Non à l’eugénisme sur les embryons

Communiqué du comité national « NON au DPI » sur l‘orientation de la conférence de presse du Conseil fédéral


Le Conseiller fédéral Alain Berset a présenté ce matin la position
du Conseil fédéral concernant la « modification de l’article
constitutionnel relative à la procréation médicalement assistée et au
génie génétique dans le domaine humain ». Contre l’avis du Conseil
fédéral, le comité interpartis « NON au DPI » rejette l’amendement
constitutionnel. La modification soi-disante inoffensive crée la
condition nécessaire pour le diagnostic préimplantatoire et ouvre ainsi
les vannes à la sélection ciblée des êtres humains. Le comité
interpartis composé de représentants du PBD, PDC, PEV, PS et UDC a
lancé, sous la direction du PEV (Parti Evangélique) la campagne de
votation contre l’amendement constitutionnel.

Parce que le Conseil fédéral et le Parlement veulent permettre le
diagnostic préimplantatoire (DPI), le peuple et les cantons voteront le
14 juin sur l’amendement constitutionnel qui devrait créer la condition
nécessaire pour le DPI. Les conditions cadres pour le DPI sont réglées
dans la loi fédérale sur la procréation médicalement assistée (LPMA).
Celle-ci fut déjà approuvée par le Parlement en décembre 2014 et entre
automatiquement en vigueur lorsque la nouvelle disposition
constitutionnelle est acceptée et que le référendum contre cette loi
n’est pas demandé.Le Conseil fédéral, dans son projet de révision de la
loi sur la procréation médicalement assistée (LPMA), ne souhaitait
permettre l’analyse du patrimoine génétique de gamètes ou d’embryons
ainsi que leur sélection au travers du DPI que lorsqu’une maladie
héréditaire grave ne pourrait pas être évitée autrement. Le Parlement a
cependant massivement élargie les possibilités du DPI : Pas juste les
couples ayant une prédisposition génétique, mais tous les couples ayant
recours à la fécondation artificielle doivent avoir accès au DPI. Du
reste, les examens d’anomalies chromosomiques doivent également être
autorisés. Il serait ainsi possible d’éliminer des embryons porteurs de
la Trisomie 21 avant l’implantation dans le sein maternel.

Quiconque dit NON à l’amendement constitutionnel empêche la sélection ciblée des êtres humains

Le comité national « NON au DPI » ne peut pas comprendre
l’argumentation du Conseil fédéral de séparer le débat sur l’article
constitutionnel de celui sur la loi sur la procréation médicalement
assistée. Car quiconque vote Non à l’amendement constitutionnel le 14
juin, dit aussi non à la loi déjà adoptée !
L’amendement
constitutionnel sur le DPI permet non seulement une sélection ciblée des
êtres humains tout en repor-tant ainsi la décision de savoir quelle vie
est digne d’être vécue sur un laboratoire. Il ouvre aussi grand les
portes pour toute méthode imaginable de procréation médicalement
assistée (par ex. bébés sauveurs, don d’embryons, etc.). Afin d’empêcher
ceci, le comité interpartis composé de représentantes et représentants
du PBD, PDC, PEV, PS et UDC dit de manière résolue NON à l’amendement
constitutionnel prévu.
Lors de sa conférence de presse le 31 mars à
13h15 le comité national « NON au DPI » donnera des informations
dé-taillées sur les arguments ainsi que sur la campagne électorale
contre l’amendement constitutionnel.
Berne, le 23 mars 2015/dm/jb/cm

Fichiers :

PID_MM_MK-Bundesrat_F.pdf [231 K]

Société suisse de bioéthique

Déclaration de principes de la Société Suisse de Bioéthique en 4 langues.

