Finance: la bombe atomique suisse !

Contre la dictature de la finance : la bombe atomique suisse ! 

Objectifs

1. La Banque Nationale Suisse ( BNS) créera désormais seule de la monnaie scripturale des francs suisses, y compris électronique.
2. Les banques ne pourront plus elles-mêmes créer de la monnaie girale en francs suisses ( scripturale, d’écriture, ex nihilo), mais prêter seulement de la monnaie qui existe déjà.
3.
La Banque Nationale Suisse mettra en circulation de la nouvelle monnaie pleine en francs suisses  moyennant un don (sans dette) au gouvernement fédéral, aux Cantons ou
aux citoyennes et citoyens ( le maximum de la décentralisation ).

Avertissement:


La monnaie concernée est le franc suisse officiel. Les autres monnaies suisses restent légales, décentralisés et encouragées, notamment le Wir, Reka, sels, Tauschring, Zeitbanken…etc…







Nous devons éviter le piège de la centralisation et conserver le génie suisse du vrai fédéralisme et de la vraie subsidiarité.
http://desiebenthal.blogspot.ca/2012/07/principe-de-subsidiarite-surtout-en.html
http://desiebenthal.blogspot.ca/2016/02/trahisons-des-peuples-souverains.html


On encourage toutes les monnaies-pleines, partout dans le monde, égalitaires, justes et efficaces…
http://desiebenthal.blogspot.ch/2011/05/pour-un-capital-social-local-le.html


Les monnaies bancaires sont des monnaies-vides… sic, et qui pompent nos économies et diluent nos avoirs…



… L’initiative populaire peut être retirée par une décision prise à la majorité absolue des auteurs suivants:


1. de Siebenthal François, Chemin des Roches 14, 1010 Lausanne
2. Jenni Thomas, Charmilles 14, 1400 Yverdon
3. Mottier Pierre Dimitri, Av. du Petit Chasseur 40, 1950 Sion
4. Kornmann Ewald, Frank-Buchser-Strasse 8, 4532 Feldbrunnen
5. Weber Hansruedi, Weinbergweg 7, 5408 Ennetbaden
6. Brändle Thomas, Höfnerstrasse 54, 6314 Unterägeri
7. Demeter Konstantin, Campagna 103, 6523 Preonzo
8. Geiler Enrico, ai Casgnò 3, 6528 Camorino
9. Kallenberger Werner, Waserstrasse 83, 8053 Zürich
10. Joób Mark, Bergstrasse 5, 8103 Unterengstringen
11. Scheller Hans-Rudolf, Haldenstrasse 8, 8427 Rorbas
12. Meier Daniel, Austrasse 25, 8483 Kollbrunn
13. Harringer Reinhold, Bachweidstrasse 25, 9011 St. Gallen


Publications des départements et des offices de la Confédération suisse.


https://www.admin.ch/opc/fr/federal-gazette/2014/3589.pdf

 http://www.srf.ch/player/tv/eco/video/radikale-geldreform?id=6d91617f-3b78-4f1f-948e-d6317c5bc827

Avant-hier, en parcourant ce « cerveau
collectif » qu’est Facebook, je suis tombé sur la publication d’un de
mes amis et par la même occasion, je suis tombé des nues. Les médias
« main stream », si prompts à sortir l’artillerie lourde contre les
votations des Suisses sur les minarets ou l’immigration massive, se sont
bien gardés de nous informer de cette initiative en cours, qui a
recueilli à ce jour près de 50 000 signatures mais il lui en faudra le
double pour déboucher sur un référendum. C’est de la bombe. J’en ai
rêvé, et les Suisses sont peut-être en train de le faire. Il faut
absolument qu’ils aboutissent. Non seulement pour eux mais pour nous
tous. C’est pourquoi nous devons les soutenir. J’invite tous ceux
d’entre nous qui ont des amis et connaissances au pays des Helvètes de
les contacter et de faire la promotion de cette initiative citoyenne. Si
l’insurrection des fils (et des filles) de Guillaume Tell contre les
Banksters (et les banques suisses sont puissantes !) est couronnée de
succès, alors tout espoir sera permis pour nous-mêmes et les générations
futures.

Voici donc de quoi il s’agit :
http://www.zeitpunkt.ch/news/artikel-einzelansicht/artikel/die-geldwende-in-der-schweiz-steht-am-start.html
J’ai traduit l’essentiel de l’article ci-après :
« L’initiative citoyenne la plus importante des 20 dernières années
devrait être lancée le 1er mai : la transformation du franc suisse
d’argent-dette en « plein argent » [100 % money comme disent les
économistes anglo-saxons]. C’est ce qu’ont décidé hier [le 8 janvier
2014 puisque l’article est daté du 9] à Zurich les responsables de
l’association pour la modernisation de la monnaie. L’initiative « Plein
argent – pour un argent à l’abri de la crise dans l’intérêt de tous : la
création monétaire à la seule banque centrale » veut mettre fin à la
création de la monnaie par les banques privées.
90 % de l’argent – la plupart des gens n’ont pas conscience de cette
monstruosité – est créé littéralement à partir de rien par les banques.
Le monopole de la banque centrale ne s’étend qu’à la monnaie fiduciaire
[pièces et billets]. L’argent scripturaire, utilisé pour la plupart des
paiements, est créé par les banques elles-mêmes chaque fois qu’elles
octroient un crédit. Elles ne prêtent pas l’argent des épargnants –
ceux-ci le conservent et peuvent s’en servir pour leurs paiements – ,
mais créent de l’argent qui n’existait pas par un simple jeu
d’écritures. (…) La loi ne les oblige qu’à avoir 2,5 % du montant des
prêts en dépôt. [c’est ce qu’on appelle le système des « réserves
fractionnaires »]

Le revers de la médaille n’est pas seulement l’insécurité de nos dépôts
bancaires, mais une montagne de dettes qui grossit sans cesse, qui est
de plus en plus difficile à rembourser et dont souffrent principalement
les salariés. Car la plus grande partie de la richesse nouvellement
créée n’irrigue pas l’économie réelle, où la majorité gagne son pain
quotidien, mais la finance qui permet de réaliser des gains rapides. (…)
Le privilège de la création monétaire draine des sommes
considérables dans des poches privées alors qu’elles devraient revenir à
la collectivité. L’article 99 de la Constitution (…) n’inclut pas la
monnaie scripturaire (…). C’est cette lacune que les initiateurs veulent
corriger. Le 100 % monnaie est ainsi appelé car toute la monnaie, même
la monnaie scripturaire, est garantie par la banque centrale, et pas
seulement 2.5 %. C’est pourquoi cet argent est à l’abri des faillites
bancaires. L’idée selon laquelle un tel scénario ne pourrait se produire
que dans les pays du Sud de l’Europe, fortement endettés, mais pas dans
l’opulente Suisse est malheureusement une illusion. (…)

