RÉGULER LA FINANCE

Madame, Monsieur, chers amis,

L’Association Espace Dickens est heureuse de vous inviter à sa prochaine conférence le jeudi 8 décembre à 18h30 à l’Espace Dickens, av. Dickens 4, près de la gare de Lausanne :



Conférence co-organisée par la Fondation CL Mayer 
et Finance Watch, avec les interventions de Benoît Lallemand, de Finance Watch et de Martin Rohner, de la Banque Alternative Suisse.
http://www.espace-dickens.ch

En première partie, Benoît Lallemand exposera une courte histoire de la re-réglementation financière annoncée suite à la crise de 2007-2008, du point de vue du citoyen. Quelles étaient les “racines du mal” ? La finance est-elle toujours une menace pour la société ? Dans ce contexte, il fait état d’une nécessité d’un Tableau de Bord Citoyen de la Finance(présentation du projet et appel à contributions).

En deuxième partie, Martin Rohner interviendra en tant que président directeur général de la Banque Alternative Suisse qui s’engage depuis plus de 25 ans en faveur d’une autre pratique bancaire en Suisse. Martin Rohner jette un regard critique sur la réglementation du secteur financier du point de vue d’une banque sociale et écologique qui s’appuie sur une réflexion éthique. Comment réglemente-t-on aujourd’hui ? Est-ce suffisant ou en faut-il davantage ? Quelle voie la réglementation doit-elle prendre pour que le secteur bancaire ne serve pas seulement à l’enrichissement de quelques-uns, mais favorise le bien commun et permette un développement écologique et social ? Et que peut faire chacun-e de nous pour y contribuer ?



La conférence et le débat se concluront par un apéritif convivial.
Suivez l’actualité de l’Espace Dickens sur Facebook, et abonnez-vous à la chaine Youtube pour revoir toutes les conférences filmées ! www.youtube.com/c/espacedickenstvconferences 
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Entrée libre, dons bienvenus (boîte à la sortie de l’Espace Dickens).
Merci de vous annoncer par retour d’email. N’hésitez pas à diffuser cette invitation dans vos réseaux !
Si vous ne souhaitez plus recevoir d’annonce de la part de l’Espace Dickens, merci de nous le signaler ou de vous désinscrire ici.
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Association Espace Dickens

IL FAUT AVOIR LE COURAGE DE TOUT REMETTRE EN CAUSE. ON RISQUE UNE GUERRE MONDIALE TERRIBLE, DES MILLIONS DE MORTS…
STOP AUX CHANTAGES DES ” TROP GROS POUR TOMBER” “TROP FORTS POUR ÊTRE MIS EN PRISONS”, STOP AUX VOLS LéGAUX DU SAUVETAGE DES BANQUES PAR LES FONDS D’éPARGNES OU DES RETRAITES OU ENCORE PAR LES IMPÔTS…
STOP AU JEU DU PILE OU FACE DE CERTAINS BANQUIERS QUI TRICHENT ET GAGNENT, à TOUS LES COUPS.. FACE, ILS GAGNENT, PILE ON PERD… DONC ILS GAGNENT, ET BEAUCOUP TROP, à TOUS LES COUPS ET SANS ABSOLUMENT AUCUN RISQUE…
Quand le Professeur d’économie suisse not. à l’Uni. de Fribourg, M. Sergio Rossi, parle des vrais enjeux de Monnaie Pleine: la connaissance, la compréhension, le courage et même plus… !
Monnaie pleine aux urnes
Mis en ligne le 30.11.2015 à 07:00
Par Sergio Rossi

L’initiative «Monnaie pleine» lancée en Suisse le 3 juin 2014 a récolté les 100’000 signatures valides nécessaires pour être soumise au vote populaire prochainement. Cet aboutissement est assez surprenant, si l’on considère que cette initiative n’est soutenue en Suisse par aucun parti politique et qu’elle est farouchement combattue par les banques, leurs dirigeants ayant compris que l’initiative mettrait un terme à leurs privilèges exorbitants en ce qui concerne l’émission monétaire par les crédits que les banques peuvent octroyer à n’importe quel agent sans avoir suffisamment d’épargnes préalables.

L’intérêt d’une telle initiative populaire est double. D’une part, elle peut grandement contribuer à faire émerger la véritable nature (numérique) de la monnaie, qui en l’état échappe à la presque totalité des individus, y compris les politiciens, les banquiers centraux et les économistes les plus influents au monde. D’autre part, elle a le potentiel de contribuer à définir les contenus d’une réforme structurelle du système monétaire et financier qui est urgente et nécessaire afin d’éviter de nouvelles crises systémiques.

Si le débat induit par l’aboutissement de l’initiative «Monnaie pleine» a lieu de manière objective – c’est-à-dire qu’il se concentre sur l’objet de cette initiative pour en décortiquer la nature essentielle au lieu de viser à défendre des intérêts particuliers (souvent indéfendables désormais) –, alors on peut espérer que chaque partie prenante en sortira enrichie au plan intellectuel car elle aura avancé vers la compréhension de cet objet insaisissable qu’on appelle «monnaie».

Au vu des attaques virulentes contre l’initiative «Monnaie pleine» qui ont eu lieu durant les 18 mois de la récolte des signatures pour cette initiative, et qui ont montré de manière désopilante l’ignorance de la nature de la monnaie et de son émission par les banques, il est fort à craindre que le niveau culturel du débat menant au vote populaire sera de même teneur. Cela confirmera alors qu’«un peuple ignorant est un peuple facile à tromper», bafouant l’intérêt général au profit d’intérêts particuliers que même un tel peuple ne devrait pas avoir de difficultés majeures à identifier précisément.”

http://www.unifr.ch/mapom/fr/team/titulaire

Le système économique actuel, grâce aux nombreuses découvertes et inventions qui le favorisent, notamment les robots de plus en plus nombreux et efficaces, produit une abondance insoupçonnée de biens en même temps qu’il réduit la main-d’oeuvre et engendre un chômage permanent.

Une partie de plus en plus importante de la population se trouve ainsi privée de tout pouvoir d’achat des biens créés pour elle.

Quelques individus ou groupes particuliers seulement en profitent honteusement.

Pour que tous puissent avoir une part de l’héritage culturel légué par leurs prédécesseurs, nous proposons un projet de loi d’application de monnaie-pleine selon les principes suivants:

I. Nous devons donc reprendre le contrôle de l’émission et du volume de la monnaie et du crédit en respectant le vrai principe de subsidiarité, soit d’abord pour les personnes, les familles, les communes, les cantons et en dernier ressort le fédéral. Il l’exercera par des commissions indépendantes jouissant de toute l’autorité voulue pour atteindre ses buts, notamment le bien commun à tous les niveaux précités.

II. Les ressources matérielles de la nation représentées par la production constituent la base de la monnaie et du crédit. Chaque échelon fournit régulièrement les statistiques nécessaires.

III. En tout temps l’émission de la monnaie et du crédit devrait se mesurer sur le mouvement de la production de façon qu’un sain équilibre se maintienne constamment entre celle-ci et la consommation. Cet équilibre est assuré, partiellement du moins, par le moyen d’un escompte compensé notamment aux producteurs de qualité ( sans obsolescences programmées ) rendus plus efficaces et dont le taux varierait nécessairement avec les fluctuations mêmes de la production.

IV. La BNS travaille pour le bien commun, comme une coopérative et chaque habitant de la Suisse y dispose d’un compte en francs suisses dès la conception alimenté notamment en fonction de la hausse de notre monnaie, des placements souverains, de la productivité des machines, robots, infrastructures, barrages etc…  et des progrès techniques.


Soutenez la rédaction de cette loi suisse urgente encore en projet et modifiable, déjà amendée selon les conseils de M. Maurice Allais et de son équipe:

Pour une Suisse avec moins de dettes, d’ impôts, de taxes, etc., grâce à la robotisation, en parallèle, sinon surtout grâce à une création modernisée de l’argent qui assurera ainsi la prospérité de tous. 

État des lieux et inventaires des conséquences néfastes du système bancaire inadapté actuel :


1. Des centaines de milliers de Suisses intègres travaillent, mais vivent endettés sous le seuil de pauvreté. En parallèle, le Conseil fédéral rabote des Budgets à des postes pourtant prioritaires (santé, éducation, chômage, création d’emplois, relance, environnement, infrastructures, transports, réduction du nombre d’Ambassades et d’outils d’informations tel Swissinfo… à l’heure de crises et de l’isolement du Pays sur la scène internationale, suppression des bureaux de Poste et dégradation générale du Service public, Crèches, etc.) et répercute ses tâches sur les Cantons, donc Communes et de fait, les Familles, soit nous tous. Les Caisses de pensions sont de plus en plus vides et la cohésion nationale, sinon la solidarité sont partout remis en cause (Votation du 7.03. 2010).


2. Les “solutions” sont une nouvelle fiscalité sournoise (parkings, radars, nouveaux «délits» etc.), mais aussi la TVA, etc. qui pénalisent tous les citoyen(ne)s, ainsi que les PME en augmentant le chômage des jeunes et de collaborateurs à… plus de 15 ans de l’AVS.
3. Le système économique actuel, grâce aux nombreuses découvertes et inventions qui le favorisent (notamment l’informatique et les robots de plus en plus nombreux et efficaces), produit une abondance de biens, en même temps qu’il réduit les besoins de main-d’oeuvre locale et augmente ainsi un chômage permanent. Une partie importante de la population se trouve ainsi privée de tout travail et pouvoir d’achat des biens créés pour elle et non pas pour quelques individus ou groupes particuliers d’industriels financiers, Banquiers et spéculateurs.


4. La crise de l’UBS et ses dizaines de milliards soustraits aux contribuables futurs ne révèlent pas seulement les graves dysfonctionnements du Conseil fédéral, après ceux de ladite Banque, mais de fait, de tout le système bancaire mondial et du pillage de tous les habitants et Pays de la Terre entière. En Europe : Islande, Grèce, Portugal. A quand la Suisse ?


5. La Confédération, ses Régies, etc., ainsi que les Cantons et leurs Communes, PME, etc. dont personnes morales et physiques (nous) dépensent chaque jour et au minimum des centaines de Millions CHF à titre d’intérêts… SANS amortissement et pour certaines dettes cumulées, etc. pour des montants représentant des multiples des emprunts initiaux! Ceci représente des centaines de Milliards CHF par an, qui seraient mieux utilisés pour le bien du Souverain.


6. FED & IRS (deux archétypes américains du dysfonctionnement systémique du taux d’intérêt conçu par les Banquiers et du «remboursement» autoritaire des dettes… par les Citoyen(ne)s surtaxé(e)s), «Too big to fail», Toxic Assets sont devenus des termes “familiers”, à contrario du mécanisme pervers de la création monétaire qui nous asservit tous, partout et chaque jour davantage.


Ainsi :


– le système bancaire fabrique depuis trois siècles de l’argent à partir de RIEN et facture ce tour de passe-passe avec des taux d’intérêts, alors que l’État (nous les Citoyen(ne)s) pourrait l’émettre gratuitement et ainsi, distribuer équitablement les plus-values mensuelles à tous.


– A contrario du dogme officiel et de la Propagande économique, il faut savoir que le taux d’intérêt et les Banquiers créent l’inflation, sinon et surtout, des dettes non remboursables. Ces dettes exponentielles sont IMPOSSIBLES à rembourser. Des contrats impossibles sont nuls, d’autant plus que ces dettes sont créées à partir de rien, par astuce en bande.


– Les États endettés et sans réel pouvoir de décision actuellement abdiqué, répercutent leurs “remboursements” sans amortissement aux chers (sic!) Banquiers (une poignée de familles), sur nous tous.


– Ce système bancal, en crise systémique fut conçu dans l’iniquité et les Banquiers possèdent la Terre qu’ils gèrent à leur guise, avec la majorité des Chefs d’Etats aux ordres, notamment de la BM et du FMI.


Voulez-vous continuer avec vos enfants à être les esclaves des Banquiers et payer le prix fort de votre ruine, laissez-les donc continuer à créer l’argent ex nihilo (à partir de rien) et à contrôler les crédits. À l’opposé, de bonnes solutions existent et les voici :


Pour que tous puissent avoir une part de l’héritage économique légué par leurs prédécesseurs, voici notre but, reprendre le contrôle de la création des masses monétaires (l’argent). 


PRINCIPES


I. Le pouvoir de battre monnaie, y compris par le crédit ex nihilo, appartiennent au Souverain qui reprend le contrôle de l’émission et du volume de la monnaie et du crédit, sans intérêt.


Il. Il l’exercera à tous les échelons par des Commissions indépendantes locales OU CANTONALES jouissant de toute l’autorité voulue pour atteindre ce but.


III. Les ressources financières, matérielles et intellectuelles de la Suisse représentées par les Citoyen(ne)s, les PME, etc. et leurs productions sont la base de la monnaie et du crédit.


IV. L’émission de la monnaie et du crédit devrait en tout temps se mesurer sur le mouvement de la production robotisée le plus possible de façon qu’un sain équilibre se maintienne constamment entre celle-ci et la consommation. Cet équilibre est assuré, partiellement du moins, par le moyen d’un dividende et d’un escompte dont le taux variera nécessairement avec les fluctuations mêmes de la production automatisée.


V. Pour que tous puissent avoir une part de l’héritage économique légué par leurs prédécesseurs, les Commissions locales, communales ou cantonales versent un Dividende mensuel dont le montant sera déterminé par la masse des biens à consommer. Ce dividende sera versé à chaque personne, de leur conception à leur mort naturelle, qu’elle aie ou non des sources de revenus.


VI. Il est indispensable de définir socialement des remises à zéro périodiques sur 7 fois 7 périodes de tous les compteurs économiques, comme demandé dans le Lévitique ou les lois sur les propriétés intellectuelles (Copyright) et ainsi de réparer l’erreur de Charlemagne du 23 mars 789 qui a condamné le taux d’intérêt, mais qui a oublié la remise des propriétés agricoles aux familles et le pardon jubilaire des dettes au moins tous les 49 ans. Concrètement, ceci signifie que grâce aux créations monétaires mensuelles, toutes les dettes seront effacées et toutes les terres agricoles seront franches de toute hypothèque au moins tous les 49 ans.


VII. Les anciennes masses monétaires en francs suisses tirées du néant (emprunts fédéraux, cantonaux, communaux, etc.) sont purement et simplement supprimées. Par contre, les vraies épargnes réelles des personnes physiques et morales sont respectées.


VIII. La BNS est directement placée sous le contrôle permanent – sans Commission externe indépendante de type FINMA – de l’Assemblée fédérale (Plénum), qui y consacre au moins un jour complet à chaque Session.


IX. Les réserves de la BNS qui garantissent un CHF (Franc suisse), indépendant et fort sont constituées d’or physique stocké qu’en Suisse, ainsi que des réserves de diverses graines alimentaires (avoine, épeautre, froment, maïs, orge, pommes de terres, riz, etc.), non OGM, consommables, plantables et à même d’assurer pendant 7 ans la subsistance de la Suisse.


X. Tous instruments juridiques étrangers, accords, conventions, traités, passés ou futurs qui iraient à l’encontre de cette Initiative ou qui viendraient à la violer sont à dénoncer immédiatement tant au plan cantonal que fédéral.


XI. Au vu des économies réalisées par la suppression de l’endettement et de ses conséquences, la Confédération supprime immédiatement tous les impôts fédéraux directs et indirects, notamment la TVA, la vignette et les droits sur l’essence.


XII. De même, les communes et les cantons pourront fortement réduire leur fiscalité et supprimer les taxations sournoises sous la forme de péages subtils pourtant interdit dès la Constitution de 1948.



Dispositions transitoires :


La Confédération crée une contribution de solidarité par des masses monétaires sans taux d’intérêts et les fait affecter à chaque famille en proportion du nombre d’enfants conçus.


Le produit de la contribution de solidarité sera versé aux Cantons selon une clé de répartition démographique définie par la Confédération représentée par l’Assemblée fédérale (Plénum).


L’écart des salaires tant publics que privés ne dépasse pas 33 fois, avec une limite absolue indexée fixée à CHF 500’000.-.


Tout dividende social ou autre prestation sociale n’empêche personne de travailler en plus contre rémunération ou en qualité d’indépendant, créateur d’entreprise, etc.


L’obligation de refinancer les prêts à 100 % auprès de la BNS reporte la perception des profits à ce niveau et les revenus ainsi fortement majorés sont directement affectés aux besoins communs.


Tout financement d’investissement à un terme donné doit être assuré par des emprunts au moins de même terme. Aucun emprunt à long terme ne peut être financé par des emprunts à court terme. Pour le bien commun, les points suivants sont notamment respectés :

Dissociation totale des activités bancaires et leur attribution à trois catégories d’établissements distincts et indépendants :


1) Banques de dépôts : encaissements, paiements, gardent les dépôts de leurs clients.

2) Banques de prêts : le montant global des prêts ne peut excéder le montant global des fonds empruntés.

3) Banques d’affaires : investissent dans les entreprises les fonds empruntés au public ou aux banques de prêts.


Indexation obligatoire de tous les engagements sur l’avenir : prêts, emprunts, salaires, etc. aussi bien entre particuliers, entreprises et État.


Interdire le financement des opérations boursières et de la spéculation par la création de moyens de paiement ex nihilo.


Augmenter les garanties en liquidités à 100 %, afin d’éviter les créations privées de monnaie ou quasi-monnaie ex nihilo.


Supprimer la cotation en continu et la remplacer par une seule cotation par jour pour chaque place financière et pour chaque valeur.

Supprimer les programmes d’achat/vente automatiques. Interdire la spéculation sur les indices et les produits dérivés.

Abandonner le système de changes flottants pour un système de taux de changes fixes mais révisables par une commission indépendante.

Interdire toute dévaluation compétitive.

Abandonner le dollar US $ comme monnaie de compte, d’échange et de réserve.

Etablir progressivement une unité de compte commune sur le plan international avec un système approprié d’indexation.

Interdire la spéculation aux banques sur les changes, les actions, obligations et produits dérivés.


Aucune puce, RFID ou un quelconque moyen de traçage ne peut être dissimulé dans la monnaie, quelque soit la forme de la monnaie( métallique, papier…).


Les méthodes alternatives de création monétaire (wir, jazz, reka, talents, billes, sels, etc.) sont admises si leur seigneuriage bénéficie à tous les utilisateurs de manière proportionnelle et égalitaire et sans nuire aux familles.


Conclusions :


« Il s’agit de réformes fondamentales qui intéressent la vie de tous les jours de millions de citoyens. Ces réformes indispensables n’ont été réalisées, ni même envisagées, ni par les libéraux justement préoccupés de favoriser l’efficacité de l’économie, ni par les socialistes justement attachés à l’équité de la distribution des revenus… Les uns et les autres n’ont cessé d’être aveuglés par la répétition incessante de toutes parts de pseudo vérités et par des préjugés erronés. » 


Maurice Allais, prix Nobel d’économie.


Tout ce qui est possible, apparemment légal n’est pas nécessairement bon pour le peuple et moral.
Ces créations monétaires du néant par les banques commerciales, “ex nihilo” en technique bancaire, violent la bonne foi et la réalité économique par un grave abus de la marque suisse, au contraire des francs wir,
http://www.wir.ch/fr/ , qui reconnaissant honnêtement leur caractère privé. Les gens croient que ce sont des francs suisses mais c’est un pur mensonge et un viol de leur confiance. Ce sont de “faux” francs “suisses”, un abus de langage et de titres. Le conseil fédéral écrit diplomatiquement “des substituts monétaires”… comme les points cumulus, les miles des compagnies aériennes, au risque des clients…

http://desiebenthal.blogspot.ca/2014/12/le-conseil-federal-suisse-admet-le.html

En récapitulation, on est face à des abus de confiance, de fausses représentations économiques, des comptabilités frauduleuses, des substituts astucieux de monnaie, donc de la fausse monnaie comme le reconnaît un prix Nobel, Maurice Allais, des complots financiers par astuce en bande, de la concussion et la corruption, des abus de biens sociaux…

Ces contrats sont iniques, odieux et impossibles à honorer, comme en Grèce, vu les exponentielles d’intérêts devenues verticales( 1+ i puissance le nombre des années ) donc nuls pour la plupart ( il faut distinguer ces créations folles de la vraie épargne )…

Religieux & protection & réconciliation, ONU, Genève



Le rôle des acteurs religieux dans la protection et la réconciliation – 


Genève, Palais des Nations, 25 novembre 2016 – 



Dialogue à haut niveau organisé par la Mission du Saint-Siège et Caritas.

