argent. Seul le banquier a le droit de créer l’argent.
Remarquez aussi, quand bien même le banquier aurait prêté cet argent à un taux d’intérêt de 1%, ce qui n’aurait fait qu’un intérêt de 50 F à payer à la fin de l’année, les cinq habitants de l’île n’auraient pas plus été capables de rembourser au banquier capital et intérêt, car il n’y a que 5000 F sur l’île, pas 5050. Et si le taux d’intérêt est plus élevé, cela ne fait qu’empirer le problème et augmenter la dette. Toute cela pour démontrer que tout intérêt demandé sur de l’argent créé, même à un taux de 1 pour cent, est de l’usure, est un vol.
La situation des cinq habitants de l’île des Naufragés, c’est celle de tous les pays du monde : tout l’argent en circulation est un prêt, qui doit retourner à la banque grossi d’un intérêt. Le banquier crée l’argent et le prête, mais il se fait promettre de se faire rapporter tout cet argent, plus d’autre qu’il ne crée pas. Il demande de lui rapporter, en plus du capital qu’il a créé, l’intérêt qu’il n’a pas créé, et que personne n’a créé. Comme il est impossible de rembourser de l’argent qui n’existe pas, on doit emprunter de nouveau, et les dettes s’accumulent. C’est ce qui arrive dans tous les pays du monde, et d’une manière plus aiguë dans les pays du Tiers-Monde (2).
Le Fonds Monétaire International
Pour les pays les plus endettés du Tiers-Monde, il existe un organisme, le “Fonds Monétaire International” (FMI), qui leur accorde des prêts, mais à des conditions très sévères, que le FMI appelle “réformes structurelles”, qui sont en réalité des mesures d’austérité : réduire les importations, réduire les salaires des travailleurs, couper dans l’aide sociale et les services publics, augmenter leurs exportations (vendre dans d’autres pays des produits dont leurs habitants auraient eu besoin) pour obtenir de l’argent des pays étrangers, afin de pouvoir payer leur dette. Ainsi, les meilleures terres du pays ne serviront pas à nourrir la population locale, mais à produire de la nourriture qui sera exportée afin d’obtenir les précieux dollars pour payer les dettes. C’est l’humain qui est sacrifié au dieu-argent.
Les banquiers prétendent venir en aide aux pays endettés en leur accordant de nouveaux prêts. Mais chaque fois que les pays débiteurs empruntent, ils doivent rembourser aux banques plus d’argent qu’ils n’ont reçu. En fait, ces prêts ne les aident pas du tout, au contraire, ils les appauvrissent de plus en plus : et c’est exactement ce que les banquiers (3) veulent, pour pouvoir s’emparer de toutes les richesses de ces pays.
Remettre totalement les dettes
C’est une telle situation que l’Eglise condamne. A la demande du Pape Jean Paul II, la Commission Pontificale Justice et Paix émettait, le 27 décembre 1986, un document intitulé “Une approche éthique de l’endettement international”, qui disait, entre autres :
“Les pays débiteurs, en effet, se trouvent placés dans une sorte de cercle vicieux : :ils sont condamnés, pour pouvoir rembourser leurs dettes, à transférer à l’extérieur, dans une mesure toujours plus grande, des ressources qui devraient être disponibles pour leur consommation et leurs investissement internes, donc pour leur développement.
“Le service de la dette ne peut être acquitté au prix d’une asphyxie de l’économie d’un pays et aucun gouvernement ne peut moralement exiger d’un peuple des privations incompatibles avec la dignité des personnes … S’inspirant de l’Evangile, d’autres comportements seraient à envisager, comme consentir des délais, remettre partiellement ou même totalement les dettes … En certains cas, les pays créanciers pourront convertir les prêts en dons (4).
“L’Eglise rappelle la priorité à accorder aux hommes et à leurs besoins, par-delà les contraintes et les techniques financières souvent présentées comme seules impératives.”
Alain Garcia du Pérou
Une fois qu’on a compris qu’il n’y a pas moyen de payer la dette dans le système actuel, puisque tout l’argent au départ est créé sous forme de dette, on comprend que ce qui est criminel, ce n’est pas de ne pas vouloir payer la dette, mais très justement de vouloir la payer : car payer la dette pour un pays dans le système actuel, cela signifie retirer tout l’argent de la circulation et faire crever de faim sa population.
Les pays d’Amérique latine ont déjà payé plusieurs fois en intérêt le montant qu’ils ont emprunté au début, mais ils doivent encore autant qu’au commencement. Plusieurs pays se sont aperçus de cette situation absurde, et ont décidé de couper tout lien avec le FMI. Le leader de ces pays qui ont décidé de tenir tête aux banquiers, c’est sans contredit, le Président du Pérou, Alain Garcia.
 Le Président Garcia disait lui-même, le jour de son arrivée au pouvoir : “Ma première responsabilité est devant le peuple péruvien qui est pour moi le premier créancier. J’ai été élu par le peuple, et non par un cercle de banquier”. Garcia est confiant que tôt ou tard, tous les pays suivront son exemple et ne feront plus affaire avec le système voleur d’argent-dette des banquiers. C’est ce que les banquiers craignent le plus, et avant que cela arrive, ils feront tout pour éliminer Garcia ou écraser son gouvernement.
Solution : un argent sans dette créé par la société
Mais la position des gens comme Garcia est-elle réaliste, un pays peut-il fonctionner sans emprunter l’argent-dette des banquiers internationaux ? Oui, et c’est très facile à comprendre : Ce n’est pas le banquier qui donne à l’argent sa valeur, c’est la production du pays. Le banquier ne produit absolument rien, il ne fait qu’apporter des chiffres, qui permettent au pays de faire usage de sa propre capacité de production, de sa propre richesse. Sans la production de tous les citoyens du pays, les chiffres du banquier ne valent absolument rien.
Donc ces chiffres-là, le pays peut très bien les faire lui-même sans s’endetter envers les banquiers internationaux (5). Pourquoi le gouvernement devrait-il payer de l’intérêt à un système bancaire privé pour l’usage de son propre argent, qu’il pourrait émettre lui-même sans passer par les banques, et cela sans intérêt, sans dettes ? En fait, c’est justement le premier devoir de chaque gouvernement souverain d’émettre sa propre monnaie, sans dette. Donc ce qu’il faut, c’est un argent fait par la société, sans dette, pour les besoins de la société.
Argent social, crédit social
 C’est justement ce que propose le système dit du “Crédit Social”, un ensemble de propositions financières énoncées pour la première fois en 1917 par l’ingénieur écossais Clifford Hugh Douglas. En fait, les mots “argent social” et “crédit social” veulent dire la même chose, et c’est pour cela que Douglas a désigné des propositions financières par ce nom : au lieu d’avoir un argent créé par les banques, un crédit bancaire, on aurait un argent créé par la société, un crédit social.
Le Crédit Social
Le Crédit Social ramènerait l’argent à son rôle, qui est celui d’être un instrument de distribution. Puisque l’argent n’est qu’une question de chiffre qui doivent représenter les produits, une simple comptabilité, le Crédit Social établirait une comptabilité juste, où la finance serait un reflet exact des réalités économiques : l’argent serait émis au rythme de la production, et retiré de la circulation au rythme de la consommation. On aurait ainsi un équilibre constant entre les prix et le pouvoir d’achat, le dollar garderait sa valeur, et tout endettement serait impossible, l’argent serait enfin mis au service de l’homme.
Les systèmes au service de l’homme (6)
Que les systèmes soient au service de l’homme, c’est justement là le principe de base de la doctrine sociale de l’Eglise : la primauté de la personne humaine. Le Pape Jean XXIII le rappelait dans son encyclique Mater et Magistra, en 1961 :
“La doctrine sociale chrétienne a pour lumière la Vérité, pour objectif la justice et pour force dynamique l’Amour … Son principe de base est que les êtres humains sont et doivent être fondement, but et sujets de toutes les institutions où se manifeste la vie sociale.”
Le Crédit Social partage la même philosophie. C.H. Douglas écrivait au tout début de son premier livre, “Economic Democracy” : “Les systèmes sont faits pour l’homme, et non pas l’homme pour les systèmes, et l’intérêt de l’homme, qui est en son propre développement, est au-dessus de tous les systèmes”.
Le But de l’économique : la satisfaction des besoins humains [et quels sont les vrais besoins humains et pour quoi et pour qui l’homme est créé ? – Cf. Les Principe et fondement de Exercices spirituels de saint Ignace de Loyola, car en “toute chose, considère la fin ” dit l’auteur de l’Imitation de Jésus-Christ (op. I, chap. XXIV)]
Donc, le but des systèmes économique et financier, selon l’Eglise, est aussi le service de l’homme Le but du système économique, c’est la satisfaction des besoins humains, produire les biens dont l’homme a besoin (c’est le rôle du système producteur) et s’assurer que les biens soient distribués et atteignent les hommes qui en ont besoin (c’est le rôle du système financier). Le Crédit Social possède une technique qui ferait justement les systèmes producteur et financier accomplir leur fin.
Le Pape Pie XI, dans son encyclique déjà citée “Quadragesimo anno“, rappelle le but, la fin du système économique :
” L’organisme économique et social sera sainement constitué et atteindra sa fin alors seulement qu’il procurera à tous et à chacun de ses membres tous les biens que les ressources de la nature et de l’industrie, ainsi que l’organisation vraiment sociale de la vie économique, ont le moyen de leur procurer. Ces biens doivent être assez abondants pour satisfaire aux besoins d’une honnête subsistance et pour élever les hommes à ce degré d’aisance et de culture qui, pourvu qu’on en use sagement, ne met pas d’obstacles à la vertu, mais en facilite au contraire singulièrement l’exercice.” [Ne pas oublier cependant les Psaumes, 33 (Vg.) : 10 ; et leDeutéronome, 28 : 1-4, 9-12, 15, 28-29, 32, 45, 49-52 ; cf. également le Guide des pécheurs de Louis de Grenade, un des livres préférés de saint François de Sales, tome I, chap. 22.]