Bien qu’il paraisse révolutionnaire, ce concept n’est pas
nouveau. Dans les années 1930, une large majorité de professeur
d’économie américains se sont prononcés pour le « 100 % money » pour
sortir de la crise. Dans une étude du FMI de 2012, le contrôle étatique
de la création monétaire a été préconisé. (…)
Pourtant, les obstacles à cette initiative sont considérables : la
compréhension générale de la vraie nature de l’argent bancaire est
faible, même parmi les banquiers et politiciens qui devraient bien
connaître le sujet. Les médias y portent peu d’intérêt, en particulier
ceux qui vivent de la publicité pour les banques. Et les banquiers n’ont
absolument pas intérêt à se soumettre à un débat public sur leurs
privilèges insoupçonnés (…). Les initiateurs et leurs conseillers
économiques (dont quelques professeurs émérites) sont ainsi dépendants
du soutien des rares personnes qui sont conscientes des énormes enjeux
de la création monétaire. Jusque là, 40 000 signatures [47 500 à ce
jour] et 30 000 francs de dons ont été recueillis, ce qui est encore
insuffisant. (…) »
Pour plus de renseignements et un suivi de cette initiative : http://www.vollgeld-initiative.ch/?&L=1
En quoi est-ce révolutionnaire ? Comme l’expliquent André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder dans La dette publique, une affaire rentable,
(1) le système bancaire vampirise littéralement l’économie réelle en
ponctionnant des sommes considérables et parfaitement indues, par
l’entremise de la dette publique. Un Etat n’a pas besoin d’emprunter aux
banques privées, il peut se prêter à lui-même, sa banque centrale peut
créer la monnaie dont il a besoin pour financer les services publics,
puis la détruire en se remboursant (l’opération n’est donc pas
inflationniste). Le tout sans intérêts.
Or, voici que notre souveraineté monétaire a été transférée à
l’Europe donc la banque centrale s’interdit de financer directement les
Etats (art. 104 du traité de Maastricht, confirmé par l’art. 123 du
traité de Lisbonne), les obligeant à emprunter à des banques privées
moyennant des intérêts dont le taux varie en fonction de la confiance
des investisseurs dans la capacité de remboursement du pays : la crise
grecque n’a pas d’autre origine. Quant à nous, qui bénéficions d’un taux
faible, notre stock de dette avoisinant les 2000 milliards d’euros nous
coûte quand-même près de 50 milliards d’intérêts par an ! Oui, vous
avez bien lu : cela fait une saignée de 130 millions PAR JOUR, et sans
que le premier centime du principal ne soit remboursé ! La dette
publique n’est d’ailleurs pas faite pour être remboursée, mais pour
assurer une rente ad vitam aeternam aux titulaires des emprunts d’Etats,
qui ne peut être extorquée qu’en sacrifiant les besoins légitimes de la
population en matière de santé, d’éducation, d’infrastructures, etc. En
ce sens, il est (à moitié) faux d’affirmer que la dette pèsera sur les
générations futures : elle pèsera sur les enfants des pauvres (ceux dont
les services publics sont le seul patrimoine) mais profitera aux
enfants des riches qui pourront continuer à ponctionner une part
considérable de la richesse nationale. C’est pourquoi les milieux
populaires et les classes moyennes ont un INTERÊT VITAL à ce que la
monnaie soit déprivatisée !
Si cette initiative suisse réussit, elle ne manquera pas de donner
des idées à toute l’Europe, et l’outil qui aura permis d’arracher la
création monétaire aux banques, le référendum d’initiative citoyenne,
deviendra une revendication incontournable (2). Autrement dit : c’est
l’avenir de la démocratie sur tout le continent qui est en jeu !

(1) Voir ce blog : http://postjorion.wordpress.com/2013/03/03/270-holbecq-que-serait-la-dette-publique-devenue/
(2) Pour rappel, l’association Article 3 (www.article3.fr) a le référendum d’initiative citoyenne pour seule revendication.

La version française est en cours de développement. Nous vous proposons le texte ci-dessous pour commencer.

Pour un pouvoir monétatif: La création monétaire dans les mains d’un pouvoir public indépendant

La crise financière actuelle prend ses racines dans notre système monétaire. Il émet des crédits en excédent et encourage de cette manière les bulles spéculatives, ainsi que l’inflation et le surendettement massif de nombreux participants. Les marchés financiers et l’économie réelle ne peuvent fonctionner que sur la base d’un système monétaire stable et juste. C’est pourquoi, nous demandons:
Le rétablissement de l’apanage de la création monétaire à la nation, plus précisément à la banque nationale indépendante
La cessation de toute création monétaire par les banques
La mise en circulation de tout argent créé́ sans dettes via les dépenses publiques

L’argent gouverne le monde. Mais qui gouverne l’argent ?

Tout le monde utilise l’argent, mais la manière de fonctionner du système monétaire demeure aussi nébuleux que les termes ‘système bancaire à couverture fractionnaire’ ou ‘création de monnaie multiple’. Ceci est dans l’intérêt des banques, qui se sont appropriées la création monétaire. Pour l’essentiel la Banque Nationale Suisse (BNS) émet l’argent en espèces, qui ne constitue que 10 % de la masse monétaire. 90% de l’argent existant est créé par les banques commerciales en accordant des crédits. Cet argent existe et circule sous la forme des avoirs sur les comptes courants auprès les banques commerciales.

Dernièrement, une grande partie de l’argent créé a servi à des opérations financières de plus en plus spéculatives et découplées des besoins de l’économie réelle. La bourse et les cycles conjoncturels sont poussés à l’extrême par la création de monnaie bancaire hors de tout contrôle – maniaquement excessive en haute conjoncture et période de hausse, et hésitante et dépressive dans les crises d’endettement suivantes. Lorsque les banques font faillite, ce sont toujours les avoirs des clients qui sont en jeu. Si ceux-ci sont sous garantie bancaire étatique, l’état privatise les profits des banques et fond les pertes dans la communauté.

Les banques ne sont pas tenues de remplir des objectifs économiques globaux, ni même des objectifs sociaux. D’avoir abandonné aux banques la création monétaire, activité porteuse en elle-même de nombreuses conséquences importantes, représente un faux développement du système entier. L’ordre monétaire représente une question fondamentale au même niveau que la constitution. Le fait d’utiliser la création monétaire pour faire des affaires est une activité dysfonctionnelle portant préjudice à la communauté.

Nationalisation de l’argent mais pas des banques

Toute monnaie ne devrait être créée que par un organisme public indépendant. Dans la Suisse, ce rôle est assumé par la Banque Nationale Suisse (BNS). La BNS doit devenir définitivement le quatrième pouvoir de l’état, le Pouvoir Monétatif, aux côtés des Pouvoirs Législatif et Exécutif, et de la Justice. Dans sa politique monétaire la BNS doit rester indépendante, tout comme les tribunaux dans leur juridiction. Dans un tel régime financier, les devises complémentaires locales ou les systèmes de compensation de type coopérative peuvent y trouver leur place.

Les gains provenant de la création monétaire – le seigneuriage – doivent être entièrement destines au trésor public et non pas aux banques sous la forme de profits supplémentaires immérités. C’est pourquoi l’argent nouvellement créé doit être remis sans intérêts à la Confédération Suisse, laquelle le remet en circulation via par exemple les dépenses publiques, un dividende populaire. Dans les années passées, le montant du seigneuriage échappé au trésor public s’élevait à un ordre de grandeur autour de 2,5 – 5 milliards d’francs par ans dans la Suisse. Il agissait d’environ 1 – 2% du PIB (croissance économique). Ceci permettrait de couvrir 1.8 – 3.6% du budget public total.

La reforme envisagée pour la création monétaire est simple: Les avoirs sur les comptes courants des banques commerciales doivent être transformés en moyen de paiement légal, comme le sont actuellement les billets et les pièces. Seul le système d’une banque nationale publique – la Monétative – est autorisé de créer ces moyens de paiement. De cette manière, l’argent sur les comptes bancaires se voit attribuer le même rôle que les billets de banque il y a 100–150 ans: les billets des banques privés ont alors été remplacés par les billets de la BNS. Aujourd’hui, il s’agit de transformer l’argent créé par les banques commerciales, instable et lié à des dettes, en argent pleinement valable créé, sans dettes, par la BNS en tant que Pouvoir Monétatif. Tout argent serait ainsi émis par l’état, pas seulement les 10% de la masse monétaire en espèces (billets et pièces), comme c’est le cas actuellement.

Les banques d’affaires privées et publiques peuvent continuer toutes leurs activités financières dans les limites fixées par les lois, mais elles ne peuvent plus créer ou démonétiser d’argent. Elles ne vont effectuer des opérations financières qu’avec l’argent obtenu comme revenu ou à titre de prêt sur le marché interbancaire ou par les clients, et qui existe en liquidité dans leur tiroir-caisse ou sur leur compte de banque central.

L’arrêt de la création de monnaie par les banques peut se faire de manière simple: en détachant les comptes courants des clients du bilan de la banque et en les gérant séparément.