Agenda: 08.45 – 12.45:

Welcome

Call to Order and introduction by the co-Organizers

Mr. Stefano Nobile, Delegation of Caritas Internationalis in Geneva

Opening Remarks

H.E. Archbishop Ivan lurkoviç, apostolie Nuncio and Permanent Observer, Permanent Observer Mission of he Holy See to the United Nations

Keynote Speaker

H.E. Dieudonné Cardinal Nzampalinga, Archbishop of Bangui (Central Africa Republic) and co-Founder of CAR Interfaith Peace Platform

The Status of Freedom of Religion in the World

Mr. Roberto Simona, Research Manager in Islam and Christian Minorities, Aid ta the Church in Need

The status of freedom of religion in the world – presentation of the 2014-2016 Report of Aid to the Church in Need

Panel Debate 1: 


Freedom of Religion in the Context of Humanitarian Emergencies SPEAKER: Msgr. Robert J. Vitillo, Secretary General, International Catholic Migration Commission 


11.40 – 12.15: _____ 


Panel Debate II: 


Freedom of Religion and Economic and Social Development SPEAKER: Fr. Pierre Martinot-Lagarde, Special Adviser, Department of Partnership and Field Support, International Labour Organization 


DISCUSSANT: Ms. Shyami Puvimanasinghe, Human Rights Officer, Office of the High Commissioner for Human Rights 12.30 – 12.45: _____ 


Concluding Remarks Dr. Alfred Fernandez, Director, Collège Universitaire Henry Dunant 


DISCUSSANT: Prof. Michel Veuthey, Deputy Permanent Observer, Order of Malta, Geneva



The Status of Freedom of Religion in the World
Concept Paper and Agenda for a High Level Seminar
to be held in Geneva, Switzerland on Friday, 25 November 2016
Palais des Nations, Room V



Genève,
Palais des Nations, 25 novembre 2016
La
liberté de religion dans les situations de catastrophes.
Le rôle
d’acteurs religieux dans la protection et la réconciliation

Michel
Veuthey[*]

Eminence, Excellences, Chers Amis,
Permettez-moi de commencer par remercier « Aide à l’Eglise en détresse » pour son engagement en
faveur de la liberté de religion dans le monde, ainsi que la Mission du Saint-Siège et Caritas internationalis pour l’organisation de cette réunion.
La contribution de Mgr. Vitilio
est remarquable par sa vigueur et son acuité habituelles. Son analyse de la
liberté religieuse dans les situations de crises humanitaires contemporaines,
de la contribution des organisations religieuses à la limitation de la violence
et à la protection des victimes de conflits. La « Responsabilité de
protéger » a perdu beaucoup de sa crédibilité. Ses principes n’en restent
pas moins pertinents, Et surtout les principes qui limite les souffrances de
personnes civiles ou hors de combat.
L’exemple de la République Centrafricaine est en effet éloquent sur le
rôle de dirigeants religieux pour mettre fin à des conflits. Permettez-moi ici
d’exprimer toute mon admiration et mes vœux à S. Eminence le Cardinal Dieudonné Cardinal Nzapalainga, Archevêque
de Bangui et Co -fondateur de la
Plateforme de Paix Inter-religieuse de Centrafrique.

La contribution des acteurs religieux à la paix, ce n’est pas seulement le
dialogue, c’est bien davantage la prière et, pour les Chrétiens, la référence au Prince de la Paix,
Jésus-Christ.
[1]

La première contribution des acteurs religieux
est certes d’éviter que la religion ne soit utilisée pour justifier la violence
et les conflits. C’est dans cet esprit qu’a été créé à Genève le 24 octobre
1999,  l’Appel Spirituel de Genève par le Doyen de la Cathédrale de
Saint-Pierre, le Pasteur William McComish, avec l’appui de représentants
d’autres religions.[2]  Dans l’histoire, je voudrais citer divers exemples,
certes non exhaustifs. Permettez-moi de citer tout d’abord celui d’un ermite
suisse, Saint Nicolas de Flue,[3]
considéré comme la Patron de la Suisse, qui a réussi, par son ascétisme et ses
prières, à éviter un affrontement entre Cantons Suisses.

En 1947, les « Quakers »
(Société des Amis), fondés en 1647, ont reçu le Prix Nobel de la Paix, pour
leurs efforts en vue de résoudre pacifiquement les conflits. [4]
D’autres acteurs religieux ont également reçu le Prix Nobel de la Paix : ainsi Henry Dunant, chrétien
convaincu, qui reçu le premier Prix Nobel de la Paix en 1901, l’Archevêque
d’Uppsala L.O.J. Söderblom (1930),  le P.
Dominique Pire (1958), Albert Schweizer (1962), Martin Luther King (1964), Mère
Teresa (1979), Mgr. Desmond Tutu (1984), le Dalaï Lama (1989), Mgr. Belo (1996).[5]


Cette année a vu le 30e anniversaire de l’historique Journée mondiale de Prière pour la Paix du 27 octobre 1986. A
l’initiative du Pape, Saint Jean-Paul II, se réunirent
des
représentants de toutes les grandes religions mondiales, de 50 représentants
des Églises chrétiennes et 60 représentants d’autres religions mondiales.
C’était la première fois dans l’histoire qu’une telle rencontre se réalisait.
L’intuition du Pape fut simple et profonde : réunir les croyants de toutes les
religions mondiales dans la ville de Saint François, en mettant l’accent sur le
prière pour la paix, les uns à côté des autres, devant l’horreur de la guerre [6]  et, ce, dans l’esprit de Saint François d’Assise.[7]

A cette occasion le Pape déclara : « C’est en soi une invitation
faite au monde pour prendre conscience qu’il existe une autre dimension de la
paix et une autre façon de la promouvoir, qui ne sont pas le résultat de
pourparlers, de compromis politiques, économiques
». La conviction était
celle que « la prière et le témoignage des croyants, quelle que soit leur tradition,
peuvent beaucoup pour la paix dans le monde
». L’appel fut écouté notamment
par le « monde » : durant une journée entière, le bruit des armes cessa.[8]
1.      Le rôle d’acteurs religieux
dans la prévention de conflits
Au XXe siècle, il y a l’exemple des Pères fondateurs de l’Europe, l’Allemand
Konrad Adenauer,[9]
le Français Robert Schuman[10] et
l’Italien Alcide De Gasperi
,[11]
tous trois profondément chrétiens. Ils ont fondé l’Europe de l’après-guerre,
pour construire la paix entre pays qui s’étaient entre-déchirés.

Il y a enfin l’exemple des Conférences
nationales en Afrique
, qui ont souvent été présidées par des
Archevêques  catholiques : au Bénin
(Mgr Isidore De Souza), au Togo (Mgr Philippe Kpodzro), au Zaïre (aujourd’hui
République Démocratique du Congo), par l’Archevêque, aujourd’hui Cardinal, Laurent
Monsengwo à Kinshasa. [12]

Le récent discours du Roi du
Maroc Mohamed VI, le 20 août 2016
, condamnant le terrorisme au nom de
l’Islam, est un appel aux Musulmans, Chrétiens et Juifs pour « 
dresser un front commun
pour contrecarrer le fanatisme, la haine et le repli sur soi sous toutes les
formes ».
[13]
Le rôle des établissements d’enseignements tenus par des religieux pour
promouvoir des valeurs et des compétences permettant des sociétés basées sur le
respect mutuel et la coopération doit être relevé.[14]
Des dirigeants religieux organisent et
organiseront encore des dialogues fondés
sur des valeurs communes d’humanité et qui ont pour objectif la promotion d’une
culture de paix
.
Le respect de la vie et de la dignité de
la personne humaine est en effet fondamental pour prévenir voire pour mettre
fin à des conflits. [15]
Rappelons pour finir le rôle de deux
religieux espagnols, Francisco de Vitoria
(1483-1546) [16]  et Francisco
Suárez
(1548-1617),[17]
pour faire reconnaître la qualité humaine des Indiens d’Amérique, qui était
alors contestée.
2.      Le rôle d’acteurs religieux
dans le règlement de conflits
Le Vatican, seul ou en partenariat avec d’autres Eglises, a joué un
rôle dans le règlement de conflits : rappelons ici le rôle du Pape Jean-Paul II
qui envoya le Cardinal Samoré afin d’éviter que la dispute territoriale entre
l’Argentine et le Chili par rapport au  détroit de Beagle, ne  débouche sur la guerre.[18]
Plus récemment, le rôle du Pape François dans le rétablissement des relations
diplomatiques entre La Havane et
Washington
a été publiquement reconnu par les deux parties.[19]

La rencontre à Cuba entre le
Pape François et le Patriarche Kirill
, le 12 février
2016, a aussi été l’occasion d’un pressant appel pour la paix en Syrie et en
Ukraine.[20]
La Communauté Sant’Egidio[21]
a aussi joué un rôle déterminant pour la fin des hostilités entre le
Gouvernement de Maputo et la Renamo au Mozambique
en 1992, grâce à un Archevêque mozambicain de la même tribu que le dirigeant de
la Renamo.[22]
A noter l’appui
économique de l’Italie et du Royaume-Uni pour convaincre les parties à conclure
cet accord.
Un autre exemple est la collaboration entre l’Archevêque catholique,
l’Imam musulman et le Roi Mossi, qui a facilité une transition pacifique au Burkina Faso en octobre-novembre 2014.[23]
L’Eglise catholique est aussi actuellement active dans des efforts de
médiation tant en Colombie[24]
qu’au Vénézuéla.

Au Nigéria, il faudrait
rappeler l’action de Justin Welby,
aujourd’hui Chef de l’Eglise d’Angleterre,[25]
et le cas de l’Imam et du Pasteur,
deux chefs de communautés qui s’étaient affrontés violemment puis avaient,
ensemble, convaincu leurs communautés respectives et d’autres encore de
renoncer à la violence. Ils animent maintenant un groupe inter-religieux pour
porter ce message.[26]
3-     Le rôle d’acteurs religieux
dans la réconciliation et la justice
Une des contributions les plus originales
d’acteurs religieux à la réconciliation ont été les Commissions Vérité et Réconciliation.  La plus célèbre a été la « Truth and Reconciliation Commission » en Afrique du Sud
sous l’impulsion décisive de l’Archevêque anglican Desmond Tutu, qui a permis
d’aboutir à un accord entre le Gouvernement de l’apartheid et les Mouvements de
libération pour l’établissement de cette procédure de justice restaurative.
D’autres Commissions de Vérité et Réconciliation ont été établies à
l’initiative de dirigeants religieux catholiques et protestants en Amérique
latine :
– en Argentine (CONADEP) avec un évêque catholique et un évêque méthodiste,[27]
– au Brésil  (« Numca
Mais »)
avec le Cardinal Paulo Evaristo Arns, et un Pasteur presbytérien,
le Révérend Jaime Wright,[28]

– au Chili (« Comisión Nacional de Verdad y
Reconciliación »
)[29]
– au Guatemala, où un évêque, Mgr.
Juan José Gerardi Conadera, a payé de sa vie son engagement pour la justice
dans le cadre de la « Commission pour l’éclaircissement historique »
(REMHI).[30] 

Relevons deux caractéristiques de ces Commissions Vérité et
Réconciliation : analogie avec le sacrement chrétien de réconciliation et
nécessité d’un accord entre parties au conflit. C’est aussi une approche qui
n’est pas seulement individuelle, comme la justice occidentale moderne, mais
bien communautaire.[31]

Le rôle des aumôniers militaires
comme « conscience » de chefs militaires
pour respecter les
règles fondamentales du droit international humanitaire et donc, à travers le
respect des civils et de prisonniers ennemis, faciliter le retour de la paix.[32]
Enfin l’action humanitaire
d’organisations locales et internationales d’inspiration religieuse
joue un
rôle important pour garder un sens d’humanité commune au sein même des
conflits. Permettez-moi de rappeler le Symposium organisé par l’Ordre de Malte
au Palais des Nations à Genève le 27 mai 2015 sur le thème (« Religions ensemble pour l’action humanitaire ») qui a
réuni plus de quatre cents personnes pour réaffirmer le rôle d’organisations
confessionnelles dans l’action humanitaire.[33]
4. Conclusions et
propositions
En conclusion, je voudrais souligner certains aspects de la contribution spécifique d’acteurs religieux :
C’est d’abord un enracinement local : ces
acteurs religieux jouissent de la connaissance et de la confiance du contexte
et des parties conflits avec des liens locaux, des soutiens régionaux et
internationaux
. C’est aussi leur caractère non-politique, désintéressé,
impartial.
Et c’est aussi le
facteur humain comme  l’amitié entre Desmond Tutu
et Nelson Mandela. Une autre caractéristiques sont les
synergies entre acteurs : on ne peut pas toujours agir seuls. Il faut souvent
avoir l’appui d’Etats et de la société civile, y compris d’organisations
humanitaires comme « Mercy
Corps »
en République Centrafricaine, et aussi le soutien des Nations
Unies et d’organisations régionales
, l’expertise de juristes internationaux, comme le Professeur allemand Christian
Tomuschat au Guatemala, et encore la collaboration de milieux
économiques
particulièrement pour
la reconstruction et enfin l’appui de milieux académiques pour mener à
bien des recherches historiques et partager les leçons à tirer.[34]
Nous devons en effet promouvoir
des recherches sur les sources religieuses des fondements du droit
international humanitaire et des Droits de l’Homme
, sur la religion comme
facteur de respect de ces règles et aussi mettre en évidence le rôle toujours
plus important des religions pour combler les lacunes ou les refus
d’application de ces normes.[35]

Et pour terminer, les acteurs religieux devraient promouvoir des recherches
académiques des meilleures pratiques. Ils ne devraient pas hésiter à intervenir discrètement ou publiquement,
localement, régionalement ou sur le plan universel,  pour faire respecter ces règles par
Gouvernements et acteurs non-étatiques. Ils devraient enfin prendre
l’initiative de les compléter par le droit naturel quand elles sont lacunaires
ou ignorées, et, par exemple lorsqu’un Gouvernement a voulu, d’un trait de
plume, changer la définition de la torture.[36]  Et, finalement, je proposerais que les
acteurs religieux contribuent à la réaffirmation des fondements du droit
international humanitaire et en particulier de deux dispositions communes des Conventions
de Genève de 1949, l’Article Premier
qui établit la responsabilité
collective des Etats Parties, je dirais même de toute la communauté
internationale dans son ensemble, de les respecter et faire respecter, et
l’Article 3
, qui résume des garanties fondamentales sur la vie et la
dignité de la personne humaine, applicables en toutes situations.
L’approche morale et religieuse doit s’étendre au-delà des communautés religieuses, inclure
toutes les personnes dans le respect de leur vie et de leur dignité,
appartenant à ces communautés, croyantes ou non. Il faut à cet effet convaincre
chaque religion de faire face à ses propres extrémistes, et de prendre en
compte, individuellement et collectivement, les valeurs essentielles d’humanité
qui nous unissent tous. Comme le disait Martin Luther King, si nous n’apprenons
pas à vivre en frères (et sœurs), nous périrons tous comme des insensés[15]
Comme laffirmait le Pape François le 20 juin 2014 aux participants au Congrès international « La liberté
religieuse selon le droit international et le conflit mondial des valeurs
» 
« Au
lieu du conflit mondial des valeurs, devient ainsi possible, à
partir
d
un noyau de valeurs
universellement partagées, une collaboration mondiale en vue du bien commun
 ».[16]
****

[*] Observateur
permanent adjoint de l’Ordre Souverain de Malte auprès des Nations Unies à
Genève
,
Président
du Centre Catholique d’Etudes de Genève (www.cceg.ch)
Vice-Président, Institut international de droit humanitaire, San Remo (
www.iihl.org) ,
Professeur associé de droit international public, Webster University, Geneva (
www.webster.ch) ,
Membre du Comité de l’Association de l’Appel Spirituel de Genève (
www.aasg.ch


[1][1] Isaïe, 9 :5
« Car un enfant nous est né, un Fils nous est donné, et l’empire est mis
sur son épaule: on l’appellera l’Admirable, le Conseiller, le Dieu fort, le
Père d’éternité, le Prince de la paix ».
[2] Le texte de
l’ « Appel Spirituel de Genève » est disponible en ligne en
plusieurs langues :
www.aasg.ch
[3] Saint Nicolas de Flüe,
en allemand : Niklaus von Flüe, né 1417 et mort le 21 mars
1487 à Sachseln est un ascète suisse qui est le saint
patron de la Suisse.
[4] www.leconflit.com/article-societe-religieuse-des-amis-quakers-113674987.html

et surtout :   
« The Society of Friends was a Quaker organization that included the
Friends Service Council (London) and the American Friends Service Committee
(Washington).The Quakers received the Nobel Peace Prize for 1947 »
http://www.nobelprize.org/nobel_prizes/peace/laureates/1947/friends-council-history.html
[5] Ainsi Henry Dunant,
chrétien convaincu, qui reçu le premier Prix Nobel de la Paix en 1901,
l’Archevêque d’Uppsala L.O.J. Söderblom (1930),  le P. Dominique Pire (1958), Albert Schweizer
(1962), Martin Luther King (1964), Mère Teresa (1979), Mgr. Desmond Tutu (1984),
le Dalaï Lama (1989), Mgr. Belo (1996).
http://www.nobelprize.org/nobel_prizes/peace/laureates/index.html
[6] COMMISSION
PONTIFICALE « IUSTITIA ET PAX ». Assise.
Journée mondiale de prière pour la paix. 27 octobre 1986. 
Rome, 1987, 211 p.
[7] Et en particulier de sa
rencontre en 1219 avec le Sultan d’Egypte Malik al-Kamil. Voir notamment :

http://www.franciscain.org/saint-francois-dassise/francois-dassise-rencontre-sultan
[8] Voir « L’Esprit
d’Assise : 25 années de prière pour la paix » de la Communauté
Sant’Egidio :
www.santegidio.org/pageID/2535/langID/fr/L-Esprit-d-Assise–25-années-de-prière-pour-la-paix.html
[9] Voir François KERSAUDY. De Gaulle et Churchill : la Mésentente
cordiale,
Perrin, 2001, et
l’article en ligne :
http://www.charles-de-gaulle.org/pages/l-homme/dossiers-thematiques/de-gaulle-et-le-monde/de-gaulle-et-l-allemagne/analyses/de-gaulle-et-adenauer.php
[10] Voir notamment Raymond
POIDEVIN, Robert Schuman homme d’Etat
1886-1963.
Paris, Imprimerie nationale, 1986, 520 pages, particulièrement
le Chapitre XIV « La naissance de la CECA » pp. 275-296.
[12] Voir notamment l’ouvrage
de Fabien  EBOUSSI-BOULAGA Les conférences nationales en Afrique noire.