Les biens de la terre sont destinés à tous
Le Pape parle de tous et chacun des membres de la société qui ont droit aux biens matériels [et naturellement à l’enfer éternel, car ” nous étions par nature voués à la colère divine ” : Éph., 2 : 3] ; il rappelle là cet autre principe de base de la doctrine sociale de l’Eglise : les biens de la terre sont destinés à tous, parce que tous ont le droit de vivre, et que pour vivre l’homme a besoin de biens matériels [et “de toute parole qui sort de la bouche de Dieu” – Matthieu, 4 : 4] : de la nourriture, des vêtements, un logis. Ce droit a été rappelé aussi par le Concile Vatican II :
Dieu a destiné la terre et tout ce qu’elle contient à l’usage de tous les hommes et de tous les peuples, en sorte que les biens de la création doivent équitablement affluer entre les mains de tous, selon la règle de la justice, inséparable de la charité” (Constitution Gaudium et Spes, n° 69).
La misère en face de l’abondance
Donc Dieu a créé l’homme avec ses besoins matériels [“pour louer, honorer et servir Dieu, notre Seigneur, et, par ce moyen, sauver son âme” – S. Ignace de Loyola, Principe et fondement] : se nourrir, s’habiller, se loger. Mais le Créateur a aussi mis sur la terre tout ce qu’il fallait pour satisfaire ces besoins ; car il sait bien que nous avons besoin de toutes ces choses, puisque c’est Lui qui nous a créés. Nous demandons notre pain quotidien [et notre pain supersubstantiel – Matthieu, VI, 11 : “Panem nostrum supersubstantialem“]. Dieu nous donne ce pain, en abondance même : malgré tous les quotas pour empêcher la production, les pays industriels se lamentent d’avoir des surplus agricoles de toutes sortes. Par exemple, pour la seule année 1987, la Communauté Economique Européenne a entreposé pour 200 milliards de francs de surplus agricoles – beurre, lait, viande, blé – sans compter tout ce qu’elle a dû détruire.
Or, pendant ce temps, sur la même terre, des milliers d’êtres humains meurent chaque jour parce qu’ils n’ont pas de quoi manger. Est-ce la faute de Dieu ? Non, sûrement pas. Alors, pourquoi ces gens n’ont-ils pas d’argent pour acheter ces produits ?
Un dividende
Donc, pour que tous et chacun aient accès aux biens de la terre, et aient au moins le minimum pour vivre, ça leur prend un minimum d’argent. Le Crédit Social y verrait, en attribuant à chaque individu une somme d’argent, un dividende, basé sur la part de la production qui ne provient pas directement du labeur humain, soit l’héritage des richesses naturelles et des inventions des générations passées, qui sont tous des dons gratuits de Dieu.
La machine : alliée ou ennemie de l’homme ?
Dans le système actuel, seulement ceux qui son employés dans la production ont droit à un revenu, qui est distribué sous forme de salaire. On veut lier le revenu à l’emploi. Or, cela est contraire aux faits puisque grâce aux nouvelles inventions, à la technologie, au progrès, on a de moins en moins de labeur humain, de travailleurs, pour produire les biens : ce sont les ordinateurs, les robots qui font le travail à notre place.
La technologie est-elle un mal ? Faut-il se révolter et détruire les machines parce qu’elles prennent notre place ? Non, si le travail peut être fait par la machine, tant mieux, cela permet à l’homme de se consacrer à d’autres activités, des activités libres, des activités de son choix. Mais cela, à condition de lui donner un revenu pour remplacer le salaire qu’il a perdu avec la mise en place de la machine, du robot ; sinon, la machine, qui devrait être l’alliée de l’homme, devient son adversaire, puisqu’elle lui enlève son revenu, et l’empêche de vivre.
Le matérialisme du plein emploi
Mais si l’on veut persister à tenir tout le monde, hommes et femmes, employés dans la production, même si la production, pour satisfaire les besoins de base, est déjà toute faite, et cela avec de moins en moins de labeur humain, alors il faut créer de nouveaux emplois complètement inutiles, et dans le but de justifier ces emplois, créer de nouveaux besoins artificiels, par exemple une avalanche de publicité, pour que les gens achètent des produits dont ils n’ont pas réellement besoin. C’est ce qu’on appelle “la société de consommation”.
De même, on fabriquera des produits dans le but qu’ils durent le moins longtemps possible, dans le but d’en vendre plus, et faire plus d’argent, ce qui entraîne un gaspillage non nécessaire des ressources naturelles, et la destruction de l’environnement. Aussi, on persistera à maintenir des travaux qui ne nécessitent aucun effort de créativité, qui ne demandent que des efforts mécaniques, et qui pourraient très bien être remplacés par la machine, où l’employé n’a aucune chance de développer sa personnalité. Mais pour cet employé, ce travail, si déshumanisant soit-il, est la condition d’obtenir de l’argent, le permis de vivre.
 Ainsi, pour lui et pour une multitude de salariés, la signification de leur emploi se résume à ceci : aller travailler pour obtenir l’argent qui servira à acheter le pain qui leur donnera la force d’aller travailler pour gagner l’argent … et ainsi de suite jusqu’à l’âge de la retraite, s’ils ne meurent pas avant. Voilà une vie vide de sens, où rien ne différencie l’homme de l’animal.
Activités libres
Justement, ce qui différencie l’homme de l’animal, c’est que l’homme n’a pas seulement des besoins matériels, il a aussi des besoins culturels, spirituels. Comme dit Jésus dans l’Evangile : “L’homme ne vit pas seulement que de pain, mais de toute parole qui vient de la bouche de Dieu”. Vouloir occuper tout le temps de l’homme à l’entretien de sa vie matérielle, c’est du matérialisme, car c’est nier que l’homme a aussi une dimension et des besoins spirituels.
Mais alors, si l’homme n’est pas employé dans un travail salarié, que va-t-il faire de ses temps libres ? Il les occupera à des activités libres, des activités de son choix. C’est justement dans ses temps libres, dans ses loisirs, que l’homme peut vraiment développer sa personnalité, développer les talents que Dieu lui a donnés et les utiliser à bon escient [pour la plus grande gloire de Dieu et le salut des âmes].
De plus, c’est durant leurs temps libres que l’homme et la femme peuvent s’occuper de leurs devoirs familiaux, religieux et sociaux : élever leur famille, pratiquer leur religion (connaître, aimer [adorer] et servir Dieu), venir en aide à leur prochain. Elever des enfants est le travail le plus important au monde, mais parce que la femme qui reste au foyer pour élever ses enfants ne reçoit pas de salaires, on considère qu’elle ne fait rien, qu’elle ne travaille pas !
Etre libéré de la nécessité de travailler pour produire des biens essentiels à la vie ne signifie aucunement paresse. Cela signifie tout simplement que l’individu est alors en position de choisir l’activité qui l’intéresse. Sous un système de Crédit Social, il y aura une floraison d’activités créatrices. Par exemple, les plus grandes inventions, les plus grands chefs-d’œuvre de l’art ont été accompli dans des temps libres. Comme le disait C.H. Douglas :
“La majorité des gens préfèrent être employés – mais dans des choses qu’ils aiment plutôt que dans des choses qu’ils n’aiment pas. Les propositions du Crédit Social ne visent aucunement à produire une nation de paresseux … Le Crédit Social permettrait aux gens de s’adonner aux travaux pour lesquels ils sont qualifiés. Un travail que vous faites bien est un travail que vous aimez, et un travail que vous aimez est un travail que vous faites bien.”
Manque chronique de pouvoir d’achat
Donc, vouloir distribuer la production rien que par la récompense au labeur humain (les salaires), c’est contraire aux faits (7). Mais c’est aussi impossible, car jamais l’argent distribué comme récompense au travail ne peut acheter la production qui comprend d’autres éléments dans ses prix. C’est un autre défaut du système actuel que Douglas a expliqué dans ce qui est connu sous le nom “Théorème A + B”.
Les économistes prétendent que la production finance automatiquement la consommation, que les salaires distribués suffisent pour acheter tous les produits mis en vente. Mais les faits prouvent le contraire : le producteur doit inclure tous ces coûts de production dans son prix. Les salaires distribués à ses employés (que Douglas appelle paiement A) ne sont qu’une partie du coût de production du produit. Le producteur a aussi d’autres coûts de production (que Douglas appelle paiement B) qui ne sont pas distribués en salaires : les paiements pour les matériaux, les taxes, les charges bancaires, les charges pour dépréciations (le remplacement des machines qui s’usent ou se brisent), etc.
Le prix de vente du produit doit inclure tous les coûts : les salaires (A) et les autres paiements (B). Le prix de vente du produit sera A + B. Alors, il est évident que les salaires (A) ne peuvent acheter la somme de tous les coûts (A + B). Il y a donc un manque chronique de pouvoir d’achat dans le système. Et remarquez bien, même si on essaye d’augmenter les salaires, la hausse des salaires sera incluse automatiquement dans les prix. Cela ne réglera rien. Pour pouvoir acheter toute la production, il faut donc un revenu supplémentaire en dehors des salaires, au moins égal à B. C’est ce que ferait le dividende du Crédit Social.
Une montagne de dettes
Mais puisque le dividende social n’a pas encore été institué, théoriquement, dans le système actuel, on devrait avoir une montagne de produits invendus. Si les produits se vendent malgré tout, c’est qu’on a à la place une montagne de dettes ! En effet, puisque les gens n’ont pas assez d’argent, les marchands doivent encourager les ventes à crédit pour écouler leur marchandise. Mais cela ne suffit pas pour combler le manque de pouvoir d’achat.