La Société suisse de bioéthique, section romande

1.
L’être humain, avec son individualité et toutes ses potentialités, est
présent dès le premier instant de la vie embryonnaire (ovule fécondé,
accidentellement son équivalent uni- ou pluricellulaire). Il s’agit
d’une évidence pour l’homme de science contemporain. 2. L’être humain se
distingue des autres êtres vivants par le fait qu’il est corps et
esprit. À ce titre, chaque être humain est une personne unique pleine de
dignité et de liberté, qu’on ne peut réduire à un animal ou un objet
matériels. 3. L’embryon humain possède la dignité et les droits
fondamentaux reconnus à l’être humain. On ne peut porter atteinte à son
intégrité ni le détruire, que ce soit intentionnellement ou par
négligence. Construire pour l’embryon un statut artificiel, au gré de
nos désirs, d’une idéologie, au gré des besoins de la science ou de ceux
de la société, constitue un détournement irrecevable de la raison. 4.
Toute destruction ou atteinte à l’intégrité d’un être humain sous le
prétexte de son âge, de son sexe, de sa race, religion, maladie ou
infirmité, est à rejeter et prohiber. 5. La science et la technique ne
sauraient s’engager dans une recherche qui ferait fi de la dignité et
des droits fondamentaux d’un être humain. Une prouesse de la médecine,
si prometteuse qu’elle puisse paraître, n’est pas, en tant que telle,
licite. L’admettre reviendrait à consacrer le droit du plus fort. 6. La
législation en ces matières ne peut se satisfaire de faits accomplis ou
de perspectives séduisantes. Elle doit prendre en considération aussi
des normes éthiques, compatibles avec les exigences de l’être humain. 7.
Le mariage et la famille sont le cadre naturel de la transmission et du
développement de la vie humaine. Ces institutions donnent à l’enfant
protection, sécurité et la formation qui lui sont indispensables.
Garantir leur valeur demeure la tâche fondamentale de la société. 8.
Finalement, ces principes ne ressortissent pas à telle croyance, telle
morale, ou telle éthique particulières; ils s’appuient avant tout sur un
bon usage de la raison.
Grundsatzerklärung
2.
1. Naturwissenschaftlich steht heute fest, dass der menschliche Embryo,
mit allen seinen Anlagen, in allen seinen Entwicklungsstadien, ein
menschliches Individuum ist. Dies gilt insbesondere sowohl
für
die befruchtete Eizelle als auch fr jeden ein- oder mehrzelligen
Embryo. 2. Als leibgeistiges Wesen unterscheidet sich der Mensch von
allen andern Lebewesen. Jeder Mensch ist einmalig und einzigartig, eine
Person mit Würde und Freiheit. Er darf nicht auf die Stufe anderer
Lebewesen oder materieller Objekte reduziert werden. 3. Der menschliche
Embryo hat die Würde und die Grundrechte, die allen Menschen zustehen.
Man darf ihn daher weder fahrlässig noch absichtlich schädigen oder
vernichten. Die Konstruktion eines fiktiven Status für den Embryo nach
Wunsch- und Zweckdenken, nach irgend-einer Ideologie, nach
vermeintlichen Bedürfnissen von Wissenschaft und Gesellschaft, ist eine
folgenschwere Verkehrung der Vernunft. 4. Jede Tötung oder Misshandlung
eines Menschen unter Vorwand von Alter, Geschlecht, Rasse, Religion,
Weltanschauung, Krankheit oder Gebrechen muss zurückgewiesen und
verboten werden. 5. Wissenschaft und Technik dürfen sich nicht in
Forschung einlassen, die Würde und Grundrechte des Menschen missachtet.
Spektakulre medizinische Leistungen, so verlockend sie scheinen mögen,
sind nicht schon als solche gerechtfertigt; andernfalls wrde die Macht
des Strkeren gebilligt. 6. Die Gesetzgebung darf sich diesbezglich weder
vollendeten Tatsachen noch verfhrerischen Aussichten anpassen. Sie hat
sich nach ethischen Normen zu richten,die dem Wesen des Menschen
entsprechen. 7. Ehe und Familie sind der naturgemsse Rahmen fr Zeugung
und Entwicklung des menschlichen Lebens. Diese Institutionen geben dem
Kinde Geborgenheit, Sicherheit und Förderung, die ihm unentbehrlich
sind. Ihre Werte zu schtzen, ist fundamentale Aufgabe der Gesellschaft
8. Diese Grundsätze sind keineswegs nur eine Frage einer bestimmten
Religion, Moral, Ethik oder Weltanschauung; sie ergeben sich schon aus
den wissenschaftlichen Erkenntnissen und der Vernunft.
Dichiarazione di principio
3.
1. L’essere umano con la sua individualit e le sue potenzialit,
presente dal primo istante della vita embrionale (ovulo appena
fecon-dato, oppure, accidentalmente, anche il suo equivalente uni- o
pluricellulare). Si tratta ormai di una evidenza per l’uomo di scienza
contemporaneo
2. L’essere umano si distingue dagli altri esseri viventi per il fatto
che corpo-e-spirito. A questo titolo ogni essere umano una persona
unica, soggetto di dignit e libert, che non si pu ridurre al livello di
un animale o di un oggetto materiale. 3. L’embrione umano possiede la
dignit e i diritti fondamentali riconosciuti ad ogni essere umano. Non
si pu attentare alla sua inte-grit, n intenzionalmente, n per
negligenza. Costruire uno statuto artifi-ciale per l’embrione, a misura
dei nostri desideri o di un’ideologia, o in base ai bisogni della
ricerca scientifica o di quelli della societ, costituisce un
pervertimento della ragione. 4. Ogni distruzione o attentato
all’integrit di un essere umano, sotto il pretesto dell’et, sesso,
razza, religione, malattia o infermit, da rigettare e condannare. 5. La
scienza e la tecnica non possono impegnarsi in una ricerca che
costituisca una sfida alla dignit e ai diritti fondamentali di un essere
umano. Ogni progresso della medicina, per quanto promettente possa
apparire, non di per s stesso lecito. Ammettere questo vorrebbe dire
consacrare il diritto del pi forte . 6. La legislazione in questo campo
non pu accontentarsi dei fatti compiuti o di prospettive seducenti. Essa
deve ugualmente prendere in considerazione le norme etiche compatibili
colle esigenze di ogni essere umano. 7. Il matrimonio e la famiglia sono
il quadro naturale della tras-missione e dello sviluppo della vita
umana. Queste istituzioni forniscono ai figli protezione, sicurezza e la
formazione loro indispensabili. Garan-tire a tali istituzioni i valori
che rivestono, un principio fondamentale al quale la societ deve
attenersi. 8. Questi princpi non derivano necessariamente da un credo
spe-cifico o morale o etico particolare; essi si appoggiano avantutto su
un buon uso della ragione.
Declaration of Principle (July 19, 1986)
4.
1. The human being, with its individuality and all its potentials, is
present from the first instant of embryonic life (fertilized egg, by
chance its uni- or pluri-cellular equivalent). It is an obvious matter
for the contemporary man of science. 2. The human being is distinguished
from other living beings by the fact of being body and spiritual soul.
Thereby each human being is an unique person full of dignity and liberty
who cannot be reduced to an animal or material object. 3. The human
embryo possesses dignity and the basic rights identified with the human
being. His integrity can be neither diminished nor destroyed, wether
intentionally or through negligence. To construct an artificial status
for the embryo, to suit our desires, an ideology, the needs of science
or of society, constitutes an unacceptable diverting of reason ! 4. Any
destruction or impairment of the integrity of a human being on grounds
of age, sex, race, religion, illness or infirmity is to be rejected and
prohibited 5. Science and technology cannot engage in research which
scorns the dignity and basic rights of a human being. An achievement in
medicine, however promising it may appear, is not, as such, licit. So
admitting would amount to sanctioning the law of the strongest. 6.
Legislation on these matters cannot look only at past deeds or seductive
perspectives. It must also take into consideration ethical norms
compatible with the exigencies of the human being. 7. Marriage and the
family are the natural setting for the transmission and development of
human life. These institutions give a child protection, security and the
training which are indispensable for it. Guaranteeing their worth
remains a fundamental task of society. 8. Finally, these principles do
not spring from any particular belief, morality or ethic ; they rest
above all on a good use of reason.
Congrès au CHUV /Lausanne ( Le CDC, www.pavie.ch avec la Société suisse de bioéthique)


