Pape François: Adam et Eve, l’enfer et les rumeurs

pope_francis_no_hell-720x340.jpgUn article a circulé sur les nouveaux médias: l’enfer n’existe pas, tout comme Adam et Eve. 
Intéressante analyse de Jean-François Mayer. 
“Internet
permet la propagation de toutes les rumeurs. Heureusement, il fournit
en même temps l’antidote, grâce à des moyens de recherche permettant
souvent de vérifier une information et d’en retrouver la source. Avec
les médias en ligne, l’esprit critique est plus que jamais de rigueur”.

Cette
fiction rhétorique est rendue plausible par l’idée fort répandue que
notre Pape change la foi de Benoît XVI, par un pontificat de rupture. 

 http://lesuisseromain.hautetfort.com/archive/2014/01/02/pape-francois-adam-et-eve-l-enfer-et-les-rumeurs-5261075.html

Internet: comment les fausses informations circulent

Depuis quarante-huit heures, plusieurs personnes diffusent
sur les réseaux sociaux un article selon lequel le pape François aurait
déclaré que l’enfer n’existe pas et qu’Adam et Éve n’ont jamais existé.
Toutes les religions seraient également vraies. Non seulement les
catholiques traditionalistes, mais même quelques cardinaux
s’insurgeraient contre ces affirmations.

Curieusement, cependant, ces déclarations sensationnelles n’ont été
publiées dans aucun des grands médias internationaux, qui devraient
pourtant se précipiter pour en faire leurs titres de première page. La
nouvelle ne circule que sur des sites obscurs ou exotiques.

Il suffit de lire l’article jusqu’au bout pour comprendre que
l’information est fictive. Nous découvrons en effet que ces
extraordinaires déclarations du Pape auraient été prononcées en
conclusion du concile Vatican III, qui se serait réuni à Rome au cours
des six derniers mois pour achever le travail de Vatican II. Bien
entendu, même les vaticanistes les plus avertis n’ont pas remarqué le
moindre début de réunion de ce prétendu concile…

Suivons donc la piste. L’article publié le 1er janvier 2013 par Global Relay Network – Info Alternative, un site qui ne recule pas devant les informations hasardeuses, est une reprise du site Africeleb, “actualités, potins, célébrités et divertissement pour les Africains” (sic). Ce site l’a traduit du site africain anglophone Kenya Today,
qui avait publié la “nouvelle” le 25 décembre. Les commentaires suivant
l’article sur le média kenyan montrent que nombre de lecteurs ont réagi
et ont renvoyé à un site spécialisé dans le repérage des rumeurs, Snopes.

Grâce à Snopes, nous apprenons quelle est la source de cette fausse information: un exercice de fiction ou de satire, publié le 5 décembre sur le site Diversity Chronicle.

Durant la “guerre froide”, des entreprises de désinformation avaient
utilisé le recyclage de nouvelles: d’abord publiées dans un journal
obscur d’un pays exotique, puis citées et reprises successivement par
des organes de presse plus respectables, jusqu’à revêtir un semblant de
vraisemblance. À l’heure d’Internet, cela est devenu bien plus facile.
Mais dans beaucoup de cas, il ne s’agit même pas de montages délibérés:
des blogueurs ou médias amateurs reprennent sans discrimination des
informations fantaisistes.

Internet permet la propagation de toutes les rumeurs.
Heureusement, il fournit en même temps l’antidote, grâce à des moyens de
recherche permettant souvent de vérifier une information et d’en
retrouver la source. Avec les médias en ligne, l’esprit critique est
plus que jamais de rigueur.
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