Une affaire à suivre.
Paris, Karthala, 2009.
[13] Le Roi Mohammed VI a adressé le 20 août 2016
un discours à la nation à l’occasion du 63e anniversaire de la Révolution du
Roi et du Peuple :
« 
Les terroristes qui agissent au nom de l’Islam ne sont pas des
musulmans et n’ont de lien avec l’Islam que les alibis dont ils se prévalent
pour justifier leurs crimes et leurs insanités. Ce sont des individus égarés
condamnés à l’enfer pour toujours.
L’ignorance les incite à croire que leurs agissements
relèvent du Jihad. Mais depuis quand le Jihad revient-il à tuer des innocents ?
Le Très-Haut a dit : «Ne soyez pas transgresseurs ; Dieu n’aime pas les
transgresseurs».
Est-il concevable que Dieu, le Tout-Clément, le
Tout-Miséricordieux, puisse ordonner à un individu de se faire exploser ou
d’assassiner des innocents ? Pourtant, l’Islam, comme on le sait, n’autorise
aucune forme de suicide, pour quelque motif que ce soit, comme attesté dans le
verset qui dit : « Celui qui a tué un homme qui lui-même n’a pas tué, ou qui
n’a pas commis de violence sur la terre, est considéré comme s’il avait tué
tous les humains ».
L’Islam est une religion de paix, comme énoncé dans le
Saint-Coran : «ô vous qui croyez, entrez tous dans la paix». 
Texte intégral disponible en ligne :
[14] Voir notamment Maria
MONTESSORI Education and Peace. Chicago,
Regnery, 1972, 143 p.
Ed. originale : Educazione e Pace, Garzanti
Editore, 1949.
[15] Voir notamment Saint
Jean-Paul II (1920-2005), Pape
Lettre
apostolique Novo millenio ineunte,
6/01/2001, § 55-56 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)  Savoir juger les signes des temps
« Dans un
contexte de pluralisme culturel et religieux plus marqué, tel qu’il est
prévisible dans la société du nouveau millénaire, le dialogue interreligieux
est important pour assurer les conditions de la paix et éloigner le spectre
épouvantable des guerres de religion qui ont ensanglanté tant de périodes de
l’histoire humaine. Le nom du Dieu unique doit devenir toujours plus ce qu’il
est, un nom de paix et un impératif de paix.
Mais ce dialogue
ne peut pas être fondé sur l’indifférentisme religieux, et nous avons le
devoir, nous chrétiens, de le développer en offrant le témoignage plénier de
l’espérance qui est en nous (1P 3,15)… Mais notre devoir missionnaire
d’annoncer le Christ ne nous empêche pas d’entrer dans le dialogue avec un cœur
profondément ouvert à l’écoute. Nous savons en effet que, face au mystère de la
grâce infiniment riche de dimensions et d’implications pour la vie et
l’histoire de l’homme, l’Église elle-même ne finira jamais d’approfondir sa
recherche, en s’appuyant sur l’assistance du Paraclet, l’Esprit de vérité (Jn
14,17), qui doit précisément la conduire à la « plénitude de la
vérité » (Jn 16,13).
Ce principe est
à la base non seulement de l’inépuisable approfondissement théologique de la
vérité chrétienne, mais aussi du dialogue chrétien avec les philosophies, les
cultures, les religions. Souvent, l’Esprit de Dieu, qui « souffle où il
veut » (Jn 3,8), suscite dans l’expérience humaine universelle, en dépit
des nombreuses contradictions de cette dernière, des signes de sa présence, qui
aident les disciples mêmes du Christ à comprendre plus profondément le message
dont ils sont porteurs. N’est-ce pas dans cette attitude d’ouverture humble et
confiante que le Concile Vatican II s’est attaché à « lire les signes des
temps » ? (Gaudium et spes, §4) Tout en se livrant soigneusement à un
discernement attentif pour recueillir les « signes véritables de la
présence ou du dessein de Dieu » (§11), l’Église reconnaît que, non
seulement elle a donné, mais qu’elle a aussi « reçu de l’histoire et de
l’évolution du genre humain » (§44). Le Concile a aussi invité à adopter à
l’égard des autres religions cette attitude d’ouverture et en même temps de
discernement attentif ».
[16] Voir une traduction
moderne Leçons sur les Indiens et sur le droit de guerre, Genève, Droz, 1991
[17]  Voir une traduction moderne Des lois et du Dieu législateur, Paris, Dalloz, 2003
[18]Revue générale de droit international public,
Volume 89, Numéros 1 à 2, p. 398
[19] Voir Le Monde du 17 février 2014 :
« Le pape
François a joué un rôle d’intermédiaire essentiel dans ce rapprochement
historique. A l’annonce des deux chefs d’Etat, le
Vatican
a fait part de  la « grande satisfaction » du pape
concernant « une décision historique ». Selon un haut
responsable américain, cité par le New York Times, François avait lancé
un appel personnel à Barack Obama dans une lettre « cet été »,
et séparément à Raul Castro. Le Vatican, dont Cuba est un des dossiers
diplomatiques privilégiés, avait accueilli des délégations des deux pays pour
finaliser
le rapprochement. »
[22] Voir notamment Pierre
ANOUILH, « 
Sant’Egidio au
Mozambique : de la charité à la fabrique de la paix »
Revue internationale et
stratégique
 3/2005 (N°59) , p. 9-20 
URL : 
www.cairn.info/revue-internationale-et-strategique-2005-3-page-9.htm
[25] Especially in 2011-2012 in
visits to Nigeria as Representative of the then Archbishop of Canterbury,
Archbishop Williams, and more recently in 2016 
in Lambeth Palace
www.archbishopofcanterbury.org/articles.php/5716/president-of-nigeria-visits-lambeth-palace
[26] Le film est disponible
en ligne :
https://www.youtube.com/watch?v=kFh85K4NFv0
Voir aussi leur organisation  (« Interfaith Mediation Center »)
http://www.imc-nigeria.org
[27] Voir Las
Comisiones de la Verdad en América Latina”
par Esteban CUYA et plus
particulièrement  Comisión Nacional solare la Desaparición de
Personas (CONADEP)
http://www.derechos.org/koaga/iii/1/cuya.html#arg
[29] Eric BRAHM « The
Chilean Truth and Reconciliation Commission » July 2005
http://www.beyondintractability.org/case_studies/Chilean_Truth_Commission.jsp  
[30] Voir le Rapport Informe del
Proyecto lnterdiocesano de Recuperación de la Memoria
Histórica
Guatemala: Nunca Más
http://www.odhag.org.gt/html/Default.htm
[31] Voir Priscilla B. HAYNER « Truth commissions: a schematic overview »  International
Review of the Red Cross,
Volume 88 Number 862 June 2006, pp. 295-310,
disponible en ligne ;
https://www.icrc.org/eng/assets/files/other/irrc_862_hayner.pdf    et
aussi son ouvrage 
Unspeakable Truths: Transitional Justice and the
Challenge of Truth Commissions
2nd Edition, New York, Routledge,
2011, 356 p.
[32] « La guerre “défigure” ceux
qui la font comme ceux qui la subissent et le rôle des aumôniers militaires est
avant tout de panser les “blessures intérieures” des soldats et de
leurs familles. C’est ce que le pape François a soutenu le 26 octobre 2015 au
Vatican devant une centaine d’aumôniers militaires du monde entier qui
participent à un cours de formation au droit international humanitaire. »
https://www.cath.ch/newsf/les-aumoniers-militaires-encourages-a-panser-les-blessures-interieures-des-soldats/ Sur la contribution de l’application du droit
international humanitaire à la paix, voir de l’auteur “La contribution du droit
international humanitaire au rétablissement de la paix” in THURER,
Daniel et al (Ed.), Im Dienst an der Gemeinschaft. Festschrift für Dietrich
Schindler zum 65. Geburtstag
, Basel/Frankfurt am Main, Verlag Helbing &
Lichtenhahn, 1989, pp. 341-360 et, en anglais :
“The Contribution of International Humanitarian Law to the Restoration of
Peace” in CAHILL, Kevin M. (Editor), A Framework for Survival.
Health, Human Rights, and Humanitarian Assistance in Conflicts and Disasters.
Health, Human Rights and Humanitarian Assistance in Conflicts and Disasters,
New
York, A joint publication of Routledge and the Center for International Health
and Cooperation, 1999, pp. 109-121
[33] Symposium “Religions Together for Humanitarian
Action”
, Genève, 27 mai 2015. Le rapport complet est
disponible en ligne :
http://bit.ly/1LJIz1o
[34] Voir notamment UNITED
STATES INSTITUTE OF PEACE (
www.usip.org) et notamment ce « Special Report » 103
(March 2003) Can Faith-Based NGOs Advance
Interfaith Reconciliation ? The Case of Bosnia and Herzegovina.
 Disponible en ligne :
https://www.usip.org/sites/default/files/sr103.pdf
et aussi le
Center for Security Studies (CSS) ETH Zurich « Médiation dans les conflits
religieux » Politiques de sécurité.
Analyses du CSS,
No 105 (Décembre 2011). En ligne :
http://www.css.ethz.ch/content/dam/ethz/special-interest/gess/cis/center-for-securities-studies/pdfs/CSS-Analysen-105-FR.pdf
[35] Voir notamment de l’auteur :
«
International Humanitarian Law and Spirituality »
Refugee Survey Quarterly, Geneva,
UNHCR, Vo. 21, No. 3, 2002, pp. 45-110
http://fr.scribd.com/doc/61414965/International-Humanitarian-Law-and-Spirituality
« Religions et
droit international humanitaire : histoire et actualité d’un dialogue
nécessaire », in Anne-Sophie MILLET-DEVALLE (Ed.)
Religions et Droit
International Hum
anitaire. Paris, Pedone, 2008, pp. 9-45
http://www.aiesc.net/blog/2014/08/23/religions-et-droit-international-humanitaire-histoire-et-actualite-dun-dialogue-necessaire-michel-veuthey/  
“Les
valeurs fondatrices de l’humanitaire” in
Questions internationales no 56
(“L’humanitaire”), Paris,
La Documentation française, 2012 www.ladocumentationfrancaise.fr/catalogue/3303331600565/index.shtml
[36] Lorsque l’Administration américaine, du Président G.W. Bush,
a changé la définition de la torture, la Conférence des Evêques américains
(« United States Conference of Catholic Bishops »), puis une série de
dirigeants chrétiens, juifs, musulmans, hindous et autres, ont signé un Manuel
puis un Manifeste intitulé « La torture est un problème moral ». Voir
ces deux documents, le premier en ligne, le second imprimé :

– Torture is a
Moral Issue. A Catholic Study Guide.
2007, en ligne :
– HUNSINGER,
George (Ed.) Torture is a Moral Issue : Christians, Jews, Muslims, and
People of Conscience Speak Out.
Grand Rapids, Michigan, William B. Eerdmans
Pub., 2008, 272 p.
By George
Hunsinger (Editor), Contributors: Kenneth Roth, Melissa Weintraub, Edward Feld,
Ellen
Lippmann, Rabbis for Human Rights, Ingrid Mattson, Taha Jabir Alalwani,
Yahya Hendi, Fiqh Council of North America, Islamic Council of London, Ann
Elizabeth Mayer, Dianna Ortiz, Scott Horton , Louise Richardson,Carol
Wickersham, National Religious Campaign against Torture, Tony Lagouranis,
John
Hutson, Richard O’Meara, Marilyn McEntyre, David P. Gushee, William T.
Cavanaugh, Fleming Rutledge
The right to freedom of religion or belief, as defined by international standards, is a wide- ranging right covering a large number of distinct yet interrelated issues

1 . Article 18 of the Universal Declaration on Human Rights states “everyone has the right to freedom of thought, conscience and religion; this right includes freedom to change his religion or belief, and freedom, either alone or in community with others and in public or private, to manifest his religion or belief in teaching, practice, worship and observance”. However, the misuse of “religious belief” for political purposes, along with the negative stereotyping of some religions and beliefs, often has posed a challenge to global efforts to ensure tolerance and acceptance of all religious groups in society.

The 2014-2016 Report of Aid to the Church in Need, an international Catholic charity whose mission is to help suffering and persecuted faithful worldwide2 , confirms that cases of violation of the right to freedom of religion or belief are increasing dramatically. Moreover, conflicts, large movements of migrants and refuges, and other humanitarian emergencies, lack of decent working situations as well as economic and social vulnerabilities pose further challenges to the promotion of such a right. In view of the strong interest and current debate on this issue, among both governments and civil society, and the need to plan practical actions to promote the engagement of Faith-based Organizations in protecting a respectful dialogue among people of different faiths, Aid to the Church in Need and Caritas Internationalis, with the support of the Permanent Observer Mission of the Holy See to the United Nations in Geneva, the Forum of Catholic-Inspired NGOs – Geneva, and the Centre Catholique d’Etudes de Genève are co-organizing this High Level Seminar focusing on this subject. To address these major issues, His Eminence Dieudonné Cardinal Nzapalainga, Archbishop of Bangui (Central Africa Republic) and co-founder of the CAR Interfaith Peace Platform, will address the participants on the current situation in this country, where structural violence was blamed on so-called religious conflicts when, in fact, it was much more due to lack of rule of law and good governance. H.E. Cardinal Nzapalainga joined the Chief Imam and the prominent Protestant leader in his country to form the Interfaith Peace Platform to promote peace and reconciliation there. “The 2015 Sergio Vieira de Mello Prize was awarded to the Interfaith Peace Platform for the work achieved to reconcile religious groups in the hope of reaching a lasting peace in Central African Republic (CAR), a country devastated by a war between fractions”3 . Representatives of other multi-lateral and international non-governmental agencies, as well as 1 Rapporteur’s Digest on Freedom of Religion or Belief – Excerpts of the Reports from 1986 to 2011 by the Special Rapporteur on Freedom of Religion or Belief Arranged by Topics of the Framework for Communications, www.ohchr.org 2 www.aide-eglise-en-detresse.ch 3 www.sergiovdmfoundation.org recognized and distinguished experts will guide the panel discussions. Goals and Aims The objectives of the Special Event are to facilitate a deeper reflection and discussion on the status of freedom of religion in the world as well as on the implementation of action-oriented policies and activities at global, national and local levels to promote peace through dialogue among persons and groups of different faiths and beliefs. The discussion also will focus on effective methods to promote positive interaction with different communities so that the human family could assume more responsible stewardship over the realization of Integral Human Development. Co-organizers • Aid to the Church in Need • Caritas Internationalis Co-sponsors • Permanent Observer Mission of the Holy See to the United Nations in Geneva • Forum of Catholic-Inspired NGOs – Geneva • Centre Catholique d’Etudes de Genève When and Where The event will be held on Friday, 25 November 2016, from 8.45 to 13, at the Palais des Nations, Geneva – Switzerland, Room V. Target Audience Wide participation is invited for the event, including Permanent Missions to the UN in Geneva, officials and staff of the United Nations agencies and other multilateral and intergovernmental Organizations, representatives of non-governmental organizations, journalists and other media professionals, general public. Agenda 08.45 – 09.45 _____ Welcome 09.00 – 09.05 _____ Call to Order and introduction by the co-Organizers Mr. Stefano Nobile, Advocacy Officer, Delegation of Caritas Internationalis in Geneva 09.05 – 09.15: _____ Opening Remarks H.E. Archbishop Ivan Jurkoviç, Apostolic Nuncio and Permanent Observer, Permanent Observer Mission of the Holy See to the United Nations 09.15 – 09.45: _____ Keynote Speaker H.E. Dieudonné Cardinal Nzapalainga, Archbishop of Bangui (Central Africa Republic) and co-Founder of CAR Interfaith Peace Platform 09.45 – 10.00: _____ The Status of Freedom of Religion in the World Mr. Roberto Simona, Research Manager in Islam and Christian Minorities, Aid to the Church in Need The status of freedom of religion in the world – presentation of the 2014-2016 Report of Aid to the Church in Need 10.00 – 10.30: _____ Q&A Session 10.30 – 10.50: _____ Coffee Break 11.00 – 11.35: _____ Panel Debate 1: Freedom of Religion in the Context of Humanitarian Emergencies SPEAKER: Msgr. Robert J. Vitillo, Secretary General, International Catholic Migration Commission 11.40 – 12.15: _____ Panel Debate II: Freedom of Religion and Economic and Social Development SPEAKER: Fr. Pierre Martinot-Lagarde, Special Adviser, Department of Partnership and Field Support, International Labour Organization DISCUSSANT: Ms. Shyami Puvimanasinghe, Human Rights Officer, Office of the High Commissioner for Human Rights 12.30 – 12.45: _____ Concluding Remarks Dr. Alfred Fernandez, Director, Collège Universitaire Henry Dunant DISCUSSANT: Prof. Michel Veuthey, Deputy Permanent Observer, Order of Malta, Geneva

Traditional Religious Values & IHL and HR: Religions & Droit international humanitaire (DIH) et DH From Solferino to Aleppo… 1. Religions as origin of rules regulating hostilities and rules providing for humane treatment of war victims Religions, sources du droit international humanitaire et des DH 2. Religions as inspiration, yesterday and today, on the global and local level for assistance and protection Religions, inspiration et recours pour le respect du DIH et des DH 3. Religions as safety nets in case of loopholes or failure of positive law (IHL, Human Rights, Refugee Law, etc.) Religions pour combler lacunes et refus dans l’application du droit positif 4. Religions and FBOs as actors in reconciliation and restaurative justice Religions acteurs de réconciliation et de justice restaurative Towards a dialogue with religious leaders to reaffirm fundamental provisions ( Common Art 1 & 3, 1949 GC ) Réaffirmer les dispositions essentielles des Conventions de Genève de 1949 (Art 1 & 3 Communs)

MV DG
25.11.2016 0600

Intérêts, des pratiques insensées.


Famille et argent

Jean de Siebenthal


Généralités

Courbes si on fait le jeu des banquiers…, crédits “revolving”, revolvers…

La plupart des cartes de crédits ont des intérêts proches de 20 % dans le monde…


Celui qui vous parle est mathématicien ; il n’est pas financier.
Cependant, il ne peut s’empêcher d’être stupéfait en considérant certains
certains résultats : la télévision nous apprend par exemple que dans
l’affaire relative au crash de Swissair, un montant supérieur à 700
millions de francs figurait au titre d’une dette portant uniquement sur
des intérêts.
Cela étant, on a là l’indice d’un problème très profond, que
l’on peut considérer dans le cas de la famille qui songe à s’établir ou à
se développer, à bâtir, à acheter une voiture par exemple. Si elle n’arrive
pas à économiser en temps utile, elle se voit dans l’obligation de
contracter un emprunt, auprès d’une banque, ou autrement. Il y a là
matière à réflexion, car aujourd’hui, il est impossible d’emprunter, sans
recourir à un taux fixé par le prêteur, par une banque, avec un plan de
remboursement.
Prenons un exemple aussi simple que possible : M. A
emprunte 100 francs à M. B. La somme due se monte donc à 100 francs
; elle est normalement indépendante du temps ; M.A peut signer un
papier: je dois 100 francs à M. B. Mais B va exiger que le temps soit de
la partie, et qu’au bout d’une année, A lui fournisse 120 francs (intérêt
20 %). En composant, au bout de deux ans, la somme prétendûment due
se monte à 144 francs, etc. Sans rien faire, sans aucun travail de B, ce
dernier s’attend à empocher 44 francs de plus. Seul le calendrier a
fonctionné. B pratique ainsi l’usure, il recueille les fruits d’une terre
qu’il n’a pas cultivée. C’est un usurier. Si vous mettez 100 francs dans
un coffret, et attendez une année, vous retrouverez vos 100 francs :
l’argent, de soi, est stérile.
Réclamer plus a toujours été très mal qualifié par tous les
grands auteurs, par les philosophes, les Conciles (Nicée en 325, Reims
en 1583), les Pères de l’Eglise (Saint Grégoire de Nazianze), accusant
les usuriers de vol, de fraude, de rapine, d’idolâtrie, de simonie, de crime
même, de viol du septième commandement, etc.
Le catéchisme du Concile de Trente est catégorique :
– L’usure est tout ce qui se perçoit au delà de ce qui a été
prêté, soit argent, soit autre chose qui puisse s’acheter et s’estimer à prix
d’argent. – Il est écrit dans le Prophète Ezéchiel (15) : « Ne recevez ni
usure ni rien au delà de votre prêt. » Et Notre-Seigneur nous dit dans S.
Luc (16) : « Prêtez sans rien espérer de là. » Ce crime fut toujours très
grave et très odieux, même chez les païens. De là cette maxime : Qu’estce
que prêter à usure ? Qu’est-ce que tuer un homme ? pour marquer
qu’à leurs yeux, il n’y avait pas de différence. En effet prêter à usure,
n’est-ce pas, en quelque sorte, vendre deux fois la même chose, ou bien
vendre ce qui n’est pas ?
Notre civilisation, hélas caractérisée par le viol systématique
des dix commandements, n’en oublie aucun !
Réfléchissons, si A emprunte à B, c’est qu’il est en position de
faiblesse ; B va en profiter pour hypothéquer les efforts de A. ” Mon
cher, tu vas couvrir les risques que je cours, avec un intérêt, et plus le
temps s’écoule et plus tu me dois. C’est toi qui vas assurer le rendement
de mes 100 francs ; tes risques, je m’en moque. Ainsi A va s’épuiser à
couvrir les risques hypothétiques de B, qui prend ainsi les allures d’un
profiteur.
Notons que l’emprunteur A devient propriétaire des choses qui
lui sont prêtées, et que dans le prêt, celui qui emprunte demeure obligé,
tenu, de rendre la somme même empruntée. De plus, l’emprunteur,
maître de la chose prêtée, est seul chargé de tous les risques, et que le
profit toujours incertain doit lui appartenir.
Prenons divers exemples, avec intérêt 0 d’abord, puis divers
cas avec intérêt composé à 20%, puis un cas avec intérêt composé à 10 %


Situation «normale»




Les cartes de crédit sont souvent proches de 20 % par année… 





Famille et argent


Considérations diverses

En face du monde nouveau créé par les découvertes
scientifiques, les transformations industrielles et les révolutions sociales,
l’Eglise ne doit rien abandonner de la -doctrine que lui ont léguée les
siècles passés, les Pères de l’Eglise et les grands scolastiques du Moyen
Age sur la grave -question de l’usure. Elle a donné des solutions
pratiques pour les confesseurs, mais elle a refusé de se prononcer
doctrinalement, attendant de juger à ses fruits l’arbre économique
qu’avaient planté, hors de son champ, la Réforme et la Révolution.
Mais voici que ces fruits apparaissent et sont jugés de plus en
plus mauvais. Les économistes eux-mêmes commencent à se demander
avec angoisse quels épouvantables abus et quelles douloureuses misères
va créer le capitalisme moderne, dont l’une des affirmations
fondamentales est le droit absolu de l’argent à produire intérêt.
L’effondrement des deux tours du World Trade Center à New
York ne serait-il pas le signe d’une décadence ?
On commence à se retourner vers la doctrine de l’Eglise
comme vers une doctrine de salut. Il est temps de revenir vers des écrits
solides.