Alors on insistera sur le besoin de travaux qui distribuent des salaires sans augmenter la quantité des biens consommables mis en vente : les travaux publics (construction de ponts ou de routes), la production d’armement de guerre (sous-marins, avions, etc.). Au Etats-Unis, il est estimé que l’emploi d’une personne sur dix est relié à l’industrie de guerre. Mais tout cela ne suffit pas non plus. [Cf. La paix indésirable ? (document machiavélique), Rapport sur l’utilité des guerres, Préface de H. McLandress (J.K. Galbraith), Introduction de Léonard C. Lewin, Calmann-Lévy, Paris, 1968.]
Guerres commerciales
Alors on cherche à avoir une “balance commerciale favorable”, c’est-à-dire exporter, vendre à l’étranger plus de produits qu’on en reçoit, pour obtenir de l’étranger de l’argent qui servira à combler notre pouvoir d’achat déficient et acheter nos produits. Or, il est impossible pour tous les pays d’avoir une “balance commerciale favorable” : si certains pays réussissent à exporter plus de produits qu’ils en importent, ça prend nécessairement aussi, en contrepartie, des pays qui reçoivent plus de produits qu’ils n’en envoient. Mais comme tous les pays veulent envoyer dans d’autres pays plus de produits qu’ils n’en reçoivent, cela cause entre ces pays des conflits commerciaux, qui peuvent même dégénérer en conflits armés.
Alors comme dernière trouvaille, les économistes ont découvert un endroit où envoyer nos produits sans rien risquer de recevoir en retour, un endroit où il n’y a aucun habitant : la lune, l’espace. En effet, on dépensera des milliards pour construire des fusées pour aller sur la lune ou d’autres planètes ; tout cet énorme gaspillage de ressources simplement dans le but de générer des salaires qui serviront à acheter la production qui reste invendue dans notre pays. C’est le cas de le dire, les économistes sont vraiment dans la lune !
Une réforme du système financier
Des dettes impayables, des gens qui crèvent de faim en face de montagnes de produits parce qu’ils n’ont pas d’argent, la création de besoins factices pour pouvoir créer des emplois et distribuer du pouvoir d’achat, le gaspillage éhonté des ressources naturelles : ce sont tous là des maux causés par le mauvais système financier actuel qui régit le capitalisme.
Quand le Pape condamne le capitalisme “libéral”, ce sont tous ces maux dus au système financier que le Pape condamne : il condamne la dictature de l’argent rare, il condamne un système qui met l’argent au-dessus de la personne humaine, où les lois de l’économie sont suprêmes, intouchables, et l’homme doit s’y soumettre sans dire un mot :
“Il est nécessaire de dénoncer l’existence de mécanismes économiques, financiers et sociaux qui, bien que menés par la volonté des hommes, fonctionnent souvent d’une manière quasi automatique, rendant plus rigides les situations de richesses des unes et de pauvreté des autres” (Encyclique Sollicitudo rei socialis, n° 16).
De toute évidence, il y a un défaut capital, ou plutôt un ensemble de défauts et même un mécanisme défectueux à la base de l’économie contemporaine et de la civilisation matérialiste, qui ne permettent pas à la famille humaine de se sortir, dirais-je, de situations aussi radicalement injuste” (Encyclique Dives in Misericordia, 30 novembre 1980, n° 11).
“Une réforme structurelle du système financier mondial est sans nul doute une des initiatives les plus urgente et nécessaires” (Message du Pape à la 6e conférence des Nations Unies sur le Commerce et de Développement, Genvève, 26 septembre 1985) [ce dont les Nations unis n’ont que faire, fonctionnant selon le système pyramidal de Kelsen où la personne humaine n’a pas sa place !].
Ce que le Pape demande c’est une réforme des systèmes financiers et économiques, en vue de l’établissement d’un système économique au service de l’homme ; un système économique qui existe pour servir les besoins de l’homme, et non pour servir les besoins des financiers [et des francs-maçons ou des Illuminatis dont le prince du mensonge tire les ficelles – cf. “Des Pions sur l’Echiquier” de William Guy Carr] :
“Je fais appel à tous les chargés de pouvoir afin qu’ensemble ils s’efforcent de trouver les solutions [mais elles existent !] aux problèmes de l’heure, ce qui suppose une restructuration de l’économie de manière à ce que les besoins humains l’emportent toujours sur le gain financier” (Jean-Paul II aux pêcheurs, St John’s, Terre-Neuve, 12 septembre 1984).
Avec la réforme du système financier prôné par le Crédit Social, le système capitaliste serait corrigé de son vice financier, et tous les citoyens deviendraient réellement des capitalistes, chacun ayant droit à une part du capital des richesses naturelles du pays et du progrès, et pourraient ainsi, avec leur dividende, commander au système producteur les biens et services qui leur sont nécessaires.
Christianisme appliqué
De plus, les propositions financières du Crédit Social, en établissant un système économique et financier au service de l’homme, et garantissant à tous le droit aux biens matériels par l’attribution d’un dividende à chaque citoyen, appliqueraient à merveille la doctrine sociale de l’Eglise. Cela est tellement vrai que le fondateur du Crédit Social, C.H. Douglas, a déjà dit que le Crédit Social pouvait être défini en deux mots : christianisme appliqué.
Crédit Social : seule solution
Un autre qui était convaincu que le Crédit Social est le christianisme appliqué, qu’il appliquerait à merveille l’enseignement de l’Eglise sur la justice sociale, c’est le Père Peter Coffey, docteur en philosophie et professeur au Collège de Maynooth, en Irlande [et non dans la France maçonnique ou naturaliste]. Il écrivait à un jésuite canadien, le Père Richard, en mars 1932 :
“Les difficultés posées par nos questions ne peuvent être résolues que par la réforme du système financier du capitalisme, selon les lignes suggérées par le Major Douglas et l’école du crédit. C’est le système actuel qui est à la racine des maux du capitalisme. L’exactitude de l’analyse faite par Douglas n’a jamais été réfutée, et la réforme qu’il propose, avec sa fameuse formule d’ajustement des prix, est la SEULE réforme qui aille jusqu’à la racine du mal.
“Personnellement, je suis convaincu que la finance capitaliste doit inévitablement engendrer des guerres, des révolutions et la famine de millions d’êtres humains, dans un monde d’abondance potentielle. J’ai étudié le sujet durant quinze années et je considère une réforme financière telle que proposée par Douglas comme essentielle au rétablissement d’un système économique chrétien de propriété largement répandu et, par conséquent, la seule option à opposer à celle d’un communisme révolutionnaire [prenons bien garde à José Bové et à ceux qui l’encadrent et l’accompagnent], violent et athée… Je ne vois qu’un seul choix : c’est ou bien le Crédit Social de Douglas, ou bien le chaos du communisme. Tout le nœud de la tragique transition du capitalisme au communisme est actuellement situé dans la finance [en 1932 !].”
 Le Pape dit que c’est le devoir de tous les catholiques de travailler à l’établissement de la doctrine sociale de l’Eglise. Or, à notre connaissance, aucune autre solution n’appliquerait aussi parfaitement la doctrine sociale de l’Eglise que le Crédit Social. En fait, le Crédit Social est la seule solution à opposer au mauvais système financier actuel, la seule solution pour corriger le système capitaliste de son vice financier et faire de tous les individus de vrais capitalistes. Donc, tous les catholiques, et tous ceux qui ont soif de justice, devraient se mettre à étudier et à répandre le Crédit Social, qui mettrait réellement l’économie au service de l’homme [ou de la personne humaine].
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1) Extrait de “Vers Demain”, Spécimen gratuit, s.d., peut être obtenu auprès de : Pèlerins de Saint Michel, 91, rue des Mauges, 49450 St Macaire en Mauges (France), ou Joséphine Kleynen, 18, rue abbé Cuylits, 1070 Bruxelles (Belgique).
2) Ndlr. Il est impossible, sur de longues durées, d’honorer les prêts à intérêt réel (hors inflation). Si Hérode avait emprunté 1 franc à la naissance du Christ à 2% d’intérêt, il devrait aujourd’hui rembourser une somme fabuleuse égale à 1016 francs (10 suivi de 16 zéros), soit la valeur d’une très belle maison pour chacun des habitants de la terre.
3) Ndlr. Le mot “banquier”, dans la langue de l’auteur, ne s’applique évidemment pas aux cadres, même dirigeants, des banques, mais au petit nombre des décideurs qui fixent les règles de l’émission monétaire, tout particulièrement les directeurs de la Federal Reserve Bank aux Etats-Unis. M. Allais, dans le cours d’économie qu’il donnait en 1967, insistait sur l’ignorance des banquiers quant aux mécanismes de la création monétaire.  
4) Ndlr. Il est significatif que ce document romain, en négligeant de distinguer capital et intérêt, oublie la doctrine de l’Eglise et déplace le devoir de justice vers un appel à la charité.
5) Ndlr. L’auteur néglige ici une des possibilités offertes par les prêts internationaux : mettre “à l’abri” de l’argent en devises. Il y a parfois loin de la parole aux actes : Alain Garcia est aujourd’hui réfugié en Colombie ; il est poursuivi pour avoir détourné 50 millions de dollars, soit l’équivalent du revenu annuel de 25.000 péruviens (cf. Présent du 23/8/95).
6) Ndlr. Dans une société en ordre, l’économie est au service de la politique, et la finance au service de l’économie. Nous voyons aujourd’hui un ordre exactement inverse, ou, pour reprendre le mot de Marcel François, un “monde à l’envers”.