Un ordre monétaire dans l’intérêt public

L’argent deviendrait ainsi sûr puisque les avoirs des comptes ne pourraient plus disparaître en cas d’insolvabilité. L’arrêt de la création monétaire commerciale imposerait des limites à l’expansion excessive ainsi que à la décroissance déficiente de l’offre monétaire. L’argent resterait en circulation, les cycles de conjoncture et de la bourse se dérouleraient de manière plus modérée. La création de monnaie inflationniste des banques commerciales serait remplacée par un régime du pouvoir monétatif dans lequel la BNS aurait le contrôle absolu de la masse monétaire. La BNS peut ainsi éviter l’inflation des prix des biens et des actifs en contrôlant la quantité d’argent circulant en accord avec le potentiel de développement économique réel. Le seigneuriage, les gains obtenus par l’émission de la monnaie, serait entièrement reversés au trésor public.

La justice commence par une bonne monnaie.

Battre monnaie seulement pour le peuple:

Le système économique actuel, grâce aux nombreuses découvertes et inventions qui le favorisent, notamment les robots de plus en plus nombreux et efficaces, produit une abondance insoupçonnée de biens en même temps qu’il réduit la main-d’oeuvre et engendre un chômage permanent.

Une partie de plus en plus importante de la population se trouve ainsi privée de tout pouvoir d’achat des biens créés pour elle.

Quelques individus ou groupes particuliers seulement en profitent honteusement.

Pour que tous puissent avoir une part de l’héritage culturel légué par leurs prédécesseurs, nous proposons un dividende universel dont la quantité sera déterminée par la masse des biens à consommer. Ce dividende sera versé à chaque personne, à titre de citoyen, qu’il ait ou non d’autres sources de revenus.

I. L’Etat doit donc reprendre le contrôle de l’émission et du volume de la monnaie et du crédit. Il l’exercera par une commission indépendante jouissant de toute l’autorité voulue pour atteindre son but.

II. Les ressources matérielles de la nation représentées par la production constituent la base de la monnaie et du crédit.

III. En tout temps l’émission de la monnaie et du crédit devrait se mesurer sur le mouvement de la production de façon qu’un sain équilibre se maintienne constamment entre celle-ci et la consommation. Cet équilibre est assuré, partiellement du moins, par le moyen d’un escompte dont le taux varierait nécessairement avec les fluctuations mêmes de la production.

Soutenez une initiative constitutionnelle suisse urgente encore en projet et modifiable, déjà amendée selon les conseils de M. Maurice Allais et de son équipe:

Initiative parlementaire ou populaire à la suisse.






Pour
une Suisse sans dettes, ni impôts, taxes, etc., grâce à la
robotisation, en parallèle, sinon surtout grâce à une création
modernisée de l’argent qui assurera ainsi la prospérité de tous.






État des lieux et inventaires des conséquences néfastes du système bancaire inadapté actuel :






1.
Des centaines de milliers de Suisses intègres travaillent, mais vivent
endettés sous le seuil de pauvreté. En parallèle, le Conseil fédéral
rabote des Budgets à des postes pourtant prioritaires (santé, éducation,
chômage, création d’emplois, relance, environnement, infrastructures,
transports, réduction du nombre d’Ambassades et d’outils d’informations
tel Swissinfo… à l’heure de crises et de l’isolement du Pays sur la
scène internationale, suppression des bureaux de Poste et dégradation
générale du Service public, Crèches, etc.) et répercute ses tâches sur
les Cantons, donc Communes et de fait, les Familles, soit nous tous. Les
Caisses de pensions sont de plus en plus vides et la cohésion
nationale, sinon la solidarité sont partout remis en cause (Votation du
7.03. 2010).






2.
Les “solutions” sont une nouvelle fiscalité sournoise (parkings,
radars, nouveaux «délits» etc.), mais aussi la TVA, etc. qui pénalisent
tous les citoyen(ne)s, ainsi  que les PME en augmentant le chômage des
jeunes et de collaborateurs à… plus de 15 ans de l’AVS.


3.
Le système économique actuel, grâce aux nombreuses découvertes et
inventions qui le favorisent (notamment l’informatique et les robots de
plus en plus nombreux et efficaces), produit une abondance de biens, en
même temps qu’il réduit les besoins de main-d’oeuvre locale et augmente
ainsi un chômage permanent. Une partie importante de la population se
trouve ainsi privée de tout travail et pouvoir d’achat des biens créés
pour elle et non pas pour quelques individus ou groupes particuliers
d’industriels financiers, Banquiers et spéculateurs.


4.
La crise de l’UBS et ses dizaines de milliards soustraits aux
contribuables futurs ne révèlent pas seulement les graves
dysfonctionnements du Conseil fédéral, après ceux de ladite Banque, mais
de fait, de tout le système bancaire mondial et du pillage de tous les
habitants et Pays de la Terre entière. En Europe : Islande, Grèce,
Portugal. A quand la Suisse ?

5.
La Confédération, ses Régies, etc., ainsi que les Cantons et leurs
Communes, PME, etc. dont  personnes morales et physiques (nous)
dépensent chaque jour et au minimum des centaines de Millions CHF à
titre d’intérêts… SANS amortissement et pour certaines dettes
cumulées, etc. pour des montants représentant des multiples des emprunts
initiaux! Ceci représente des centaines de Milliards CHF par an, qui
seraient mieux utilisés pour le bien du Souverain.

6. FED & IRS (deux
archétypes américains du dysfonctionnement systémique du taux d’intérêt
conçu par les Banquiers et du «remboursement» autoritaire des dettes…
par les Citoyen(ne)s surtaxé(e)s)
, «Too big to fail», Toxic Assets sont
devenus des termes “familiers”, à contrario du mécanisme pervers de la
création monétaire qui nous asservit tous, partout et chaque jour
davantage.

Ainsi :

 –
le système bancaire fabrique depuis trois siècles de l’argent à partir
de RIEN et facture ce tour de passe-passe avec des taux d’intérêts,
alors que l’État (nous les Citoyen(ne)s) pourrait l’émettre gratuitement
et ainsi, distribuer équitablement les plus values mensuelles à tous.


A contrario du dogme officiel et de la Propagande économique, il faut
savoir que le taux d’intérêt et les Banquiers créent l’inflation, sinon
et surtout, des dettes non remboursables.
 Ces
dettes exponentielles sont IMPOSSIBLES à rembourser. Des contrats
impossibles sont nuls, d’autant plus que ces dettes sont créées à partir
de rien, par astuce en bande.


Les États endettés et sans réel pouvoir de décision actuellement
abdiqué, répercutent leurs “remboursements” sans amortissement aux chers
(sic!) Banquiers (une poignée de familles), sur nous tous.


Ce système bancal, en crise systémique fut conçu dans l’iniquité et les
Banquiers possèdent la Terre qu’ils gèrent à leur guise, avec la
majorité des Chefs d’Etats aux ordres, notamment de la BM et du FMI.

Voulez-vous
continuer avec vos enfants à être les esclaves des Banquiers et payer
le prix fort de votre ruine, laissez-les donc continuer à créer l’argent
ex nihilo (à partir de rien) et à contrôler les crédits. À l’opposé, de
bonnes solutions existent et les voici :

Pour que tous puissent avoir une part de l’héritage économique légué par leurs prédécesseurs, voici notre butreprendre
le contrôle de la création des masses monétaires (l’argent). C’est ce
que nous voulons graver dans la Constitution fédérale pour le bien de
tous et l’indépendance de la Suisse.

La Constitution fédérale du 18 avril 1999 est complétée comme suit par un nouvel

Article 128a :

I.
Le pouvoir de battre monnaie, y compris par le crédit ex nihilo,
appartiennent au Souverain qui reprend le contrôle de l’émission et du
volume de la monnaie et du crédit, sans intérêt.

Il.
Il l’exercera à tous les échelons par des Commissions indépendantes
locales jouissant de toute l’autorité voulue pour atteindre ce but.

III.
Les ressources financières, matérielles et intellectuelles de la Suisse
représentées par les Citoyen(ne)s, les PME, etc. et leurs productions
sont la base de la monnaie et du crédit.