Encyclique Vix pervenit (Benoît XIV)

…l. – L’espèce de péché qu’on appelle usure réside
essentiellement dans le contrat de prêt (mutuum). La nature de ce contrat
demande qu’on ne réclame pas plus qu’on a reçu. Le péché d’usure
consiste pour le prêteur à exiger, au nom de ce contrat, plus qu’il n’a reçu
et à affirmer que le prêt lui-même lui donne droit à un profit, en plus du
capital rendu. Ainsi tout profit de ce genre, qui excède le capital, est
illicite et usuraire.
La raison qui rend juste ou injuste la perception d’un intérêt
dans le contrat de prêt, ce n’est pas tant que l’emprunteur en tire profit ou
non, mais plutôt que le prêteur se prive d’un profit estimable en argent.
Le titre, qui donne droit à un profit ou à une compensation, doit être
formellement cherché, non pas dans l’utilité que l’autre va tirer de mon
acte, mais dans l’utilité dont je me prive en faveur de cet autre, bien que
ces deux choses soient souvent unies et dépendantes l’une de l’autre.
Aussi formellement et directement le péché d’usure ne résulte pas, … de
ce que le contrat de prêt est un prêt de consommation ou de production
pour l’emprunteur, comme quelques-uns le pensent, mais de ce que, en
général, ou pour le prêteur dans des cironstances particulières où il se
trouve, l’argent est productif ou non. Telles sont les raisons pour
lesquelles celui qui donne de l’argent à un autre peut demander à cet
autre une compensation sans injustice. Il n’importe pas au point de -vue
de la justice que l’emprunteur perçoive un profit ou non ».
En résumé celui qui confie de l’argent à autrui sous la forme
d’un contrat de prêt ne doit vouloir un intérêt que pour se compenser des
pertes qu’il subit du fait de ce contrat. S’il a en confiant cet argent une
autre intention, celle de participer au bénéfice éventuel, réalisé par autrui
avec cet argent, il n’y a pas en réalité un contrat de prêt mais un contrat
dont on peut déterminer la nature. C’est l’intention du propriétaire de
percevoir, ou une indemnité pour pertes subies, ou un profit pour
bénéfice réalisé, qui détermine la vraie nature du contrat passé et les
devoirs qui en résultent.


Une absurdité

J’ai cautionné une somme de Fr 300’000.-que je dois
rembourser, en payant un intérêt fixé à 5% pour simplifier, avec un
amortissement insignifiant. Chaque année, je verse à la banque un intérêt
de 15 000 Fr. En 20 ans, je verse à la banque Fr 300’000, et je n’ai rien
remboursé. La banque empoche sans rien faire, et elle peut continuer
cette opération fructueuse. N’est-ce pas aussi un vol ? Le principe selon
lequel le temps, c’est de l’argent, n’est-il pas immoral ?
Une mutation de civilisation devient urgente. Arrêtons ces
pratiques insensées.


