Argent-roi contre le bien commun !

Très chers lecteurs et députés,
Afin de comprendre et de prendre conscience, de l’enjeu vital que représente aujourd’hui le Mouvement « Gilets jaunes » en France, en faveur de l’Humanité toute entière, il est primordial de prendre connaissance de ce que Marion Sigaut nous transmet, suite à ses travaux de recherches historiques, à partir du lien suivant :
SIGAUT, Marion. GILETS JAUNES ET RÉVOLUTION. Cercle de l’aéropage [en ligne]. Ajoutée le 10 décembre 2018. Disponible à l’adresse : https://www.youtube.com/watch?v=4aAC7EGk9-Y&t=66s&index=21&list=PLUFU4sLs0dXXQzfmfXfllv7GvhQBqITxJ
Propos de Marion Sigaut :
Dès la 26ème seconde : « Bonjour c’est Marion Sigaut. Il était tentant pour les français, pétris de culture républicaine, que nous sommes, de faire le parallèle entre l’actuel soulèvement des « Gilets jaunes » et la Révolution française. Ça n’a pas manqué et on entend régulièrement comparer Macron avec Louis XVI, la classe politique avec la noblesse et ce système en décomposition avec l’Ancien Régime. »
« J’aimerais qu’on remette « les pendules à l’heure ».
« Oui le peuple français avait faim à la veille de la Révolution française, mais la raison n’est pas que la noblesse et le clergé s’en serait mis « plein les poches », au détriment du peuple comme on l’entend souvent, et les foules désespérées, qui faisaient le coup de poing avec des forces de l’ordre complètement dépassées, ne réclamait pas la fin de l’Ancien Régime mais son sauvetage et l’interdiction du nouveau. »
« Toujours, les rois de France, avaient assuré que le pain du peuple serait accessible à tous, au meilleur prix et là, était la raison d’être de la royauté. Le roi était le père nourricier, et son autorité envoyait sur les marchés, une police dont la fonction consistait à protéger le peuple contre les appétits des marchands. Pointilleuse, respectée, dotée de pouvoirs réels, la police des grains assurait une sorte de service public de l’alimentation et ne laissait les marchands faire leurs achats qu’une fois que la population locale, toute la population locale s’était servie. »
« En cas de disette, quand pour des raisons politiques, comme une guerre où climatique, le grain manquait, son prix était fixé par la négociation entre les Autorités locales et les marchands. On appelait cette négociation la taxation ou la fixation d’un taux. Le peuple faisait confiance au roi pour le protéger de la rapacité des profiteurs, et Henri IV avait fait de l’exportation de blé en cas de disette, un crime de lèse-majesté, donc puni de la peine de mort. Le pain du peuple était sacré au nom du bien commun. »
« Un jour sont arrivé les « Lumières », qui ont prétendu remplacer le bien commun par la recherche du profit. Des gens sans scrupules, ont poussé le roi à s’endetter jusqu’à ce qu’il n’en puisse plus, puis l’on convaincu que pour qu’il puisse rembourser la dette, il libéralise le commerce des subsistances. Laisser circuler les blés sans les tracasseries de la police des grains, laisser la loi de l’offre et de la demande en fixer le prix, laisser faire, laisser passer. »
« Louis XV décida de tenter l’expérience en 1763 mais devant les violences et les cris de la population indignée par la hausse des prix, il choisit de reculer et de revenir à l’ancien système.”
“A son avènement au trône en 1774, le jeune Louis XVI fût convaincu par les arguments du « brillant » Jacques Turgot, homme des « Lumières », qui lui présenta tous les avantages qu’il aurait à libéraliser le commerce des subsistances. »
« Intimidé, désireux de bien faire et manquant totalement d’expérience, Louis XVI laissa Turgot vider les greniers à l’orée de l’hiver et laisser les marchands rafler les grains à la place des consommateurs, sous les applaudissements nourris d’un Voltaire qui voyait enfin se réaliser ses rêves. »
« Ce fût un soulèvement, comme « un seul homme », mais femmes en tête, et aux cris de « taxation, taxation ». La population partit récupérer son grain et le distribua au bon prix, celui qui ne laisse personne et permet à tout le monde de vivre. »
« Si les gigantesques manifestations, de « Gilets jaunes » réclamant un carburant abordable, ressemble à quelque chose, c’est bien à ces foules de la guerre des farines. Dans les deux cas, le peuple exige d’être entendu et refuse de payer pour une dette qui n’est pas la sienne. »
« En 1776 encore, le roi entendit son peuple et revint à l’ancien système, celui de la police des grains. Il renvoya Turgot. Or, la dette continuait d’augmenter encore et encore. Et quand elle fût telle que l’Etat risquait de ne plus pouvoir payer ses fonctionnaires, quand furent épuisés tous les expédients habituels, le roi acculé, accepta une nouvelle foi, de libéraliser le commerce des subsistances. Puis, il fût contraint de réunir les Etats généraux, Assemblée chargée de repartir l’impôt et d’apporter au roi les doléances du peuple et rien d’autre. »
« Les libéraux avaient eu le « vent en poupe » et avaient obtenu en même temps que la libre circulation des subsistances, un contrat de libre-échange entre la France et l’Angleterre, qui inonda le marché français de produits à bas prix, fabriqué par des enfants et des ouvrières réduits à la misère en Angleterre. »
« La hausse du prix du pain, se doubla donc d’un chômage abominable, et les six mois qui précédèrent la prise de la Bastille, furent faites d’émeutes de chômeurs et de familles, exigeant le retour du système protecteur qui avaient eu cours jusque-là et non son abolition. Le peuple ne contestait pas l’Ancien Régime mais le nouveau, celui du capitalisme, appliqué à sa substance. »
« Chauffé par les loges maçonniques déterminée à renverser toutes les protections du peuple et les entraves au profit, les députés aux États généraux, s’autoproclamèrent Assemblée constituante, et inscrivirent dans le marbre, l’économie de marché que le peuple rejetait de toutes ses forces. C’est ça la Révolution. Le roi ne pouvait plus rien puisqu’il était renversé. Il n’allait plus gêner les profiteurs enfin au pouvoir. »
« Ceux qui ont pris sa place et l’on tué, sont ceux qui ont imposé au peuple français, la barbarie économique qui a cours encore aujourd’hui. C’est la bourgeoisie qui a voulu, fait et gagnée la Révolution française, pour imposer au peuple un régime, que celui-ci ne voulait pas. On le lui a imposé par la terreur et les massacres. Il a subi la pauvreté, la prolétarisation, la barbarie économique et la perte de toute sa tradition. »
« Si Macron ressemble à quelqu’un, ce n’est certainement pas au roi que le peuple chérissait et considérait comme son père. »
« Macron n’est que le dernier en date des successeurs de ceux qui l’on assassiné pour imposer le règne de l’argent-roi contre le bien commun. »
C’est avec une profonde gratitude que je remercie Marion Sigaut, de lever les mensonges qui sont inscrits dans les livres d’histoires.
Avec mes salutations les plus cordiales.

Nathalie Scheidegger, infirmière ES

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