7) Ndrl. Le revenu indirect lié à une redistribution collective (allocations, prestations diverses) égale aujourd’hui la moitié des revenus directs (salaires et dividendes).

Courbes si on fait le jeu des banquiers…, crédits “revolving”, revolvers… tueurs…

Macron, l’homme des banques

Aux origines du phénomène Macron, Attali



Elsa Freyssenet / Journaliste au service EnquêteNathalie Silbert / Journaliste | Le 27/01 à 06:00, mis à jour à 10:13

image: http://www.lesechos.fr/medias/2017/01/27/2060624_aux-origines-du-phenomene-macron-web-tete-0211734228394_1000x300.jpg
Aux origines du phénomène Macron ©SIPA

Il y a neuf ans, il n’était que rapporteur adjoint de la Commission Attali sur la libération de la croissance. Le jeune homme pressé y a puisé des idées-forces qu’on retrouve dans En marche !, y a appris une méthode et noué des contacts précieux pour la suite. Récit d’un épisode proprement balzacien.

Quand ils se sont aperçus dans la foule de la porte de Versailles, le 10 décembre dernier, ils se sont fait des petits signes complices. Quatre anciens membres de la Commission Attali sur « la libération de la croissance » – initiative phare des débuts du quinquennat Sarkozy – venus assister au meeting électoral d’Emmanuel Macron. Quatre parmi 15 000 supporters.
Installés dans le carré des invités, ils sont unis par l’impression d’avoir été les témoins, neuf ans plus tôt, du tout début de l’histoire. Jean-Michel Darrois, l’un des plus grands avocats d’affaires de Paris, est assis au deuxième rang, « pour montrer que les vieux copains sont là ». Lorsque le candidat fait son entrée en fendant la foule façon « rock star », Jean-Michel Darrois se souvient « du jeune homme respectueux » qui, de septembre 2007 à janvier 2008, officiait comme rapporteur adjoint de leur commission. Il mesure le chemin parcouru : « J’étais stupéfait. » Pas très loin de lui : le PDG d’Euronext, Stéphane Boujnah, et Jocelyne de Clausade, conseillère du PDG de Casino. À la musique succède le discours du candidat, qui semble ne pas revenir lui-même de son succès militant. « Est-ce que vous êtes prêts à changer la France ? »lance-t-il au public électrisé. L’ex-secrétaire général de la CFDT, Jean Kaspar, lui aussi un ancien de la Commission, est plus difficile à impressionner : il en a connu des grands meetings, au cours de sa vie syndicale. Il juge toutefois le moment « très fort. » Mais une inquiétude l’étreint lorsqu’il voit Emmanuel Macron lever les yeux au ciel, les bras en croix, et haranguer la foule dans une posture quasi christique. « Il ne faut pas que la gangrène que représentent la notoriété et le pouvoir te gagne, l’a-t-il averti. Mets-toi bien en tête que tu n’es pas un homme providentiel. Tu dois faire primer la raison. » Il est loin d’être le seul à donner des conseils…

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Jeune inspecteur des Finances, en 2007, Emmanuel Macron est rapporteur adjoint de la Commision emmenée par Jacques Attali. Il n’a pas 30 ans ©Cyril Bitton/cosmosUne décennie s’est presque écoulée, mais de nombreux membres de la commission Attali sont toujours là, autour d’Emmanuel Macron. Pas dans son staff de campagne bien sûr, mais prêts à distiller un avis ou donner un coup de main. Pierre Nanterme, le patron monde d’Accenture, a versé 7 500 euros, « parce qu’Emmanuel Macron n’a pas accès au financement public », précise-t-il. Plus discrètement, Stéphane Boujnah lui a présenté Christian Dargnat, aujourd’hui chargé de la gestion des dons. Et qui sait que Guillaume Liégey, qui a orchestré la campagne de porte-à-porte d’En marche !, était en 2008 l’un des consultants mis à la disposition de Jacques Attali par le cabinet McKinsey ?
On a beaucoup écrit sur le rôle joué par ce cénacle dans la carrière d’Emmanuel Macron. On connaît moins l’entrelacs et la pérennité des relations nouées à cette époque, ou la manière dont les idées brassées alors inspirent encore le candidat. « S’il n’y avait pas eu la Commission, Emmanuel aurait tout de même fait de la politique, il en avait envie. Mais cela aurait pris d’autres chemins et un peu plus de temps. Cela a été un accélérateur », assure Pierre Ferracci, qui le connaît très bien. Le fondateur de Secafi-Alpha, le plus gros cabinet de conseil aux comités d’entreprise précise : « Il fait un peu partie de la famille. » Son fils Marc a été le témoin de mariage d’Emmanuel Macron – et vice versa.
Emmanuel Macron n’a pas 30 ans lorsqu’en août 2007 il est bombardé rapporteur adjoint de cette commission. Jacques Attali ne le connaît pas encore, mais il veut des rapporteurs indépendants du pouvoir : il puise dans le vivier du Conseil d’État et de l’inspection générale des Finances, dont Emmanuel Macron assure alors la direction par intérim. Cette commission, l’ancien sherpa de François Mitterrand veut qu’elle marque l’histoire : toutes les réunions sont enregistrées, puis versées aux archives nationales.


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©SIPA

Autour de la table, que du beau monde

Attali choisit aussi la plupart des 42 membres, mêlant sensibilités de gauche et de droite. Au moment où Nicolas Sarkozy débauche des personnalités de l’opposition, lui veut aller plus loin et, bien avant la création d’En marche !, prouver que des personnalités des deux bords peuvent s’accorder sur des réformes. Pendant cinq mois, tous vont confronter leurs idées, de 18 heures à 20 heures, lors d’ateliers thématiques quotidiens et, tous les quinze jours, de 18 à 23 heures, au Sénat en séances plénières. Ils sont assidus et plein d’espoir. « C’était une occasion historique de changer la France », pense Jacques Attali.
Autour de la table, que du beau monde ! Des dirigeants d’entreprises mondiales, à l’image de Peter Brabeck (Nestlé), Claude Bébéar (Axa), Pehr G. Gyllenhammar (ex-patron de Volvo) ou encore Anne Lauvergeon, à l’époque toute-puissante patronne d’Areva. Des financiers passés par Bercy – François Villeroy de Galhau, Serge Weinberg – côtoient d’éminents chercheurs tels le psychiatre Boris Cyrulnik (à l’origine du concept de « résilience »), l’historien britannique Theodore Zeldin ou le démographe Hervé Le Bras. Des économistes siègent au côté des journalistes, Eric le Boucher (Les Échos) et Yves de Kerdrel (actuel directeur général de Valeurs actuelles). Des personnalités européennes doivent écarter le danger d’un prisme trop franco-français. Mario Monti, qui a enchaîné deux mandats de commissaire européen de 1995 à 2004, séduit l’assemblée par son « espèce de majesté » lorsqu’il répète en excellent français : « On a besoin de la France ! » Dans ce conclave, la diversité des opinions politiques et des expériences n’exclut pas une forme d’entre-soi : on n’y trouve qu’un seul ancien ouvrier – Jean Kaspar -, peu de connaisseurs du monde rural et un seul habitant de banlieue, Jihade Belamri, patron d’un bureau d’études et président d’une association d’aide à la création d’entreprise. « Je veux ta connaissance des PME et des quartiers », lui a dit Attali.
Du rapport remis au chef de l’État le 23 janvier 2008, le grand public n’a guère retenu que le conflit qu’il a déclenché avec les taxis arc-boutés contre la distribution gratuite de licences. Il y avait pourtant bien d’autres idées – 316 en tout ! – sur le logement, la réduction des inégalités dès l’école, la possibilité d’une « rupture à l’amiable » du contrat de travail (créée dès juin 2008), etc. Toutes issues d’une philosophie commune : « Il y avait un prisme proconcurrence qui rapprochait les sociaux libéraux et les libéraux de droite », se souvient Geoffroy Roux de Bézieux, aujourd’hui vice-président du Medef. C’est la limite de cet aréopage : ni souverainiste ni écologiste. Si bien que les bouleversements liés au changement climatique sont sous-estimés. Et les vagues populistes, pourtant déjà en germe, ne sont pas anticipées. « Il y avait un réel optimisme collectif autour de l’idée partagée qu’on pouvait réconcilier la France avec la modernité et la mondialisation », explique Stéphane Boujnah. C’était quelques mois avant la faillite de Lehman Brothers.

Comme un poisson dans l’eau

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Le 23 janvier 2008, le rapport final, avec ses 316 propositions, est présenté en grande pompe à Nicolas Sarkozy et son Premier ministre François Fillon ©SIPASur les 23 membres que nous avons interrogés, presque tous gardent de ce travail un souvenir ému. « La merveille c’est que chacun a accepté de calmer son ego, témoigne l’académicien Erik Orsenna. Chacun s’écoutait et chacun était là pour apprendre de l’autre. » Pour s’en assurer, Jacques Attali a institué des règles drastiques : liberté totale sur le fond, mais discipline de fer sur l’organisation de la discussion. Aucun membre n’a oublié l’obligation de lever son chevalet pour demander la parole, ni la capacité du « chef d’orchestre » à couper les trop longs monologues…
Emmanuel Macron n’est évidemment pas une tête d’affiche, mais il navigue comme un poisson dans l’eau. Son rôle : fournir tous les éléments juridiques et chiffrés nécessaires à la réflexion, et formaliser les propositions sur lesquelles les commissaires sont tombés d’accord. Prérogative qu’il partage avec la rapporteure Jocelyne de Clausade, dont il est l’adjoint. Elle a 53 ans, et une carrière déjà bien engagée au Conseil d’État, lui en a 29 ans et se cherche un avenir. C’est pourtant lui qui capte la lumière, séduit tout le monde – comme à l’Élysée, cinq ans plus tard. « On était fans », sourit Pierre Nanterme. De fait, rares sont ceux qui conviennent ne pas l’avoir repéré, à l’image de Geoffroy Roux de Bézieux ou de l’eurodéputée allemande Evelyne Gebhardt : « Je ne m’en souviens plus trop : il y avait plusieurs jeunes gens très intelligents et il était un parmi eux », dit-elle. Demander aux autres membres leur souvenir d’Emmanuel Macron, c’est déclencher un concert de louanges : bosseur, efficace, curieux, empathique… « Il était sympa et cultivé, sans complexe de supériorité, ce qui n’est pas toujours le cas des inspecteurs des Finances », note Jean-Noël Tronc, le directeur général de la Sacem. Reconstruction de l’histoire a posteriori, maintenant que « le bleu » est le plus célèbre d’entre eux ?
Doté de longue date d’une capacité certaine à attirer la sympathie et se créer un réseau – Alain Minc et Jean-Pierre Jouyet l’ont déjà adoubé -, Emmanuel Macron va se démultiplier. Il sait casser les barrières… Il embrasse même l’intimidant Peter Brabeck, accent autrichien et regard bleu acier. « Il vous regardait dans les yeux comme si sa vie entière s’était écoulée dans le seul objectif de permettre cette conversation avec vous », raconte un ex-membre resté proche. Il se nourrit de ses interlocuteurs, les valorisant au passage. Certains soirs, le rapporteur adjoint se rend chez l’économiste Philippe Aghion pour mieux comprendre « les fondements théoriques » de ses propositions économiques. « Ce n’était pas Monsieur je-sais-tout, c’était Monsieur je-veux-apprendre », confirme Erik Orsenna, devenu un ami. Il aide aussi Boris Cyrulnik à « mieux présenter » aux néophytes son exposé sur les neurosciences. « Il s’est rendu indispensable à tout le monde », salue Yves de Kerdrel, qui discute encore avec lui « tous les dimanches ». Qu’il agisse par empathie naturelle ou volonté de reconnaissance, le résultat est là : « La Commission a lancé Emmanuel Macron auprès d’un cercle de décideurs qui l’a repéré », souligne l’un d’eux.


L’ironie du dossier taxis

De la Commission Attali, le grand publicn’a retenu que cela… et pourtant les taxis ont failli ne pas figurer dans le rapport. L’attribution de licences gratuites était conçue comme une illustration de la nécessaire libéralisation des professions réglementées. Et elle n’était pas vue comme essentielle au regard des 315 autres propositions, raison pour laquelle rien n’était prévu en compensation du manque à gagner pour les taxis qui s’étaient endettés pour payer leur licence. Plusieurs membres, notamment Serge Weinberg, ont proposé de supprimer la référence aux taxis, craignant que le rapport ne soit « parasité » par ce sujet. Comme il avait raison ! « On nous aurait reproché de ne pas l’avoir mis », persiste a posteriori Jacques Attali. « Uber a tout réglé par la technologie », ironise Xavier Fontanet. 