Jean de Siebenthal

UNE FRAUDE GLOBALE ET SUBTILE CONTRE TOUTES LES FAMILLES.
LE CRÉDIT SOCIAL : CHRISTIANISME APPLIQUE
Alain Pilote
Le Crédit Social corrigerait le capitalisme de son vice financier et
appliquerait à merveille la doctrine sociale de l’Eglise (1)
Bulletin SCIENCE ET FOI, N° 37, 3e Trimestre 1995
CESHE France – B.P. 1055 – 59011 LILLE Cedex
Dans la dernière encyclique du Pape Jean-Paul II sur la question sociale, “Sollicitudo rei socialis“, datée du 30 décembre 1987, un passage a pu en surprendre certains : le Pape condamne à la fois le capitalisme libéral et le collectivisme marxiste :
“La tension entre l’Orient et l’Occident vient d’une opposition … entre deux conceptions du développement même des hommes et des peuples, toutes deux imparfaites et ayant besoin d’être radicalement corrigées… C’est là l’une des raisons sur lesquelles la doctrine sociale de l’Eglise adopte une attitude critique vis-à-vis du capitalisme libéral aussi bien que du collectivisme marxiste.”
On comprend que l’Eglise condamne que l’Eglise condamne le communisme, ou collectivisme marxiste qui, comme le rappelait déjà le Pape Pie XI, est “essentiellement pervers” [intrinsèquement pervers] et anti-chrétien, puisque son but avoué est la destruction complète de la propriété privée, de la famille et de la religion. Mais pourquoi l’Eglise condamnerait-elle le capitalisme ? Le Pape serait-il contre l’entreprise privée ? Le capitalisme ne vaudrait-il pas mieux que le communisme ?
Non, ce que l’Eglise condamne, ce n’est pas le capitalisme en soi (propriété, libre entreprise). Au contraire, les Papes, loin de souhaiter la disparition de la propriété privée, souhaiteraient plutôt sa diffusion la plus large possible pour tous, que tous soient propriétaires d’un capital, soient réellement “capitalistes”
“Comme le déclare Notre prédécesseur Pie XII : “La dignité de la personne humaine exige normalement, comme fondement naturel pour vivre, le droit et l’usage des biens de la terre ; à ce droit correspond l’obligation fondamentale d’accorder une propriété privée autant que possible à tous … il faut mettre en branle une politique économique qui encourage et facilite une plus ample accession à la propriété privée des biens durables : une maison, une terre, un outillage artisanal, l’équipement d’une ferme familiale, quelques actions d’entreprises moyennes ou grandes (Jean XXIII, encyclique Mater et Magistra, 15 mai 1961).
Le Capitalisme a été vicié par le système financier
Les maux que l’Eglise reproche au système capitaliste [bien que le Vatican ait également sa banque] ne proviennent pas de sa nature (propriété privée, libre entreprise), mais du système financier qu’il utilise, un système financier qui domine au lieu de servir, qui vicie le capitalisme. Pie XI le disait dans son encyclique “Quadragesimo anno“, en 1931 : “Le capitalisme n’est pas à condamner en lui-même, ce n’est pas sa constitution qui est mauvaise, mais il a été vicié”.
Ce que l’Eglise condamne, ce n’est pas le capitalisme en tant que système producteur, mais selon les mots du Pape Paul VI, le “néfaste système qui l’accompagne“, le système financier.
“Ce libéralisme sans frein conduisait à la dictature à bon droit dénoncé par Pie XI comme génératrice de “l’impérialisme de l’argent“. On ne saurait trop réprouver de tels abus, en rappelant encore une fois solennellement que l’économie est au service de l’homme. Mais s’il est vrai qu’un certain capitalisme a été la source de trop de souffrances, d’injustices et de luttes fratricides aux effets durables, c’est à tort qu’on attribuerait à l’industrialisation elle-même des maux qui sont dus au néfaste système qui l’accompagnait. Il faut au contraire en toute justice reconnaître l’apport irremplaçable de l’organisation du travail et du progrès industriel à l’œuvre du développement.” (Paul VI, Populorum progressio, 26 mars 1967, n° 26.)
Le Vice du système : L’argent est créé par les banques sous forme de dette :
C’est le système financier qui n’accomplit pas son rôle, il a été détourné de sa fin. L’argent ne devrait être qu’un instrument de distribution, un signe qui donne droit aux produits, une simple comptabilité.
Mais les banquiers, en se réservant le contrôle de la création de l’argent, en ont fait un instrument de domination. Puisque le monde ne peut vivre sans argent, tous – gouvernements, compagnies, individus – doivent se soumettre aux conditions imposées par les banquiers pour obtenir de l’argent, qui est le droit de vivre dans notre société actuelle. Cela établit une véritable dictature sur la vie économique ; les banquiers sont devenus les maîtres de nos vies, tel que le rapportait très justement Pie XI dans son encyclique “Quadragesimo anno“, en 1933 :
  “Ce pouvoir est surtout considérable chez ceux qui, détenteurs et maîtres absolus de l’argent, gouvernent le crédit et le dispensent selon leur bon plaisir. Par là, ils distribuent le sang à l’organisme économique, dont ils tiennent la vie entre leurs mains, si bien que sans leur consentement, nul ne peut plus respirer.”
Dettes impayables
Le vice du système, c’est que les banques créent l’argent sous forme de dette : la banque exige le remboursement d’argent qui n’existe pas. Cela est très bien expliqué dans la parabole de “L’île des Naufragés”, de Louis Even, qu’on peut résumer ici brièvement :
Supposons une petite île où nous diviserions le système économique en deux : le système producteur et le système financier. D’un côté, il y a cinq naufragés qui réussissent à produire les différentes choses nécessaires à la vie – c’est le système producteur ; et de l’autre côté, un banquier qui leur prête de l’argent : c’est le système financier. Pour simplifier l’exemple, disons qu’il y a un seul emprunteur au nom de toute la communauté, que nous appellerons Paul.
Paul décide, au nom de la communauté, d’emprunter au banquier un montant suffisant pour faire marcher l’économie de l’île, disons 5000 F, à 8% d’intérêt. Le banquier prête 5000 F, mais à la fin de l’année il exige le remboursement du capital, 5000 f, plus 400 F pour l’intérêt. Ce 400 F pour payer l’intérêt n’existe pas, il n’y a que 5000 en circulation sur l’île.
La production sur l’île avait bien augmenté durant l’année, mais pas l’argent. Ce ne sont pas des produits que le banquier exige, mais de l’argent. Les habitants de l’île fabriquaient des produits, mais pas d’argent. Seul le banquier a le droit de créer l’argent.
Remarquez aussi, quand bien même le banquier aurait prêté cet argent à un taux d’intérêt de 1%, ce qui n’aurait fait qu’un intérêt de 50 F à payer à la fin de l’année, les cinq habitants de l’île n’auraient pas plus été capables de rembourser au banquier capital et intérêt, car il n’y a que 5000 F sur l’île, pas 5050. Et si le taux d’intérêt est plus élevé, cela ne fait qu’empirer le problème et augmenter la dette. Toute cela pour démontrer que tout intérêt demandé sur de l’argent créé, même à un taux de 1 pour cent, est de l’usure, est un vol.
La situation des cinq habitants de l’île des Naufragés, c’est celle de tous les pays du monde : tout l’argent en circulation est un prêt, qui doit retourner à la banque grossi d’un intérêt. Le banquier crée l’argent et le prête, mais il se fait promettre de se faire rapporter tout cet argent, plus d’autre qu’il ne crée pas. Il demande de lui rapporter, en plus du capital qu’il a créé, l’intérêt qu’il n’a pas créé, et que personne n’a créé. Comme il est impossible de rembourser de l’argent qui n’existe pas, on doit emprunter de nouveau, et les dettes s’accumulent. C’est ce qui arrive dans tous les pays du monde, et d’une manière plus aiguë dans les pays du Tiers-Monde (2).
Le Fonds Monétaire International
Pour les pays les plus endettés du Tiers-Monde, il existe un organisme, le “Fonds Monétaire International” (FMI), qui leur accorde des prêts, mais à des conditions très sévères, que le FMI appelle “réformes structurelles”, qui sont en réalité des mesures d’austérité : réduire les importations, réduire les salaires des travailleurs, couper dans l’aide sociale et les services publics, augmenter leurs exportations (vendre dans d’autres pays des produits dont leurs habitants auraient eu besoin) pour obtenir de l’argent des pays étrangers, afin de pouvoir payer leur dette. Ainsi, les meilleures terres du pays ne serviront pas à nourrir la population locale, mais à produire de la nourriture qui sera exportée afin d’obtenir les précieux dollars pour payer les dettes. C’est l’humain qui est sacrifié au dieu-argent.
Les banquiers prétendent venir en aide aux pays endettés en leur accordant de nouveaux prêts. Mais chaque fois que les pays débiteurs empruntent, ils doivent rembourser aux banques plus d’argent qu’ils n’ont reçu. En fait, ces prêts ne les aident pas du tout, au contraire, ils les appauvrissent de plus en plus : et c’est exactement ce que les banquiers (3) veulent, pour pouvoir s’emparer de toutes les richesses de ces pays.
Remettre totalement les dettes
C’est une telle situation que l’Eglise condamne. A la demande du Pape Jean Paul II, la Commission Pontificale Justice et Paix émettait, le 27 décembre 1986, un document intitulé “Une approche éthique de l’endettement international”, qui disait, entre autres :
“Les pays débiteurs, en effet, se trouvent placés dans une sorte de cercle vicieux : :ils sont condamnés, pour pouvoir rembourser leurs dettes, à transférer à l’extérieur, dans une mesure toujours plus grande, des ressources qui devraient être disponibles pour leur consommation et leurs investissement internes, donc pour leur développement.
“Le service de la dette ne peut être acquitté au prix d’une asphyxie de l’économie d’un pays et aucun gouvernement ne peut moralement exiger d’un peuple des privations incompatibles avec la dignité des personnes … S’inspirant de l’Evangile, d’autres comportements seraient à envisager, comme consentir des délais, remettre partiellement ou même totalement les dettes … En certains cas, les pays créanciers pourront convertir les prêts en dons (4).
“L’Eglise rappelle la priorité à accorder aux hommes et à leurs besoins, par-delà les contraintes et les techniques financières souvent présentées comme seules impératives.”
Alain Garcia du Pérou
Une fois qu’on a compris qu’il n’y a pas moyen de payer la dette dans le système actuel, puisque tout l’argent au départ est créé sous forme de dette, on comprend que ce qui est criminel, ce n’est pas de ne pas vouloir payer la dette, mais très justement de vouloir la payer : car payer la dette pour un pays dans le système actuel, cela signifie retirer tout l’argent de la circulation et faire crever de faim sa population.
Les pays d’Amérique latine ont déjà payé plusieurs fois en intérêt le montant qu’ils ont emprunté au début, mais ils doivent encore autant qu’au commencement. Plusieurs pays se sont aperçus de cette situation absurde, et ont décidé de couper tout lien avec le FMI. Le leader de ces pays qui ont décidé de tenir tête aux banquiers, c’est sans contredit, le Président du Pérou, Alain Garcia.
 Le Président Garcia disait lui-même, le jour de son arrivée au pouvoir : “Ma première responsabilité est devant le peuple péruvien qui est pour moi le premier créancier. J’ai été élu par le peuple, et non par un cercle de banquier”. Garcia est confiant que tôt ou tard, tous les pays suivront son exemple et ne feront plus affaire avec le système voleur d’argent-dette des banquiers. C’est ce que les banquiers craignent le plus, et avant que cela arrive, ils feront tout pour éliminer Garcia ou écraser son gouvernement.
Solution : un argent sans dette créé par la société
Mais la position des gens comme Garcia est-elle réaliste, un pays peut-il fonctionner sans emprunter l’argent-dette des banquiers internationaux ? Oui, et c’est très facile à comprendre : Ce n’est pas le banquier qui donne à l’argent sa valeur, c’est la production du pays. Le banquier ne produit absolument rien, il ne fait qu’apporter des chiffres, qui permettent au pays de faire usage de sa propre capacité de production, de sa propre richesse. Sans la production de tous les citoyens du pays, les chiffres du banquier ne valent absolument rien.
Donc ces chiffres-là, le pays peut très bien les faire lui-même sans s’endetter envers les banquiers internationaux (5). Pourquoi le gouvernement devrait-il payer de l’intérêt à un système bancaire privé pour l’usage de son propre argent, qu’il pourrait émettre lui-même sans passer par les banques, et cela sans intérêt, sans dettes ? En fait, c’est justement le premier devoir de chaque gouvernement souverain d’émettre sa propre monnaie, sans dette. Donc ce qu’il faut, c’est un argent fait par la société, sans dette, pour les besoins de la société.
Argent social, crédit social
 C’est justement ce que propose le système dit du “Crédit Social”, un ensemble de propositions financières énoncées pour la première fois en 1917 par l’ingénieur écossais Clifford Hugh Douglas. En fait, les mots “argent social” et “crédit social” veulent dire la même chose, et c’est pour cela que Douglas a désigné des propositions financières par ce nom : au lieu d’avoir un argent créé par les banques, un crédit bancaire, on aurait un argent créé par la société, un crédit social.
Le Crédit Social
Le Crédit Social ramènerait l’argent à son rôle, qui est celui d’être un instrument de distribution. Puisque l’argent n’est qu’une question de chiffre qui doivent représenter les produits, une simple comptabilité, le Crédit Social établirait une comptabilité juste, où la finance serait un reflet exact des réalités économiques : l’argent serait émis au rythme de la production, et retiré de la circulation au rythme de la consommation. On aurait ainsi un équilibre constant entre les prix et le pouvoir d’achat, le dollar garderait sa valeur, et tout endettement serait impossible, l’argent serait enfin mis au service de l’homme.
Les systèmes au service de l’homme (6)
Que les systèmes soient au service de l’homme, c’est justement là le principe de base de la doctrine sociale de l’Eglise : la primauté de la personne humaine. Le Pape Jean XXIII le rappelait dans son encyclique Mater et Magistra, en 1961 :
“La doctrine sociale chrétienne a pour lumière la Vérité, pour objectif la justice et pour force dynamique l’Amour … Son principe de base est que les êtres humains sont et doivent être fondement, but et sujets de toutes les institutions où se manifeste la vie sociale.”
Le Crédit Social partage la même philosophie. C.H. Douglas écrivait au tout début de son premier livre, “Economic Democracy” : “Les systèmes sont faits pour l’homme, et non pas l’homme pour les systèmes, et l’intérêt de l’homme, qui est en son propre développement, est au-dessus de tous les systèmes”.
Le But de l’économique : la satisfaction des besoins humains [et quels sont les vrais besoins humains et pour quoi et pour qui l’homme est créé ? – Cf. Les Principe et fondement de Exercices spirituels de saint Ignace de Loyola, car en “toute chose, considère la fin ” dit l’auteur de l’Imitation de Jésus-Christ (op. I, chap. XXIV)]
Donc, le but des systèmes économique et financier, selon l’Eglise, est aussi le service de l’homme Le but du système économique, c’est la satisfaction des besoins humains, produire les biens dont l’homme a besoin (c’est le rôle du système producteur) et s’assurer que les biens soient distribués et atteignent les hommes qui en ont besoin (c’est le rôle du système financier). Le Crédit Social possède une technique qui ferait justement les systèmes producteur et financier accomplir leur fin.
Le Pape Pie XI, dans son encyclique déjà citée “Quadragesimo anno“, rappelle le but, la fin du système économique :
” L’organisme économique et social sera sainement constitué et atteindra sa fin alors seulement qu’il procurera à tous et à chacun de ses membres tous les biens que les ressources de la nature et de l’industrie, ainsi que l’organisation vraiment sociale de la vie économique, ont le moyen de leur procurer. Ces biens doivent être assez abondants pour satisfaire aux besoins d’une honnête subsistance et pour élever les hommes à ce degré d’aisance et de culture qui, pourvu qu’on en use sagement, ne met pas d’obstacles à la vertu, mais en facilite au contraire singulièrement l’exercice.” [Ne pas oublier cependant les Psaumes, 33 (Vg.) : 10 ; et leDeutéronome, 28 : 1-4, 9-12, 15, 28-29, 32, 45, 49-52 ; cf. également le Guide des pécheurs de Louis de Grenade, un des livres préférés de saint François de Sales, tome I, chap. 22.]
Les biens de la terre sont destinés à tous
Le Pape parle de tous et chacun des membres de la société qui ont droit aux biens matériels [et naturellement à l’enfer éternel, car ” nous étions par nature voués à la colère divine ” : Éph., 2 : 3] ; il rappelle là cet autre principe de base de la doctrine sociale de l’Eglise : les biens de la terre sont destinés à tous, parce que tous ont le droit de vivre, et que pour vivre l’homme a besoin de biens matériels [et “de toute parole qui sort de la bouche de Dieu” – Matthieu, 4 : 4] : de la nourriture, des vêtements, un logis. Ce droit a été rappelé aussi par le Concile Vatican II :
Dieu a destiné la terre et tout ce qu’elle contient à l’usage de tous les hommes et de tous les peuples, en sorte que les biens de la création doivent équitablement affluer entre les mains de tous, selon la règle de la justice, inséparable de la charité” (Constitution Gaudium et Spes, n° 69).
La misère en face de l’abondance
Donc Dieu a créé l’homme avec ses besoins matériels [“pour louer, honorer et servir Dieu, notre Seigneur, et, par ce moyen, sauver son âme” – S. Ignace de Loyola, Principe et fondement] : se nourrir, s’habiller, se loger. Mais le Créateur a aussi mis sur la terre tout ce qu’il fallait pour satisfaire ces besoins ; car il sait bien que nous avons besoin de toutes ces choses, puisque c’est Lui qui nous a créés. Nous demandons notre pain quotidien [et notre pain supersubstantiel – Matthieu, VI, 11 : “Panem nostrum supersubstantialem“]. Dieu nous donne ce pain, en abondance même : malgré tous les quotas pour empêcher la production, les pays industriels se lamentent d’avoir des surplus agricoles de toutes sortes. Par exemple, pour la seule année 1987, la Communauté Economique Européenne a entreposé pour 200 milliards de francs de surplus agricoles – beurre, lait, viande, blé – sans compter tout ce qu’elle a dû détruire.
Or, pendant ce temps, sur la même terre, des milliers d’êtres humains meurent chaque jour parce qu’ils n’ont pas de quoi manger. Est-ce la faute de Dieu ? Non, sûrement pas. Alors, pourquoi ces gens n’ont-ils pas d’argent pour acheter ces produits ?
Un dividende
Donc, pour que tous et chacun aient accès aux biens de la terre, et aient au moins le minimum pour vivre, ça leur prend un minimum d’argent. Le Crédit Social y verrait, en attribuant à chaque individu une somme d’argent, un dividende, basé sur la part de la production qui ne provient pas directement du labeur humain, soit l’héritage des richesses naturelles et des inventions des générations passées, qui sont tous des dons gratuits de Dieu.
La machine : alliée ou ennemie de l’homme ?
Dans le système actuel, seulement ceux qui son employés dans la production ont droit à un revenu, qui est distribué sous forme de salaire. On veut lier le revenu à l’emploi. Or, cela est contraire aux faits puisque grâce aux nouvelles inventions, à la technologie, au progrès, on a de moins en moins de labeur humain, de travailleurs, pour produire les biens : ce sont les ordinateurs, les robots qui font le travail à notre place.
La technologie est-elle un mal ? Faut-il se révolter et détruire les machines parce qu’elles prennent notre place ? Non, si le travail peut être fait par la machine, tant mieux, cela permet à l’homme de se consacrer à d’autres activités, des activités libres, des activités de son choix. Mais cela, à condition de lui donner un revenu pour remplacer le salaire qu’il a perdu avec la mise en place de la machine, du robot ; sinon, la machine, qui devrait être l’alliée de l’homme, devient son adversaire, puisqu’elle lui enlève son revenu, et l’empêche de vivre.
Le matérialisme du plein emploi
Mais si l’on veut persister à tenir tout le monde, hommes et femmes, employés dans la production, même si la production, pour satisfaire les besoins de base, est déjà toute faite, et cela avec de moins en moins de labeur humain, alors il faut créer de nouveaux emplois complètement inutiles, et dans le but de justifier ces emplois, créer de nouveaux besoins artificiels, par exemple une avalanche de publicité, pour que les gens achètent des produits dont ils n’ont pas réellement besoin. C’est ce qu’on appelle “la société de consommation”.
De même, on fabriquera des produits dans le but qu’ils durent le moins longtemps possible, dans le but d’en vendre plus, et faire plus d’argent, ce qui entraîne un gaspillage non nécessaire des ressources naturelles, et la destruction de l’environnement. Aussi, on persistera à maintenir des travaux qui ne nécessitent aucun effort de créativité, qui ne demandent que des efforts mécaniques, et qui pourraient très bien être remplacés par la machine, où l’employé n’a aucune chance de développer sa personnalité. Mais pour cet employé, ce travail, si déshumanisant soit-il, est la condition d’obtenir de l’argent, le permis de vivre.
 Ainsi, pour lui et pour une multitude de salariés, la signification de leur emploi se résume à ceci : aller travailler pour obtenir l’argent qui servira à acheter le pain qui leur donnera la force d’aller travailler pour gagner l’argent … et ainsi de suite jusqu’à l’âge de la retraite, s’ils ne meurent pas avant. Voilà une vie vide de sens, où rien ne différencie l’homme de l’animal.
Activités libres
Justement, ce qui différencie l’homme de l’animal, c’est que l’homme n’a pas seulement des besoins matériels, il a aussi des besoins culturels, spirituels. Comme dit Jésus dans l’Evangile : “L’homme ne vit pas seulement que de pain, mais de toute parole qui vient de la bouche de Dieu”. Vouloir occuper tout le temps de l’homme à l’entretien de sa vie matérielle, c’est du matérialisme, car c’est nier que l’homme a aussi une dimension et des besoins spirituels.
Mais alors, si l’homme n’est pas employé dans un travail salarié, que va-t-il faire de ses temps libres ? Il les occupera à des activités libres, des activités de son choix. C’est justement dans ses temps libres, dans ses loisirs, que l’homme peut vraiment développer sa personnalité, développer les talents que Dieu lui a donnés et les utiliser à bon escient [pour la plus grande gloire de Dieu et le salut des âmes].
De plus, c’est durant leurs temps libres que l’homme et la femme peuvent s’occuper de leurs devoirs familiaux, religieux et sociaux : élever leur famille, pratiquer leur religion (connaître, aimer [adorer] et servir Dieu), venir en aide à leur prochain. Elever des enfants est le travail le plus important au monde, mais parce que la femme qui reste au foyer pour élever ses enfants ne reçoit pas de salaires, on considère qu’elle ne fait rien, qu’elle ne travaille pas !
Etre libéré de la nécessité de travailler pour produire des biens essentiels à la vie ne signifie aucunement paresse. Cela signifie tout simplement que l’individu est alors en position de choisir l’activité qui l’intéresse. Sous un système de Crédit Social, il y aura une floraison d’activités créatrices. Par exemple, les plus grandes inventions, les plus grands chefs-d’œuvre de l’art ont été accompli dans des temps libres. Comme le disait C.H. Douglas :
“La majorité des gens préfèrent être employés – mais dans des choses qu’ils aiment plutôt que dans des choses qu’ils n’aiment pas. Les propositions du Crédit Social ne visent aucunement à produire une nation de paresseux … Le Crédit Social permettrait aux gens de s’adonner aux travaux pour lesquels ils sont qualifiés. Un travail que vous faites bien est un travail que vous aimez, et un travail que vous aimez est un travail que vous faites bien.”
Manque chronique de pouvoir d’achat
Donc, vouloir distribuer la production rien que par la récompense au labeur humain (les salaires), c’est contraire aux faits (7). Mais c’est aussi impossible, car jamais l’argent distribué comme récompense au travail ne peut acheter la production qui comprend d’autres éléments dans ses prix. C’est un autre défaut du système actuel que Douglas a expliqué dans ce qui est connu sous le nom “Théorème A + B”.
Les économistes prétendent que la production finance automatiquement la consommation, que les salaires distribués suffisent pour acheter tous les produits mis en vente. Mais les faits prouvent le contraire : le producteur doit inclure tous ces coûts de production dans son prix. Les salaires distribués à ses employés (que Douglas appelle paiement A) ne sont qu’une partie du coût de production du produit. Le producteur a aussi d’autres coûts de production (que Douglas appelle paiement B) qui ne sont pas distribués en salaires : les paiements pour les matériaux, les taxes, les charges bancaires, les charges pour dépréciations (le remplacement des machines qui s’usent ou se brisent), etc.
Le prix de vente du produit doit inclure tous les coûts : les salaires (A) et les autres paiements (B). Le prix de vente du produit sera A + B. Alors, il est évident que les salaires (A) ne peuvent acheter la somme de tous les coûts (A + B). Il y a donc un manque chronique de pouvoir d’achat dans le système. Et remarquez bien, même si on essaye d’augmenter les salaires, la hausse des salaires sera incluse automatiquement dans les prix. Cela ne réglera rien. Pour pouvoir acheter toute la production, il faut donc un revenu supplémentaire en dehors des salaires, au moins égal à B. C’est ce que ferait le dividende du Crédit Social.
Une montagne de dettes
Mais puisque le dividende social n’a pas encore été institué, théoriquement, dans le système actuel, on devrait avoir une montagne de produits invendus. Si les produits se vendent malgré tout, c’est qu’on a à la place une montagne de dettes ! En effet, puisque les gens n’ont pas assez d’argent, les marchands doivent encourager les ventes à crédit pour écouler leur marchandise. Mais cela ne suffit pas pour combler le manque de pouvoir d’achat.
Alors on insistera sur le besoin de travaux qui distribuent des salaires sans augmenter la quantité des biens consommables mis en vente : les travaux publics (construction de ponts ou de routes), la production d’armement de guerre (sous-marins, avions, etc.). Au Etats-Unis, il est estimé que l’emploi d’une personne sur dix est relié à l’industrie de guerre. Mais tout cela ne suffit pas non plus. [Cf. La paix indésirable ? (document machiavélique), Rapport sur l’utilité des guerres, Préface de H. McLandress (J.K. Galbraith), Introduction de Léonard C. Lewin, Calmann-Lévy, Paris, 1968.]
Guerres commerciales
Alors on cherche à avoir une “balance commerciale favorable”, c’est-à-dire exporter, vendre à l’étranger plus de produits qu’on en reçoit, pour obtenir de l’étranger de l’argent qui servira à combler notre pouvoir d’achat déficient et acheter nos produits. Or, il est impossible pour tous les pays d’avoir une “balance commerciale favorable” : si certains pays réussissent à exporter plus de produits qu’ils en importent, ça prend nécessairement aussi, en contrepartie, des pays qui reçoivent plus de produits qu’ils n’en envoient. Mais comme tous les pays veulent envoyer dans d’autres pays plus de produits qu’ils n’en reçoivent, cela cause entre ces pays des conflits commerciaux, qui peuvent même dégénérer en conflits armés.
Alors comme dernière trouvaille, les économistes ont découvert un endroit où envoyer nos produits sans rien risquer de recevoir en retour, un endroit où il n’y a aucun habitant : la lune, l’espace. En effet, on dépensera des milliards pour construire des fusées pour aller sur la lune ou d’autres planètes ; tout cet énorme gaspillage de ressources simplement dans le but de générer des salaires qui serviront à acheter la production qui reste invendue dans notre pays. C’est le cas de le dire, les économistes sont vraiment dans la lune !
Une réforme du système financier
Des dettes impayables, des gens qui crèvent de faim en face de montagnes de produits parce qu’ils n’ont pas d’argent, la création de besoins factices pour pouvoir créer des emplois et distribuer du pouvoir d’achat, le gaspillage éhonté des ressources naturelles : ce sont tous là des maux causés par le mauvais système financier actuel qui régit le capitalisme.
Quand le Pape condamne le capitalisme “libéral”, ce sont tous ces maux dus au système financier que le Pape condamne : il condamne la dictature de l’argent rare, il condamne un système qui met l’argent au-dessus de la personne humaine, où les lois de l’économie sont suprêmes, intouchables, et l’homme doit s’y soumettre sans dire un mot :
“Il est nécessaire de dénoncer l’existence de mécanismes économiques, financiers et sociaux qui, bien que menés par la volonté des hommes, fonctionnent souvent d’une manière quasi automatique, rendant plus rigides les situations de richesses des unes et de pauvreté des autres” (Encyclique Sollicitudo rei socialis, n° 16).
De toute évidence, il y a un défaut capital, ou plutôt un ensemble de défauts et même un mécanisme défectueux à la base de l’économie contemporaine et de la civilisation matérialiste, qui ne permettent pas à la famille humaine de se sortir, dirais-je, de situations aussi radicalement injuste” (Encyclique Dives in Misericordia, 30 novembre 1980, n° 11).
“Une réforme structurelle du système financier mondial est sans nul doute une des initiatives les plus urgente et nécessaires” (Message du Pape à la 6e conférence des Nations Unies sur le Commerce et de Développement, Genvève, 26 septembre 1985) [ce dont les Nations unis n’ont que faire, fonctionnant selon le système pyramidal de Kelsen où la personne humaine n’a pas sa place !].
Ce que le Pape demande c’est une réforme des systèmes financiers et économiques, en vue de l’établissement d’un système économique au service de l’homme ; un système économique qui existe pour servir les besoins de l’homme, et non pour servir les besoins des financiers [et des francs-maçons ou des Illuminatis dont le prince du mensonge tire les ficelles – cf. “Des Pions sur l’Echiquier” de William Guy Carr] :
“Je fais appel à tous les chargés de pouvoir afin qu’ensemble ils s’efforcent de trouver les solutions [mais elles existent !] aux problèmes de l’heure, ce qui suppose une restructuration de l’économie de manière à ce que les besoins humains l’emportent toujours sur le gain financier” (Jean-Paul II aux pêcheurs, St John’s, Terre-Neuve, 12 septembre 1984).
Avec la réforme du système financier prôné par le Crédit Social, le système capitaliste serait corrigé de son vice financier, et tous les citoyens deviendraient réellement des capitalistes, chacun ayant droit à une part du capital des richesses naturelles du pays et du progrès, et pourraient ainsi, avec leur dividende, commander au système producteur les biens et services qui leur sont nécessaires.
Christianisme appliqué
De plus, les propositions financières du Crédit Social, en établissant un système économique et financier au service de l’homme, et garantissant à tous le droit aux biens matériels par l’attribution d’un dividende à chaque citoyen, appliqueraient à merveille la doctrine sociale de l’Eglise. Cela est tellement vrai que le fondateur du Crédit Social, C.H. Douglas, a déjà dit que le Crédit Social pouvait être défini en deux mots : christianisme appliqué.
Crédit Social : seule solution
Un autre qui était convaincu que le Crédit Social est le christianisme appliqué, qu’il appliquerait à merveille l’enseignement de l’Eglise sur la justice sociale, c’est le Père Peter Coffey, docteur en philosophie et professeur au Collège de Maynooth, en Irlande [et non dans la France maçonnique ou naturaliste]. Il écrivait à un jésuite canadien, le Père Richard, en mars 1932 :
“Les difficultés posées par nos questions ne peuvent être résolues que par la réforme du système financier du capitalisme, selon les lignes suggérées par le Major Douglas et l’école du crédit. C’est le système actuel qui est à la racine des maux du capitalisme. L’exactitude de l’analyse faite par Douglas n’a jamais été réfutée, et la réforme qu’il propose, avec sa fameuse formule d’ajustement des prix, est la SEULE réforme qui aille jusqu’à la racine du mal.
“Personnellement, je suis convaincu que la finance capitaliste doit inévitablement engendrer des guerres, des révolutions et la famine de millions d’êtres humains, dans un monde d’abondance potentielle. J’ai étudié le sujet durant quinze années et je considère une réforme financière telle que proposée par Douglas comme essentielle au rétablissement d’un système économique chrétien de propriété largement répandu et, par conséquent, la seule option à opposer à celle d’un communisme révolutionnaire [prenons bien garde à José Bové et à ceux qui l’encadrent et l’accompagnent], violent et athée… Je ne vois qu’un seul choix : c’est ou bien le Crédit Social de Douglas, ou bien le chaos du communisme. Tout le nœud de la tragique transition du capitalisme au communisme est actuellement situé dans la finance [en 1932 !].”
 Le Pape dit que c’est le devoir de tous les catholiques de travailler à l’établissement de la doctrine sociale de l’Eglise. Or, à notre connaissance, aucune autre solution n’appliquerait aussi parfaitement la doctrine sociale de l’Eglise que le Crédit Social. En fait, le Crédit Social est la seule solution à opposer au mauvais système financier actuel, la seule solution pour corriger le système capitaliste de son vice financier et faire de tous les individus de vrais capitalistes. Donc, tous les catholiques, et tous ceux qui ont soif de justice, devraient se mettre à étudier et à répandre le Crédit Social, qui mettrait réellement l’économie au service de l’homme [ou de la personne humaine].
– – – – – – – – –
1) Extrait de “Vers Demain”, Spécimen gratuit, s.d., peut être obtenu auprès de : Pèlerins de Saint Michel, 91, rue des Mauges, 49450 St Macaire en Mauges (France), ou Joséphine Kleynen, 18, rue abbé Cuylits, 1070 Bruxelles (Belgique).
2) Ndlr. Il est impossible, sur de longues durées, d’honorer les prêts à intérêt réel (hors inflation). Si Hérode avait emprunté 1 franc à la naissance du Christ à 2% d’intérêt, il devrait aujourd’hui rembourser une somme fabuleuse égale à 1016 francs (10 suivi de 16 zéros), soit la valeur d’une très belle maison pour chacun des habitants de la terre.
3) Ndlr. Le mot “banquier”, dans la langue de l’auteur, ne s’applique évidemment pas aux cadres, même dirigeants, des banques, mais au petit nombre des décideurs qui fixent les règles de l’émission monétaire, tout particulièrement les directeurs de la Federal Reserve Bank aux Etats-Unis. M. Allais, dans le cours d’économie qu’il donnait en 1967, insistait sur l’ignorance des banquiers quant aux mécanismes de la création monétaire.  
4) Ndlr. Il est significatif que ce document romain, en négligeant de distinguer capital et intérêt, oublie la doctrine de l’Eglise et déplace le devoir de justice vers un appel à la charité.
5) Ndlr. L’auteur néglige ici une des possibilités offertes par les prêts internationaux : mettre “à l’abri” de l’argent en devises. Il y a parfois loin de la parole aux actes : Alain Garcia est aujourd’hui réfugié en Colombie ; il est poursuivi pour avoir détourné 50 millions de dollars, soit l’équivalent du revenu annuel de 25.000 péruviens (cf. Présent du 23/8/95).
6) Ndlr. Dans une société en ordre, l’économie est au service de la politique, et la finance au service de l’économie. Nous voyons aujourd’hui un ordre exactement inverse, ou, pour reprendre le mot de Marcel François, un “monde à l’envers”.

7) Ndrl. Le revenu indirect lié à une redistribution collective (allocations, prestations diverses) égale aujourd’hui la moitié des revenus directs (salaires et dividendes).
Courbes si on fait le jeu des banquiers…, crédits “revolving”, revolvers… tueurs…

Le crédit mutuel amélioré, la solution

Pour faire bref, en résumant le système monétaire, on peut dire:
  • il y a 2 types de monnaies, l’argent de la banque centrale. (dont la partie visible sont les billets), et l’argent créé par les banques commerciales par le crédit bancaire.
  • ~7% de monnaie banque centrale, ~93% de monnaie argent-dette des banques commerciale.
  • Les banques commerciales ont de nombreuses limitations pour qu’elles ne créent pas trop de monnaies.
  • Une réserve obligatoire de 2% des dépôts sur un compte à la banque centrale en monnaie centrale
  • Obligation de donner de l’argent liquide (via les bancomat,etc..) Ce liquide, ce sont donc des fuites, de l’argent qu’une banque commerciale ne peut pas créer. Ainsi on arrive à une moyenne de 13% au lieu de 2% au minimum sur le compte à la banque centrale. Ce qui limite encore la marge de manoeuvre.
  • Il y a la réserve prudentielle prévue par les accords de Bâle. Il faut que la banque possède en fond propre au moins 8% de ses engagements.
  • Ainsi, on estime en gros, qu’une banque commerciale peut multiplier par ~ 10x les dépôts. Ce n’est pas infini, mais c’est pas mal !