IV.
L’émission de la monnaie et du crédit devrait en tout temps se mesurer
sur le mouvement de la production robotisée le plus possible de façon
qu’un sain équilibre se maintienne constamment entre celle-ci et la
consommation. Cet équilibre est assuré, partiellement du moins, par le
moyen d’un dividende et d’un escompte dont le taux variera
nécessairement avec les fluctuations mêmes de la production automatisée.

V.
Pour que tous puissent avoir une part de l’héritage économique légué
par leurs prédécesseurs, les Commissions locales versent un Dividende
mensuel dont le montant sera déterminé par la masse des biens à
consommer. Ce dividende sera versé à chaque personne, de leur conception
à leur mort naturelle, qu’elle aie ou non des sources de revenus.

VI.
Il est indispensable de définir socialement des remises à zéro
périodiques sur 7 fois 7 périodes de tous les compteurs économiques,
comme demandé dans le Lévitique ou les lois sur les propriétés
intellectuelles (Copyright) et ainsi de réparer l’erreur de Charlemagne
du 23 mars 789 qui a condamné le taux d’intérêt, mais qui a oublié la
remise des propriétés agricoles aux familles et le pardon jubilaire des
dettes au moins tous les 49 ans. Concrètement, ceci signifie que grâce
aux créations monétaires mensuelles, toutes les dettes seront effacées
et toutes les terres agricoles seront franches de toute hypothèque au
moins tous les 49 ans.

     
VII. Les anciennes masses monétaires en francs suisses tirées du néant
(emprunts fédéraux, cantonaux, communaux, etc.) sont purement et
simplement supprimées. Par contre, les vraies épargnes réelles des
personnes physiques et morales sont respectées.

     
VIII. La BNS est directement placée sous le contrôle permanent – sans
Commission externe indépendante de type FINMA – de l’Assemblée fédérale
(Plénum), qui y consacre au moins un jour complet à chaque Session.

     
IX. Les réserves de la BNS qui garantissent un CHF (Franc suisse),
indépendant et fort sont constituées d’or physique stocké qu’en Suisse,
ainsi que des réserves de diverses graines alimentaires (avoine,
épeautre, froment, maïs, orge, pommes de terres, riz, etc.), non OGM,
consommables, plantables et à même d’assurer pendant 7 ans la
subsistance de la Suisse.

X.
Tous instruments juridiques étrangers, accords, conventions, traités,
passés ou futurs qui iraient à l’encontre de cette Initiative ou qui
viendraient à la violer sont à dénoncer immédiatement tant au plan
cantonal que fédéral.

XI.
Au vu des économies réalisées par la suppression de l’endettement et de
ses conséquences, la Confédération supprime immédiatement tous les
impôts fédéraux directs et indirects, notamment la TVA, la vignette et
les droits sur l’essence.

XII.
De même, les communes et les cantons pourront fortement réduire leur
fiscalité et supprimer les taxations sournoises sous la forme de péages
subtils pourtant interdit dès la Constitution de 1948.
       

Dispositions transitoires :

La
Confédération crée une contribution de solidarité par des masses
monétaires sans taux d’intérêts et les fait affecter à chaque famille en
proportion du nombre d’enfants conçus.

Le
produit de la contribution de solidarité sera versé aux Cantons selon
une clé de répartition démographique définie par la Confédération
représentée par l’Assemblée fédérale (Plénum).

L’écart des salaires tant publics que privés ne dépasse pas 33 fois, avec une limite absolue indexée fixée à CHF 500’000.-.

Tout
dividende social ou autre prestation sociale n’empêche personne de
travailler en plus contre rémunération ou en qualité d’indépendant,
créateur d’entreprise, etc.

L’obligation
de refinancer les prêts à 100 % auprès de la BNS reporte la perception
des profits à ce niveau et les revenus ainsi fortement majorés sont
directement affectés aux besoins communs.

Tout
financement d’investissement à un terme donné doit être assuré par des
emprunts au moins de même terme. Aucun emprunt à long terme ne peut être
financé par des emprunts à court terme. Pour le bien commun, les points
suivants sont notamment respectés :

Dissociation totale des activités
bancaires et leur attribution à trois catégories d’établissements
distincts et indépendants :

1) Banques de dépôts : encaissements, paiements, gardent les dépôts de leurs clients.

2) Banques de prêts : le montant global des prêts ne peut excéder le montant global des fonds empruntés.

3) Banques d’affaires : investissent dans les entreprises les fonds empruntés au public ou aux banques de prêts.

Indexation
obligatoire de tous les engagements sur l’avenir : prêts, emprunts,
salaires, etc. aussi bien entre particuliers, entreprises et État.

Interdire le financement des opérations boursières et de la spéculation par la création de moyens de paiement ex nihilo.

Augmenter les garanties en liquidités à 100 %, afin d’éviter les créations privées de monnaie ou quasi-monnaie ex nihilo.

Supprimer
la cotation en continu et la remplacer par une seule cotation par jour
pour chaque place financière et pour chaque valeur.

Supprimer les programmes d’achat/vente automatiques. Interdire la spéculation sur les indices et les produits dérivés.

Abandonner
le système de changes flottants pour un système de taux de changes
fixes mais révisables par une commission indépendante.

Interdire toute dévaluation compétitive.

Abandonner le dollar US $ comme monnaie de compte, d’échange et de réserve.

Etablir progressivement une unité de compte commune sur le plan international avec  un système approprié d’indexation.
 
Interdire la spéculation aux banques sur les changes, les actions, obligations et produits dérivés.

Aucune
puce, RFID ou un quelconque moyen de traçage ne peut être dissimulé
dans la monnaie, quelque soit la forme de la monnaie( métallique,
papier…).

Les
méthodes alternatives de création monétaire (wir, jazz, reka, talents,
billes, sels, etc.) sont admises si leur seigneuriage bénéficie à tous
les utilisateurs de manière proportionnelle et égalitaire et sans nuire
aux familles.


Conclusions :

 «
Il s’agit de réformes fondamentales qui intéressent la vie de tous les
jours de millions de citoyens. Ces réformes indispensables n’ont été
réalisées, ni même envisagées, ni par les libéraux justement préoccupés
de favoriser l’efficacité de l’économie, ni par les socialistes
justement attachés à l’équité de la distribution des revenus… Les uns et
les autres n’ont cessé d’être aveuglés par la répétition incessante de
toutes parts de pseudo vérités et par des préjugés erronés. »
               

Maurice Allais, prix Nobel d’économie.


Si vous voulez changer le système pour le meilleur, alors coopérez à cette Initiative.


Pour des personnes courageuses et pour donner de la lumière aux “jouets” utilisés par certaines forces obscures. 






Pour
une lutte organisée et efficace contre les sociétés secrètes qui sont
les parasites de l’économie, de la justice et de la politique. Ce sont
elles qui provoquent la violence, le terrorisme, les crises et les
guerres…




 http://desiebenthal.blogspot.ch/2010/03/maurice-allais-prophetique.html

La réforme financière du Crédit
Social en France aussi.

par M. Christian Burgaud, Nantes et Rougemont.

Christian Burgaud est le représentant pour la France
du journal Vers Demain (adresse : 1001 rue Principale, Rougemont,
P.Q., Canada &emdash; J0L 1M0), fondé au Canada en 1939 par
Louis Even (1885-1974), pour faire connaître les principes
financiers du Crédit Social, énoncés pour la
première fois en 1918 par l’ingénieur
écossais Clifford Hugh Douglas (1879-1952). Ces principes
représentent une conception nouvelle de la finance, du
système d’argent, qui libérerait
définitivement la société des
problèmes purement financiers
.