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La loi Macron, adoptée le 17 février 2015 avec le 49-3, s’est nourrie des travaux de la Commission Attali ©SIPA

« tout le monde lui a offert un job »

Le jeune inspecteur des Finances outrepasse parfois son rôle de technicien. Par exemple sur le projet – sensible – de création d’une autorité de la concurrence indépendante. Cette proposition revient à dépouiller le ministère de l’Économie d’un pouvoir stratégique. Sans surprise, ses promoteurs, Mario Monti et le président du Conseil de la concurrence Bruno Lasserre, se heurtent à Bercy. Ils découvrent alors l’esprit de corps et une tendance manoeuvrière chez Emmanuel Macron, « qui ne fait pas partie des enthousiastes »« Comme il tenait la plume, Bruno et moi avons dû exercer une surveillance assez étroite sur le texte pour être sûrs que notre formulation, adoptée par la Commission, ne soit pas remplacée par une formulation nuancée et orientée de Bercy », se souvient dans un petit rire l’ancien président du Conseil italien. Et d’expliquer : « Parfois nous avions l’impression que c’était un travail de Pénélope entre le jour et la nuit. » Leur texte était régulièrement édulcoré et les deux hommes ont dû rester vigilants jusqu’au départ du rapport chez l’imprimeur.
Un autre débat enflammé a lieu sur « le recrutement des élites » par cooptation dans « une société de connivence et de privilèges » – c’est écrit tel quel. Les commissaires auscultent longuement un système qui protège ceux qui y sont déjà et bloquent l’accès à d’autres. Cela donnera l’expression « insider-outsider » chère à Emmanuel Macron.
À l’époque, Jean-Michel Darrois (avocat de Bouygues) et Geoffroy Roux de Bézieux s’opposent aussi sur la quatrième licence de téléphonie mobile (qui verra finalement le jour) ; les banquiers poussent des cris d’orfraie à l’idée d’une « class action » (un recours collectif) à la française. « La plupart du temps, Emmanuel disait oui à tout le monde, là où il faut dire oui à un seul », se remémore un participant. Personne ne lui en a tenu rigueur. D’ailleurs à l’issue des travaux de la Commission, « tout le monde lui a offert un job », observe le même.
S’il pense déjà à la politique, Emmanuel Macron veut auparavant passer par le privé. Xavier Fontanet lui conseille de « faire cinq à sept ans dans une PME. Tant que tu n’as pas dû faire face à un impayé, tu vis dans une bulle. » Le jeune homme préfère la banque d’affaires. Et ce sont au moins trois commissaires – Jean-Michel Darrois, Serge Weinberg et Xavier Fontanet -qui le recommandent chez Rothschild. Dans les « deals » qu’il conclut les années suivantes, on retrouve encore d’ex-membres de la Commission. La légende attribue au seul entregent d’Emmanuel Macron le choix de Nestlé ou Sofiprotéol de mandater Rothschild pour mener des transactions stratégiques. La réalité est plus complexe. « Le choix de Rothschild fut une alchimie entre l’expertise de cette banque et la confiance que j’avais en Emmanuel », confie Philippe Tillous-Borde, le fondateur de Sofiprotéol, le géant européen des oléagineux – qui avait également auditionné Natixis et le Crédit agricole. La même alchimie a sans doute été à l’oeuvre avec Nestlé. Mais il a fallu plus de rencontres et les bons offices de Jean-Michel Darrois, qui l’a recommandé avec insistance auprès de Hans-Peter Frick, le directeur juridique de Nestlé. Résultat : une opération majeure pour Rothschild et Emmanuel Macron devient millionnaire… le lendemain du premier tour de la présidentielle de 2012.

proche de personne

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©SIPAQuatre ans après la sortie du rapport, les membres de la Commission, toujours unis par un lien d’amitié et de respect, se revoient encore. Mais ils ont déchanté. L’élan de réforme transpartisane du début du quinquennat Sarkozy a fait long feu. Hormis la création de l’Autorité de la concurrence – indépendante -, les mesures reprises l’ont été « de manière homéopathique et partielle », dixit Jacques Attali. La crise de 2008 est passée par là. Mais d’autres ex-commissaires vont plus loin, reconnaissant les limites de leur travail. L’économiste Jacques Delpla tranche : « C’est la Commission des occasions perdues. On a très peu parlé du comment, et c’est ça le problème. Le sujet n’est pas de savoir ce qu’il faut faire, mais comment on le fait. » Son confrère Philippe Aghion est plus nuancé : « Il n’y avait pas de chiffrage des mesures et on n’avait rien prévu pour les perdants des réformes. Mais la Commission a créé des passerelles transpartisanes et c’est le plus important. » Macron en fera son credo.
En 2011, l’économiste et le banquier se retrouvent dans le sillage du candidat Hollande, dont ils conçoivent le programme économique. À l’aube du nouveau quinquennat, Emmanuel Macron est, in fine, celui qui a le plus tiré parti de son passage à la Commission. C’est Jacques Attali qui l’a présenté au futur président, dont il devient le secrétaire général adjoint à l’Élysée.
Quand, deux ans plus tard, il est catapulté ministre de l’Économie, les réflexions de 2008 viennent nourrir le projet de loi Macron : les professions réglementées, le travail du dimanche, la libéralisation du transport en autocars… Si cette dernière mesure n’était pas à proprement parler dans le rapport, elle a été élaborée par l’Autorité de la concurrence dont Bruno Lasserre est devenu le président. « Les cars Macron », dit-on désormais. Durant cette nouvelle période, les contacts sont ravivés. À l’Élysée, Emmanuel Macron consulte Pierre Nanterme sur la perception, par les multinationales, des décisions fiscales du gouvernement. À Bercy, quand il critique les 35 heures, il reçoit par SMS ce conseil de Pierre Ferracci : « Trouve un équilibre. Si tu attaques les 35 heures, fais-le du côté des salariés. » Le même le rassure lors du mouvement social contre la loi Travail : « Ils vont perdre les élections. Valls te rend service en se mettant en avant. » Démissionnaire, le ministre laisse ce message à Boris Cyrulnik : « Amitiés, téléphonez-moi. » Et lorsque, dans son livre-projet Révolution, il situe Villeurbanne « en région lilloise » (sic), le Lyonnais Jihade Belamri lui envoie ce texto malicieux : « Il faut que tu viennes visiter ! » Mais contact ne veut pas toujours dire proximité. « Tout le monde reçoit des SMS de Macron au milieu de la nuit, ce n’est pas le marqueur d’une amitié », s’amuse un ex-commissaire. « Il est très empathique avec tout le monde mais il n’est proche de personne », ajoute un autre.

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©SIPA

un libéralisme tempéré

Évidemment, tous les anciens membres de la Commission Attali ne se sont pas mis « en marche » derrière Emmanuel Macron. Il y a les engagés – plus ou moins ouvertement -, les attentistes et d’autres, pas convaincus. C’est Alain Juppé qui avait les faveurs de Christian de Boissieu et de Xavier Fontanet. Ce dernier bougonne : « Macron pour le moment, c’est « je ne propose rien qui fâche et je ne dis pas un mot sur la dépense publique ». J’ai très peur qu’il ne rentre pas dans le dur. »
Quant aux relations avec Jacques Attali, elles sont en dents de scie. Après avoir jugé en mai dernier que Macron était « l’incarnation du vide », l’ancien mentor estime désormais que « le vide a commencé à se remplir. » Emmanuel Macron, lui, n’a plus envie de parler de la Commission Attali. « C’est un peu de l’histoire ancienne, il ne se place pas dans la perspective de l’héritage », commente-t-on dans son entourage. Neuf ans ont passé, c’est vrai, et le candidat à la présidentielle est désireux de « rééquilibrer » son image, trop libérale pour la gauche. Il semble surtout avoir retenu quelques leçons des ratés d’alors. « Attali, je l’aime bien, mais son rapport avec 300 propositions, ça ne marche plus comme ça. Je lui ai dit. Il faut construire avec les gens », confiait-il en mai dernier (1). Il se défie désormais des « catalogues » de mesures. Et prête une attention extrême à sa communication, veillant à ne pas reproduire le style « expert impérieux » de Jacques Attali. Surtout, il a pris un positionnement « hors système », pour le moins osé au regard de son parcours et contradictoire avec la composition de la Commission. Jihade Belamri y croit : « Il n’est pas resté suffisamment longtemps dans cette mouvance des hauts fonctionnaires pour être dénaturé et entrer dans le système de castes. Il n’est pas du tout formaté comme eux. » Vraiment ?
Quoi qu’il en soit, Emmanuel Macron n’a pas tout jeté, loin de là, de l’héritage. Il a même fait prospérer le dépassement du clivage gauche-droite. Et repris à son compte l’esprit de la Commission : une vision optimiste de l’avenir et de la mondialisation, la réconciliation de la France avec la modernité et avec l’Europe ! Son ami Pierre Ferracci résume : « Macron est un homme de gauche qui veut mettre en oeuvre un libéralisme tempéré sur le plan économique et un libéralisme plus affirmé sur la société. Cette forme de libéralisme qui se cherche, c’est un peu le produit de la Commission Attali. » Nicolas Sarkozy rêvait déjà, avec elle, de brouiller les lignes à son avantage entre la droite et la gauche. Sans que personne puisse imaginer qu’une décennie plus tard, Emmanuel Macron se servirait de cette expérience initiatique comme rampe de lancement.

(1) « Emmanuel Macron en marche vers l’Élysée », Nicolas Prissette, Plon, octobre 2016.



Une trajectoire de météore

30 août 2007 : Nicolas Sarkozy installe la Commission Attali dont Emmanuel Macron est le rapporteur adjoint.
23 janvier 2008 : Le rapport Attali est rendu au président de la République.
30 juin 2008 : Jean-Michel Darrois prend Emmanuel Macron comme corapporteur de sa commission sur les professions du droit. Parmi les membres, Hans-Peter Frick, le directeur financier de Nestlé.
Septembre 2008 : Recruté par la banque Rothschild.
10 février 2012 : Conseille Philippe Tillous-Borde, le PDG de Sofiprotéol qui prend 41% du capital de Lesieur-Cristal.
23 avril 2012 : Le groupe Nestlé, présidé par Peter Brabeck, rachète la nutrition infantile de Pfizer. Un contrat à 9 milliards d’euros sur lequel a travaillé Emmanuel Macron chez Rothschild.
Mai 2012 : Devient secrétaire général adjoint de l’Élysée.
26 août 2014 : Nommé ministre de l’Économie. Sa loi de 2015 reprend plusieurs idées de la commission Attali.
6 avril 2016 : Lance En marche !, un mouvement politique « pas à droite, pas à gauche ».
30 août 2016 : Démissionne du gouvernement.
16 novembre 2016 : Se déclare candidat à la présidentielle.