Alternatives

La monnaie n’est pas anodine. Elle n’est pas si neutre que l’on aimerait nous faire croire. Il existe des alternatives à notre système monétaire en vigeur.
A la place de notre système à argent dette, on peut utiliser un système à crédit mutuel, chaque service ou objets vendus est crédité comme un pouvoir d’achat et donc de la nouvelle monnaie pour la personne qui fournit ce service. C’est un système souvent utilisé dans les SEL. (Systèmes Echange Locaux)
On crée 5% de masse monétaire chaque année, cette monnaie est distribuée à chacun. Ce qui permet d’assurer une symétrie spatiale et temporelle au système monétaire. On ne trouve pas l’argent uniquement dans les villes où il y a des banque, et ce ne sont pas les générations suivantes qui paye de la monnaie crée et utilisée précédemment.
Ce système de dividende universel est un moyen de pouvoir financer un revenu de base inconditionnel. C’est une piste très intéressante pour un nouveau projet de société.
Historiquement d’autres système ont déjà existés. Des expériences positives on été faite avec le système de la monnaie fondante.
Cette monnaie est appelée fondante, car elle perd de sa valeur périodiquement (p. ex: 1% par mois)

La capitalisation d’argent crée une raréfaction de la masse monétaire. L’idée de la monnaie fondante est de taxer la capitalisation. Si la monnaie circule l’économie se porte bien. Silvio Gesell, le théoricien de ce système a voulu faire une analogie avec le système sanguin. Quand le sang ne coule plus, ça crée un caillot ! Les caillots de sang sont dangereux. Donc l’accumulation de capital est dangereux pour l’économie, on la taxe pour la limiter.

Le système utilisé à Wörgl en Autriche en 1932-33 proposait des billets avec des timbres à coller dessus. Un timbre par mois. Pour utiliser un billet, il faut qu’il ait le timbre. Pour ne pas payer les timbres les gens sont incités à utiliser leur billets le plus vite possible.
Ce système a très bien fonctionné suscitant l’intérêt de nombreuse autres communautés autrichiennes. Cependant la banque nationale y a vu une atteinte à son monopole régalien. L’expérience a donc été stoppée par le gouvernement malgré le succès flagrant de l’expérience!

Pour compenser la perte de valeur périodique de la monnaie. L’Etat crée la monnaie manquante. (vend des timbres à coller sur les billets) Ce qui lui permet de financer les infrastructures publiques.

Donc finalement l’Etat n’a plus besoin de prélever d’impôt!
Ceci fera plaisir à nos amis libéraux-radicaux! De plus, on pourra disposer d’argent pour le social et les infrastructures ce qui fera plaisir à nos amis socialistes.
Mais encore, en supprimant la création monétaire par le crédit bancaire on supprime le fait que notre économie soit liée a une augmentation exponentielle de la croissance et de la dette en exploitant de manière exponentielle les ressources humaines et naturelles. Ainsi on fera également plaisir à nos amis écologistes.
N’est ce pas une bonne solution ?
Cette vision des choses est elle si farfelue ? N’y a-t-il pas quelques pistes à creuser ?
Quel parti défend une telle solution?    La si regarde de gauche à droite je ne vois que des administrateurs plus ou moins bon du système actuel! Dommage!
Martouf

Quelques lectures supplémentaires

notes-resume-du-livre-de-david-graeber-dette-5000-ans-d … – Martouf

martouf.ch/…/595-notes-resume-du-livre-de-david-graeber-dette-5000-ans-d-histoire….

16 juin 2016 – … qui représente un avoir en monnaie ayant cours légal; Personnellement, je suis pour le crédit mutuel amélioré avec un zoom arrière régulier.

document – Martouf

martouf.ch/document/économie/document.html

13 nov. 2009 – … qui représente un avoir en monnaie ayant cours légal; Personnellement, je suis pour le crédit mutuel amélioré avec un zoom arrière régulier.

Gérard Foucher – Lectoro – Lectures & Podcasts Playlists

www.lectoro.com/index.php?action=search&ytq=Gérard%20Foucher

26 oct. 2016 – Gérard Foucher nous invite à porter une réflexion profonde sur la création monétaire et ses conséquences sur l’ensemble de la société.

Parlement Européen dingue ?


Ils veulent censurer internet…

Le lien que vous avez suivi a peut-être expiré ou la page n’est peut-être accessible qu’à une audience dont vous ne faites pas partie.

La censure d’Internet en France consiste notamment dans le blocage de certains sites web par les fournisseurs d’accès à Internet. Cette mesure est permise par certaines lois comme la LCEN ou la LOPPSI 2. La liste des sites web censurés n’est pas connue du public français.

L’importance de la censure d’Internet en France a conduit certaines ONG comme Freedom House à classer la France parmi les pays où la liberté sur Internet a le plus reculé ou encore Reporters sans frontières qui place la France comme un des pays « sous surveillance ». Les sites sont décrits comme inaccessibles, cependant, dans d’autres pays plus libres en matière d’Internet, ils sont tout à fait disponibles.






Un communiqué de presse de la Commission des Affaires étrangères du Parlement Européen du 10 octobre 2016, informe que le Parlement réuni à Strasbourg ce 23 novembre, a voté (304 personnes pour, 179 contre et 208 abstentions) une résolution condamnant « la propagande hostile et la désinformation « qui oppresse l’UE » par « le Kremlin et des acteurs non étatiques tels que Daech, Al-Qaeda et d’autres groupes terroristes djihadistes violents». L’institution dénonce le fait que « le gouvernement russe emploie de manière agressive une large gamme d’outils et d’instruments, tels que des fondations spéciales […], des chaînes de télévision multilingues ». La résolution – qui demande à l’UE de répondre à la guerre de l’information en provenance de Russie – cite Russia Today, Sputnik, mais aussi le Fonds Russky Mir et Rossotrudnichestvo parmi les organisations impliquées. Durant le débat, le député espagnol Javier Couso Permuy (Gauche-Unie) a dénoncé ce rapport comme étant une « insulte à l’intelligence des Européens », ajoutant : « ce rapport est fou. Il propage l’hystérie antirusse et le néo-maccarthysme en Europe ». Côté Russe, on a moqué une décision qui révèle « une dégradation politique de l’idée de démocratie » en Occident. Plus virulente, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a déclaré que le détournement d’attention face aux véritables menaces terroristes et aux fondamentalismes était un « crime ».

Il y a deux semaines, la Grande-Bretagne procédait à la fermeture des compte bancaires de Russia Today (et à la promulgation de « la loi de surveillance la plus extrême jamais passée dans un pays démocratique » selon l’Open Rights Group. Les pressions de l’Allemagne se multiplient pour la mise en place d’un dispositif visant à limiter la circulation de « sources douteuses » via les réseaux sociaux . Débat relancé par les mises en cause des médias de masse contre Facebook, accusé d’avoir contribué à la victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine.

La France n’échappe pas à la règle. Laurent Fabius, puis Benoît Hamon – pour ne citer qu’eux – ont également pointé la responsabilité de Facebookdans l’élection de Donald Trump. Les déclarations politiques se sont multipliées pour dénoncer le rôle joué par les réseaux sociaux, et notamment dans l’apparition d’une « démago-politique ». Des déclarations qui font écho à celles de Barack Obama, le 18 novembre dernier, dénonçant un système où « les faits et la vérité n’ont pas d’importance ». Nombreux sont les articles publiés par les médias de masse depuis l’élection de Donald Trump, interrogeant le rôle social de réseaux où les informations ne seraient pas vérifiées et toutes les opinions se valent. Le président de Facebook, Mark Zuckerberg, avait répondu aux nombreuses attaques politiques et médiatiques en déclarant « personnellement, je pense que l’idée que de fausses informations sur Facebook, qui ne représentent qu’une toute petite partie des contenus, aient influencé la présidentielle est une idée assez dingue ».

L’on pourrait être sensible aux tentatives d’introspection critique des médias, des politiques et même des institutions sur la qualité de l’information et le respect des règles de déontologie journalistique. Il pourrait être également utile de réfléchir au rôle joué par les réseaux sociaux dans la diffusion de rumeurs ainsi qu’à la nécessité de trouver une solution à la dégradation générale de la qualité des informations. Mais il s’agit là d’un tout autre phénomène.

Les faits ont largement montré depuis des années, et plus particulièrement durant l’élection présidentielle américaine, ou tout récemment durant la primaire de la droite et du centre, à quel point la production des médias centraux était faussée et orientée. Le discrédit des médias de masse atteint des sommets dans l’ensemble du monde occidental et un récent sondage de l’Institut Piew révélait récemment que moins de 34% des Américains faisaient confiance aux grands médias nationaux. Aude Ancelin, ancienne directrice de la rédaction de L’Obs, dans son livre Le monde Libre (Prix Renaudot), met, quant à elle, directement en cause la servitude médiatique vis à vis des puissances financières. Si le système médiatique occidental est critiqué depuis des années, c’est aujourd’hui sous la pression conjuguée des médias alternatifs, des réseaux sociaux, des médias étrangers (russes, chinois et autres) qu’explose le paysage de l’information. En témoigne le classement publié par Mediapart des sites politiques les plus visités en France et qui révélait que les trois sites politiques les plus fréquentés appartenaient tous à ce que les journalistes appelait la « réinfosphère » (dans l’ordre : Egalité et Réconciliation, Fdesouche et les Moutons enragés), des sites aux positions parfois diamétralement opposées . Aux Etats-Unis, Breitbart, Drudge Reportet Info Wars sont eux aussi en tête des sites politiques le plus consultés. Il en va de même dans la plupart des pays européens. Si certains médias de masse réussissent à tirer leur épingle du jeu, ils se trouvent en permanence sous la pression critique des lecteurs et téléspectateurs. Lorsqu’ils concèdent de l’espace pour rendre compte des informations relativisées ou cachés par leur confrères, ils servent de sources de référence pour des sites de compilation de presse comme Fdesouche.

Les journalistes sont alors largement discrédités, les journaux ne survivent pour une bonne part que grâce aux subventions publiques votées par les politiques et, nous le constatons tous, ont de moins en moins de prise sur les choix politiques mais aussi sociétaux et idéologiques de la population. Et cette perte d’influence des médias de masse contrôlés par l’élite occidentale semble irrémédiable. Elle annonce un basculement de pouvoir majeur dans l’ensemble du monde occidental et le début de la grande guerre de l’information, qui ne finira pas avec l’effondrement de la média-démocratie. L’Union Européenne et les élites politiques nationales, qui doivent leur influence, leur carrière et leur position sociale à ce complexe de pouvoirs, d’argent et d’informations l’ont compris. Ils paniquent, se raidissent, mais sauf à transformer l’Europe en blockhaus, ils ne peuvent plus que compter les jours avant la tempête.

Toute reproduction autorisée avec mention du site www.centurienews.com


PS: Ils veulent censurer internet…

Le lien que vous avez suivi a peut-être expiré ou la page n’est peut-être accessible qu’à une audience dont vous ne faites pas partie.

La censure d’Internet en France consiste notamment dans le blocage de certains sites web par les fournisseurs d’accès à Internet. Cette mesure est permise par certaines lois comme la LCEN ou la LOPPSI 2. La liste des sites web censurés n’est pas connue du public français.

L’importance de la censure d’Internet en France a conduit certaines ONG comme Freedom House à classer la France parmi les pays où la liberté sur Internet a le plus reculé ou encore Reporters sans frontières qui place la France comme un des pays « sous surveillance ». Les sites sont décrits comme inaccessibles, cependant, dans d’autres pays plus libres en matière d’Internet, ils sont tout à fait disponibles.

Conférence de Guy Mettan sur la Russophobie de l’Occident

Conférence à Martigny Croix

Monsieur Guy Mettan sur la Russophobie de l’Occident

le samedi 26 novembre 2016 à 19h15 à la salle du Café-Restaurant de la Porte d’Octodure, Rte du Grand-Saint Bernard 5 à Martigny Croix
 

Guy Mettan est journaliste, écrivain, politique député au Grand Conseil de Genève; il préside le “Club suisse de la presse”.
 
Il parlera de la russophobie de l’Occident, des relations tendues entre l’Europe et la Russie, de questions qui concernent notre propre sécurité.
 
Entre autres de l’Otan qui se réarme aux frontières russes, de la guerre civile en Urkraine, de la Crimée, des sanctions que l’UE infligent à la Russie.
 
Et aussi de la vision de la Russie qui prône “coopération au lieu de confrontation” dans ses relations avec l’Europe. De la rencontre du 12.02.2016 à la Havane entre le Pape François et le Patriache Cyrille de Moscou et de toute la Russie. 
 
Vous aurez certainement du plaisir à l’entendre et nous nous réjouissons de vous revoir. Avec nos amicales salutations.
 
MCCVs
  • Les Alpes à l’avant-garde de l’Europe?, Le Temps stratégique, 1986
  • Création et innovation en Suisse, Éditions Zoé, 1989
  • Vibrant éloge de Guillaume Tell, Éditions Zoé, 1991
  • Genève, ville de paix. De la conférence de 1954 sur l’Indochine à la coopération internationale, Genève, Éditions Slatkine, 2004
  • De l’imaginaire au réel, aller retour, spectacle de peinture-danse, Thonon, 1988
  • Guillaume Tell, poème symphonique rock opéra-rock écrit, produit et télédiffusé en Suisse romande à l’occasion du 700e anniversaire de la Confédération en 1991
  • Dictionnaire impertinent de la Suisse (avec Christophe Büchi), Éditions Slatkine 2010
  • Genève ou le besoin de grandir, Editions Slatkine 2013
  • Nouveau dictionnaire impertinent de la Suisse (avec Christophe Buchi), Editions Slatkine 2013
  • Russie-Occident, une guerre de mille ans : La russophobie de Charlemagne à la crise ukrainienne, Editions des Syrtes, 2015 (ISBN 978-2940523184)

Déprimer nos agriculteurs ?


Excellent article de Catherine Morand : Comment et pourquoi tout à la fois nous intoxiquer à l’huile de palme, dévaster les forêts et la faune en Malaisie, vouloir stopper la culture de colza en Suisse et encore plus faire déprimer nos agriculteurs ?

From: Oliver Heydorn
Sent: Tuesday, November 22, 2016 5:04 PM
To: social-credit@googlegroups.comLouis CookBetty LuksCharles PinwillWilliam
Subject: from an organic farmer in Ontario


     I received the following e-mail messages from an organic farmer in Ontario a few months ago and promised that I would share it with other Social Crediters … I am only getting around to it now.

     Anyway, there is an intro message from him, one from me as a response, and then a follow-up from the farmer. I am sure he would appreciate any feedback.
     I knew that the situation for farmers was bad, but I did not know it was a difficult as he is describing.
———–
Message #1 from the farmer: 
Good Morning,


Reading your website, the usury is much worse than interest or “upfront interest” on mortgages.


Mortgages usually disencumber assets on a declining basis, these assets are then used by the bank over the term.


However, the need to get all profits upfront and the principal lastly conflicts with this benefit of disencumbering the assets which back the mortgage.


Today, especially with the farming community, (which has significantly higher unencumbered assets value) the property or total asset value is assessed and an “advance” or “pledge” is required to access high interest debt.


On our Organic farm, we were required to “gift, advance, pledge” an extra $300,000 of unencumbered assets to the bank for $200,000 of debt.


Our principal is listed as $500,000 at 18%, our actual debt or borrowed money is $200,000.


It cost us $2.50 for every $1.00 of debt, that’s not including interest.


This is also the Federal Government doing this, setting the precedent for private banks.


Interest excluded, this is 150% above the actual debt which is also 100% asset backed.


This way the Bank doesn’t have to wait 15 years to realize the value of the unencumbered or lien on the assets on a declining basis of the principal, it gets 150% upfront and then on a declining basis of the mortgage with all the interest (profit) upfront.


It can literally go to the Canadian Treasury and use our own assets to lend back to us and have that 100% assets backed.


Our farm has literally become or, is acting in the roll of the Bank of Canada, supplying the assets to leverage our own debt and then assets back that debt 100% with the remainder of our assets ($200,000 encumbered).


This is Criminal Usury, the government believes it can get away with this however, go to another (private) bank, they will now only go up to 59% for the “pledge”, knowing the inappropriateness of anything higher.


Farms and farmers have always been asset rich, cash poor. Farms stay in the family for generations and are mostly paid for however, this is changing rapidly. The cost of agriculture has been escalating at a rate of 15%-30% a year, forcing farmers into debt.


Farm Credit Canada, a Federal Crown Corporation has been enlisting what they call financing partners.


These private input supply companies provide FCC financing and are aware of the pooled assets FCC have been demanding through loans and are taking advantage of this fact.


A harvester in 2010 when we started up the family farm was between $185,000 – $210,000.


Today, dealerships that are “partners”, charge $325,000 – $435,000 for one of these machines.


One of these machines gets used approx. 20-250 hours a year.


The same goes for agricultural tractors, prices doubling in 6 years to and average of $215,000.


Rampant inflation whether it be seed or even used machinery rekindles the demand for debt, something farmers try to avoid at all cost due to the risk of crop failures. Hundreds of things can go wrong from the first seed planted to the harvest.


One farmer I talked to was forced to “pledge” $1,000,000 listed as principal for $400,000 of debt, at high interest, 4.2% – 4.9%. I recently learned, 1.5% goes directly to the Receiver General of Canada, an extra tax or user fee for the cost of managing the stealing of assets from farmers.


In closing, the “banking problem” and monetary policy in Canada is often dictated by the FSB and/ or BIS, foreign organizations, some have complete immunity of all laws (Bank of International Settlements Immunity Act) in Canada to solicit our banks to simply take what we own as a “bail-in”
through mortgages.


The situation is allot worse then what anyone realizes, no money to buy and nothing left to sell.


Just wanted to share what I have learned, I agree with resurrecting the BOC to its original capacity, after all, we as the peoples of Canada own it, why should we allow it go “mustang”with our futures.

———–

My reply to the farmer:

Dear ————-,
  Many thanks for your message. I was aware that the financial system was particularly harmful where farming was concerned, but I didn’t realize that it was as oppressive as you have indicated. Thank you for sharing this information. With your permission, I would like to pass it on to a few other Social Crediters as it would be of interest to them. It is quite disturbing that the providers of our foods supply appear to be specially targetted by the international financial class.
Sincerely,
Oliver Heydorn
———-
Message #2 from the farmer:

Thank you for acknowledging my recent email. I believe that the only way see the true scope of a problem is to share what is happening on the ground.

My concerns is that Federal Government becoming active it defining this particular structure of asset encumbrance and being incited to literally coerce participation for mere access to a Canadian dollars from foreign organizations with immunity in Canada for the use of these assets.

If the pooled assets are re-hypothecated, not even the RCMP will be able to track them due to the two sets of books that are used.

It literally paralyzes a farm, especially when one hits the 5-6 year mark. This is the time when one has become knowledgeable enough to anticipate ones environment and successfully grow crops in a manner that brings some profit to the operation.

However, if it were just the weather and soil conditions to worry about, farming would be relatively predicable. With inappropriate financial arrangements, one crop failure can kill the farm in a matter  of months, this makes one second guess and ignore ones intuition.

We have been there twice already, the first time a seed company sold Soybean that should only be grown in Kansas, not Ontario. Regional appropriateness is crucial, some however only see the $10K-$15K seed sale in the spring and suspend their duty to full disclosure for profits.

The Ontario Government defends this practice and ignores remedies set by statute to protect the seed company at the detriment of farmers, not to affect negatively the seed companies elevator license.

All these obstacle and willful omissions remove farmers from protection under statute, as if the law never existed.

The second was pure judgment, pushing the limits to achieve profitability for the losses the year before. The weather was the culprit and we lost 150 acres of Certified Organic Canola worth over $157,000.

My risk tolerance is now considerably tempered and we recovered yet again due to direct marketing and seed sourcing, with the help of my farming peers.

Back to the topic of banking, this all aids the demand for debt and deprives cash flow, which in turn leads to higher interest rates. Ironically the demand is low, farms stopped buying and
are trying to return to a more traditional self supporting communal safety nets.

In Europe the safety net per acres translates to approx. $210.00 /acre, in Canada all the money is spent on administration and what remains amounts to $12.00 /acre.

It’s as if there is an ideology out there to create a food crisis, the new Bill C18 fosters this well due to how the provisions are interpreted by the agriculture market place. It seems to empower a level of corruption never seen before. Common sense and farming environmental realities are dismissed in lieu of only extreme profit taking.