Tout d’abord, définissons les mots «crédit
social» : au lieu d’avoir un argent créé par
les banques, à intérêt, un crédit
bancaire, on aurait un argent créé sans dette par la
société, un crédit social.
La première demande des créditistes, des
Bérets Blancs du journal Vers Demain, c’est que le
gouvernement souverain de chaque pays reprenne son droit de
créer l’argent de la nation. Une fois cela chose faite, il
sera possible d’appliquer les deux autres principes du
Crédit Social : le dividende mensuel à chaque
citoyen, et l’escompte périodique sur les prix, pour
empêcher toute inflation.
Pour ceux qui abordent ce sujet pour la première fois,
cette demande peut amener quelques questions. Nous citerons ici
les plus fréquentes, en y apportant une courte
réponse.
Question : Vous dites que le gouvernement doit créer
son argent. Mais ne le fait-il pas déjà, n’y a-t-il
pas les billets de la Banque du Canada, pour le Canada, ou ceux de
la Banque de France, pour la France ?

Réponse : Si le gouvernement canadien
fédéral créait son argent, comment se fait-il
alors qu’il ait une dette de plus de 600 milliards de dollars ? La
réalité, c’est que les billets de banque et les
pièces de monnaie ne viennent en circulation que s’ils sont
prêtés par les banques, à
intérêt. De plus, cette sorte d’argent (billets de
banque et pièces de monnaie, ou «argent
numéraire») représente moins de 10 pour cent de
l’argent du pays ; l’autre sorte d’argent, représentant
plus de 90 pour cent, est l’argent de chiffre créé
par les banques, qu’on voit sur les chèques ou les comptes
de banque.
Question : Pourquoi voulez-vous que le gouvernement
crée l’argent ? L’argent actuel des banques n’est-il pas
bon ?

Réponse : Les banques privées émettent
l’argent à intérêt, sous forme de dette, ce
qui crée des dettes impayables. Par exemple, supposons que
la banque vous prête 100 $, à 6 pour cent
d’intérêt. La banque crée 100 $, mais vous
demande de rembourser 106 $. Vous pouvez rembourser 100 $, mais
pas 106 $ : le 6 $ pour l’intérêt n’existe pas,
puisque seule la banque a le droit de créer l’argent, et
qu’elle n’a créé que 100 $, pas 106 $.
En fait, lorsque la banque vous accorde, un prêt, elle
vous demande de rembourser de l’argent qui n’existe pas. Le seul
moyen de rembourser 106 $ alors qu’il n’existe que 100 $, c’est
d’emprunter aussi ce 6 $ à la banque, et votre
problème n’est pas réglé, il n’a fait
qu’empirer : vous devez maintenant 106 $ à la banque,
à 6 pour cent d’intérêt, soit 112,36 $, et
plus les années passent, plus les dettes s’accumulent, il
n’y a aucun moyen de s’en sortir.
Certains emprunteurs, pris individuellement, peuvent
réussir à rembourser à la banque leur
prêt en entier, capital et intérêt, mais tous
les emprunteurs, pris dans leur ensemble, ne le peuvent pas. Si
certains réussissent à rembourser 106 $ alors qu’ils
n’ont reçu que 100 $, c’est qu’ils ont pris le 6 $ qui
manque sur l’argent mis en circulation par les emprunts des
autres, ce qui rend encore plus difficile pour les autres de
rembourser leurs propres emprunts. Pour que certains soient
capables de rembourser leurs prêts, il faut
nécessairement qu’il y en ait d’autres qui fassent
faillite. Et ce n’est qu’une question de temps avant que tous les
emprunteurs, sans exception, se retrouvent dans
l’impossibilité de rembourser le banquier, et cela, quel
que soit le taux d’intérêt exigé.
Certains diront que si on ne veut pas s’endetter, on n’a
qu’à ne pas emprunter. Mais le fait est que si personne
n’empruntait d’argent de la banque, il n’y aurait pas un sou en
circulation. Et cet argent emprunté de la banque ne peut
pas rester en circulation indéfiniment : il doit retourner
à la banque lorsque le prêt vient à
échéance… accompagné de
l’intérêt, évidemment. Cela signifie que l’on
veut simplement conserver la même quantité d’argent
en circulation dans le pays, année après
année, il faut accumuler des dettes impayables.
Question : Cet argent émis par le gouvernement
serait-il aussi bon que celui des banques ?

Réponse : Bien sûr que le gouvernement a le droit,
puisque c’est lui-même qui a donné ce droit aux
banques. Que le gouvernement se refuse un privilège qu’il
accorde lui-même aux banques, c’est le comble de
l’imbécillité ! C’est d’ailleurs le premier devoir
de chaque pays souverain d’émettre sa propre monnaie
&emdash; c’est d’ailleurs saint Louis IX, roi de France, qui
disait que le premier devoir d’un roi est de frapper l’argent
lorsqu’il en manque pour la bonne vie économique de ses
sujets &emdash; mais tous les pays aujourd’hui ont injustement
cédé ce droit à des compagnies
privées, les banques à charte. Le premier pays
à avoir ainsi cédé à des compagnies
privées son pouvoir de créer la monnaie fut la
Grande-Bretagne, en 1694.
Ce n’est pas le banquier qui donne à l’argent sa valeur,
c’est la production du pays. Le banquier ne produit absolument
rien, il ne fait que créer des chiffres, qui permettent au
pays de faire usage de sa propre capacité de production, de
sa propre richesse. Sans la production de tous les citoyens du
pays, les chiffres du banquier ne valent absolument rien. Donc, le
gouvernement peut très bien créer lui-même ces
chiffres, représentant la production de la
société, sans passer par les banques, et sans
s’endetter. Alors, pourquoi le gouvernement devrait-il payer de
l’intérêt à un système bancaire
privé pour l’usage de son propre argent, qu’il pourrait
émettre lui-même sans passer par les banques, sans
intérêt, sans dette ?
Question : N’y a-t-il pas danger que le gouvernement abuse
de ce pouvoir et émette trop d’argent, et que cela fasse de
l’inflation ? N’est-il pas préférable de laisser ce
pouvoir aux banquiers, afin de laisser ce pouvoir à l’abri
des caprices des politiciens ?

Réponse : L’argent émis par le gouvernement ne
serait pas plus inflationniste que celui émis par les
banques : que ce soit 100 $ émis par le gouvernement, ou
100 $ émis par les banques commerciales, ce seraient les
mêmes chiffres, basés sur la même production du
pays. La seule différence, c’est que le gouvernement
n’aurait pas à s’endetter ni à payer de
l’intérêt pour obtenir ces chiffres.
Au contraire, la première cause de l’inflation, c’est
justement l’argent créé sous forme de dette par les
banques : l’inflation, ça veut dire les prix qui
augmentent. Or, l’obligation pour les compagnies et gouvernements
qui empruntent de ramener à la banque plus d’argent qu’il
en est sorti oblige justement les compagnies à gonfler
leurs prix, et les gouvernements à gonfler leurs taxes.
Chose tout à fait incroyable, le moyen qu’utilisent
actuellement les gouverneurs des banques centrales pour combattre
l’inflation est précisément ce qui la fait augmenter
en pratique, soit hausser les taux d’intérêts ! Comme
l’ont dit certains premiers ministres provinciaux au Canada,
«c’est comme essayer d’éteindre un feu en l’arrosant
d’essence.»
Mais il est bien évident que si le gouvernement
fédéral se mettait à créer ou imprimer
de l’argent n’importe comment, sans aucune limite, selon les
caprices des hommes au pouvoir, et sans relation avec la
production existante, on aurait de l’inflation, et l’argent
perdrait sa valeur. Mais ce n’est pas du tout cela que les
créditistes proposent.

Comptabilité exacte

Ce que les créditistes de Vers Demain proposent,
lorsqu’ils parlent d’argent fait par le gouvernement, c’est que
l’argent soit ramené à son rôle propre, qui
est d’être un chiffre qui représente les produits, ce
qui en fait est une simple comptabilité. Et puisque
l’argent n’est qu’un système de comptabilité, il
suffirait d’établir une comptabilité exacte.
Le gouvernement nommerait une commission de comptables, un
organisme indépendant appelé «Office National
de Crédit», qui serait chargé d’établir
une comptabilité exacte : l’argent serait émis au
rythme de la production, et retiré de la circulation au
rythme de la consommation. On aurait ainsi un équilibre
constant entre la capacité de produire et la
capacité de payer, entre les prix et le pouvoir
d’achat.