Deux regards européens

Evelyne Gebhardt eurodéputée social-démocrate (SPD) : « Il y avait une ambiance très ouverte marquée par le respect d’autrui. Le fait d’avoir des membres de différents pays européens était innovant. J’ai été marquée par la grosse différence culturelle entre la France et l’Allemagne sur l’approche de l’économie. En France, l’accent est mis sur les grandes entreprises ; en Allemagne nous nous intéressons aux entreprises dans leur diversité. Ce qui a manqué, c’est l’approche du social dans l’économie. Aujourd’hui, j’ai l’impression que notre rapport n’a servi à rien. Monsieur Sarkozy n’a pas beaucoup pris en compte nos travaux. La France a perdu du temps. Pour le moment, on n’a pas une vision très claire de ce qu’Emmanuel Macron veut faire, mais il serait bête s’il n’avait pas logé dans sa tête une partie de l’expertise que nous lui avons donnée. » …
….


En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/week-end/business-story/enquetes/0211727035374-aux-origines-du-phenomene-macron-2060624.php#gURu4FvHVI1djiFG.99



Souverains retraités et volés !




Protéger les rackets bancaires ou revenir au moins aux recettes des 30 glorieuses, dettes publiques sans intérêts ( économies d’ intérêts de 110 millions € par jour, rien que sur les dettes officielles publiques )  ?


NOuveau rapport Attali : “comment déconstruire la France, Tome 2” et protéger les mafias...





Vous avez aimé le premier rapport Attali ? Vous adorerez le second !

Le second rapport Attali a au moins le mérite de la clarté : il va falloir que le peuple souffre pour réparer les erreurs de ses gouvernants depuis 30 ans et qu’il se saigne pour combler la faillite des banquiers.
En fait, le second rapport Attali, c’est toujours plus de sacrifices pour les classes populaires et les classes moyennes, et toujours moins d’efforts pour les privilégiés et les rentiers.
Dans un inventaire à la Prévert de mesures plus choquantes les unes que les autres, le rapport va même jusqu’à conseiller la mise en place d’une participation financière des malades en affections de longue durée (cancer, diabète, polyarthrite rhumatoïde, etc…). Georges Orwell l’aurait prédit qu’on ne l’aurait pas cru. Attali l’a fait.
Et tout cela, parce qu’assis sur son dogme européiste et mondialiste, Jacques Attali ne veut pas croire qu’une vraie croissance est possible pour peu que la France retrouve sa liberté monétaire (sortie de l’euro), sa liberté politique et le contrôle de ses frontières. Ainsi par exemple, l’abrogation d’une loi de 1973 qui empêche la France de se prêter à taux zéro nous permettrait d’investir dans les Universités, dans l’avenir et dans la recherche. Car seul un vrai redémarrage économique et la création d’un million d’emplois permettront à la France de s’en sortir.
Ce n’est certainement pas en faisant souffrir d’avantage les plus exposés que l’on sauvera la situation économique d’un pays à la démographie dynamique.
C’est pourquoi le rapport Attali mérite une vraie cure d’austérité, enfermé à double tour dans un placard de l’Elysée.
Nicolas Dupont-Aignan

Banques: des vaches sacrées ?


Prêt indexés LIBOR.  L’Espagne rembourse, mais la France refuse de contredire ses chères banques.


Les Français peuvent bien critiquer l’excellente Théresa May, de vouloir le beurre et l’argent du beurre, et de continuer à profiter de l’Europe tout en la quittant.

Les Français défendent bec et ongles les institutions de Bruxelles,

SAUF, quand Bruxelles s’attaque au système bancaire.

Alors là, il n’y a plus d’Europe du tout. C’est le BANXIT !

Copié/collé du site des Echos

Les banques espagnoles ont trois mois pour rembourser les trop-perçus et les intérêts correspondants.
Elles devraient débourser entre 2 et 3 milliards d’euros.
Madrid met de l’ordre dans les abus du secteur bancaire et accélère le remboursement des consommateurs affectés par les clauses abusives inclues dans les prêts immobiliers . Le gouvernement espagnol vient d’approuver un décret d’application immédiate qui établit les bases d’un règlement extrajudiciaire rapide, gratuit et transparent, afin de simplifier les démarches pour le consommateur.

Cette annonce a lieu un mois après la sentence de la Cour européenne de justice qui, en décembre dernier, avait ordonné aux banques espagnoles de restituer l’intégralité des montants perçus de manière indue pendant des années, par le biais de clauses abusives introduites de manière opaque dans les contrats de prêts immobiliers à taux variable indexés sur l’Euribor. Les banques espagnoles avaient en effet installé, sans en avertir le client, un système de « clause plancher » qui empêchait le montant des remboursements de baisser, même lorsque les taux d’intérêts étaient plus bas.

Au moins 1,5 million de familles concernées

Au moins 1,5 million de familles sont concernées par la procédure que vient de mettre en place le gouvernement, selon les calculs de la Banque d’Espagne. L’association patronale du secteur bancaire, qui avait évalué dans un premier temps à 4 milliards la facture globale pour le système financier, vient de revoir ses estimations à la baisse : les banques devraient finalement débourser entre 2 et 3 milliards. Cette différence est due en partie aux cas déjà réglés, mais aussi au fait que certaines entités comme Sabadell assurent que les clauses inscrites dans les contrats étaient claires et connues du client.
Le décret établit une voie de résolution à l’amiable pour répondre aux demandes des clients de façon simple, rapide et gratuite. Les banques sont donc obligées d’informer leurs clients qu’ils peuvent être concernés, et elles auront trois mois au maximum pour arriver à un accord et procéder au remboursement des sommes versées en trop et des intérêts correspondants. Elles pourront aussi proposer de compenser en réduisant les remboursements à venir dans le cas de crédits encore en cours, à condition toujours d’en informer clairement le client et d’obtenir expressément son approbation. « La voie judiciaire demeure toujours ouverte si aucun accord n’est atteint, signale le ministre de l’Economie, Luis de Guindos, mais il s’agit de proposer aux consommateurs d’aller plus rapidement dans le règlement du problème et d’éviter aussi, au passage, que les tribunaux soit submergés par les procès à venir. »
Cécile Thibaud, Les Echos
Correspondante à Madrid

RIP + Arnaud de Lassus


On apprend la mort, cette nuit, d’Arnaud de Lassus, qui fut l’un des piliers de l’ex Cité Catholique, puis de l‘ Office international des œuvres de formations civiques et d’action doctrinale selon le droit naturel et chrétien avec son ami Jean Ousset.


En 1963, ils changent le nom de leur association, et le titre de leur périodique, qui devient Permanences et qui va connaître un certain rayonnement tant en France qu’au niveau international…


Le premier congrès international a lieu en 1964 à Sion, dans le canton du Valais (Suisse). Puis, de 1965 à 1977, ils se déroulent à Lausanne avec des milliers de participants du monde entier.

Ces congrès accueillent comme présidents de séances ou conférenciers des intellectuels de droite, catholiques ou chrétiens pour la plupart, notamment des revues Itinéraires ou/et La Nation française, tels Jean Madiran, Gustave Thibon, Louis Salleron, Jean de Fabrègues, Luc Baresta (directeur adjoint de France catholique), Michel de Saint-Pierre, l’amiral Gabriel Auphan, Henri Rambaud, François Saint-Pierre (écrivain), Marc Rivière, André Récipon, Marcel Clément, Georges Sauge, Raoul Follereau, le Belge Marcel de Corte, les Suisses Jean de Siebenthal et Gonzague de Reynold, etc. Par exemple, en 1969, trois mille personnes assistent au congrès annuel au cours duquel interviennent des personnalités comme Thibon, Madiran ou Marcel Clément (directeur de la revue L’Homme nouveau).

Entre 1965 et 19070, Jean Ousset s’est associé aux initiatives de Madiran et de Michel de Saint-Pierre: il cosigne l’appel aux évêques lancé par Michel de Saint-Pierre pour dénoncer “l’infiltration marxiste” dans “la vie chrétienne” et participe aux réunions publiques à Paris à La Mutualité avec ces deux hommes, en avril 1966 et en avril 1967.

Arnaud de Lassus dirigeait notamment l’Action Familiale et Scolaire. 

Il est aussi le père de Dom Dysmas de Lassus, Prieur de la Grande Chartreuse et ministre général de l’ordre.

ARNAUD de LASSUS, un des fondateurs de l’AFS et un contributeur exceptionnel à ses publications.

Il est décédé dans la nuit du mercredi 25 au jeudi 26 janvier 2017. Il avait reçu les sacrements de notre Sainte Mère l’Eglise Catholique.

Les obsèques auront lieu à la cathédrale Saint Louis, à Versailles, à 10H30 ce lundi 30 janvier.

L’équipe du CDC suisse et de l’ OSFAC suisse à Lausanne, dans la tristesse de cette nouvelle, mais avec l’espérance en la miséricorde de Dieu, vous invite à prier pour le repos de son âme, pour qu’il puisse continuer de nous apporter du ciel l’appui qu’il nous a manifesté pendant son séjour au milieu de nous.

A toute sa famille, nous présentons nos sentiments de sympathie profonde et de fidèle amitié.

Cher François, 
Merci de m’avoir signalé le décès d’Arnaud de Lassus, chrétien combatif qui avait toute mon estime. 
Colonel dans l’armée française, lors du « Je vous ai compris » si trompeur du général de Gaulle, il avait refusé de serrer la main du Président de la République lors de la revue par lui de ses troupes, je crois à Marseille où se trouvai alors son régiment. Il avait été immédiatement mis à pied. C’est cette « obéissance à Dieu plutôt qu’aux hommes » qui a permis son engagement si vigoureux et si durable pour la défense de l’ordre social selon le droit naturel et chrétien (biblique, selon le décalogue). Cet ordre divin du Pantocrator, notre Seigneur et Roi, Jésus-Christ, s’est largement dissipé dans la plupart des milieux chrétiens tant il en est venu à se confondre dans le marécage du relativisme libéral avec les prétendus droits de l’homme qui ont largement remplacé cette vision glorieuse. 
Amitiés, 

Jean-Marc Berthoud 

Résumé de ses enseignements:








Cité du Vatican, 24 mai 2012 (VIS).