L’embryon : un homme (cf. Actes)

L’embryon : un homme (cf. Actes)

Déclaration
fondamentale en quatre langues
. Prof. Edgardo Giovannini :
Ouverture du Congrès.(p. 15-20). Dr Adelheid Grüniger :
La fertilisation in vitro (p. 23-26). Prof. Georges Cottier : Les
bébés-éprouvettes : Problèmes
éthiques (p.27-52).. Prof.
Dominique Rivier : De la nécessité d’une formation
éthique pour l’homme de science (p. 53-64)
Dr Joaquim
Huarte : Concepts fondamentaux d’embryologie (p. 65-68).
Prof. E. Giovannini : Le statut de l’embryon
(p. 69-90).
Prof. Jean de Siebenthal :
L’animation selon Thomas d’Aquin (p. 91-98)
. Dr Antoine Suarez :
Engendré, non pas fabriqué (p. 99-123). François
de Siebenthal : La bioéthique : Une nouvelle chance : Vers une
écologie de l’amour (p. 125-130)
. Prof. Gérard
Lefranc : La vie, objet de laboratoire (p. 131-143). Dr
Françoise Pinguet : Régulation naturelle des naissances
par auto-observation des signes de fertilité (p. 145-156). Dr
Anselm Zurfluh : La démographie, un problème d’avenir ?
(p. 157-171). Prof. Jérôme
Lejeune : Le début de l’être humain (p. 173-.185)
.
Mme Marie-Laure Beck : Dignité de la femme et nouvelles
techniques (p.187-188). Prof. Claude Tricot : Réflexions
esthétiques sur la vie (p. 189-192). M. Conrad Clément
: Qu’est-ce que SOS Futures Mères ? (p.193-196). M. Raoul
Pignat : SOS Futures Mères dans le Chablais (p. 197-198). Mme
Chérina Henriksen : La vie n’est pas un calcul (p. 199-202).
Pasteur Henri Coste : L’embryon, son avenir, mais aussi son
passé (p. 203-206). M. Jean-Marc Berthoud : Défense de
la famille chrétienne aujourd’hui (p. 207-212). M. Pierre
Antonioli : Situation juridique (p. 213-220). Communion et
libération : L’embryon : un homme ou l’audace d’un regard (p.
221-222). Dr Erwin Willa : Témoignage (p. 223-226). Prof. Jean
de Siebenthal : Synthèse du Congrès (p. 227-229).