Oliver, I can write a book on the problems but, there are also elegant technological solutions that can resurrect anatomy for farms so we can just grow crops. Three of these technologies are in the works that will allow Organic and Conventional farms to grow the purest chemical and pathogen free
crops ever grown.

One of these I have already prototyped. For 27 years I was a mechanical and manufacturing engineering consultant developing advance technologies and new methodologies for production processes.

Lots of good news for the future of foodstuff and people, just have to get out from under the thumbs of organizations that have no foresight for the future.

Oliver, by all means share this communication, hope to talk some time in the future, many blessings.

Sincerely,Name withheld

Monnaie-pleine, respect du Souverain ?


Les Suisses résistent, voir AAA+ http://aaapositifs.ch/ et www.monnaie-pleine.ch

La monnaie-pleine devrait déjà être en vigueur, ils trichent et ne respectent pas la volonté populaire à près de 60 %….

http://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc.do?id=10070339


De vrais francs pour tous  !
L’initiative Monnaie Pleine ( Les francs suisses émis pour les habitants de la Suisse et pas pour les profits juteux et immérités de quelques banquiers et financiers, souvent à l’étranger ou de l’étranger ) veut exactement ce que beaucoup pensent être déjà la réalité aujourd’hui, notamment que seule la Banque nationale produise les francs suisses, y compris tous les francs suisses de l’argent électronique et des crédits.

Nous respectons toutes les autres monnaies suisses ( plus de 100 ) , par exemple les francs wir, www.wir.ch , ou les Reka, Sels, Talents, Lémans, Farinets,  Tauschring… qui doivent être aussi des monnaies pleines…

Ceci est en adéquation avec l’intention initiale de la Constitution fédérale (dès 1891 l’article 36, « La monnaie relève de la compétence exclusive de la Confédération »). aujourd’hui l’article 99 : 

Toujours en vigueur, mais pas respecté…

https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19995395/index.html


  Art. 99 Politique monétaire
1 La monnaie relève de la compétence de la Confédération; le droit de battre monnaie et celui d’émettre des billets de banque appartiennent exclusivement à la Confédération.
2 En sa qualité de banque centrale indépendante, la Banque nationale suisse mène une politique monétaire servant les intérêts généraux du pays; elle est administrée avec le concours et sous la surveillance de la Confédération.
3 La Banque nationale constitue, à partir de ses revenus, des réserves monétaires suffisantes, dont une part doit consister en or.
4 Elle verse au moins deux tiers de son bénéfice net aux cantons.
Les banques commerciales ne devraient déjà pas créer de l’argent ou de la monnaie en francs suisses, la loi n’est pas respectée… nous sommes face à des abus inadmissibles, des vols qualifiés en bandes organisées de notre souveraineté monétaire, pour plus de 3 billions francophones, 3 suivi de douze (12) zéros, sic, des milliers de milliards, sic… 

Postes du bilan: évolution de l’actif et du passif, ventilés en comptes suisses et en comptes étrangers des banques en Suisse

Actifs Passifs
En Suisse A l’étranger En Suisse A l’étranger
En millions de francs En millions de francs En millions de francs En millions de francs
2014 1 612 981 1 428 738 1 578 365 1 463 354



Avec monnaie-pleine, la vérité est faite, elles ne seront dès lors plus autorisées à créer leur propre argent; elles ne pourront prêter que l’argent qu’elles auront reçu des épargnants, des autres banques ou, en cas de besoin, de la Banque nationale. 


Commentaires:
« Il s’agit de réformes fondamentales qui intéressent la vie de tous les jours de millions de citoyens. Ces réformes indispensables n’ont été réalisées, ni même envisagées, ni par les libéraux justement préoccupés de favoriser l’efficacité de l’économie, ni par les socialistes justement attachés à l’équité de la distribution des revenus… Les uns et les autres n’ont cessé d’être aveuglés par la répétition incessante de toutes parts de pseudo vérités et par des préjugés erronés. »


Maurice Allais, prix Nobel d’économie.


Tout ce qui est possible, apparemment légal n’est pas nécessairement bon pour le peuple et moral.
Ces créations monétaires du néant par les banques commerciales, “ex nihilo” en technique bancaire, violent la bonne foi et la réalité économique par un grave abus de la marque suisse, au contraire des francs wir, http://www.wir.ch/fr/ , qui reconnaissant honnêtement leur caractère privé. 

Les gens croient que ce sont des francs suisses mais c’est un pur mensonge et un viol de leur confiance. Ce sont de “faux” francs “suisses”, un abus de langage et de titres. Le conseil fédéral écrit diplomatiquement “des substituts monétaires”… comme les points cumulus, les miles des compagnies aériennes, au risque des clients…
http://desiebenthal.blogspot.ca/2014/12/le-conseil-federal-suisse-admet-le.html
En récapitulation, on est face à des abus de confiance, de fausses représentations économiques, des comptabilités frauduleuses, des substituts astucieux de monnaie, donc de la fausse monnaie comme le reconnaît un prix Nobel, Maurice Allais, des complots financiers par astuce en bande, de la concussion et la corruption, des abus de biens sociaux…
Ces contrats sont iniques, odieux et impossibles à honorer, comme en Grèce, vu les exponentielles d’intérêts devenues verticales( 1+ i puissance le nombre des années ) donc nuls pour la plupart ( il faut distinguer ces créations folles de la vraie épargne )…

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/05/les-epargnants-premiers-perdants.html

Pour une Banque Nationale vraiment Suisse, BNS 3.0


Nous travaillons pour faire une BNS 3.0


Venez à l’AG de la BNS: pour une coopérative citoyenne



Votation No 37
Tableau récapitulatif 

https://www.admin.ch/ch/f/pore/va/18911018/det37.html

Arrêté fédéral concernant la révision de l’article 39 de la constitution fédérale



Le projet a été accepté



Electeurs
Total électeurs 654’372
Participation
Bulletins rentrés 405’483
Participation 61.90%
Bulletins n’entrant pas en ligne de compte
blancs 13’400
nuls 1’890
Bulletins entrant en ligne de compte
Bulletins valables 390’193
Oui 231’578 59.3%
Non 158’615 40.7%
Votes des cantons oui 12 4/2
Votes des cantons non 7 2/2



Référence: FF 1891 V 517
Remarque: Pas de données détaillées sur le nombre d’électeurs dans les cantons.



Bizarre, impossible d’avoir les détails…
http://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc.do


Erreur de l’application


Une condition inattendue a empêché le serveur de compléter la requête.

La banque «d’Etat» s’est muée en banque «indépendante» entre 1891 et 1907

Un premier projet du gouvernement, influencé par le radical de gauche Hauser, plaçait la Banque nationale sous l’autorité de Berne. Refusé en votation populaire, il fut remplacé par le «compromis de 1905» qui posa les bases du développement des grandes banques.
En 1891, donc, après que la loi de compromis adoptée sous le régime de l’ancien article 39 eut donné lieu à de tels errements que les partisans du statu quo ne parvenaient plus à contenir l’influence des avocats de la réforme, les Chambres fédérales s’accordaient in extremis sur le principe d’octroyer à la Confédération le monopole de l’émission.

Divisées, elles se gardaient de trancher sur la question qui fâchait, confiant au législateur le soin de décider si ce monopole serait exercé par une banque d’Etat ou concédé à une banque par actions; publique ou privée, deux tiers au moins des bénéfices de la banque devraient aller aux cantons.Ainsi remanié, l’article 39 passait le cap du référendum en octobre 1891. Près de quinze ans passeront encore avant qu’une loi ne soit adoptée, en 1905, et mette sur pied la BNS, dont les activités ne démarreront qu’en juin 1907.

La variante Hauser
Le législateur avait-il rechigné à l’ouvrage ou trop tardé, nouvel âne de Buridan, à choisir entre les deux termes de l’alternative ouverte par l’article 39 de la Constitution?
Tout au contraire. Après avoir sondé les banques émettrices puis constitué un imposant dossier d’expertises contradictoires, le Conseil fédéral présentait aux Chambres, à l’automne 1894, un Message salué pour son exceptionnelle qualité et un projet de loi fort de 52 articles qui, sur le plan de la technique bancaire, s’attirait les révérences de praticiens.
Seulement voilà: emmené par le conseiller fédéral et radical de gauche Walter Hauser (1837-1902), le gouvernement avait opté pour la variante d’«une banque d’Etat», avec siège principal à Berne.
Il justifiait ce choix au motif que le monopole de l’émission obtenu en 1891 ressortissait de la souveraineté de la Confédération et qu’en donner concession à un institut privé, même dirigé par elle, l’exposait à ne plus jamais pouvoir le reprendre, ce que l’avenir confirmera d’ailleurs.
Quant aux influences politiques dont la banque d’Etat pourrait être le jouet, le Message ne les niait pas. Il faisait valoir qu’elles s’exerceraient aussi bien sur un institut privé et que si la banque d’Etat était «organisée, dirigée et administrée» sur les bases du projet de loi proposé, il n’y avait pas «à craindre qu’elle devienne un asile pour des politiciens ruinés, un instrument docile pour les partis politiques ou un champ d’essai pour des expériences économiques douteuses».
Les scandales à répétition survenus au sein des grandes compagnies ferroviaires d’avant le rachat des chemins de fer conféraient un certain poids à cet argumentaire. L’urgence croissante du dossier et les rapports de force politiques aux Chambres firent le reste: à l’été 1896, au terme d’une série de débats tendus, celles-ci adoptèrent le projet de loi, non sans l’avoir toiletté en faveur des cantons, lesquels obtenaient la totalité des bénéfices que la banque réaliserait, ainsi qu’une large représentation au sein de ses organes dirigeants. Le référendum fut aussitôt saisi et, en février 1897, le projet rejeté.
«Enfant mort-née»
La banque d’Etat avait donc péri dans les urnes: une «enfant mort-née», prédisait, en 1894 déjà, l’un de ses plus implacables adversaires, le conseiller national radical Conrad Cramer-Frey (1834-1900). Venant du président de l’Union suisse du commerce et de l’industrie, de surcroît publié dans les colonnes de la Neue Zürcher Zeitung, ce faire-part anticipé prenait des allures de prophétie auto-réalisante.
A vrai dire, même si le torpillage réussi de la loi de 1896 témoignait d’une nette montée en puissance de l’influence de l’Union suisse du commerce et de l’industrie, la partie ne lui était pas d’emblée acquise. L’essor du mouvement ouvrier d’un côté, l’organisation croissante des paysans de l’autre, la présence, enfin, d’une solide aile sociale au sein du courant radical, toutes forces acquises au projet Hauser, compliquaient le jeu d’une façon notable.
Un enjeu pour Cramer-Frey
Ainsi n’avait-il pas suffi de placer le sujet sur le terrain de la lutte des classes en martelant au parlement que la banque d’Etat n’était rien d’autre que le cheval de Troie de la pénétration du socialisme en Suisse pour convaincre les Chambres de faire bloc contre le projet. Et, sans le référendum, qui lui permit de fixer sur le rejet de cette loi tout ce que le corps politique suisse comptait d’hostilité à la réforme monétaire et, plus généralement, à l’interventionnisme de la Confédération, l’Union suisse du commerce et de l’industrie essuyait une défaite politique cinglante.
Détail d’importance, son président, Cramer-Frey, misait sa légitimité dans ce bras de fer. De longue date convaincu de la nécessité d’une centralisation monétaire, il avait lui-même défendu la refonte constitutionnelle de 1891 au sein de l’Union, divisée, et persuadé les inquiets qu’elle déboucherait sur la mise en place d’une banque centrale à base privée.
Le principe de base était simple: plus l’institut à venir serait distant de l’Etat, loin de la Berne fédérale et proche du Zurich des affaires, moins il était à craindre qu’il ne serve à financer des projets susceptibles de contrevenir aux intérêts de l’Union suisse du commerce et de l’industrie.
Dans les années 1890, où on débattait ferme droit au travail, assurances sociales, désendettement agricole et étatisation des chemins de fer, l’enjeu n’était pas mince et valait bien un référendum.
Le verdict sorti des urnes, outre qu’il établissait le constat de décès du projet de banque d’Etat, eut deux autres effets notables. En premier lieu il confortait la grande association faîtière patronale, sorte de «huitième conseiller fédéral», dans sa prétention à peser de façon durable et sensible sur l’action de l’Etat central.
En second lieu – faux-frais, pour ainsi dire, de l’épreuve de force engagée et gagnée par Cramer-Frey et ses collègues – le naufrage de la loi Hauser offrait un sursis inespéré au régime de la pluralité des banques d’émission.
Les défauts de ce système allaient encore s’aggraver jusqu’à devenir, comme le dira un contemporain, «une calamité économique».
Parasitisme et satellisation
Liquidité insuffisante, portefeuille de change douteux, variations brusques du taux de l’escompte, cherté du prix de l’argent, circulation monétaire incontrôlée, disette chronique des moyens de paiement: tels étaient, vers 1900, les principaux chefs d’accusation dressés à l’encontre des trente-six établissements concurrents qui se disputaient alors le lucratif marché de l’émission.
Mais c’est leur incapacité à lutter contre la dégradation de la tenue du franc suisse sur le marché des changes, phénomène dont les proportions étaient devenues alarmantes entre 1896 et 1901, qui leur valut de recevoir le coup de grâce du législateur.
Administré en 1905 par l’adoption d’une loi dite de compromis qui permit enfin de mettre sur pied la Banque nationale suisse, ce coup de grâce tardif ne visait pas seulement à en finir avec un système décrié, notoirement incapable de soutenir le cours de la monnaie nationale.
Il s’agissait aussi de délier l’économie suisse de sa dépendance historique vis-à-vis du marché monétaire et financier parisien, marché par l’entremise duquel les importateurs helvétiques, en raison de l’appartenance de la Suisse à l’Union monétaire latine, devaient effectuer l’ensemble de leurs règlements sur l’étranger. Signataire de l’Union monétaire latine en 1865, la Suisse s’était d’abord assez bien trouvée de son intégration à cet espace monétaire international dominé par la France.
Avantage considérable, la Confédération, dont l’écu avait cours sur le territoire de l’Union, disposait par contrepartie des pièces d’or et d’argent frappées par les Etats membres, dont l’abondant numéraire français et italien.
A cet apport appréciable de moyens de payement s’ajoutait que l’adhésion à l’Union assurait aussi un accès privilégié à ce très gros bas de laine qu’était alors l’épargne des Français. Là encore, l’apport fut sans doute substantiel, notamment durant la période de construction du réseau ferroviaire suisse. Et il fut à coup sûr décisif pour le placement des grands emprunts de la Confédération.
Trente-six concurrents
La rançon de ces facilités, qui confinaient au parasitisme, était que, vers la fin du XIXe siècle, la Suisse était devenue, selon le mot d’un auteur de l’époque, une «province monétaire de la France». C’est avec cette satellisation, soulignée par les chutes de cours répétées du franc suisse vis-à-vis du franc français, que les élites économiques et politiques helvétiques veulent rompre en 1905.
Une banque d’émission unique, dotée de la puissance de feu nécessaire pour intervenir sur le marché des changes et mieux capable de réguler la circulation fiduciaire que trente-six instituts concurrents, tel sera l’instrument qui allait permettre de délier les destinées monétaires de la Confédération de celles de son grand voisin de l’Ouest.
Sous cet aspect, la création de la BNS constitue sans nul doute un tournant historique majeur dans l’histoire économique et politique de la Suisse.
La persistance du régime de la pluralité des banques d’émission, consécutive aux batailles engagées sur le champ politique suisse de la fin du XIXe siècle, n’indisposait pas seulement les milieux représentés au sein de l’Union suisse du commerce et de l’industrie. En conférant aux banques cantonales une place dominante au sein de l’armature bancaire helvétique, ce régime freinait les capacités d’expansion des grandes banques commerciales.
De même, l’absence, jusqu’en juin 1907, d’une banque centrale assez solide pour agir en prêteur de dernier ressort, privait ces banques de l’indispensable soutien d’un filet de secours institutionnel, dont l’absence fragilisait du reste le système de crédit tout entier.
Retard de vingt ans
Les facilités de refinancement que les petits et moyens établissements de banque trouvaient auprès des instituts émetteurs, moins soucieux de la liquidité et de la qualité de leurs encours que des profits qu’ils tiraient de l’émission, participaient de cette fragilité, mais permettaient aussi à ces banques locales de se maintenir face aux grandes banques commerciales.
Et c’est une des raisons pour lesquelles, jusqu’à la mise en place de la BNS, le mouvement de concentration au sein du monde bancaire suisse a été plutôt faible. Les grandes banques helvétiques ne commenceront d’ailleurs à développer un réseau de filiales qu’au tournant du siècle, soit presque vingt ans après les banques cantonales et bien après leurs consœurs allemandes, françaises ou anglaises.
Hécatombe
La mise sur pied de la banque nationale jouera ici un rôle essentiel.
D’une part, la suppression du privilège de l’émission contraindrait les instituts qui en bénéficiaient, banques cantonales au premier chef, à compenser cette perte en intensifiant leurs opérations dans leurs autres branches d’activité. D’où un renforcement prévisible de la concurrence interbancaire qui se traduisit, avant même l’ouverture de la BNS, par quelques fusions décisives, principalement opérées par les grandes banques.
D’autre part, la politique d’escompte plus restrictive de la Banque nationale contribuera à péjorer les capacités concurrentielles des instituts qui s’étaient maintenus grâce aux refinancements obtenus auprès des anciennes banques émettrices: ce resserrement des règles du jeu est à l’origine de la disparition, entre 1906 et 1913, de près de quatre-vingts organismes de crédit.
Une hécatombe jamais vue, qui nettoya le terrain au profit de l’avancée des grandes banques de Zurich et de Bâle, dont la montée en puissance dans l’appareil de crédit national signait un moment essentiel de l’émergence de la place financière suisse moderne.
La Suisse fut, de tous les pays industrialisés d’Europe, l’une des dernières à se doter d’une banque centrale.
D’un point de vue économique, toutes les conditions étaient réunies pour qu’un tel institut voie le jour au cours des années 1880-1890.
Mais quel aurait été alors son statut? En 1897, les cercles attachés à la pluralité des banques d’émission, les adversaires de l’Etat fédéral, dont les cantons romands, par la main donnée à l’Union suisse du commerce et de l’industrie, jouèrent un rôle décisif dans le rejet du projet de banque d’Etat: il n’est pas sûr que cet échec ait été vraiment à leur avantage.
Ironie de l’histoire, il est à peu près certain, en revanche, que les grandes banques helvétiques, qui n’avaient pas mené bataille contre ce projet de banque d’Etat en 1897, n’eurent pas à se plaindre de la manière dont la société de droit privé sortie dudit «compromis» de 1905 concevrait sa mission d’«intérêt général».
A cet égard, si leur développement initial eut à souffrir du retard pris dans l’exécution de l’article 39 de la Constitution fédérale de 1874, la BNS les a dédommagées de leur patience, et largement.
Pour en savoir plus:
• Rolf Zimmermann, «Volksbank oder Aktienbank? Parlamentsdebatten, Referendum und zunehmende Verbandsmacht beim Streit um die Nationalbankgründung, 1891-1905», Zurich, éditions Chronos, 1987.
• Sébastien Guex,«La politique monétaire et financière de la Confédération suisse 1900-1920», Lausanne, éditions Payot, 1993.
• Malik Mazbouri, «L’émergence de la place financière suisse (1890-1913). Itinéraire d’un grand banquier», Lausanne, éditions Antipodes, 2005.


Incluant 21 pays dans son giron, l’IMMR bénéficie de plusieurs partenaires tels que l’association internationale pour le soutien aux économies sociétales (créé par l’entrepreneur Philippe Derudder ), le mouvement français de “la monnaie honnête” (présidé par Simon Thorpe du CNRS) inspirée du concept britannique “positive money”, l’ONG Finance Watch, le mouvement Monnaie et Démocratie, l’initiative européenne pour un revenu de base (impulsée par Stanislas Jourdan), le mouvement français pour un revenu de base, l’AMI American Money Institute, le mouvement dinero positivo italien, le sensible money d’Irlande, le money reforms d’Inde, le fair money d’Australie, le positive money de Nouvelle Zélande etc (la suite de la liste sur le site français intitulé “monnaie honnête”)

Nouvelles vidéos monnaie-pleine

Voilà, les vidéos de la conférence de jeudi dernier (17 novembre) sur la monnaie pleine sont en ligne ! Elle est découpée en trois parties principales et j’y ajoute de brèves explications sur ce qu’est la monnaie pleine, présentées par les deux principaux orateurs : Pierre Mottier et Virgile Perret. 