Le dividende

De plus, parce que les salaires ne suffisent pas pour acheter
toute la production existante (les salaires ne forment qu’une
partie des coûts de production de n’importe quel article),
l’Office National de Crédit distribuerait à chaque
citoyen un dividende mensuel, une somme d’argent pour combler le
pouvoir d’achat, et pour assurer à chacun une part des
biens du pays. Ce dividende serait basé sur les deux plus
grands facteurs de la production moderne, l’héritage des
richesses naturelles et des inventions des
générations passées, tous deux dons gratuits
de Dieu, qui appartiennent donc à tous. Ceux qui seraient
employés dans la production recevraient encore leur
salaire, mais tous, salariés comme non-salariés,
recevraient le dividende.
Tous les membres d’une famille &emdash; le père, la
mère, et chacun des enfants &emdash; recevraient chaque
mois leur dividende, ou revenu garanti, qui assurerait au moins le
minimum vital. Le revenu familial augmenterait ainsi
automatiquement à la naissance d’un nouvel enfant, puisque
la famille recevrait un chèque de dividende de plus, ce qui
enlèverait un gros obstacle à la création de
familles nombreuses. (Les créditistes proposent en plus que
le gouvernement fournisse un revenu aux mères de famille
qui restent à la maison pour élever leurs enfants,
car même si ce travail n’est pas
rémunéré actuellement, il représente
une grande partie du Produit Intérieur Brut de la nation.
Ce revenu aux mères de famille répondrait à
la demande du Saint-Siège, qui émettait en 1983 un
document intitulé la «Charte des Droits de la
Famille», dont l’article 10 se lit comme suit : «Le
travail de la mère au foyer doit être reconnu et
respecté en raison de sa valeur pour la famille et la
société.»)
La formule du dividende serait infiniment
préférable que l’aide sociale,
l’assurance-chômage et autres lois actuelles de
sécurité sociale, car il ne serait pas pris dans les
taxes de ceux qui travaillent, mais serait financé par de
l’argent nouveau, créé par l’Office National de
Crédit. Personne ne se ferait donc vivre par les taxes des
contribuables ; ce serait un héritage dû à
tous les citoyens du pays, qui sont pour ainsi dire tous
actionnaires de la compagnie Canada Limitée.
Et contrairement à l’aide sociale, ce dividende serait
sans enquête, il ne pénaliserait donc pas ceux qui
veulent travailler. Loin d’être une incitation à la
paresse, il permettrait aux gens de s’occuper dans
l’activité de leur choix, celle où ils ont des
talents. D’ailleurs, si les gens arrêtaient de travailler,
le dividende baisserait automatiquement, puisqu’il est basé
sur la production existante. Sans ce revenu non lié
à l’emploi, le progrès devient non plus un
allié de l’homme, mais une malédiction, puisqu’en
éliminant le besoin de labeur humain, il fait perdre aux
travailleurs leur seule source de revenu.

Finance des travaux publics

Comment se ferait le financement des services et travaux
publics avec un tel système d’argent social ? Chaque fois
que la population désirerait un nouveau projet public, le
gouvernement ne se demanderait pas : «A-t-on l’argent
?», mais : «A-t-on les matériaux, les
travailleurs pour le réaliser ?» Si oui, l’Office
National de Crédit créerait automatiquement l’argent
nécessaire pour financer cette production nouvelle.
Supposons, par exemple, que la population désire un
nouveau pont, dont la construction coûte 50 millions $.
l’Office National de Crédit crée donc 50 millions $
pour financer la construction de ce pont. Et puisque tout argent
nouveau doit être retiré de la circulation lors de la
consommation, ainsi l’argent créé pour la
construction du pont devra être retiré de la
circulation lors de la consommation de ce pont.
De quelle manière un pont peut-il être
«consommé» ? Par usure ou
dépréciation. Supposons que les ingénieurs
qui ont construit ce pont prévoient qu’il durera 50 ans ;
ce pont perdra donc un cinquantième de sa valeur à
chaque année. Puisqu’il a coûté 50 millions $
à construire, il subira donc une dépréciation
de 1 million $ par année. C’est donc un million de dollars
qui devront être retirés de la circulation à
chaque année, pendant 50 ans. Au bout de 50 ans, le pont
sera complètement payé, sans un sou
d’intérêt ni de dette.
Est-ce que ce retrait d’argent se fera par les taxes ? Non,
cela n’est nullement nécessaire, dit Douglas, le concepteur
du système du Crédit Social. Il existe une autre
méthode bien plus simple pour retirer cet argent de la
circulation, celle de l’ajustement des prix (appelé aussi
escompte compensé). Douglas disait à Londres, le 19
janvier 1938 :
«Le système de taxation, avec sa complexité,
son caractère irritant, avec les centaines de personnes
qu’il emploie, est un gaspillage complet de temps. Tous les
résultats qu’il est supposé fournir pourraient
être accomplis sans aucune comptabilité, par le
simple mécanisme d’ajustement des prix.»

L’ajustement des prix

De quelle manière cet ajustement des prix
fonctionnerait-il ? L’Office National de Crédit serait
chargé de tenir une comptabilité exacte de l’actif
et du passif de la nation, ce qui ne nécessiterait que deux
colonnes : d’un côté, on inscrirait tout ce qui est
produit dans le pays durant la période en question
(l’actif), et de l’autre, tout ce qui est consommé (le
passif). Le 1 million $ de dépréciation annuelle du
pont, de l’exemple mentionné plus haut, serait donc inscrit
dans la colonne «passif» ou «consommation», et
ajouté à toutes les autres formes de consommation ou
disparition de richesse durant l’année.
Douglas fait aussi remarquer que le vrai coût de la
production, c’est la consommation. Dans l’exemple du pont, le prix
comptable était de 50 millions $. Mais le prix réel
du pont, c’est tout ce qu’il a fallu consommer pour le produire.
S’il est impossible de déterminer pour un seul produit quel
a été son prix réel, on peut, par contre,
facilement savoir quel a été, durant une
année, le prix réel de toute la production du pays :
c’est tout ce qui a été consommé dans le pays
durant la même période.
Ainsi, si les comptes nationaux du Canada montrent que, dans
une année, la production privée, la production de
biens consommables, a été de 500 milliards $, et que
pendant la même année, la consommation totale a
été de 400 milliards $, cela veut dire que le Canada
a été capable de produire pour une valeur de $500
milliards de produits et services, tout en ne dépensant, ou
consommant, que pour une valeur de 400 milliards $. Autrement dit,
cela démontre qu’il en a coûté
réellement 400 milliards $ pour produire ce que la
comptabilité des prix établit à 500 milliards
$.
Le vrai prix de la production est donc de 400 milliards $. La
population doit donc pouvoir obtenir le fruit de son travail, la
production de 500 milliards $, en payant seulement 400 milliards
$. Car il a été bien établi plus tôt
que l’argent ne doit être retiré que selon la
consommation : s’il s’est consommé pour 400 milliards $ de
produits et services, on ne doit retirer de la circulation que 400
milliards $, ni plus ni moins.

Escompte sur les prix

Comment faire pour que les consommateurs canadiens puissent
obtenir pour 500 milliards de produits et services tout en ne
payant que 400 milliards $? C’est très simple, il suffit de
baisser le prix de vente de tous les produits et services de 1/5,
soit un escompte de 20 % : l’Office National de Crédit
décrète donc un escompte de 20 % sur tous les prix
de vente pendant le terme suivant. Par exemple, le client n’aura
qu’à payer 400 $ pour un article étiqueté 500
$.
Mais s’il ne veut pas faire faillite, le marchand doit quand
même récupérer 500 $ pour la vente de cet
article, et non pas seulement 400 $, car ce prix de 500 $ inclut
tous ses frais. C’est pourquoi on parle d’un escompte
«compensé» : dans ce cas-ci, le marchand sera
compensé par l’Office National de Crédit, qui lui
enverra le 100 $ qui manque.
Pour chacune de ses ventes, le marchand n’aura qu’à
présenter ses bordereaux de vente à l’Office
National de Crédit, qui lui remboursera l’escompte
accordé au client. Ainsi, personne n’est
pénalisé : les consommateurs obtiennent les produits
qui, sans cela, resteraient invendus, et les marchands
récupèrent tous leurs frais.