Congrès 1989 Europe : l’hiver démographique
Pierre Chaunu :Projections
et prospectives

Alfred Sauvy : L’Europe oublie
ses hommes

Michel Tricot Concepts fondamentaux
de démographie

Edgardo Giovannini
Démographie et culture

François de Siebenthal
Liberté et famille

Déclaration
fondamentale en quatre langues
 . Prof. Edgardo Giovannini : Ouverture du
Congrès.(p. 15-20). Dr Adelheid Grüniger : La fertilisation in vitro (p. 23-26).
Prof. Georges Cottier : Les bébés-éprouvettes : Problèmes éthiques (p.27-52)..

Prof. Dominique Rivier : De la nécessité d’une formation éthique pour l’homme de
science (p. 53-64)
 Dr Joaquim Huarte : Concepts fondamentaux d’embryologie
(p. 65-68).
 Prof. E.
Giovannini : Le statut de l’embryon 
(p. 69-90).Prof. Jean de
Siebenthal : L’animation selon Thomas d’Aquin (p. 91-98)
. Dr Antoine Suarez
: Engendré, non pas fabriqué (p. 99-123).
François de
Siebenthal : La bioéthique : Une nouvelle chance : Vers une écologie de l’amour
(p. 125-130)
. Prof. Gérard Lefranc : La vie, objet de laboratoire (p.
131-143). Dr Françoise Pinguet : Régulation naturelle des naissances par
auto-observation des signes de fertilité (p. 145-156). Dr Anselm Zurfluh : La
démographie, un problème d’avenir ? (p. 157-171).

Prof. Jérôme Lejeune : Le début de l’être humain (p. 173-.185)
. Mme
Marie-Laure Beck : Dignité de la femme et nouvelles techniques (p.187-188).
Prof. Claude Tricot : Réflexions esthétiques sur la vie (p. 189-192). M. Conrad
Clément : Qu’est-ce que SOS Futures Mères ? (p.193-196). M. Raoul Pignat : SOS
Futures Mères dans le Chablais (p. 197-198). Mme Chérina Henriksen : La vie
n’est pas un calcul (p. 199-202). Pasteur Henri Coste : L’embryon, son avenir,
mais aussi son passé (p. 203-206). M. Jean-Marc Berthoud : Défense de la famille
chrétienne aujourd’hui (p. 207-212). M. Pierre Antonioli : Situation juridique
(p. 213-220). Communion et libération : L’embryon : un homme ou l’audace d’un
regard (p. 221-222). Dr Erwin Willa : Témoignage (p. 223-226). Prof. Jean de
Siebenthal : Synthèse du Congrès (p. 227-229).

Nous
remercions aussi vivement notamment plusieurs autres artisans de ce
travail, parmi lesquels les contributions de Mmes Métérié, Hélène Faure
au secrétariat et à la dactylographie furent admirables, tout comme
celles de M. et Mme Jean Brodard.
Un grand merci à tous
les auteurs des conférences et des écrits des actes et des séminaires
de bioéthiques, sans oublier MM, Michel Pigois, Christian Bless,
Dominique Faure, Adrien Englert, Denis Jacoby, Georges Toutounji et
enfin François de Siebenthal avec Jacques Laithier, la cheville ouvrière
de toutes ces oeuvres. 
Certains participants occasionnels ont également joué un rôle très utile, MM. Gilbert Bornarel, Zannini par exemple.

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