Bises et belle journée à vous ! 

Chloé








Les Suisses résistent, voir AAA+ http://aaapositifs.ch/ et www.monnaie-pleine.ch

La monnaie-pleine devrait déjà être en vigueur, ils trichent et ne respectent pas la volonté populaire à près de 60 %….

De vrais francs pour tous  !
L’initiative Monnaie Pleine ( Les francs suisses émis pour les habitants de la Suisse et pas pour les profits juteux et immérités de quelques banquiers et financiers, souvent à l’étranger ou de l’étranger ) veut exactement ce que beaucoup pensent être déjà la réalité aujourd’hui, notamment que seule la Banque nationale produise les francs suisses, y compris tous les francs suisses de l’argent électronique et des crédits. 

Nous respectons toutes les autres monnaies suisses ( plus de 100 ) , par exemple les francs wir, www.wir.ch , ou les Reka, Sels, Talents, Lémans, Farinets,  Tauschring… qui doivent être aussi des monnaies pleines…

http://desiebenthal.blogspot.ch/2010/04/local-money-systems-e-currency-systems.html

Ceci est en adéquation avec l’intention initiale de la Constitution fédérale (dès 1891 l’article 36, « La monnaie relève de la compétence exclusive de la Confédération »). aujourd’hui l’article 99 : 

  Art. 99 Politique monétaire
1 La monnaie relève de la compétence de la Confédération; le droit de battre monnaie et celui d’émettre des billets de banque appartiennent exclusivement à la Confédération.
2 En sa qualité de banque centrale indépendante, la Banque nationale suisse mène une politique monétaire servant les intérêts généraux du pays; elle est administrée avec le concours et sous la surveillance de la Confédération.
3 La Banque nationale constitue, à partir de ses revenus, des réserves monétaires suffisantes, dont une part doit consister en or.
4 Elle verse au moins deux tiers de son bénéfice net aux cantons.
Les banques commerciales ne devraient déjà pas créer de l’argent ou de la monnaie en francs suisses, la loi n’est pas respectée… nous sommes face à des abus inadmissibles, des vols qualifiés en bandes organisées de notre souveraineté monétaire, pour plus de 3 billions francophones, 3 suivi de douze (12) zéros, sic, des milliers de milliards, sic… 

Postes du bilan: évolution de l’actif et du passif, ventilés en comptes suisses et en comptes étrangers des banques en Suisse

Actifs Passifs
En Suisse A l’étranger En Suisse A l’étranger
En millions de francs En millions de francs En millions de francs En millions de francs
2014 1 612 981 1 428 738 1 578 365 1 463 354


Avec monnaie-pleine, la vérité est faite, elles ne seront dès lors plus autorisées à créer leur propre argent; elles ne pourront prêter que l’argent qu’elles auront reçu des épargnants, des autres banques ou, en cas de besoin, de la Banque nationale. 



Votation No 37
Tableau récapitulatif 

Arrêté fédéral concernant la révision de l’article 39 de la constitution fédérale


Le projet a été accepté


Electeurs
Total électeurs 654’372
Participation
Bulletins rentrés 405’483
Participation 61.90%
Bulletins n’entrant pas en ligne de compte
blancs 13’400
nuls 1’890
Bulletins entrant en ligne de compte
Bulletins valables 390’193
Oui 231’578 59.3%
Non 158’615 40.7%
Votes des cantons oui 12 4/2
Votes des cantons non 7 2/2


Référence: FF 1891 V 517
Remarque: Pas de données détaillées sur le nombre d’électeurs dans les cantons.


Bizarre, impossible d’avoir les détails…
http://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc.do

Erreur de l’application


Une condition inattendue a empêché le serveur de compléter la requête.

La banque «d’Etat» s’est muée en banque «indépendante» entre 1891 et 1907

Un premier projet du gouvernement, influencé par le radical de gauche Hauser, plaçait la Banque nationale sous l’autorité de Berne. Refusé en votation populaire, il fut remplacé par le «compromis de 1905» qui posa les bases du développement des grandes banques.
En 1891, donc, après que la loi de compromis adoptée sous le régime de l’ancien article 39 eut donné lieu à de tels errements que les partisans du statu quo ne parvenaient plus à contenir l’influence des avocats de la réforme, les Chambres fédérales s’accordaient in extremis sur le principe d’octroyer à la Confédération le monopole de l’émission.

Divisées, elles se gardaient de trancher sur la question qui fâchait, confiant au législateur le soin de décider si ce monopole serait exercé par une banque d’Etat ou concédé à une banque par actions; publique ou privée, deux tiers au moins des bénéfices de la banque devraient aller aux cantons.Ainsi remanié, l’article 39 passait le cap du référendum en octobre 1891. Près de quinze ans passeront encore avant qu’une loi ne soit adoptée, en 1905, et mette sur pied la BNS, dont les activités ne démarreront qu’en juin 1907.

La variante Hauser
Le législateur avait-il rechigné à l’ouvrage ou trop tardé, nouvel âne de Buridan, à choisir entre les deux termes de l’alternative ouverte par l’article 39 de la Constitution?
Tout au contraire. Après avoir sondé les banques émettrices puis constitué un imposant dossier d’expertises contradictoires, le Conseil fédéral présentait aux Chambres, à l’automne 1894, un Message salué pour son exceptionnelle qualité et un projet de loi fort de 52 articles qui, sur le plan de la technique bancaire, s’attirait les révérences de praticiens.
Seulement voilà: emmené par le conseiller fédéral et radical de gauche Walter Hauser (1837-1902), le gouvernement avait opté pour la variante d’«une banque d’Etat», avec siège principal à Berne.
Il justifiait ce choix au motif que le monopole de l’émission obtenu en 1891 ressortissait de la souveraineté de la Confédération et qu’en donner concession à un institut privé, même dirigé par elle, l’exposait à ne plus jamais pouvoir le reprendre, ce que l’avenir confirmera d’ailleurs.
Quant aux influences politiques dont la banque d’Etat pourrait être le jouet, le Message ne les niait pas. Il faisait valoir qu’elles s’exerceraient aussi bien sur un institut privé et que si la banque d’Etat était «organisée, dirigée et administrée» sur les bases du projet de loi proposé, il n’y avait pas «à craindre qu’elle devienne un asile pour des politiciens ruinés, un instrument docile pour les partis politiques ou un champ d’essai pour des expériences économiques douteuses».
Les scandales à répétition survenus au sein des grandes compagnies ferroviaires d’avant le rachat des chemins de fer conféraient un certain poids à cet argumentaire. L’urgence croissante du dossier et les rapports de force politiques aux Chambres firent le reste: à l’été 1896, au terme d’une série de débats tendus, celles-ci adoptèrent le projet de loi, non sans l’avoir toiletté en faveur des cantons, lesquels obtenaient la totalité des bénéfices que la banque réaliserait, ainsi qu’une large représentation au sein de ses organes dirigeants. Le référendum fut aussitôt saisi et, en février 1897, le projet rejeté.
«Enfant mort-née»
La banque d’Etat avait donc péri dans les urnes: une «enfant mort-née», prédisait, en 1894 déjà, l’un de ses plus implacables adversaires, le conseiller national radical Conrad Cramer-Frey (1834-1900). Venant du président de l’Union suisse du commerce et de l’industrie, de surcroît publié dans les colonnes de la Neue Zürcher Zeitung, ce faire-part anticipé prenait des allures de prophétie auto-réalisante.
A vrai dire, même si le torpillage réussi de la loi de 1896 témoignait d’une nette montée en puissance de l’influence de l’Union suisse du commerce et de l’industrie, la partie ne lui était pas d’emblée acquise. L’essor du mouvement ouvrier d’un côté, l’organisation croissante des paysans de l’autre, la présence, enfin, d’une solide aile sociale au sein du courant radical, toutes forces acquises au projet Hauser, compliquaient le jeu d’une façon notable.
Un enjeu pour Cramer-Frey
Ainsi n’avait-il pas suffi de placer le sujet sur le terrain de la lutte des classes en martelant au parlement que la banque d’Etat n’était rien d’autre que le cheval de Troie de la pénétration du socialisme en Suisse pour convaincre les Chambres de faire bloc contre le projet. Et, sans le référendum, qui lui permit de fixer sur le rejet de cette loi tout ce que le corps politique suisse comptait d’hostilité à la réforme monétaire et, plus généralement, à l’interventionnisme de la Confédération, l’Union suisse du commerce et de l’industrie essuyait une défaite politique cinglante.
Détail d’importance, son président, Cramer-Frey, misait sa légitimité dans ce bras de fer. De longue date convaincu de la nécessité d’une centralisation monétaire, il avait lui-même défendu la refonte constitutionnelle de 1891 au sein de l’Union, divisée, et persuadé les inquiets qu’elle déboucherait sur la mise en place d’une banque centrale à base privée.
Le principe de base était simple: plus l’institut à venir serait distant de l’Etat, loin de la Berne fédérale et proche du Zurich des affaires, moins il était à craindre qu’il ne serve à financer des projets susceptibles de contrevenir aux intérêts de l’Union suisse du commerce et de l’industrie.
Dans les années 1890, où on débattait ferme droit au travail, assurances sociales, désendettement agricole et étatisation des chemins de fer, l’enjeu n’était pas mince et valait bien un référendum.
Le verdict sorti des urnes, outre qu’il établissait le constat de décès du projet de banque d’Etat, eut deux autres effets notables. En premier lieu il confortait la grande association faîtière patronale, sorte de «huitième conseiller fédéral», dans sa prétention à peser de façon durable et sensible sur l’action de l’Etat central.
En second lieu – faux-frais, pour ainsi dire, de l’épreuve de force engagée et gagnée par Cramer-Frey et ses collègues – le naufrage de la loi Hauser offrait un sursis inespéré au régime de la pluralité des banques d’émission.
Les défauts de ce système allaient encore s’aggraver jusqu’à devenir, comme le dira un contemporain, «une calamité économique».
Parasitisme et satellisation
Liquidité insuffisante, portefeuille de change douteux, variations brusques du taux de l’escompte, cherté du prix de l’argent, circulation monétaire incontrôlée, disette chronique des moyens de paiement: tels étaient, vers 1900, les principaux chefs d’accusation dressés à l’encontre des trente-six établissements concurrents qui se disputaient alors le lucratif marché de l’émission.
Mais c’est leur incapacité à lutter contre la dégradation de la tenue du franc suisse sur le marché des changes, phénomène dont les proportions étaient devenues alarmantes entre 1896 et 1901, qui leur valut de recevoir le coup de grâce du législateur.
Administré en 1905 par l’adoption d’une loi dite de compromis qui permit enfin de mettre sur pied la Banque nationale suisse, ce coup de grâce tardif ne visait pas seulement à en finir avec un système décrié, notoirement incapable de soutenir le cours de la monnaie nationale.
Il s’agissait aussi de délier l’économie suisse de sa dépendance historique vis-à-vis du marché monétaire et financier parisien, marché par l’entremise duquel les importateurs helvétiques, en raison de l’appartenance de la Suisse à l’Union monétaire latine, devaient effectuer l’ensemble de leurs règlements sur l’étranger. Signataire de l’Union monétaire latine en 1865, la Suisse s’était d’abord assez bien trouvée de son intégration à cet espace monétaire international dominé par la France.
Avantage considérable, la Confédération, dont l’écu avait cours sur le territoire de l’Union, disposait par contrepartie des pièces d’or et d’argent frappées par les Etats membres, dont l’abondant numéraire français et italien.
A cet apport appréciable de moyens de payement s’ajoutait que l’adhésion à l’Union assurait aussi un accès privilégié à ce très gros bas de laine qu’était alors l’épargne des Français. Là encore, l’apport fut sans doute substantiel, notamment durant la période de construction du réseau ferroviaire suisse. Et il fut à coup sûr décisif pour le placement des grands emprunts de la Confédération.
Trente-six concurrents
La rançon de ces facilités, qui confinaient au parasitisme, était que, vers la fin du XIXe siècle, la Suisse était devenue, selon le mot d’un auteur de l’époque, une «province monétaire de la France». C’est avec cette satellisation, soulignée par les chutes de cours répétées du franc suisse vis-à-vis du franc français, que les élites économiques et politiques helvétiques veulent rompre en 1905.
Une banque d’émission unique, dotée de la puissance de feu nécessaire pour intervenir sur le marché des changes et mieux capable de réguler la circulation fiduciaire que trente-six instituts concurrents, tel sera l’instrument qui allait permettre de délier les destinées monétaires de la Confédération de celles de son grand voisin de l’Ouest.
Sous cet aspect, la création de la BNS constitue sans nul doute un tournant historique majeur dans l’histoire économique et politique de la Suisse.
La persistance du régime de la pluralité des banques d’émission, consécutive aux batailles engagées sur le champ politique suisse de la fin du XIXe siècle, n’indisposait pas seulement les milieux représentés au sein de l’Union suisse du commerce et de l’industrie. En conférant aux banques cantonales une place dominante au sein de l’armature bancaire helvétique, ce régime freinait les capacités d’expansion des grandes banques commerciales.
De même, l’absence, jusqu’en juin 1907, d’une banque centrale assez solide pour agir en prêteur de dernier ressort, privait ces banques de l’indispensable soutien d’un filet de secours institutionnel, dont l’absence fragilisait du reste le système de crédit tout entier.
Retard de vingt ans
Les facilités de refinancement que les petits et moyens établissements de banque trouvaient auprès des instituts émetteurs, moins soucieux de la liquidité et de la qualité de leurs encours que des profits qu’ils tiraient de l’émission, participaient de cette fragilité, mais permettaient aussi à ces banques locales de se maintenir face aux grandes banques commerciales.
Et c’est une des raisons pour lesquelles, jusqu’à la mise en place de la BNS, le mouvement de concentration au sein du monde bancaire suisse a été plutôt faible. Les grandes banques helvétiques ne commenceront d’ailleurs à développer un réseau de filiales qu’au tournant du siècle, soit presque vingt ans après les banques cantonales et bien après leurs consœurs allemandes, françaises ou anglaises.
Hécatombe
La mise sur pied de la banque nationale jouera ici un rôle essentiel.
D’une part, la suppression du privilège de l’émission contraindrait les instituts qui en bénéficiaient, banques cantonales au premier chef, à compenser cette perte en intensifiant leurs opérations dans leurs autres branches d’activité. D’où un renforcement prévisible de la concurrence interbancaire qui se traduisit, avant même l’ouverture de la BNS, par quelques fusions décisives, principalement opérées par les grandes banques.
D’autre part, la politique d’escompte plus restrictive de la Banque nationale contribuera à péjorer les capacités concurrentielles des instituts qui s’étaient maintenus grâce aux refinancements obtenus auprès des anciennes banques émettrices: ce resserrement des règles du jeu est à l’origine de la disparition, entre 1906 et 1913, de près de quatre-vingts organismes de crédit.
Une hécatombe jamais vue, qui nettoya le terrain au profit de l’avancée des grandes banques de Zurich et de Bâle, dont la montée en puissance dans l’appareil de crédit national signait un moment essentiel de l’émergence de la place financière suisse moderne.
La Suisse fut, de tous les pays industrialisés d’Europe, l’une des dernières à se doter d’une banque centrale.
D’un point de vue économique, toutes les conditions étaient réunies pour qu’un tel institut voie le jour au cours des années 1880-1890.
Mais quel aurait été alors son statut? En 1897, les cercles attachés à la pluralité des banques d’émission, les adversaires de l’Etat fédéral, dont les cantons romands, par la main donnée à l’Union suisse du commerce et de l’industrie, jouèrent un rôle décisif dans le rejet du projet de banque d’Etat: il n’est pas sûr que cet échec ait été vraiment à leur avantage.
Ironie de l’histoire, il est à peu près certain, en revanche, que les grandes banques helvétiques, qui n’avaient pas mené bataille contre ce projet de banque d’Etat en 1897, n’eurent pas à se plaindre de la manière dont la société de droit privé sortie dudit «compromis» de 1905 concevrait sa mission d’«intérêt général».
A cet égard, si leur développement initial eut à souffrir du retard pris dans l’exécution de l’article 39 de la Constitution fédérale de 1874, la BNS les a dédommagées de leur patience, et largement.
Pour en savoir plus:
• Rolf Zimmermann, «Volksbank oder Aktienbank? Parlamentsdebatten, Referendum und zunehmende Verbandsmacht beim Streit um die Nationalbankgründung, 1891-1905», Zurich, éditions Chronos, 1987.
• Sébastien Guex,«La politique monétaire et financière de la Confédération suisse 1900-1920», Lausanne, éditions Payot, 1993.
• Malik Mazbouri, «L’émergence de la place financière suisse (1890-1913). Itinéraire d’un grand banquier», Lausanne, éditions Antipodes, 2005.

Incluant 21 pays dans son giron, l’IMMR bénéficie de plusieurs partenaires tels que l’association internationale pour le soutien aux économies sociétales (créé par l’entrepreneur Philippe Derudder ), le mouvement français de “la monnaie honnête” (présidé par Simon Thorpe du CNRS) inspirée du concept britannique “positive money”, l’ONG Finance Watch, le mouvement Monnaie et Démocratie, l’initiative européenne pour un revenu de base (impulsée par Stanislas Jourdan), le mouvement français pour un revenu de base, l’AMI American Money Institute, le mouvement dinero positivo italien, le sensible money d’Irlande, le money reforms d’Inde, le fair money d’Australie, le positive money de Nouvelle Zélande etc (la suite de la liste sur le site français intitulé “monnaie honnête”)

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Bises et belle journée à vous ! 
Chloé


INITIATIVE MONNAIE PLEINE SUISSE: Amis –

www.initiative-monnaiepleine.ch/amis/

L’initiative monnaie pleine est une chance pour la paix en Suisse et dans le monde …. François de Siebenthal, Économiste HEC Lausanne et lic. és sc. iur.:.

François de Siebenthal: Monnaie pleine, Vollgeld, positive money, par …

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9 juin 2014 – Philippe Mastronardi, Droit Public, St.Gall. « La branche financière servira, en régime de monnaie pleine, à l’économie réelle et à la société ».

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29 mai 2015 – Vidéos explicatives par François de Siebenthal sur youtube, … Récoltes de signatures pour l’ initiative fédérale monnaie pleine, actions dans …

L’intiative Monnaie pleine (Suisse) – La Chronique de Crottaz Finance

www.crottaz-finance.ch/blog/lintiative-monnaiepleine-suisse/

24 juil. 2015 – http://www.initiative-monnaiepleine.ch/ (NB: Cette intiative ne vient … la victime François de Siebenthal n’a pas été orchestré à cause de ses …

L’initiative sur la «Monnaie pleine» en douze questions – Le Temps

https://www.letemps.ch/economie/2014/06/…/initiative-monnaiepleine-douze-questio…

3 juin 2014 – Le texte en faveur d’une «Monnaie pleine» vise la réforme complète du … Parmi ses soutiens, on trouve François de Siebenthal, économiste …

François de Siebenthal: Table ronde sur l’initiative Monnaie-Pleine

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18 juil. 2016 – Chères amies, amis de MonnaiePleine, je vous confirme donc notre table ronde le : Jeudi 29 septembre à 18h, Géopolis, UNI de Lausanne, …

François de Siebenthal: Invitation monnaie-pleine à Fribourg

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28 mai 2016 – Invitation monnaiepleine à Fribourg. Initiative Monnaiepleine ou Vollgeld, invitation et explications. Vernissage et conférences, dès le 9 juin, …

Monnaie pleine, Vollgeld, la monnaie est à nous car le travail précède …

fileane.com/interfaces/interface_monnaie_pleine.htm

30 nov. 2015 – la monnaie pleine, ressources pour se former et soutenir l’initiative suisse. … La Vallée des Sept Entrevue avec François de Siebenthal.

[PDF]FF 2014 3589 – Admin.ch

https://www.admin.ch/ch/f/ff/2014/3589.pdf

20 mai 2014 – (Initiative Monnaie pleine)», présentée le 12 mai 2014, satisfait, … 1. de SiebenthalFrançois, Chemin des Roches 14, 1010 Lausanne. 2.

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