Inflation impossible

Grâce à ce mécanisme de l’escompte sur les
prix, toute inflation serait impossible : en effet, l’escompte
fait baisser les prix. Et l’inflation, ce sont les prix qui
montent. La meilleure manière d’empêcher les prix de
monter, c’est de les faire baisser ! De plus, l’escompte sur les
prix est exactement le contraire de la taxe de vente : au lieu de
payer les produits plus cher par des taxes, les consommateurs les
paient moins cher grâce à cet escompte. Qui pourrait
s’en plaindre ?
S’il n’était question dans le Crédit Social que
d’imprimer de l’argent et rien d’autre, les craintes de
l’inflation seraient justifiées, mais justement, le
Crédit Social possède une technique pour faire face
à tout danger d’inflation. Il existe trois principes de
base dans le Crédit Social : 1. l’argent émis sans
dette par le gouvernement, représentant de la
société, selon la production, et retiré de la
circulation selon la consommation ; 2. le dividende mensuel
à tous les citoyens ; 3. l’escompte compensé. Les
trois sont nécessaires ; c’est comme un trépied :
enlevez un de ces trois principes, et le reste ne tient plus.
Toute cette technique du Crédit Social, telle
qu’expliquée très brièvement ci-dessus, n’a
qu’un but : financer la production des biens qui répondent
aux besoins ; et financer la distribution de ces biens pour qu’ils
atteignent les besoins. En examinant la circulation du
crédit sous un tel système de Crédit Social,
on s’apercevra que l’argent ne s’accumule en aucun temps, qu’il ne
fait que suivre le mouvement de la richesse, entrant en
circulation au rythme de la production, et prenant la voie du
retour vers sa source (l’Office National de Crédit) au
rythme de la consommation (lorsque les produits sont
achetés chez le marchand). En tout temps, l’argent demeure
un reflet exact de la réalité : de l’argent
apparaît lorsqu’un nouveau produit apparaît, et cet
argent disparaît lorsque le produit disparaît (est
consommé).

Les taxes et le Crédit Social

Que deviendraient les taxes actuelles avec un tel
système de Crédit Social ? Elles diminueraient de
façon drastique, et la plupart disparaîtraient tout
simplement. Le juste principe à observer, c’est que les
gens ne paient que pour ce qu’ils consomment. La consommation de
biens publics comme les ponts serait payée par l’ajustement
des prix, comme on l’a vu plus haut. Par contre, il serait injuste
de faire payer à la population de tout le pays des services
qui ne sont offerts que dans une rue ou une municipalité,
comme le service d’eau, d’égout ou de vidange ; ce sont
ceux qui bénéficient de ces services qui auraient
à payer la municipalité qui les fournit.
Par contre, les administrations ne traîneraient plus de
dettes publiques impayables, et on n’aurait donc plus à
payer pour le service de la dette (pour le gouvernement
fédéral seulement, cela représente plus d’un
tiers des taxes.) On n’aurait plus non plus à payer pour
les lois de sécurité sociale, qui seraient
avantageusement remplacées par le dividende mensuel
à tous les citoyens.
Tout cela ouvre des horizons et possibilités
insoupçonnés. Pour que ces possibilités
deviennent réalités, il faut que tous connaissent le
Crédit Social. Et pour cela, il faut que tous
reçoivent Vers Demain.
Christianisme appliqué
Les membres du Mouvement de Vers Demain mettent beaucoup
d’ardeur à faire connaître les principes financiers
du Crédit Social, car selon eux, ces principes
appliqueraient à merveille la doctrine sociale de
l’Église catholique, surtout en ce qui concerne le droit de
tous aux biens matériels. D’ailleurs, Clifford Hugh Douglas
a déjà dit : Les banquiers contrôlent
l’argent
L’argent devrait être un instrument de service, mais les
banquiers, en s’en réservant le contrôle de la
création, en ont fait un instrument de domination :
«Ce pouvoir est surtout considérable chez ceux qui,
détenteurs et maîtres absolus de l’argent et du
crédit, gouvernent le crédit et le dispensent selon
leur bon plaisir. Par là, ils distribuent le sang à
l’organisme économique dont ils tiennent la vie entre leurs
mains, si bien que, sans leur consentement, nul ne peut plus
respirer.» (Pie XI, encyclique Quadragesimo anno, 15 mai
1931.)
La création d’argent sous forme de dette par les
banquiers est leur moyen d’imposer leur volonté sur les
individus et de contrôler le monde :
«Parmi les actes et les attitudes contraires à la
volonté de Dieu et au bien du prochain et les
«structures» qu’ils introduisent, deux
éléments paraissent aujourd’hui les plus
caractéristiques : d’une part le désir exclusif du
profit et, d’autre part, la soif du pouvoir dans le but d’imposer
aux autres sa propre volonté.» (Jean-Paul II,
encyclique Sollicitudo rei socialis, sur la question sociale, 30
décembre 1987, n. 37.)
Puisque l’argent est un instrument essentiellement social, la
doctrine du Crédit Social propose que l’argent soit
émis par la société, et non par des banquiers
privés pour leur profit :
«Il y a certaines catégories de biens pour
lesquelles on peut soutenir avec raison qu’ils doivent être
réservés à la collectivité lorsqu’ils
en viennent à conférer une puissance
économique telle qu’elle ne peut, sans danger pour le bien
public, être laissée entre les mains de personnes
privées.» (Pie XI, encyclique Quadragesimo anno.)
On a lu précédemment que l’obligation de remettre
au banquier de l’argent qu’il n’a pas créé
entraîne des dettes impayables : En 1986, la Commission
Pontificale Justice et Paix émettait un document
intitulé «Une approche éthique de l’endettement
international», qui disait, entre autres :
«Les pays débiteurs, en effet, se trouvent
placés dans une sorte de cercle vicieux : ils sont
condamnés, pour pouvoir rembourser leurs dettes, à
transférer à l’extérieur, dans une mesure
toujours plus grande, des ressources qui devraient être
disponibles pour leur consommation et leurs investissements
internes, donc pour leur développement.
«Le service de la dette ne peut être acquitté
au prix d’une asphyxie de l’économie d’un pays et aucun
gouvernement ne peut moralement exiger d’un peuple des privations
incompatibles avec la dignité des personnes…
S’inspirant de l’Évangile, d’autres comportements seraient
à envisager, comme consentir des délais, remettre
partiellement ou même totalement les dettes… En
certains cas, les pays créanciers pourront convertir les
prêts en dons.»
Jean-Paul II écrivait aussi dans son encyclique
Centesimus annus (1er mai 1991, n. 35) : «Il n’est pas licite
de demander et d’exiger un paiement quand cela reviendrait
à imposer en fait des choix politiques de nature à
pousser à la faim et au désespoir des populations
entières. On ne saurait prétendre au paiement des
dettes contractées si c’est au prix de sacrifices
insupportables. Dans ce cas, il est nécessaire &emdash;
comme du reste cela est en train d’être partiellement fait
&emdash; de trouver des modalités d’allégement de
report ou même d’extinction de la dette, compatibles avec le
droit fondamental des peuples à leur subsistance et
à leur progrès.»
Et plus récemment, dans sa lettre apostolique Tertio
millenium advente, pour la célébration du
jubilé de l’an 2000, le Saint-Père proposait, dans
l’esprit des jubilés de l’Ancien Testament, l’effacement
total de la dette internationale.