Hier à Genève, le Chef de la délégation du Saint-Siège a pris la parole devant la LXV Assemblée mondiale de la santé (21 – 26 mai). Mgr.Zygmunt Zimowski a d’emblée réaffirmé l’appui du Saint-Siège à la Résolution WHA64.9 relative au mesures de financement soutenable de la santé et la couverture universelle d’assistance: “Comme l’a souligné Benoît XVI, dans le domaine de la santé, partie intégrante de l’existence de chacun et du bien commun, il est important d’instaurer une véritable justice distributive qui garantisse à tous, sur la base des besoins objectifs, des soins appropriés. Par conséquent, le monde de la santé ne peut se soustraire aux règles morales qui doivent le gouverner, sous peine de devenir inhumain”. Rappelant ensuite qu’un nombre important de pays, en particulier les pays aux économies émergentes, va en direction d’une couverture globale des besoins de santé, le Président du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé a salué favorablement un tel “effort de promouvoir la couverture universelle, de promotion des valeurs fondamentales comme l’équité, les droits humains et la justice sociale”. Dans cette perspective, et comme l’a dit le Saint-Père, “les pays économiquement plus développés devront faire leur possible pour destiner de plus grands quotas de leur produit interne brut pour l’aide au développement, en respectant les engagements qui ont été adoptés à ce sujet par la communauté internationale… Avec plus de 120.000 institutions sociales et sanitaires de par le monde, l’Eglise catholique constitue, dans de nombreux pays économiquement faibles, un partenaire significatif de l’Etat dans la fourniture de services de santé”. En effet, a conclu Mgr.Zimowski, “elle opère aussi dans les régions isolées, en faveur des couches les plus pauvres de la population, mettant ainsi à leur disposition des prestations sanitaires qui, autrement, seraient hors de leur portée. Nous espérons, donc un engagement fort, permettant à ces organisations de contribuer à l’ universalisation de l’accès aux soins. Cette mission mérite la reconnaissance et le soutien aussi bien des états que de la communauté internationale”. Et ce sans que les institutions catholiques “soient obligées à développer des activités moralement inadmissibles”

Rappel d’un Cardinal:

Les dix leçons du Crédit Social et le Compendium sont disponibles en plusieurs langues pour être des instruments précieux de réflexion personnelle et communautaire.
Nous sommes tous interpellés par la misère et la pauvreté récurrentes des peuples. Comment comprendre que I’on manque du nécessaire sur une terre plantureuse? Comment comprendre qu’adultes et enfants par millions meurent de faim et de malnutrition? Comment comprendre que des pays extrêmement riches croulent sous les dettes jamais remboursables si un système financier universel vicieux ne les retient en captivité, par un groupe de privés puissants, solidaires dans le mal?
L’espoir est permis de la libération des banques et des intermédiaires impitoyables. Cela prend des millions d’hommes et de femmes, éclairés, organisés, débordant de foi et d’amour qui se lèvent de partout pour crier leur ras-le-bol et construire un nouvel environnement national et international ou «personne dans cette famille humaine ne manquera du nécessaire vital.» (BENOÎT XVI, Deus caritas est)
Les Pèlerins de saint Michel ont commencé ce combat, il dure officiellement pour eux, depuis 70 ans. Le chemin est encore long.
Apôtres, Hommes de foi, Spécialistes, Hommes de bonne volonté, levez-vous, c’est votre tour, n’ayez pas peur, le Christ est vivant et maître du temps et de I’histoire.
Bernard Cardinal Agré
Archevêque émérite d’Abidjan, Côte d’Ivoire
Rougemont, le 3 septembre 2008




Invitations 2017
In English

en français:

Avec mes meilleurs salutations
Distinti saluti
Kind regards, yours sincerely

Nouvelle adresse: 23, Av. Edouard Dapples, CH 1006 LAUSANNE. SUISSE

Tél: international ++ 41 21 616 88 88

Mobilisation générale: épargnes, retraites…  volées légalement ! 

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/projet-de-loi-dapplication-de-monnaie.html

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/swiss-positive-money-social-credit.html




Sites dont la compétence dans le domaine de la Doctrine Sociale de l’Église est incontestable. Et, pour certains, incontournable. Dans ce cadre, la DSE est vue dans son ensemble. Pas seulement en relation avec le seul monde du travail.
  La prochaine semaine d’étude 2012 aura lieu à Rougemont au Canada en 4 langues du 22 au 31 août suivie du congrès les 1-2-3 septembre, avec un pèlerinage le 4 septembre. Donc il faut prévoir un voyage au moins du 21 août au 5 septembre. Repas et couchers gratuits pour tous nos invités des pays hors du Canada.

10 économistes pour le revenu universel



Dans une tribune de ce mercredi dans Le Monde, 10 économistes sont pour le revenu universel, le projet du candidat à la primaire de la gauche qui “peut être économiquement crédible et socialement audacieux”

“Économiquement et socialement, le revenu universel d’existence peut être pertinent et innovant”, écrivent les signataires de la tribune publiée dans Le Monde, parmi lesquels figurent, outre Thomas Piketty, Emmanuel Saez (université de Berkeley, en Californie), Antoine Bozio (Ecole d’Economie de Paris) ou encore la sociologue Dominique Méda.
Soulignant que le candidat à la primaire fait face, avec cette proposition, “à un procès en incompétence gouvernementale”, les auteurs de la tribune estiment que le revenu universel d’existence, “correctement conçu et précisé”, peut “constituer un élément structurant de la refondation de notre modèle social”.
Le financement peut se faire sans hausse d’impôts, en reprenant le contrôle des créations monétaires, comme du temps du Général de Gaulle et des 30 glorieuses…

Protéger les rackets bancaires ou revenir au moins aux recettes des 30 glorieuses, dettes publiques sans intérêts ( économies d’ intérêts de 110 millions € par jour, rien que sur les dettes officielles publiques ) ?



Argent du néant, ex nihilo, une usure vorace, cause des crises.

desiebenthal.blogspot.com/2016/03/argent-du-neant-exnihilo-une-usure.html

24 mars 2016 – Il balance au bilan actif/passif une création pure qui ne vient de nulle part. Ça s’appelleex nihilo en technique bancaire. Ça ne vient de nulle …

François de Siebenthal: Qui crée la monnaie ?

desiebenthal.blogspot.ch/2016/12/qui-cree-la-monnaie.html

15 déc. 2016 – 9 janv. 2016 – Vidéos explicatives par François de Siebenthal sur youtube, . … 2016 – Création monétaire bancaire du néant, Ex nihilo et swaps …

François de Siebenthal: Les banques créent de la monnaie du néant …

desiebenthal.blogspot.ch/2016/05/les-banques-creent-de-la-monnaie-du.html?m=1

12 mai 2016 – They create credit and money ex nihilo, de. novo.” “Les banques ne transmettent pas de la monnaie déjà existante. Elles créent du crédit et de …

François de Siebenthal: Argent du néant, ex nihilo … – Nicoletta Forcheri

https://nicolettaforcheri.wordpress.com/…/francois-de-siebenthal-argent-du-neant-ex-…

24 mars 2016 – Sorgente: François de Siebenthal: Argent du néant, ex nihilo, une usure vorace, cause des crises. Argent du néant, ex nihilo, une usure vorace, …

Création monétaire bancaire du néant, Ex nihilo et swaps Les …

https://plus.google.com/117421548238726599207/posts/G6cEGvD4fuG

9 janv. 2016 – Création monétaire bancaire du néant, Ex nihilo et swaps Les banques commerciales, à ma connaissance … François de Siebenthal – Google+.

Création monétaire : Un banquier suisse explique tout – YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=iw_uVLHGWzs

2 juin 2015 – Ajouté par Gérard Foucher

Ça s’appelle ex nihilo en technique bancaire. … Témoignage de François deSiebenthal, banquier suisse …

7 manières de “créer” des “substituts” monétaires ex nihilo, du néant …

https://plus.google.com/117421548238726599207/posts/A3XmTSj8sAR

4 déc. 2016 – Dilutions monétaires par les crédits, dettes à intérêts ex nihilo, du néant, des vols systématiques et continus “légalisés” par des astuces et tricheries notamment …




Ni Hamon, ni Vals n’ osent critiquer les “dettes” par création monétaire du néant




Le vrai secret bancaire, incompris même par beaucoup de banquiers !

Ni Macron, ni Valls, ni Hamon ne critiquent la création monétaire par les banques commerciales…


“Je suis banquier, j’étais derrière les rideaux, j’ai vu comme ça se créait. Ils balancent au bilan actif/passif une création pure qui ne vient de NULLE PART !”

Transcription intégrale du passage :

François de Siebenthal :
– Le vrai secret bancaire, en fait, ce que Madame vient d’expliquer n’est pas tout à fait exact. Mais je comprends comme elle explique, parce que ça figure même aussi sur le site de la Banque Nationale Suisse.
La banque en fait, c’est pas du tout un intermédiaire. C’est ce qu’il faut bien comprendre : le secret bancaire actuel, c’est que les banques créent du néant. C’est les crédits qui créent les dépôts, ce n’est pas le contraire.
On veut nous faire croire que les banques gagnent leur vie par les différentiels d’intérêt entre ce que les gens vont épargner et que la banque va prêter. Pas du tout !
Les banques créent du néant des masses colossales de milliers de milliards de dollars, d’euros, de yens, etc. et elles les créent du néant.
Il y a effectivement des règles prudentielles qui ne sont pas des lois, ce sont les règles de Bâle qui sont faites par la Banque des Règlements Internationaux, mais comme je vous l’ai dit, plus de dix pays n’ont aucune limite légale à la création monétaire.
Les règles prudentielles c’est eux-mêmes qui se les donnent.
C’est les banquiers eux-mêmes à Bâle, à la Banque des Règlements Internationaux, ils se créent des règlements, des ratios bancaires, mais c’est le banquier qui crée ses propres limites quand il le veut bien.