Tous capitalistes
Que tous soient réellement «capitalistes»
(soient propriétaire d’un capital) et aient accès
aux biens de la terre, cela serait rendu possible par le dividende
du Crédit Social, qui appliquerait concrètement cet
autre principe de base de la doctrine sociale de l’Église :
les biens de la terre sont destinés à tous les
hommes :
«Dieu a destiné la terre et tout ce qu’elle
contient à l’usage de tous les hommes et de tous les
peuples, en sorte que les biens de la création doivent
équitablement affluer entre les mains de tous, selon les
règles de la justice, inséparables de la
charité.» (Concile Vatican II, Constitution Gaudium et
Spes, n. 69.)
Le dividende du Crédit Social est basé sur deux
choses : l’héritage des richesses naturelles et des
inventions des générations précédentes
:
«L’homme, par son travail, hérite d’un double
patrimoine : il hérite d’une part de ce qui est
donné à tous les hommes, sous forme de ressources
naturelles et, d’autre part, de ce que tous les autres ont
déjà élaboré à partir de ces
ressources, en réalisant un ensemble d’instruments de
travail toujours plus parfaits. Tout en travaillant, l’homme
hérite du travail d’autrui.» (Jean-Paul II, encyclique
Laborem exercens, sur le travail humain, 15 septembre 1981, n.
12.)
Progrès et plein emploi sont inconciliables
En 1850, alors que les manufactures venaient à peine
d’apparaître, au tout début de la Révolution
industrielle, l’homme accomplissait 20 % du travail, l’animal 50
%, et la machine 30 %. En 1900, l’homme accomplissait seulement 15
% du travail, l’animal 30 %, et la machine 55 %. En 1950, l’homme
ne faisait que 6 % du travail, et les machines accomplissaient le
reste &emdash; 94 %. Et nous n’avons encore rien vu, puisque nous
entrons maintenant dans l’ère de l’ordinateur,
l’équivalent d’une troisième révolution
industrielle.
L’auteur américain Jeremy Rifkin a écrit
récemment un livre intitulé La fin du travail
(Editions La Découverte, Paris, 1996), un best-seller qui a
été traduit dans neuf langues, dans lequel il
explique ce que les créditistes répètent
depuis plus de 70 ans : à cause du progrès, les
machines remplaceront de plus en plus les travailleurs, et il y
aura de moins en moins d’emplois disponibles.
Dans son livre, Rifkin cite une étude suisse selon
laquelle «d’ici 30 ans, moins de 2 % de la main-d’œuvre
suffira à produire la totalité des biens dont le
monde a besoin.» Rifkin affirme que trois travailleurs sur
quatre &emdash; des commis jusqu’aux chirurgiens &emdash; seront
éventuellement remplacés par des machines
guidées par ordinateur.
Les machines sont-elles une malédiction ou un bienfait
pour l’homme ? Si le règlement qui limite la distribution
d’un revenu seulement à ceux qui sont employés n’est
pas changé, la société se dirige tout droit
vers le chaos. Il serait tout simplement absurde et ridicule de
taxer 2 % des travailleurs pour faire vivre 98 % de chômeurs
! Il faut absolument une source de revenu non liée à
l’emploi &emdash; un dividende.
Mais si on veut persister à tenir tout le monde, hommes
et femmes, employés dans la production, même si la
production pour satisfaire les besoins de base est
déjà toute faite, et cela, avec de moins en moins de
labeur humain, alors il faut créer de nouveaux emplois
complètement inutiles, et dans le but de justifier ces
emplois, créer de nouveaux besoins artificiels, par une
avalanche de publicité, pour que les gens achètent
des produits dont ils n’ont pas réellement besoin. C’est ce
qu’on appelle «la société de
consommation».
De même, on fabriquera des produits dans le but qu’ils
durent le moins longtemps possible, dans le but d’en vendre plus,
et faire plus d’argent, ce qui entraîne un gaspillage non
nécessaire des ressources naturelles, et la destruction de
l’environnement. Aussi, on persistera à maintenir des
travaux qui ne nécessitent aucun effort de
créativité, qui ne demandent que des efforts
mécaniques, qui pourraient facilement être faits
uniquement par des machines, des travaux où
l’employé n’a aucune chance de développer sa
personnalité. Si l’homme n’est pas employé dans un
travail salarié, il occupera ses temps libres à
faire des activités libres, des activités de son
choix. C’est justement dans ses temps libres que l’homme peut
vraiment développer sa personnalité,
développer les talents que Dieu lui a donnés et les
utiliser à bon escient. De plus, c’est durant leurs temps
libres que l’homme et la femme peuvent s’occuper de leurs devoirs
familiaux, religieux et sociaux : élever leur famille.
Être libéré de la nécessité
de travailler pour produire les biens essentiels à la vie
ne signifie aucunement paresse. Cela signifie tout simplement que
l’individu est alors en position de choisir l’activité qui
l’intéresse. Sous un système de Crédit
Social, il y aura une floraison d’activités
créatrices. Par exemple, les grandes inventions, les plus
grands chefs-d’oeuvre de l’art, ont été accomplis
dans des temps libres. Comme le disait C. H. Douglas :
«La majorité des gens préfèrent
être employés &emdash; mais dans des choses qu’ils
aiment plutôt que dans des choses qu’ils n’aiment pas. Les
propositions du Crédit Social ne visent aucunement à
produire une nation de paresseux… Le Crédit Social
permettrait aux gens de s’adonner aux travaux pour lesquels ils
sont qualifiés. Un travail que vous faites bien est un
travail que vous aimez, et un travail que vous aimez est un
travail que vous faites bien.»
La misère en face de l’abondance
Dieu a mis sur la terre tout ce qu’il faut pour nourrir tout le
monde. Mais à cause du manque d’argent, les produits ne
peuvent plus joindre les gens qui ont faim : des montagnes de
produits s’accumulent en face de millions qui meurent de faim.
C’est le paradoxe de la misère en face de l’abondance, qui
«représente en quelque sorte un gigantesque
développement de la parabole biblique du riche qui festoie
et du pauvre Lazare. L’ampleur du phénomène met en
cause les structures et les mécanismes financiers,
monétaires, productifs et commerciaux qui, appuyés
sur des pressions politiques diverses, régissent
l’économie mondiale ; ils s’avèrent incapables de
résorber les injustices héritées du
passé et de faire face aux défis urgents et aux
exigences éthiques du présent… Nous sommes ici
en face d’un drame dont l’ampleur ne peut laisser personne
indifférent.» (Jean-Paul II, encyclique Redemptor
hominis, n. 15.)
Réforme du système financier
Le Pape Jean-Paul II a maintes fois dénoncé la
dictature de l’argent rare, et demandé une réforme
des systèmes financiers et économiques,
l’établissement d’un système économique au
service de l’homme :
«Je tiens encore à aborder une question
délicate et douloureuse. Je veux parler du tourment des
responsables de plusieurs pays, qui ne savent plus comment faire
face à l’angoissant problème de l’endettement…
Une réforme structurelle du système financier
mondial est sans nul doute une des initiatives les plus urgentes
et nécessaires.» (Message à la 6e session de la
Conférence des Nations unies sur le commerce et le
développement, Genève, 26 septembre 1985.)
«Il est nécessaire de dénoncer l’existence
de mécanismes économiques, financiers et sociaux
qui, bien que menés par la volonté des hommes,
fonctionnent souvent d’une manière quasi automatique,
rendant plus rigides les situations de richesse des uns et de
pauvreté des autres.» (Encyclique Sollicitudo rei
socialis, n. 16.)
Un autre qui était convaincu que le Crédit Social
est le christianisme appliqué, et qu’il appliquerait
à merveille l’enseignement de l’Eglise sur la justice
sociale, c’est le Père Peter Coffey, docteur en philosophie
et professeur au Collège de Maynooth, en Irlande. Voici ce
qu’il écrivait à un jésuite canadien, le
Père Richard, en mars 1932 :
«Les difficultés posées par vos questions ne
peuvent être résolues que par la réforme du
système financier du capitalisme, selon les lignes
suggérées par le Major Douglas et l’école
créditiste du crédit. C’est le système
financier actuel qui est à la racine des maux du
capitalisme. L’exactitude de l’analyse faite par Douglas n’a
jamais été réfutée, et la
réforme qu’il propose, avec sa fameuse formule d’ajustement
des prix, est la seule réforme qui aille jusqu’à la
racine du mal…»
Christian Burgaud

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