Angela De Wolff :
– … Non, le banquier ne crée pas seul ses propres limites…

François de Siebenthal :
– En fait, dans la réalité économique, excusez-moi, mais l’histoire de Fillon, de Sarkozy, de Merkozy…

Leila Delarive :
– Ça on est d’accord, ça on a compris, mais ce n’est pas la raison pour laquelle les gens aiment ou n’aimeraient pas leur banque…

Fred Vallet :
– Est-ce que finalement ce n’est pas justement parce qu’on est déjà en train de ne pas être d’accord que les suisses moyens qui n’y connaissent rien ont peur ?

François de Siebenthal :
– Exactement, ils commencent à comprendre ce que je vous dis. C’est gros ! Madame ne le croit pas, elle est sincère, mais moi je vous assure, je suis banquier, j’étais derrière les rideaux, j’ai vu comme ça se créait. On crée des masses monétaires très facilement. J’étais étonné de la facilité à laquelle on donnait des crédits à l’époque. Avec un dossier de deux-trois pages, on crée des millions, maintenant c’est des trillions. C’est dément ! Moi-même j’ai eu de la peine à le comprendre, mais ce que je vous dis est vrai : on crée du néant des masses colossales et c’est pas du tout un intermédiaire comme on veut le faire croire.

Angela De Wolff :
– Au niveau du bilan, vous ne pouvez pas dire aujourd’hui que par rapport au crédit que vous offrez vous avez des exigences en terme de fonds propres et de liquidité, qui vous empêchent de créer, de fournir des crédits.

Leila Delarive :
– Ça devient trop technique pour nous…

François de Siebenthal :
– Non, le bilan c’est très simple ! Je vous explique. Trois mots. Je vous explique le bilan, c’est important. Lorsqu’un entrepreneur va chez le banquier demander de l’argent, l’argent que le banquier prête ne vient pas du tout d’un compte d’épargne. Il balance au bilan actif/passif une création pure qui ne vient de nulle part. Ça s’appelle ex nihilo en technique bancaire. Ça ne vient de nulle part, ça ne vient pas des réserves du banquier, ça ne vient pas de la Banque Nationale Suisse ou de la Banque Centrale, ça ne vient pas de comptes d’épargne. C’est créé du néant à l’actif et au passif du bilan. Ça, il faut bien se le dire, c’est la vérité. Et il n’y a pas de limite, si ce n’est des règles prudentielles qu’ils se font eux-mêmes.

Réponses à quelques objections:

Les banques commerciales, à ma connaissance actuelle, ont au moins 7 manières de “créer” des “substituts” monétaires en abusant par exemple de la marque Francs suisses ( ou €, ou $, ou £ etc ) et en diluant la vraie monnaie ( 7 origines de “monnaie nouvelle” ex nihilo )
Ils ont donc 7 manières de détruire la monnaie par opérations inverses. Certains pensent même que les par exemple les SICAV monétaires ( moneyfunds) créent aussi de la monnaie du néant en pagaille:
Substituts selon la Confédération suisse:
http://www.parlament.ch/e/suche/pages/geschaefte.aspx?gesch_id=20123305
Opérations aux bilans:
– Acquisition d’un actif réel (terrain, immeuble…)
– Acquisition d’un actif financier ( action, obligation, titres)
– Conversion de devises (not. suite à l’ exportation d’une entreprise cliente)
-et conversion de devises ( sur ordre d’une banque centrale, swap ou d’un tiers qui a besoin d’un prête-nom !, à voir plus bas )
– Opération d’escompte
– Opération de crédit
Par le compte de pertes et profits
– Leurs paiements (y compris leurs salaires et bonus).

Les amendes colossales dues pour leurs graves crimes et fraudes systématiques sont en fait payées par des baisses d’impôts qu’ils devraient payer aux collectivités ( sic ), donc les amendes sont en réalité payées par les citoyens ( resic ) et les politiques de rigueur, ils gagnent à tous les coups, face ils gagnent, pile, nous perdons, et, en cas de faillitte, ils disent qu’ils sont trop gros et les politichiens payent et empruntant (re-re-sic ) à intérêts de nouvelles DETTES éternelles… et leur laissent leurs bonus, salaires, et autres parachutes dorés…

Les banques centrales ne peuvent presque plus
battre monnaie, sic, car l’essentiel de la monnaie est fait sous forme électronique, par des crédits à intérêts composés exponentiels, sur ordre des banques commerciales, les profits sont donc privatisés à 99 % et les pertes socialisées à 100 %, payées par les citoyens…

Résistances: http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/projet-de-loi-dapplication-de-monnaie.html

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/08/universite-de-fribourg-la-monnaie-bien.html

christian gomez2 years ago

Mr Cherlonneix reprend ici la vieille “real bills doctrine” que l’on croyait morte et enterrée depuis belle lurette. En tant que représentant des banques, il n’y a rien là de surprenant.
Le fait est que lorsque la banque crée un dépôt contre un crédit, elle crée un pouvoir d’achat ex nihilo (comme un faux- monnayeur qui prêterait l’argent imprimé par lui) par lequel un emprunteur va prendre sur le marché des biens, des facteurs ou des actifs sans avoir rien offert au préalable (sa production et ses revenus) pour reprendre une image chère à jacques Rueff. Elle modifie donc la dépense globale, les prix relatifs, et donc les indicateurs de profitabilité, ainsi que les taux d’intérêt, faussant par là même le fonctionnement même des économies de marché. Le mécanisme du crédit bancaire est donc au coeur de la dynamique conjoncturelle à la hausse et à la baisse (comme l’exemple d’aujourd’hui le montre une fois de plus) et la cause essentielle des crises économiques et financières.
Il n’y a qu’une seule solution à ce problème: mettre en place une réforme abolissant le pouvoir monétaire des banques comme l’avaient vu les plus grands économistes ( sans remonter à Ricardo, de Henry Simons et Fisher à Allais en passant par Friedman, Tobin, Minsky et j’en passe par les plus grands….. MR Cherloneix se donne comme économiste mais il ne connait ni le dossier, ni la science économique.

De la Vallée des 7 – Confessions d’un banquier Suisse – Entrev…

De la Vallée des 7 – Confessions d’un banquier Suisse – Entrevue avec François de Siebenthal (VOSTFR)

Vidéo Facebook :
https://www.facebook.com/LePeupleEstRoi/videos/vb.152656254942354/465320713675905/?type=3&theater
Version YouTube de la VOSTFR (sans altérations) : :
https://www.youtube.com/watch?v=Cf4LVo6ueDk&feature=youtu.be

Confessions d’un banquier Suisse, un vidéo de 30 minutes avec le banquier Suisse François de Siebenthal qui discute de ses expériences aux plus hauts niveaux du système bancaire international, enregistré lors d’une conférence annuelle avec Les Pélerins de St-Michel à Rougemont, Québec, Canada. Eucharist Film y était pour documenter les débats et sessions de classe. Pendant qu’ils étaient là, ils ont été présenté à l’ancien banquier Suisse François de Siebenthal, un défenseur du concept d’une réforme monétaire mondiale connue sous le nom de “Crédit Social”, qui a accepté de livrer une entrevue de fond.

Producteur exécutif : Frank Maggio
Coordinateur de production : Brent Gardner
Cinématographie et montage : Joe Gaudet, de Tampa & St. Petersburg, Floride
Traduction et sous-titres : Adam Richard pour AIDEF-Télé

Vidéo original : https://vimeo.com/channels/eucharistshinefilms/136794177 – avec François de Siebenthal.

Prêt indexés LIBOR.  L’Espagne rembourse, mais la France refuse de contredire ses chères banques.


Les Français peuvent bien critiquer l’excellente Théresa May, de vouloir le beurre et l’argent du beurre, et de continuer à profiter de l’Europe tout en la quittant.

Les Français défendent bec et ongles les institutions de Bruxelles,

SAUF, quand Bruxelles s’attaque au système bancaire.

Alors là, il n’y a plus d’Europe du tout. C’est le BANXIT !





Copié/collé du site des Echos

Les banques espagnoles ont trois mois pour rembourser les trop-perçus et les intérêts correspondants.
Elles devraient débourser entre 2 et 3 milliards d’euros.
Madrid met de l’ordre dans les abus du secteur bancaire et accélère le remboursement des consommateurs affectés par les clauses abusives inclues dans les prêts immobiliers . Le gouvernement espagnol vient d’approuver un décret d’application immédiate qui établit les bases d’un règlement extrajudiciaire rapide, gratuit et transparent, afin de simplifier les démarches pour le consommateur.

Cette annonce a lieu un mois après la sentence de la Cour européenne de justice qui, en décembre dernier, avait ordonné aux banques espagnoles de restituer l’intégralité des montants perçus de manière indue pendant des années, par le biais de clauses abusives introduites de manière opaque dans les contrats de prêts immobiliers à taux variable indexés sur l’Euribor. Les banques espagnoles avaient en effet installé, sans en avertir le client, un système de « clause plancher » qui empêchait le montant des remboursements de baisser, même lorsque les taux d’intérêts étaient plus bas.

Au moins 1,5 million de familles concernées

Au moins 1,5 million de familles sont concernées par la procédure que vient de mettre en place le gouvernement, selon les calculs de la Banque d’Espagne. L’association patronale du secteur bancaire, qui avait évalué dans un premier temps à 4 milliards la facture globale pour le système financier, vient de revoir ses estimations à la baisse : les banques devraient finalement débourser entre 2 et 3 milliards. Cette différence est due en partie aux cas déjà réglés, mais aussi au fait que certaines entités comme Sabadell assurent que les clauses inscrites dans les contrats étaient claires et connues du client.
Le décret établit une voie de résolution à l’amiable pour répondre aux demandes des clients de façon simple, rapide et gratuite. Les banques sont donc obligées d’informer leurs clients qu’ils peuvent être concernés, et elles auront trois mois au maximum pour arriver à un accord et procéder au remboursement des sommes versées en trop et des intérêts correspondants. Elles pourront aussi proposer de compenser en réduisant les remboursements à venir dans le cas de crédits encore en cours, à condition toujours d’en informer clairement le client et d’obtenir expressément son approbation. « La voie judiciaire demeure toujours ouverte si aucun accord n’est atteint, signale le ministre de l’Economie, Luis de Guindos, mais il s’agit de proposer aux consommateurs d’aller plus rapidement dans le règlement du problème et d’éviter aussi, au passage, que les tribunaux soit submergés par les procès à venir. »
Cécile Thibaud, Les Echos
Correspondante à Madrid

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